Nouveau centre social dans le quartier de Zaidia à Valencia


  Nouveau centre social dans le quartier de Zaidia à Valencia


Ca faisait un p’tit bout de temps qu’un groupe de jeunes du quartier valencien de Zaidia cherchait un espace pour mettre en places diverses activités. Finalement ils ont décidé de passer à l’action en entrant dans une maison abandonnée située sur l’avenue Constitution. Les premières heures après l’occupation, des policiers anti-émeutes de la police nationale rodaient aux alentours du bâtiment mais aucune plainte n’a été déposée. Finalement ils arrêtèrent d’assièger la kasa et les travaux de réhabilitation de l’espace occupé purent continuer.

fiSt, d’après Contra-Infos 21/01.


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Des nouvelles des squatteurs emprisonnés à Valencia

Les trois squatteurs de Valencia toujours en prison après que le recours de liberté provisoire ait été refusé.

Vendredi dernier, la décision du tribunal provincial de Valence a été rendue, et qui refusait le recours de la défense contre l’emprisonnement provisoire. Les trois accusés restent donc au centre de détention de Picassent, où ils sont détenus depuis la mi-octobre 2002. Ceci signifie qu’ils restent définitivement en prison à Picassent (Valencia), et de plus dans l’attente de savoir si leur cas sera ou non transféré au tribunal national de madrid.

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Rennes: nouvelles du front diffus de la guerre civile… une semaine qui commence en bleu marine

nouvelles du front diffu de la guerre civile…
…une semaine qui commence en bleu marine…

samedi dernier une manif un peu plan plan (enfin une manif quoi) contre l’idéologie du contrôle et sa misère se termine place de la mairie par un attroupement bon enfant. A 8H charge des petits soldats de l’ Empire dans un nuage de gaz. Bilan: Le centre ville bloqué pendant plusieurs heures, des vapeurs éparses d’émeute, des interpellés, on peut suivre un chemin de sang sur le trottoir… Lundi, ces derniers passent en comparution immédiate: trois d’entre elleux écopent d’un mois de prison ferme pour jets de canettes et impertinence. dans ouest france, on voit trois fois la photo du même et trop seul abris de bus en miettes… le reste passe pour une opération de police propre et cadrée…

Lundi encore, un sans papier kurde est arrêté à la préfecture, alors qu’il y venait de son plein gré pour la paperasse. IL passe mardi au tribunal administatif à 16h. lundi toujours, une maison squattée est murée sans procédure (la 3ème en un mois)… tandis que dans un autre quartier d’autres maisons attendent leur expulsion. (voir communiqué square Arot en lutte).

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Tanneries, Dijon: de février 1998 à novembre 2002 – bilan provisoire et perspectives (réactualisé 11/02)


  Tanneries, Dijon: de février 1998 à novembre 2002 – bilan provisoire et perspectives (réactualisé 11/02)


Voici une version récemment réactualisée d’une tentative de bilan de quelques années d’existence autogérée des Tanneries de Dijon. Les retours seront sans doute bienvenus à l’adresse tanneries [at] squat [dot] net.

L’espace autogéré des Tanneries

Un centre alternatif de vie et d’activités politiques, sociales et culturelles à Dijon

de février 1998 à novembre 2002 – bilan provisoire et perspectives

Les Tanneries vivent depuis un moment déjà. Il nous a semblé qu’il était temps de faire un bilan de la situation, en commençant par une petite présentation du projet et de sa situation actuelle. Ce texte est donc certainement un peu long et lourd. Néanmoins, si les Tanneries vous questionnent, il vaut peut-être le coup d’être parcouru.

Prologue

Les Tanneries sont nées pour beaucoup des désirs de personnes qui avaient en commun de vouloir vivre à Dijon ce qui les avaient tant enthousiasmées dans les expériences d’espaces « libres » découverts au cours de leurs voyages et rencontres, qui souhaitaient ne pas se contenter de rêver mais voulaient construire, partager leurs luttes et leurs idées.

Le 30 octobre 1998, les anciens locaux administratifs des Tanneries (situés 13 et 15 boulevard de Chicago) laissés à l’abandon par la municipalité depuis 1995, sont donc occupés par un collectif d’individu-e-s et d’associations dijonnaises. Pour y vivre d’une part, mais aussi pour mettre à disposition un espace de création, indépendant de l’état et du marché capitaliste.

Depuis, plein d’idées et d’envies s’y entremêlent…

Agir sur la question du logement et de la propriété privée

A travers l’occupation, le collectif entend dénoncer la spéculation immobilière, les loyers trop élevés, l’impuissance des individu-e-s isolé-e-s face aux pouvoirs publics et aux services sociaux. Considérant que la société ne permet pas à beaucoup de se loger dans des conditions décentes et dans des espaces qui nous permettent de développer des projets de vie collective, considérant par ailleurs la multitude de bâtiments vides dans l’agglomération dijonnaise (environ 4000) il nous semble légitime d’investir cet espace inoccupé, dont personne ne fait rien. Ses caractéristiques nous permettent de mettre en oeuvre notre projet de vie collective, de faire revivre un habitat laissé à l’abandon, et de le transformer en lieu d’activités.

De manière plus approfondie, cette démarche s’inscrit dans une remise en cause de l’idée de propriété privée et de la logique d’accumulation des richesses. En effet, nous pensons que les biens matériels en ce monde devraient être à la disposition des personnes selon leurs besoins, de manière égalitaire. Nous avons l’audace de penser que ces biens ne devraient pas être accumulés par quelques-uns, qui n’en ont d’autre usage que celui d’accroître leur richesse et leur pouvoir. Contre la propriété privée, nous prônons la « propriété d’usage ».

Proposer un espace de création et de diffusion indépendantes

Prisonnière des institutions, dépendante des subventions de l’état ou soumise aux exigences commerciales, la création laisse de moins en moins de place aux alternatives. A Dijon, de nombreux-ses artistes, comédien-ne-s, musicien-ne-s ne souhaitant pas se vendre n’ont nul part où s’exprimer et montrer leurs travaux au public. Les Tanneries se devaient donc d’être un espace où puissent « exploser » les manifestations « artistiques » autres que celles de la culture de consommation, du star-system ou de la télévision. Un espace qui soutienne les réseaux « Do It Yourself » (« fais le par toi-même ! »). Des réseaux où solidarité et débrouille rendent la création et la diffusion accessibles à tou-te-s. Outre la volonté de réunir des acteurs et actrices de différents domaines, notre objectif est de montrer que la création peut fusionner avec la vie quotidienne, le social ou le politique.

Concilier engagement militant et vie au quotidien

Il nous semble important de concilier lieu d’habitation et espace d’activité : nous ne sommes pas les premier-e-s à penser que le personnel et le politique sont intimement liés et que pour espérer changer le monde, il faut aussi se changer soi-même.

Nous ne voulons pas voir le « politique » comme un domaine austère et inaccessible, comme la gestion de la vie économique et sociale par les grands de ce monde. Au contraire, il s’agit pour nous d’une manière d’appréhender tous les domaines de la vie : des relations interpersonnelles aux loisirs, de notre rapport à l’environnement à la façon dont nous mangeons, de la manière dont nous effectuons nos trajets quotidiens aux relations que nous entretenons par notre consommation avec des populations habitant de l’autre coté de la planète.

Un spectacle, un sourire, une rencontre peuvent être aussi « politiques » que des milliers de personnes qui bloquent l’ouverture du sommet de l’Organisation Mondiale du Commerce.

Nous basons donc la cohérence de notre démarche politique et personnelle sur la volonté de ne pas couper l’action militante de la vie quotidienne. Cela nous différencie radicalement de tou-te-s les politicien-ne-s idéologues qui prêchent le changement, critiquent en théorie la consommation, la pollution de la planète ou les rapports de domination sans chercher à s’en dégager dans leur pratique.

En somme, il s’agit de créer une structure où puissent se développer notre épanouissement individuel, un mode de vie en accord avec notre éthique et notre volonté d’agir sur le monde.

Par le biais du squat, être moins esclave du travail salarié

Nous sommes pour la plupart destiné-e-s à passer le plus clair de notre vie à travailler, au profit d’une entreprise ou d’un patron. Le plus souvent pour faire face à tous les besoins financiers auxquels la société cherche à nous contraindre. Nous considérons le travail salarié comme une des aliénations majeures imposées par le capitalisme, et voulons choisir librement des activités variées qui nous appartiennent.

La nécessité de payer son loyer est un des facteurs importants qui entraînent la dépendance vis-à-vis d’un travail à temps plein. Le squat, en abolissant le loyer et en permettant de partager les ressources peut réduire énormément cette dépendance et ainsi permettre de dégager du temps libre. A l’heure actuelle, nos alternatives sont néanmoins bien insuffisantes pour pouvoir totalement nous affranchir du besoin d’argent et nous continuons donc pour beaucoup à bosser à temps partiel ou par intermittence.

Vivre autrement et créer des alternatives locales face aux pouvoirs en place

Notre choix de vie collective nous amène à développer des notions de solidarité, de dynamique de groupe, d’échange de savoirs et de compétences. Pour le plus d’autonomie possible vis à vis de l’état et du capitalisme, nous cherchons à ne pas rester passif-ve-s et à faire les choses nous-mêmes : récupérer plutôt que gaspiller, réparer plutôt que jeter, créer plutôt qu’acheter, participer plutôt que payer, communiquer plutôt que regarder la télé, faire les choses ensemble plutôt qu’aller s’enfermer chacun-e chez soi, s’enrichir de savoirs et pratiques dans des domaines tant « physiques » qu’« intellectuels » plutôt que dépendre de spécialistes. Les Tanneries, comme d’autres espaces repris à la logique marchande, sont ainsi un endroit où l’argent et la compétition sociale perdent de leur importance. Un espace où l’on se réapproprie son temps de vie, sa capacité à penser, à agir, à transmettre une information autre que celle que les médias nous balancent selon les règles de la pensée unique et du marché mondial. Nous nous efforçons par ailleurs d’analyser et de combattre les attitudes sexistes, racistes, âgistes ou homo/lesbophobes qui peuvent se retrouver à l’extérieur du lieu comme en son sein.

A l’instar de beaucoup d’autres squats, nous expérimentons d’autres modes de fonctionnement plutôt que d’attendre une « révolution » qui viendrait miraculeusement tout changer du jour au lendemain. Cependant, vivre et penser autrement est une recherche continue, et non pas quelque chose qui vient d’un coup parce que l’on a décidé de s’étiqueter militant-e ou révolutionnaire.

Nous pensons que des espace de liberté repris au système peuvent contribuer à mettre en place des sociétés libres, basées sur l’épanouissement des êtres qui les constituent. Ils peuvent faire la preuve par l’exemple de la viabilité d’autres modes d’organisation, et nous permettent de proposer dès aujourd’hui autre chose. En ce sens, ils sont une action complémentaire des luttes sociales auxquels nous pouvons participer. Qu’il s’agisse d’offensives contre les politiques menées par l’état ou les multinationales, d’agir contre l’agriculture industrielle, contre la voiture ou l’industrie pétrolière, de s’attaquer au contrôle social et à la répression, de solidarité Nord-Sud, d’aide aux prisonnier-e-s, de remise en cause du système patriarcal, de lutte dans les lieux de travail, écoles ou facs contre l’exploitation et la marchandisation.

Bien-sûr, pour représenter un contre-pouvoir plus efficace, pour ne pas rester une alternative isolée mais réellement construire un autre monde, il faudrait pouvoir mettre en place des structures autogérées à tous les niveaux (alimentation, éducation, santé ou transports…) et multiplier les liens et les échanges. Nous en sommes certes loin, mais il nous semble important de garder ces objectifs en tête et de chercher à créer dès aujourd’hui la réalité dans laquelle nous voudrions vivre. Nous espérons pouvoir continuer à contribuer à cela dans le futur.

Vous et nous ?

Les Tanneries ne sont pas une petite bulle fermée face au monde, mais s’efforcent d’être une structure ouverte à celles et ceux qui souhaitent rêver, s’exprimer, créer. Même si cela peut sembler un peu contradictoire avec tout ce beau discours théorique (mais traduit par des pratiques réelles), nous voulons ne pas agir en idéologues ou en donneurs de leçons fermés sur une vision dogmatique du monde. Nous voudrions pouvoir réfléchir et discuter à partir des expériences et idées de chacun-e.

Par ailleurs, il est indéniable que notre mode de vie est quelque peu différent des réalités quotidiennes que connaissent un grand nombre de personnes. Nous sommes conscient-e-s des incompréhensions réciproques que cette situation peut entraîner et du risque de s’enfermer dans un ghetto alternatif. Nous ne voulons pourtant pas nous couper du reste des gens et agir dans notre coin sans plus comprendre les réalités de notre société. Nous n’échappons pas à une bonne partie des faits et idées que nous remettons en cause dans le monde actuel. Alors même si notre univers paraît un peu intimidant ou trop marginal, espérons qu’une bonne volonté commune d’aller au devant des autres, sans les juger à priori, nous permettra de mener des aventures ensemble et de créer des liens qui cassent ces barrières.

Fonctionnement et implication dans le lieu

Ce lieu fonctionne sur un principe d’autogestion. Chacune et chacun participe à la gestion du lieu et des activités par le biais de réunions régulières, d’assemblées générales (AG) mensuelles. Ces AG regroupent les habitant-e-s, individu-e-s et groupes actifs au sein du lieu (programmation, atelier informatique, potager, local de repet’, infokiosk/zone de gratuité…), qui ont souvent des réunions de travail spécifiques et complémentaires. Les AG sont ouvertes à toute personne se sentant concernée et désirant s’impliquer dans le lieu d’une manière ou d’une autre.

La lutte menée contre l’expulsion

Notre projet a logiquement déplu aux pouvoirs en place qui ont cherché à y mettre fin de diverses manières au cours des quatre dernières années. Ils ont successivement caché leur peur de voir se développer une structure revendicative et échappant à leur contrôle sous une série de faux prétextes que nous avons démontés un à un.

Nous avons réagi par une série de manifestations, tables de presse dans la rue, journées portes-ouvertes et autres actions largement soutenues. Autant d’initiatives qui eurent le mérite d’informer un grand nombre de personnes de notre démarche et d’instaurer un rapport de force suffisant pour nous maintenir dans les lieux.

Dans ce contexte, un « dialogue » s’est établi avec la municipalité, propriétaire des lieux. Tentative problématique de concilier notre volonté d’autonomie et de lutte contre les institutions dirigeantes, avec la possibilité d’inscrire notre projet dans le long terme, pour en tirer au final plus que ce vers quoi la seule confrontation nous aurait probablement mené (l’expulsion). Dans le contexte local, nous avons fait le pari qu’une structure autogérée stable pourrait assurer une continuité de notre action et offrir des ressources complémentaires à toutes sortes d’autres initiatives d’occupation parfois plus éphémères.

Les conditions de vie et d’acceuil dans le lieu étant un problème évidemment important pour nous, nous avons réalisé des travaux considérables, de manière autonome, sans aucune subvention (que nous avons toujours refusées). Ces travaux, enjeu clé des négociations avec la Mairie, visaient notamment à mettre aux normes la salle d’activité publique et à parer aux risques d’une interdiction préfectorale. Alors que les travaux de mise aux normes du bâtiment touchaient à leur fin, un incendie criminel a ravagé la toiture de notre ancienne partie d’habitation dans la nuit du 16 au 17 juin 2000. La mairie en a aussitôt profité pour briser les négociations en cours, alors sur le point d’aboutir, et demander notre expulsion au Tribunal. Il s’en suivit un long bras de fer tout l’été, au bout duquel la mairie, une nouvelle fois découragée par notre ténacité et par le large soutien manifesté, finit par abandonner l’expulsion. Lors des élections muni-cipales de juin 2001, l’équipe municipale actuelle s’engagea à ne pas nous expulser. Cependant, de nouvelles menaces nous poussèrent en juin 2002 à des actions qui aboutirent à la signature d’une convention d’occupation renouvelable de trois ans. La salle d’activité publique est maintenant agréée.

Il est toutefois important de préciser que les Tanneries restent complètement indépendantes et que nous veillerons à ce que la la signature de cette convention n’agisse en aucun cas sur la nature de nos activités et de notre engagement.

Un bilan ?

Après 4 ans d’occupation, nous pensons être parvenu-e-s à concrétiser une bonne partie de nos projets, à vivre un paquet de choses assez magiques (et bien-sûr d’autres assez dures parfois) et sommes en mesure de tirer un bilan positif de notre action. En effet, ce lieu est rapidement devenu un centre d’activités important, à une échelle locale et plus encore. Les ateliers créés ont permis à de nombreux-ses individu-e-s de s’exprimer sous des formes multiples et dans la gratuité (peinture murale, cinéma, labo photo, sérigraphie, jonglage, locaux de répétition, bibliothèque, atelier de percussions, réparation de vélo) et de se produire ou d’exposer. Nous avons à notre actif quelques centaines de manifestations publiques : théâtre, chanson, débats, cinéma indépendant, expositions…

Face aux mammouths de la culture abreuvés de subventions, nous avons prouvé qu’il était possible de proposer une programmation riche sans quémander un sous aux institutions. Les formes de gestion collective et la place primordiale laissée à l’initiative personnelle ont apporté une expérience stimulante. Celle-ci a permis à un certain nombre de visiteurs et de visiteuses de s’impliquer activement sans se cantonner au rôle de consommateur passif que réserve la culture institutionnelle ou commerciale. Le lieu a été aussi l’occasion d’échanges et de diffusion d’idées importants, et a permis la mise en place de nombreuses actions politiques, dont les Tanneries ont servi de support (que ce soit la préparation des manifestations de Davos contre le Forum Economique Mondial ou du campement No Border de Strasbourg, des semaines d’actions locales interlibertaire ou intersquat, de nombreuses campagnes et manifestations locales sur la guerre en Colombie ou en Afghanistan, la voiture en ville, les politiques sécuritaires, etc.).

Toutes ces impressions positives ne doivent pas cacher les nombreuses insatisfactions et difficultés que nous rencontrons quotidiennement pour nous organiser en autogestion, développer une participation plus active et plus égalitaire d’un grand nombre de personnes, maintenir nos projet ouvert sur l’extérieur. Une somme de remises en cause et de questionnements constants nous aident, nous l’espérons, à progresser. L’important à l’heure actuelle, alors que notre situation commence à gagner en stabilité, est de conserver la dynamique d’ouverture sur des pratiques, cultures et visions variées, ainsi que sur de nouveaux projets d’activités, tout en approfondissant les principes d’autogestion qui sont à la base du projet.

Les Tanneries et le mouvement « intersquat » local et au-delà

Malgré les tentatives d’expulsion répétées de la mairie et un incendie, nous sommes toujours là. C’est selon nous la preuve qu’il est possible de se battre victorieusement face aux institutions et qu’un squat d’activité en France n’est pas forcément condamné à la précarité, au court terme et aux expulsions pour peu que l’on résiste ! Néanmoins, de manière encore accrue depuis le 11 septembre, l’Etat s’est engagé dans une politique ultra-sécuritaire qui vise à paralyser toutes les couches contestataires ou « gênantes » de notre société. Nous manifestons ici notre solidarité avec tou-te-s celles et ceux qui ouvrent des squats et doivent faire face à la répression des propriétaires, des pouvoirs locaux, de l’état, des flics et de la justice.

Vers de nouveaux projet d’activités aux Tanneries ?

Après de nombreux moments difficiles, la salle d’activités est enfin définitivement mise en place, et la situation se stabilise (au moins en ce qui concerne les menaces d’expulsion, pour un certain temps). Nous pensons qu’en dehors de l’importance d’expériences plus éphémères, une des clés pour la construction d’un mouvement à long terme est de pouvoir disposer d’espaces stables et ouverts à l’implication d’un grand nombre de personnes et collectifs. De ce point de vue, un lieu comme les Tanneries représente un énorme potentiel. En plus des diverses activités publiques (concerts, débats, ateliers) qui n’ont jamais cessé, de nouveaux projets se sont mis en place au cours des derniers mois : le collectif PRINT qui agit dans le domaine des logiciels libres et de l’informatique alternative, un potager collectif et la réhabilitation d’un verger en friche, une zone de gratuité avec un infokiosk et une bourse aux vêtements…

On attend vos idées pour le reste, et votre participation active en projets, sourires, matériaux, travaux. Pour le détail des activités, des programmes et plaquettes de présentation sont disponibles sur place et dans quelques lieux dijonnais.

réactualisé en novembre 2002
par des tannerien-ne-s

Les Tanneries <tanneries [at] squat [dot] net>


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Manifestations de soutien aux détenus de Valencia, Espagne.

Le 4 janvier dernier, 2000 personnes manifestaient en soutien aux trois squatters emprisonnés de Valencia.

Malgré une ambiance un peu chaude due à la présence policière, la manifestation de soutien aux emprisonnés de valencia a pu se dérouler sans problème. La manifestation est partie à 6h30 du soir de la place de San Augustin et a traversé le centre ville, accompagnée de bombages anticapitalistes ou pour l’anarchie et dénonçant le montage judiciaire et l’emprisonnement des trois squatters. Cette action a été organisée par la CNT et l’Assemblée contre la répression, et plusieurs autobus vinrent de Barcelone, Madrid, ou encore La Corogne. Et justement ces autobus eurent à supporter les contrôles installés aux portes de la ville avec fouilles et intimidations de la part des agents anti-émeutes de la police nationale, qui procédèrent à un contrôle d’identité général. Le bus venant de Barcelone fut suivi pendant tout le voyage par un véhicule des brigades d’information de la police nationale, s’arrêtant même aux station services.

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Manif antisécuritaire le 25 janvier à Rennes

Le collectif “Ne plus subir!” soutenu par des individu-e-s, la Fédération Anarchiste, Huch, et le Comité d’agitation contre le sécuritaire appelle à manifester le samedi 25 janvier 2003, 15 h place de la Mairie à Rennes contre l’offensive sécuritaire et les régressions sociales. Avec la complicité des États et des gouvernements la logique des marchés financiers impose la destruction des acquis sociaux, la suppression d’espaces de liberté (free party, squats, itinérance), et la généralisation de la précarité. La mutiplication de ces attaques engendre une révolte légitime politisée ou non. Et parce qu’ils sentent menacé l’ordre inégalitaire et autoritaire qu’ils veulent maintenir, les pouvoirs économiques et politiques mettent en place des politiques sécuritaires et un arsenal d’outils de contrôle social : prison, remise en cause des droits syndicaux, stigmatisation de catégories dites marginales… Diviser pour régner est toujours une arme essentielle du pouvoir, seule la convergence des luttes peut permettre d’inverser le rapport de force.

Collectif “Ne plus subir”, c/o 9, rue Malakoff, 35000 Rennes. Email : collectif [dot] neplussubir [at] no-log [dot] org


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Attentat raciste contre les gens du voyage du squat de la rue des Docks à Lyon

Attentat raciste contre les gens du voyage rue des Docks à Lyon 9e

Dans la nuit du 10 au 11 janvier, deux véhicules des gens du voyage originaires de pays de l’est, installé-e-s dans le squat au 61 rue des Docks dans le quartier de l’Industrie, à Lyon 9e, ont brûlé. Divers témoignages permettent d’affirmer qu’il ne s’agit pas d’un accident mais d’un incendie volontaire donc criminel.

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Paris: Manif antisécuritaire le mardi 14 janvier

Après la manif de samedi qui à Paris s’est séparée en deux parce que bon, le PS qui défile contre les lois sécuritaires ça le fait pas trop, il y a une nouvelle mobilisation à Paris mardi :

Manif le mardi 14 janvier, derrière l’Assemblée nationale (métro du même nom), à partir de 17h, première journée de lecture par les député-e-s qui ont encore durci le projet de loi et envisage de criminaliser les squatteureuses “récidivistes”.

des squatteureuses

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Lausanne: procès pour violation de domicile


  Lausanne: procès pour violation de domicile


Communiqué de presse (jeudi 9 janvier 2003)

Sympathisant·e·s du squat de la cité devant la justice

Depuis juin 2000, la maison du 2, rue Charles Vuillermet (propriété de l’ECA (Etablissement Cantonal des Assurances) est occupée et ainsi rendue à la vie pour la plus grande joie de ses nouvelles/eaux habitant·e·s. Divers travaux de rénovation ont été effectués afin de rendre la maison habitable, les façades ont été embellies par des fresques d?inspiration médiévale (esprit du quartier oblige !). Ponctuellement des soirées, fêtes et projections y ont eu lieu, sans pour autant troubler le repos des 253 habitants qui peuplent la crypte.

Toute une saga a suivi l’occupation : plaintes civile et pénale de l’ECA, visite de la juge et des huissiers, expertises architecturales, oppositions du voisinage et du MDL au projet de l’ECA sur cette parcelle avec recours jusqu?au tribunal fédéral, tentative d’évacuation dans le dos de la municipalité, et plus récemment, descente de police et nouvelles inculpations. Malgré cela, l’ECA a finalement dû se résoudre à tolérer l’occupation de la maison en attendant le début du chantier.

Cependant ce n’est qu’une tolérance de façade, puisque non content de vouloir effacer les vestiges du passé à grands coups de bulldozer, l’ECA prouve une fois de plus son obstination et utilise la justice pénale en envoyant plusieurs personnes devant le juge pour violation de domicile. Mardi 14 janvier 2003 à 9h00 aura donc lieu le procès de quelques sympatisant·e·s du squat de la Cité, qui est d’ailleurs le premier procès pénal pour occupation de maison vide à Lausanne.

L’ECA, un requin sponsorisé par le Canton

Il faut savoir que l’ECA (qui possède déjà un certain nombre de bâtiments dans le quartier) a obtenu la maison pour 1 franc symbolique de la part de l’Etat de Vaud, peu avant d’être partiellement privatisée. Fort de ce transfert de richesses vers le secteur privé, l’ECA convoite de faire fructifier ce cadeau sur le marché de l’immobilier, et a fini par obtenir toutes les autorisations nécessaires face aux oppositions du quartier. Ici comme ailleurs, la loi de la propriété s’oppose à la propriété d’usage et aux besoins sociaux. Des organismes déjà puissants sont parachutés propriétaires pour 1 franc et imposent des projets manifestement mal-venus, tandis qu’ailleurs des locataires se font expulser après des années d’extorsion de fonds que sont les loyers. Des propriétaires laissent pourrir des maisons, mais ce sont celles et ceux qui les entretiennent et les font revivre qui passent pour des profiteurs/euses et sont envoyé·e·s devant la justice. Dans cet ordre d’idée, on peut citer aussi les récents procès en civil des squats de l’Union à Prilly (que la municipalité veut raser pour le remplacer par un hypothétique élargissement de la chaussée) et de l’Oasis à Pully (que la Coop veut raser pour y faire quelques parkings). Ou dans un autre genre l?expulsion de l’avenue de Cour 11-13 pour en faire des logements de haut standing et qui est vide depuis 5 mois en attente des travaux.

Ce n’est pas la crise pour tout le monde

Il est actuellement quasi impossible de trouver un logement en ville de Lausanne, où sévit une pénurie rarement vue. Mais cette crise du logement n’est une crise que pour les locataires. Après la déconfiture de l’immobilier à la fin des années 1980, les investisseurs se sont rabattus sur les profits financiers de la bourse. La conjoncture actuelle ne permettant plus d’escompter des bénéfices juteux et garantis, l’immobilier redevient un placement fiable. Avec comme corollaire une montagne de dettes à éponger par le public (Crédit foncier vaudois, BVCréd, BCV, BCGe, etc.), en bout de course c’est encore les locataires (et les petits propriétaires) qui trinquent. La nouvelle loi en la matière concoctée par les Chambres ne fait que, précariser davantage la situation des locataires. Avec le procès du 14 janvier, l’ECA s’acharne, en pleine crise du logement, sur des personnes qui soutiennent des solutions alternatives à la question de l’habitat. Le logement est un besoin et un droit, pas une marchandise servant à maximiser les bénéfices de quelques profiteurs.

Répression et acharnement

Evidemment, les auteurs/profiteurs des fraudes ne sont que rarement inquiétés. Autre scandale, les responsables vaudois de la catastrophe du pétrolier Prestige seront-ils un jour jugés ? Par contre, sous couvert de faire respecter le droit, on s?acharne sur les personnes qui prennent leurs vies en main et remettent en question cet ordre du monde. L’idéologie sécuritaire, amplifiée par l’aubaine du 11 septembre 2001, permet toutes les politiques de répression, de contrôle et de fichage, auparavant inimaginables. Au niveau local, Lausanne aussi surfe sur la vague : politique de tolérance zéro, rhétoriques populistes sur l’insécurité, répression des milieux alternatifs et syndicaux, descentes de police massives dans les squats, etc. Pour tenter de briser le mouvement (et pour se simplifier le travail), les indicateurs de la police municipale de Lausanne reconnaissent toujours les mêmes personnes connues pour leurs activités politiques, qui deviennent ainsi abonné·e·s aux plaintes.

Avec le récent procès des TL (transports publics) contre des manifestant·e·s, le procès engagé par l’ECA s’inscrit dans la lignée d’une attaque de services plus ou moins publics à l’encontre d’une partie de la population et donc des libertés collectives. Bien qu’ayant obtenu toutes les autorisations pour démarrer les travaux, l’ECA, qui n’a pas donné de nouvelles à ce sujet depuis juin 2001, semble faire de ce procès une question de principe, en maintenant sa plainte quand bien même son représentant a déclaré le 14.08.02 à la presse que son but n’était pas d’évacuer la maison avant les travaux !

Nous demandons le retrait de toutes les plaintes de l’ECA concerant l’occupation de la maison du chemin de Vuillermet 2.

Face à la répression, la solidarité est une arme. Nous appelons à venir soutenir les inculpé·e·s le 14 janvier 2003 à 8h45 au Tribunal de Montbenon.

Intersquat – Lausanne et banlieue


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Grenoble: Programme du Chapitonom (janvier-février)

Salut tout nouveau tout chaud… vos yeux n’en croiront pas vos oreilles ! C’est le programme Janvier/Fevrier du Chapitonom des 400 Couverts :

Ce Collectif occupe plusieurs batiments de la traverse autogérée des 400 Couverts depuis novenbre 2001. Leur propriétaire, la Mairie de Grenoble les laisse vides en vue d’y realiser un lointain projet d’habitat normalisé. C’est là que le Chapitonom, autoconstruit à la main et à la perceuse, abrite spectacles, débats, ateliers, zone de gratuité et infokiosque. Dans un milieu urbain soumis à l’idéologie et l’esthétique des promoteurs, les squatteureuses des 400 Couverts tentent de proposer des moments de vie conviviaux et créatifs, hors de toute logique marchande.

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Gap: La villa des Roses Meurt et Ressuscite

« La propriété est un piège, ce que nous croyons posséder nous possède. » (Alphonse KARR)

Après deux mois de démêlée avec la justice, nous quittons la villa de roses, pour des raisons bassement financières (astreinte de 150€ par jour depuis le 22 novembre +500€ d’amende @ 7500€), cette maison vide depuis plus de 10 ans nous à semblé être un endroit idéal pour se loger et créer un espace alternatif, artistique, culturel et politique; pour une vie commune réfléchie (consommation, autogestion). Mais une fois de plus, les défenseurs du grand capital ne sont pas allés de main morte. [la suite...]

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Marseille : réveillon à coups de matraque … et de lacrymo !

Marseille, le mardi 31 décembre 2002, en fin d’après-midi. Petite balade sur le vieux-port, pour profiter des derniers rayons de soleil de 2002. En face de la mairie, le bateau-restaurant “Le Marseillois” est investi pacifiquement par une cinquantaine de pirates costumés (palmes, chapeaux, cotillons, maquillage), qui distribuent gratuitement du punch-coco aux passants amusés. Ils ont installé une banderole sur le grand mât : “pour un monde sans argent”. Quelques policiers arrivés sur les lieux à la demande du restaurateur invitent les squatters à débarrasser le plancher.
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Nouvelles du mouvement okupacio de Barcelone: évacuation du CSO Mireia

La police a évacué par surprise le Centre Social Occupé (Cso) Kan Mireia. Le lundi 23 décembre au matin, la Police Nationale a pris d’assaut le Cso Kan Mireia, dans le quartier de la Trinitat Vella (vieille ville de Barcelona). En fait cette expulsion ordonnée par le juge d’instruction numéro 17 pourrait être illégale puisqu’à aucun moment les personnes inculpées dans le processus pénal n’ont été averties. Et malgré le fait que l’ordre d’expulsion ne concernait que le local social, les anti-émeutes ont défoncé la serrure de la porte donnant sur le reste du bâtiment, et tentèrent d’accéder aux logements. Cette expulsion a eu lieu entre 9 et 11h30 du matin et a impliqué 6 fourgons anti-émeutes, 12 monospaces de la police nationale, et autres patrouilles en scooter, des policiers en civil et certains de la « Brigade d’information ». Pendant que les véhicules bloquaient le quartier les anti-émeutes commencèrent à défoncer la porte du local et du bloc d’habitation, où ils réussirent à détruire la serrure. Les voisinEs et okupantEs des lieux réussirent à se rassembler devant l’entrée du bâtiment et empêchèrent les anti-émeutes d’accéder aux logements, qui d’ailleurs appartiennent à un autre propriétaire et ne sont sous le coup d’aucune poursuite judiciaires. Le Cso Kan Mireia ainsi que les logements est occupé depuis 6 ans, offrant au quartier un lieu de convivialité de réflexion et d’information, il fonctionnait aussi régulièrement comme pizzeria. En six années d’existence KanMireia a affronté deux procès civils obtenant à chaque fois le non-lieu pour les personnes inculpées. [la suite...]

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Solidarité active avec les quatre de Valence : occupation de la Vieille Université de Valence puis expulsion, du 19 au 28 décembre

Quelque 300 personnes faisant partie de l’Assemblée de solidarité aux détenus de Cabanal, rassemblant différentEs individuEs des diverses mouvements sociaux de Valence, ont pénétré le jeudi 19 décembre dans la Vieille Université et ont occupé le Grand amphithéâtre. Cette occupation qui pensait se prolonger de manière indéfinie voulait être une réponse à l’injustice et à la disproportion des actes du juge Luis Fransisco de Jorge Mesas qui maintient en prison préventive 3 des quatre personnes arrêtées le lendemain de l’expulsion du Cso Malas Pulgas, avec les accusations d’association illicite et de terrorisme. Ce mouvement entendait aussi dénoncer la répression et la criminalisation des mouvements sociaux. Chaque jour dans la salle occupée ont lieu des ateliers, des actions d’informations et de soutien, et chaque nuit l’assemblée se réunit. [la suite...]

Marseille: “Abordage au Quai d’Honneur”, communiqué de l’AFP (Association des Faux Pirates)

Document disponible en PDF ici.

Hier le 31/12/02, à 16h00, environ 70 personnes déguisées en pirates sont montées “à l’abordage” du bateau-restaurant le Marseillois amarré au quai d’honneur du vieux port, devant l’Hotel de ville. Il s’agissait d’une blague, une heure portes ouvertes improvisées sur un symbole de la classe marseillaise, qui ne portait pas préjudice au bâtiment ni à l’activité de restauration du Marseillois : l’action ludique avait lieu à l’heure de la récréation. Comme le souligne un tract d’invitation distribué à bord et sur le quai : “nous avons en commun le désir d’expérimenter d’autres formes d’aventures humaines [...] ne voyez en cet abordage que la mise en forme de quelques rêves d’enfants”. Le drapeau pirate était donc hissé sur le mât central, ainsi qu’une banderole clamant “POUR UN MONDE SANS ARGENT, A L’ABORDAGE!” . Un punch était gracieusement offert à bord.
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