Saint-Denis (93) : Menace d’expulsion de 300 Roms lundi 28 avril

Bidonville de la rue de l’Industrie à Saint-Denis : Non à l’expulsion programmée pour lundi matin !

C’est par voie de presse (le journal de Saint-Denis, semaine du 23 avril), dans une déclaration de M. Braouezec que les 300 habitants du bidonville de la rue de l’Industrie, à Saint-Denis ont appris qu’ils allaient être expulsés lundi matin par les forces de l’ordre ; il s’agit de la 6ème expulsion d’immeubles ou de bidonvilles occupé par des Roms depuis le mois de décembre (Choisy-le-Roi, Achères, Ile-Saint-Denis, Saint-Denis, Montreuil), victimes d’un véritable acharnement des pouvoirs publics : expulsions “musclées”, rafles dans 3 cas, qui ont abouti à l’interpellation de 350 personnes (dont moins d’une trentaine ont finalement été reconduits à la frontière), acharnement judiciaire (la Préfecture a fait appel de toutes les décisions de justice qui étaient favorables aux familles de Montreuil), absence de solutions de relogement ou d’hébergement.

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Toulouse : le Sissy’s et son procès

Mesdames,

Les Sissy’s girlz, occupantes du Sissy’s skwatt par et pour les pédées, sont passées en procès il y a quelques jours.

Elles n’ont pas gagné la super cagnotte et seront expulsables à partir de mi-juin, grosso-merdo.

Puisqu’elles sont extravertissement belles et rebelles, féroces et courageuses, redoutables et résisTantes, elles ont derechef décidé de bouger des fesses pour trouver un nouveau palais abandonné.
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Bruxelles : Appel aux journalistes, aux photographes, aux musiciens, et à tous les autres…

La Teintuerie, 11 rue de Mérode, occupée depuis le mois de décembre 2002 est menacée d’expulsion à partir du 2 mai 2003. Les occupants demandent simplement de pouvoir rester dans les lieux jusqu’au début des travaux. Ils pourraient ainsi continuer à faire de ce lieu d’habitation un espace vivant (projections, concerts, friperie gratuite…) plutôt que de le laisser rejoindre la longue liste des batiments en ruine à Bruxelles. Depuis une quinzaine de jours, le squat a connu des visites fréquentes et intempestives des forces de police à n’importe quel heure du jour et de la nuit, et s’est vu coupé l’eau vendredi dernier. Face à ce harcèlement quotidien, on suppose que l’expulsion ne devrait plus tarder. Les occupants ont choisi d’adopter une attitude non-violente. Toutefois, ils ont décidé de tout faire pour rester dans ce lieu qu’ils ont nettoyé, bricolé, décoré, bref, qu’ils ont investi de leurs désirs et de leur soif de vivre.
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Lausanne : La famille Bochôz s’installe


  Lausanne : La famille Bochôz s’installe


Le 16 avril, à la lueur de la pleine lune, la famille “Bochôz” a occupé deux maisons situées aux numéros 5 et 7 de l’avenue du Mont-d’Or à Lôzane.

Dans l’après-midi, le propriétaire, escorté par la police et des ouvriers, arrive avec l’intention de récupérer le matériel resté dans les maisons, essentiellement des montagnes de paperasse à incinérer, ainsi que quelques vieux meubles.

Nous apprenons ensuite que le proprio a déposé une plainte pénale pour violation de domicile et désire visiter les lieux afin de “constater les dégâts” que nous aurions prétenduement causé. Nous refusons -évidemment- mais nous nous engageons à restituer la totalité du matériel contenu dans les bâtisses.

Le soir même, aux alentours de 23h, la police arrive en gros renfort (policiers en uniformes + groupe d’intervention + civils en nombre impressionnant) avec un mandat du juge leur permettant d’effectuer le contrôle des identités des personnes à l’intérieur. Ils y parviennent et contrôlent tout le monde.

En attendant, la bonne humeur est revenue, et la famille Bôchoz s’est remise à la préparation des activités prochaines qui redonneront vie au lieu, vide et inutilisé.

Au programme, des projections, des ateliers divers, un cyber-bistrok, une bibliothèque et infokiosk, une garderire, un jardin, des bouffes véganissimo chaque semaine, ainsi qu’un lieu de rencontre pour tous les gens du quartier et de la Terre.

ALORS AMÈNE DE QUOI ET VIENS FAIRE PÉTER.

La Famille Bôchoz


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Marseille : Gardarem lou CAT !


  Marseille : Gardarem lou CAT !


Aujourd’hui mercredi 16 avril, 2 inspecteurs du commissariat de police du 10è arrondissement sont venus signifier aux habitants du CAT, lieu autogéré situé 26 bd de Maillane (13008), que la préfecture de police avait accordé aux huissiers le concours de la force publique, et que le lieu était expulsable à tout moment. Le CAT, ancien Institut Médico-Educatif squatté depuis décembre 2001 appartient à la societé de la rue impériale (anciennement societé immobilière marseillaise), l’une des plus grosses societés immobilières de la ville, qui possède entre autres la moitié de la rue de la République. Depuis un an, le CAT a accueilli d’innombrables manifestations : concerts, projections, repas de quartier, conférences, baloches, etc… et des milliers de visiteurs en restant attaché à des principes de gratuité, de rencontre et d’échanges non marchands. Lors d’un premier procès en juillet 2002, les habitants avaient obtenu un délai d’occupation de 6 mois renouvelable. A l’ expiration de ce délai, les habitants ont demandé à ce qu’un juge statue en référé sur son renouvellement. L’audience est prévue le 9 mai. Nous nous trouvons donc face à une situation ou l’administration se substitue à la justice en tentant d’organiser au forceps, en dehors de tout carde juridique, l’expulsion d’un lieu de vie pour le transformer en terrain vague, en l’absence de tout projet immobilier. Hey people, les spéculateurs vont ils gagner la partie ? C’est pas encore joué et en tout cas on boira l’apéro portes ouvertes ce samedi à midi. Histoire de faire vivre la maison jusqu’au bout, quoi qu’il arrive, et plus si affinités ;-) )

Faites tourner l’info, et tachez de vous tenir au courant, on tachera de mettre des niouzes fraiches tous les jours sur http://www.primitivi.org

Nicolas Burlaud


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Buenos Aires: S’ils nous expulsent, nous occuperons la rue…

Expulsion ce matin [14 avril 2003] de l’ex-banque de Mai appartenant, depuis sa faillite frauduleuse, au groupe Comafi dont le principal actionnaires serait Citybank.

L’ex-Banque de Mai, occupée depuis plus de huit mois par l’assemblée populaire Lezama Sur et Indymedia Argentina, vient d’etre délogée ce matin. Tres tot dans la matinée, un impresionnant dispositif policier s’est déployé afin de realiser l’expulsion de cet espace recupéré dans le quartier de La Boca et Barracas. Le dispositif policier comptait deux camionettes, un total de 50 agents qui incluait en son sein des civils et des membres de l’Infanterie, comprenant egalement des motos et des « camionettes de détention ». L’officier Córdoba, en charge de l’operation policiere, fit installer des barrieres de sécurité aux deux coins de la rue empechant ainsi aux voisins de s’approcher du batiment. Plus tard, les différentes agents présents sur les lieux commencerent a la hache à rompre le grillage qui ferme l’entrée de l’ex-banque, ils ont également détruit la porte d’entrée. En entrant, la police a jeté à la rue tous les meubles et objets appartenant à l’assemblée populaire et aux differents groupes qui partagent cet espace. Ni la presse, ni les avocats n’ont pu entrer. Les personnes présentes dans le batiment à ce moment-là ont été expulsées et mises à la rue, sans pour autant etre arretées. [la suite...]

Amsterdam: Acheter le Fort van Sjakoo!

Jusqu’à récemment, la librairie ‘Fort van Sjakoo’, à Amsterdam, était menacée dans sa continuïté par une augmentation extrême du loyer de 900%. Grace aux efforts de beaucoup de gens, pour le moment cette menace est écartée et il est question maintenant d’une augmentation moins forte du loyer. Mais à long terme la seule option réaliste qui s’offre à nous est d’acheter la librairie. Pour cela on a évidemment besoin de beaucoup d’argent. Et pour ramasser cet argent, et assurer ainsi la continuïté d’une librairie particulière, le soutien de sympathisants est indispensable. [la suite...]

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Loi Anti-Squats Bhellgique -> RéActions

Manifestation – Street Party : Samedi 19 Avril 03 – 14h – Kouter – Gent + PicNik à Groene Vallei

Occuper c’est résister

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CHAMBRE DES REPRÉSENTANTS DE BELGIQUE

6447 DOC 50 2283/001 DOC 50 2283/001

Chambre 5e session de la 50e période 2002-2003

PROPOSITION DE LOI 11 février 2003 incriminant le squat d’immeubles et étendant l’incrimination de la violation de domicile (déposée par MM. Tony Van Parys, Jo Vandeurzen et Servais Verherstraeten).

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Bruxelles: Coupure d’eau à la Teintuerie


  Bruxelles: Coupure d’eau à la Teintuerie


Mardi 8 avril, nous avons reçu la visite de la compagnie des eaux qui venait couper l’alimentation d’eau de la maison. La coupure à été annulée grâce aux avocats qui ont pu reporter cela au jeudi suivant (10 avril). Un appel à soutien à été lancé et un déjeuner prévu devant la maison à partir de 8h du matin ce même jeudi. A 8h15, les premiers ouvriers sont arrivés, ils avaient reçu l’ordre de couper les tuyaux de raccordement du 5, 9 & 11 de la rue de Mérode (nous occupons le 9 et le 11); ils nous ont dit vouloir couper le 5 et le 9 et nous ont conseillé de protéger plutôt le 11. Dans la nuit on a coulé du bêton sur les vannes d’arrivée, on a ensuite planté un arbre dedans, les ouvriers nous ont aidé à y mettre de la terre. Ensuite leur supérieur arrive, contacte la compagnie + nos expulseurs et se voit obligé d’appeler les autorités incompétentes. Arrive donc le flic de quartier qui nous agresse tout de suite verbalement. Anecdote : phrase du flic de quartier : “Si un marocain vole ta veste, t’es bien content que j’aie un flingue”. Il est parti parler aux voisins et revenu accompagné de trois de ses camarades, encore plus hostiles. Ils nous ont encore parlé et pendant ce temps la flicaille arrive au compte-gouttes, à la fin ils sont une trentaine. Pendant ce temps, deux habitants effectuent une visite infructueuse à la compagnie des eaux. Vers midi les ouvriers reçoivent l’ordre de couper le n°11, on ne se laisse pas faire, on reste autour de l’arbre planté au dessus de l’arrivée d’eau. Les flics chargent immédiatement, quelques coups de matraque qui volent, ils arrachent l’arbre, menacent de nous envoyer du spray au poivre à la gueule, nous insultent, etc. Le site étant dégagé, les ouvriers creusent, percent la plaque de bêton (il n’était pas assez sec) et commencent à découper les tuyaux. L’atmosphère se détend un petit peu jusqu’au moment où un habitant pisse dans le tuyau d’alimentation d’eau de tout le quartier; la police charge à nouveau et menace de tous nous embarquer, un flic court chercher les menottes et nous, on se réfugie à l’intérieur de la maison (20-25 personnes). La compagnie des eaux décide de nettoyer les tuyaux et ouvre l’alimentation d’eau, ce qui provoque un geyser d’une dizaine de mètres en face de la maison et l’inondation de la rue. Les ouvriers terminent leur travail protégés par la police de Saint-gilles qui continue à nous insulter. Voila, on commence sérieusement à en avoir marre de ces visites intempestives de la police, ça fait maintenant six fois en deux semaines.

Le 15 avril à 9h00 on passe en justice chez le juge de paix du canton de Saint-gilles (sur le parvis).

Envoyez-nous votre numéro de portable pour être mis au courant des urgences via sms, on a besoin de votre soutien pour que des lieux comme cela ne meurent jamais… la-teintuerie [at] linuxmail [dot] org)”>(la-teintuerie [at] linuxmail [dot] org)

La Teintuerie, 9/11 rue de merode, 1060 Bruxelles, Belgique

Les squateureux & squateureuses de la Teintuerie occupée Goddevrind


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Lausanne: l’Oasis expulsé, c’est dans les arbres que les squatteurs choisissent de résister

Communiqué des macaques et des ouistitis

Nous avons occupé le grand sapin situé dans le jardin de l’Oasis à Pully pendant plus de 24 h, suite à l’évacuation du squat, qui a eu lieu lundi pour faire place à des ridicules places de parking provisoires, puis à un inutile agrandissement du supermarché Coop (propriétaire du terrain de l’Oasis). Nous avons voulu protester symboliquement contre la destruction des lieux de vie libre. Car derrière le massacre des forêts et l’anéantissement des modes de vie communautaires se cache la même logique. C’est la logique marchande qui détruit l’habitat des animaux, des cueilleurs-chasseurs, des petits paysans et des communes libres, pour rendre universelle l’exploitation de tout ce qui vit. Notre planète est menacée de stérilisation, et la liberté se réduit comme une peau de chagrin. Nous appelons à la lutte écologique et à la subversion, pour l’arrêt de la mégamachine. Et ce ne sera pas triste! [la suite...]

Grenoble: Compte-rendu du rassemblement de samedi dernier + lettre de soutien à la Charade

Le matin du samedi 5 avril a eu lieu le rassemblement de solidarité avec la Charade, devant la mairie “communiste” de (saint-)Martin-d’Hères. L’ambiance y était animée et le temps ensoleillé. Banderoles et diff’ de tracts, musique acoustique, petit déjeuner, lectures et zone de gratuité étaient de la partie. Plus d’une soixantaine de personnes se sont mobilisées ce matin là pour dire “Non à l’expulsion de la Charade”. Arias, le numéro deux de la Mairie, nous a annoncé qu’ils comptaient nous laisser tranquilles jusqu’à la fin juillet. Mais nous savons que pour leur fameux projet de réhabilitation et de construction de logements, il leur faudra aussi se débarrasser de nos proches voisin-e-s locataires dont certain-e-s viennent tout juste de signer un bail d’un an…. Quoi qu’il en soit, les activités continuent à la Charade (charade.squat.net). [la suite...]

Grenoble / (Saint-)Martin-d’Hères: rassemblement contre l’expulsion de la Charade

Contre l’expulsion de la Charade : mobilisation

Rassemblement contre l’expulsion de la Charade, samedi 5 avril 2003 à 10h30 le matin, devant la mairie de (saint-)Martin-d’Hères (111, avenue Ambroise Croizat). Musique, chants révolutionnaires, lectures, zone de gratuité et autres colères et rigolades au programme.

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Au 90, avenue Ambroise Croizat (ou place du 8 février 1962), à (saint-)Martin-d’Hères, tout près de Grenoble, se trouve la Charade, un lieu de vie et d’activités. 11 personnes y vivent ensemble depuis près de sept mois et les activités se sont multipliées.

Dès le départ, s’y installent : – Une bibliothèque gratuite avec des ouvrages à emprunter mais aussi de nombreuses brochures à emporter. – Une zone de gratuité, où l’on peut prendre et/ou déposer tout ce qu’on veut. – Un espace féministe où les femmes se retrouvent pour des moments de convivialité mais aussi pour discuter, réfléchir ensemble et préparer diverses actions. – Un espace pour les enfants avec des jeux à volonté.

Et plus ponctuellement la Charade est aussi : – Un cinéma pour tou-te-s, gratuit et convivial. – Un lieu de répétition pour un groupe de musique traditionnelle. – Un lieu de débat pour différents collectifs et associations. – Un lieu d’activités, entre autres pour les enfants du quartier, avec contes, musique…

Mais la Mairie veut nous expulser ! [la suite...]

Grenoble: le proprio du squat “la barricade” tente de pénétrer illégallement sur le site

HISTORIQUE
L’histoire se passe à Fontaine, dans l’agglomération grenobloise. Il s’agit d’une ancienne usine de produits chimiques (du pollueur Rhodia), racheté par une SCI basée à Villeurbanne. Les deux batiments et le terrain sont occupés depuis 3 semaines par une dizaines de personnes pour se loger, mettre en place quelques activités publiques (expos, projections, concerts,???) et remettre en cause la logique de spéculation. Une personne est assignée au tribunal le 11 avril. En attendant, en l’absence de tout verdict, le lieu est considéré (à juste titre) comme le domicile principal des occupant-e-s. [la suite...]

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Marseille: tensions entre flics et squatteureuses pendant un concert au CAT.


  Marseille: tensions entre flics et squatteureuses pendant un concert au CAT.


Samedi 29 mars le CAT, lieu autogéré situé au 26 bd Maillane (8°), accueillait plusieurs groupes pour un concert qui clôturait une semaine d’activités festives.

Vers 21 heures, avant le début des concerts dans la salle insonorisée, une batucada (fanfare brésilienne) a fait le tour de la maison et a joué pendant 20 minutes seulement. C’est alors qu’une voiture de la BAC est arrivée. Les flics, très agressifs, ont déclaré avoir été appelés par des voisins se plaignant du bruit. Ils ont tenté de s’introduire de force dans l’enceinte du squat. Devant le refus des habitants de les laisser entrer, plusieurs autres véhicules de la bac et de bleus ont été appelés en renfort. Une quinzaine de policiers armés de flash balls ont tenté pendant 20 minutes environ d’enfoncer le portail métallique à l’aide de béliers à mains, en tirant des grenades lacrymogènes par dessus le portail, des insultes et des menaces. Après ce coup de pression gratuit, les forces de l’ordre se sont progressivement dispersées en promettant de revenir et le concert s’est déroulé dans le calme. Nous estimons avoir pris les dispositions nécessaires au respect de la tranquillité du voisinage (insonorisation…), ce qui a rendu possible la tenue d’une quinzaine de concerts dans l’année.

Nous dénonçons la violence de cette attaque et son caractère illégal, à quelques jours d’une procédure en référé qui doit statuer le 4 avril sur la prolongation du délai d’occupation accordé en septembre dernier aux habitants du cat. Nous appelons tous les participants réguliers ou occasionnels du lieu à venir exprimer leur attachement à son existence et à manifester leur solidarité avec ses habitants le 11 avril au TGI. Toutes les initiatives de soutien et de résistance seront les bienvenues.

Lettre de soutien au CAT

Marseille, le

Madame, Monsieur,

Depuis plus d’un an, le 26 boulevard de Maillane (8ème) est investi par un collectif d’individus et d’associations qui redonnent vie à cette maison inoccupée. De nombreuses manifestations, musicales, culturelles ou politiques y sont organisées régulièrement, une bibliothèque associative et un restaurant hebdomadaire populaire y trouve place également. Tout cela sans qu’aucun trouble grave ou discorde avec les voisins n’ait été constaté.

Je tiens par la présente à vous faire part de ma vigilance quant aux pressions judiciaires et policières auxquelles cette maison semble de plus en plus confrontée.

En tant qu’usager permanent, régulier ou occasionnel du lieu autogéré le CAT, je me sens impliqué dans l’aventure collective qui fait vivre ce lieu.

Je suis attaché à cette maison et aux principes qui s’y développent – gratuité, échanges, rencontres, ouverture à tous, et refuse qu’elle soit sacrifiée aux intérêts financiers d’une société immobilière qui n’a par ailleurs toujours aucun projet sur ce lieu.

Je suis donc et resterai solidaire avec les démarches visant à prolonger cette expérience et je souhaite que tout soit mis en oeuvre pour que le collectif CAT puisse avoir la jouissance de cette place aussi longtemps que possible.

En espérant que cette lettre trouve écho favorable auprès de vous, veuillez agréer madame, monsieur l’expression de mes meilleurs sentiments.

NOM :

Prénom :

Profession :

Signature :

À l’attention de :

La Mairie du 8ème arrondissement de Marseille, 125 rue Commandant Roland, 13008 Marseille

La Préfecture de Police des Bdr, Place Félix Baret, 13006 Marseille

La Société immobilière de la Rue Impériale de Lyon, 12 rue de République, 13002 Marseille

cat


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Parution de BangBang 8

BangBang, le seul fanzine qui vous offre la légende, version 8, est sorti. C’est un zine anarcho-gay tout à fait fabuleux.

Il est dispo contre quelques timbres français ou suisses ou des tunes ou ce que tu veux à cette adresse :

BangBang – 6, chemin galiffe – ch 1201 genève – suisse

Le dossier de ce numéro de BangBang c’est “Je lutte. Comment? pourquoi? avec qui?”; ça parle un peu, beaucoup, passionnément, de squats.

Dans “Y’a-t-il une vie avant la révolution?”, El Commandante Ernesta CHErieguevarra évoque entre autres “les squatteureuses” et se questionne sur la pertinence de “résister pour sauvegarder des squats anti-enculés”, “c’est aussi résister à mon moi-enculé” déplore-t-ille… “Oui. Refaire le monde avec un anti-enculé c’est détruire le mien”.

Suivent Nuttella de Lirio et Brigitte Quattro avec une rétrospective post-mortem sur le squat lesbien & gay “Chez Brigitte” expulsé l’automne dernier et qui a tenu huit ans dans un quartier populaire de Genève.

Dans une interview menée par Olga Zmick, Martina N. revient sur son expérience au sein du Labo_à_freakks, squat queer de (saint-)Etienne qui n’existe plus depuis plusieurs semaines maintenant.

Plus loin, un peu après le dossier “Je lutte”, Traviesa revient sur ses impressions après être passée au nouveau squat queer de Londres, le 0815 Plush Zentrale.

Gigi, fameuse rédactrice de Star (vous vous souvenez ? le zine de celles et ceux qui veulent toucher les étoiles !), évoque dans une interview le machisme et la gayphobie/lesbophobie dans les squats: “Toujours les mêmes critiques que je trouvais superficielles de cette-société-dégueulasse, mais humaine. Le Pen y était toujours un “enculé” (apparemment il l’est toujours d’ailleurs, dans les groupes antifafs), les capitalistes et les propriétaires des méchants monstres horribles, etc. Par contre, entre nous, chez les squatteurs, les anarkochoses, tout allait bien. Les mecs étaient de vraies pines, avaient des cervelles qui trempaient dans le jus de couilles, parlaient plus fort que les autres, se battaient comme des abrutis, faisaient encore mieux les beaux que leur chien, mais tout allait vraiment bien. En plus, ils étaient tous hétérosexuels… Ce qui normalisait bien des choses, et évitait tout excès de batifolages”.

Présentation aussi du Sissy’s, premier squat pédé du troisième millénaire, à Toulouse.

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