Grenoble : Soirée de soutien aux inculpé-e-s du 7 juin, au Chapitonom

Le 2 avril 2004

Soirée de soutien contre la répression

Entrée prix libre

A partir de 19h30 resto vegan avec la cuisine ambulante (prix libre), bar bio, zone de gratuité, infokiosque, tables de presse.

Musique electro-punke-disco +FUZZKHAN en live (scratchK7)

> Au chapitonôme, 4 traverse des 400 couverts, 38000 Grenoble, Fr.

Renseignements : 04 76 01 85 24

>> Cette soirée est en soutien aux 7 personnes qui passeront en procès le 7 juin 2004.

Elles et ils sont inculpé-e-s d’ “organisation d’une manifestation illégale” pour avoir participé à un rassemblement devant la préfecture afin de protester contre l’expulsion du squat “la Flibustière” et contre toutes les expulsions. Ce rassemblement avait donné lieu, une fois de plus, à des violences policières et à la répression judiciaire.

Solidarité et résistance !

[+ d'infos sur http://www.inventati.org/nebuleuse]

Valdenberg

Limoges : Répression contre le DéDAL


  Limoges : Répression contre le DéDAL


Suite à l’occupation du Squathédrale, rue Porte Panet à Limoges, la répression frappe plusieurs militants du DEDAL (collectif de défense du droit au logement. La semaine dernière la police a procédé à deux auditions, avec une interpellation au domicile et une perquisition. Cette procédure fait suite à la plainte de la mairie de Limoges. Un des militants du DEDAL a été inculpé de destruction de bien public, en l’occurrence les parpaings qui muraient la maison en question. Il passera en procès début juillet [2004].

On ne sait pas si la procédure est close. En effet, les flics essaient d’identifier “un couple” qui aurait donné les premiers coups de masse. Par ailleurs, dans le torchon municipal qui vient de paraître, le maire Alain Rodet nous refait le coup du “bruits et des odeurs” de Chirac : “Peut-on décemment admettre et même favoriser l’occupation illégale de logements insalubres et promis à la démolition, quand on sait le danger de ces zones de non droit : violences, incendies, proxénétisme, trafic de drogue?”. Ces lignes n’ont pas été écrites par un politicien de l’UMP draguant des voix du FN mais par le leader maximo d’une coalition PS-PC-Verts-ADS.

La réponse à tout ça, c’est de faire vivre ce nouveau lieu, de le relier à l’ensemble de la lutte qui a commencé voici tout juste deux ans et à l’autre squat soutenu par le DEDAL, le “219″, menacé d’expulsion depuis le jugement du TGI de Limoges. Depuis quinze jours le Squathédrale vit une certaine ébulition. Les AG sont bouillonantes avec la participation de beaucoup de monde. Des ateliers se sont mis en place. C’est là qu’à présent AC! Limoges tient ses permanences et que sa chorale répète. Il faut dire que cette maison du 17ème siècle est en excellent état. La mairie veut la démolir dans le cadre de la restructuration du quartier de l’évéché mais les habitants du quartier ne voient pas d’un bon oeil ce projet de démolition. L’association du quartier a déjà invité les squatters à venir se présenter et discuter lors de sa dernière AG.

C.


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Toulouse : Le procès en référé du CSOA est repoussé au 22 avril


  Toulouse : Le procès en référé du CSOA est repoussé au 22 avril


Référé de l’asso “centre social ouvert autogéré…

L’avocat de la partie adverse a les nerfs.

ASSEZ DE LA POLITIQUE

NOUS VOULONS LA JUSTICE ! ! !

Le procès en référé de l’association CSOA a été différé au 22 AVRIL prochain. Et la “mairie” prise en flagrant délit de mensonge, au sujet du commencement des travaux de rénovation des bâtiments pour la maison de l’occitanie et la calendretta. Ceux-là apparemment pouvaient rester encore longtemps dans leurs préfabriqués. En ce qui concerne l’école occitane, dans une lettre adressé aux habitant-e-s de la Dalbade, Douste informe que les travaux débuteront en novembre 2004 ; l’avocat indique que les travaux seront entrepris dès début juillet… Le budget débloqué n’est pas non plus suffisant, l’avocat s’embrouille et le juge fronce les sourcils. Différé au 22 avril prochain, ce qui nous fait 3 semaines supplémentaires pour nous installer et nous conforter dans nos statuts.

L’avocate de l’association CSOA a plaidé sur l’utilité et la nécessité des projets d’action sociale portés par le CSOA à Toulouse.

La déresponsabilisation civile de la personne assignée en référé en tant qu’occupant principal sans droit ni titre du 5 pont de Tounis est en bonne voie. Celui-ci n’étant plus sur les lieux depuis le 12 mars, ni membre de l’association.

PS: A LOS PIBES SEULE LA LUTTE PAYE ET PAYERA ENCORE. MIL BESOS…

Vanzetti


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Barcelone : Des nouvelles fraîches


  Barcelone : Des nouvelles fraîches


Ali Bey reste occupée, maison d’habitation occupée depuis deux ans. Apres la deuxième date finalememnt annulèe, nouvelle date pour le 7 avril 2004.

La Hamsa : c’était ce matin [lundi 29 mars 2004], plus de 200 personnes ont salué la seule présence policière avec moult sifflets et slogans, un hélicoptère vers 10h. Ce fut tout. La Hamsa reste a Sants (juste pour info, la Hamsa a fêté la semaine dernière son huitième anniversaire).

Monstru, centre social de Gracia, a une date pour le 15 avril.

Manifs avant le 15 avril et rassemblement de solidarité pour le 15 au matin.

Une victoire ???

Le trou de la honte ou Forat de la Vergonya, a trouvé une solution provisoire : apres deux années de lutte pour ce terrain vague, la mairie a concédé un partie du terrain aux habitantEs du quartier pour qu’illes le gèrent comme illes l’entendent. Chaque vendredi matin a lieu un ptit déj’ et une matinée jardinière pour planter arbres et arbustes ainsi qu’un jardin vivrier. Mais cette victoire est provisoire, rappelons le.

Des mauvaises histoires :

A Gracia, il y a deux semaines, un squat a été attaqué par des mercenaires à la solde du proprio : en pleine journée trois personnes cagoulées sont entrées par une fenêtre et ont séquestré les habitantEs, puis des ouvriers sont entrés pour tout casser : murs, lavabos, toits… Finalement une petite foule prévenue par les voisinEs s’est rassemblée ainsi que la police qui a évité le lynchage des cagoulés, et les a placés en detention. Les habitantEs restent dans la maison et portent plainte !!!

Fist


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Bruxelles : Après-midi de créativité le 31 mars au Popelilu


  Bruxelles : Après-midi de créativité le 31 mars au Popelilu


Bonjour les copines, salut les copains, ce mercredi [31 mars 2004] au skouate “LE POPELILU” Chaussée de Wavre, 1069 (près du Kultuurcaffee, vub, métro Hankar, tram 23-90), on organise une après-midi créative consacrée à notre nouveau fanzine qui relatera sous toutes les formes les aventures de la maison.

Venez participer comme vous le souhaitez (dessins, textes, photos et que sais-je encore…). N’oubliez pas votre pot de colle, ciseaux, papier, stifs, crayons,et tout ce que vous espériez trouvé sur place ! Début : 14h00. Nous tenons également à vous signaler une réunion (le même jour au même endroit) de préparation à la réalisation d’un “char transgresse queer grrlz anarcho tapiole contre la banalité et toutes les lassitudes et pour toutes les diversités du merveilleux et de l’étrange” pour la Lesbien Gay Transgenre Pride du 25 mai. Si vous avez du matos de déco chez vous, apportez-le (comme des banderolles, de la peinture, du tissu, etc…).

Pour la tune, le char (qu’on cherche toujours !), la sono (on veut faire du bruit !) et le bon déroulement de la journée, il faudra trouver des solutions et donc toutes vos idées sont les bienvenues. Nous cherchons toujours un lieu pour organiser une fête ce soir-là dans le centre ville avec concerts, performances, etc… Avis aux Artistes. Début de la réunion : 18h00 A mercedi.

Popelilu, Le Klub Radikale, Grabuge, Roméo et Julien, Bonhommet et Tilapin, Gribouillage et Bidibulle…


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Toulouse : Des news du Centre Social Ouvert et Autogéré


  Toulouse : Des news du Centre Social Ouvert et Autogéré


Les derniéres actus du centre social ouvert et autogéré. Y’a peu de chance qu’on détronne les rois des con-nes.

Ce week end, ce lundi et ce mardi, le CSOA occupe et s’occupe. Toutes et tous vous êtes convié-es à participer à ses heures d’occupations. Elles nous permettent de nous organiser, de se connaitre, d’avoir des idées et d’en réaliser. Nous esperons quelles seront nombreuses.

Commencons par le début : ce samedi 27 mars, les fourmis s’activent dans tous les coins. Y’en a qui sculptent le totem ; d’autres qui font de l’acrobatie au 1er, la bouffe et tout ce qui va avec, l’organisation des poubelles, la fabrication de bougeoir, un tournoi de tarot, de la musique. Décor : la cour et le soleil. J’en passe et des meilleurs. Bon tout ca pour dire que si vous venez avec un peu de bonne volonté et des idées, il y aura de quoi faire. Ce soir c’est pareil, vers l’heure de l’apéro, venez vous et vos bouteilles (les verres sont fournis) et si les musicos sont là on pourra occuper en s’occupant drôlement.

Dimanche, c’est pareil avec goûter dansant et inoguration du totem et AG à 19h… lundi : débat sur l’autogestion et l’ouverture de squat et leurs occupations ainsi que d’autres choses. et mardi c’est le procés avec peut-être un expulsion musclée à la clef. A nous de nous organiser.

Il est important de voir comment s’organise le csoa car il est plus que souhaitable que chacun-e prenne part à son fonctionnement. Le cahier de compte rendu d’ag, le journal de bord, le programme des activités, le cahier de coordination (planning des salles, réunions des commissions, toutes bonnes infos…) sont disponnible à l’accueil. Les permanent-es temporaires, les référent-es temporaires des commissions sont à consulter pour tous renseignements du ressort de son mandat. On essaye que l’autogestion se donne les moyens d’exister et qu’elle soit effective au csoa. Il est important que toutes nos énergies trouvent leurs place. Cimer

Le csoa est ouvert de 10h à 22h.

Par contre seul les adhérent-es actifs-ives de l’assoc pourront dormir sur place (décision de l’ag du 25-03-04) Soyons banal : attention au bruit dans la cour ;

Amenez, svp, des choses utiles et bonnes (et si en passant dans la rue vous voyez des objets intéressants ou si vous en avez chez vous qui ne servent à rien, c’est la même.). Soyons banal : attention au bruit dans la cour.

A bientôt et seule la lutte paye.

Vanzetti


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Yverdon, Suisse : Ouverture d’un nouveau squat le 20 mars 2004

Alors que les occupants du squat de l’Av. Clendy 17 doivent quitter les lieux d’ici au 31 mars, une nouvelle maison a été occupée le samedi 20 mars 2004 à Yverdon. Située au sud de la ville (au-delà de l’autoroute), au milieu des champs et propriété des frères Stoll – les plus gros maraîchers de la région – la maison était abandonnée depuis plusieurs années. Quasi toutes les vitres étaient cassées et toutes les portes ouvertes. [la suite...]

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Grenoble : La fac est de nouveau occupée

T’okupation de la Fac Grenobloise

On occupe, On s’occupe, On s’en occupe ? Depuis hier [22 mars 2004], occupation sans droit ni titre, rêveusolutionnaire et d’une durée indéterminée de la fac de Grenoble. Viens planter ta tente, qu’importe ton statut (ça n’existe pas).

La Fac Grenobloise est occupée (poil à la CGT)

On occupe… On s’occupe… On s’en occupe ?
[la suite...]

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Montréal : Journée d’action contre Charest le 14 avril 2004


  Montréal : Journée d’action contre Charest le 14 avril 2004


Ca fera un an, le 14 avril, que les libéraux de Jean Charest sont arrivés au pouvoir et qu’ils travaillent de façon acharnée pour nous faire avaler la pilule de la réingénierie de l’État. Comme si on en avait pas assez d’être priSEs à la gorge avec des salaires minables, des jobs précaires, de l’aide sociale insuffisante et des loyers trop chers, le gouvernement libéral s’est donné comme mission de nous appauvrir encore plus. Pour cela, il a adopté, en coup de force, plusieurs lois qui vont changer radicalement les programmes sociaux et les conditions de travail au Québec.

Dans le fond, la bande à Charest démontre plus que jamais la volonté des gouvernements de plaire à leurs copains de l’élite financière. Ces rapaces vont profiter des baisses d’impôts et vont se remplir les poches avec la privatisation éventuelle des services publics, les attaques contre les syndiquéEs et les multiples subventions aux entreprises.

C’est nous qui allons payer la note avec les augmentations des tarifs de l’électricité, du transport en commun, des garderies, des frais de scolarité, et on en passe … MAIS ON EN A ASSEZ DE SE FAIRE VOLER ! Déjà trop d’entre nous sommes forcéEs de choisir entre se nourrir et payer le loyer ; vivent et travaillent au noir dans la peur d’être déportéEs ; se font couper leur chèque d’aide sociale s’ils ou elles refusent une mauvaise job ; se font tabasser par la police parce qu’elles ou ils travaillent et dorment dans la rue. Le gouvernement Charest accélère la cadence, mais notre misère est depuis longtemps causée par les gouvernements de bandits qui travaillent pour et avec les riches, et c’est ça qu’il faut arrêter ; le vol des pauvres au profit des riches.

Nous saluons la levée de bouclier syndicale et communautaire qui s’organise pour dénoncer les coupures de Charest le 14 avril prochain, mais nous croyons aussi qu’il faut lutter côte à côte avec celles et ceux qui seront les plus touchéEs : les pauvres, les sans-emploi et les sans-abris. Ce 14 avril, celles et ceux qui ont été frappéEs le plus fort par les politiques de Charest iront confronter ceux qui en profitent.

C’est donc un rendez-vous, le 14 avril 2004, au Square Phillips (coin Ste-Catherine et Union) à 16h30 PILE !

CLAC logement – 18 mars 2004 – Montréal

CLAC logement


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Limoges : Ouverture d’un nouveau squat (le Squathédrale”)


  Limoges : Ouverture d’un nouveau squat (le Squathédrale”)


Salut,

A l’issue de la manifestation du 15 mars 2004 (organisé par le DéDAL), une trentaine de personnes de personnes ont investi une maison murée au 42 rue Porte-Panet. Ce nouveau squat, baptisé “squathédrale” fait face à la cathédrale locale.

A 7h00, ce matin (mardi 16 mars), deux uniformes PN sont venus photographier l’érosion accélérée des parpaings murant la porte d’entrée (encore un coup des masses “laborieuses”). Nous sommes toujours menacés d’une expulsion policière, hors procédure judiciaire (délai policier des 48 heures). Le risque possible d’une expulsion imminente ne nous empêche de construire dès maintenant des projets.

Ce soir, nous organisons un repas de quartier dans la merveilleuse demeure, à partir de 19h.

Cette nouvelle occupation inaugure une nouvelle perspective. La production commune de multiples activités, l’élaboration collectif de projets, des agirs autonomes… autour de la réappropriation de l’espace, du temps, de soi, …

C’est pour l’heure du charabia : work in progress !

Xavier


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Toulouse : Ouverture d’un nouveau squat

Un nouveau squat c’est créé a toulouse ! Il se trouve dans l’Ancienne Ecole, quartier du Pont Neuf, près de l’église de la Dalbade.

Hier a eu lieu l’ouverture officielle du lieu, 50 personnes au RDV pour organiser la journée, depoussierage, rangement, canalisations d’eau, et fils electriques, etc.

Durant la journée ont dû passer 100 personnes pour participer/visiter, surtout que tout le systeme electrique a été enlevé et tout les canalisations d’eau et de gaz coupés, sauf dans 2 parties du lieu. Certains sont allé aux differentes manifs de la journée pour annoncer l’ouverture pour annoncer une soirée d’ouverture avec musique acoustique. Differentes commissions se sont montés, etc. [la suite...]

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Limoges : News du 219 et activités prévues pour les 13 et 15 mars 2004


  Limoges : News du 219 et activités prévues pour les 13 et 15 mùars 2004


Salut,

Le squat du 219 est aujourd’hui sous la menace d’une expulsion. Le TGI a rendu son ordonnance le 5 mars. Seule consolation : le juge nous accorde un délai de 2 mois. La pelleteuse municipale devra donc patienter avant de raser l’immeuble.

Le collectif de défense du droit au logement est résolu à continuer à gagner du temps, tant que la situation générale du logement reste en l’état. Gagner du délai, c’est aussi se réapproprier partiellement du temps pour agir, agiter, secouer, les travailler, etc.

On organise une fête le week end prochain, et une manifestation, voici le menu :

*** Samedi 13 mars

16h, débat “expériences de squat et droit au logement”. Deux vidéos très courtes accompagneront les échanges. Ce débat s’inscrit aussi dans le cadre du plateau tournant (organisé par les intermittents ce week-end), histoire d’élargir et d’enrichir les rencontres.

19h, apéro (offert, c’est bonard) pour les assoifés de droits

21h, concert de soutien (gratos, re-bonard!) avec L’art scène (rock français), Lirbancal (chanson rock), Come krah in (punk mélodique ?!)

*** Lundi 15 mars

Etudes urbanistiques et travaux pratiques à Limoges rendez-vous à 18h devant la Mairie

Xavier


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Grenoble : Les GolgothEs s’assoient sur les assises

Les GolgothEs s’assoient sur les Assises

« On évoque le droit au logement, mais c’est un faux débat. Pourtant le droit au logement est un droit fondamental [...] En droit positif, dans notre droit français, cela constitue une violation du droit à la propriété ». Ce sont à peu près les termes de Maître Dünner. Il parle de squat. Ça se passe en janvier 2004. Maître Dünner est alors l’avocat qui défend un propriétaire. Celui-ci s’appelle Alain Ogier. Alain Ogier fit assigner en justice les habitantEs de Golgoth-a-XXX dès novembre 2003, c’est-à-dire dès qu’il apprit que les méchantEs GolgothEs occupaient la maison dont il est l’un des propriétaires en indivision et que lui et ses copropriétaires laissaient vide et inutilisée depuis près de deux ans. Rassurez-vous, les expropriateureuses, dans l’histoire, n’ont même pas eu besoin de mettre touTEs ces propriétaires à la rue puisque ces dernierEs en possèdent d’autres qui leur servent aisément de maisons d’habitation… Faut-il dire qu’à l’issu de ce procès, le juge tendit plutôt l’oreille aux cris plaintifs de la propriété privée qui voyait sa sacro-sainteté remise en cause de nouveau par des robots peu « recommandables »? Non seulement l’expulsion fut prononcée, mais la menace était tellement grande que le juge refusa d’accorder le moindre délai, pas même ce gadget qui permet à l’ordre moral de se donner bonne conscience et qui s’appelle « trêve d’hiver ».

La bonne conscience donc… C’est ce petit truc qui permet au système étatique de jouer sur deux facettes… Il va réprimer celleux qui ne se soumettent pas à ses normes oppressantes… Mais en même temps, il va développer tout un arsenal d’outils qui vont lui donner un visage généreux… On peut appeler ça l’humanisme, et c’est d’un bon vieux relent religieux tout ça. Et l’humanisme se donne souvent en spectacle car il faut bien consolider les structures du système via des médiums prégnants. L’un des plus flagrants qu’on ait pu voir sur Grenoble et alentours ces derniers temps, ce sont les Assises Sociales du Logement en Isère. Les institutions étatiques font plaisir et se font plaisir… Elles invitent associations institutionnelles, collectifs subventionnés, assistantes sociales, architectes ou autres experts en gestion de nos espaces et de nos vies. Elles s’invitent quoi. Alors, le but c’est de reconnaître qu’il y a des problèmes de logements. Oui, il y a des gens à la rue alors qu’il y a davantage de maisons vides… Oui, il y a des gens qui vivent dans des lieux insalubres… Mais en même temps, on se fait plaiz parce qu’on s’autocongratule… C’est la fête du logement social. Le logement social ne cesse d’avancer. On fêterait même son centenaire cette année si on en croit l’exposition qui accompagne ces Assises Sociales. Récemment, elle était posée dans le quartier populaire de la Villeneuve à Grenoble. Son titre exact : « Un siècle d’habitat social. Les chemins de la solidarité ». L’ambition est de traiter de la question du logement à Grenoble et en France en des termes élogieux… Si vous voulez voir à quoi ressemble une exposition de propagande démocratique, passez au 97 galerie de l’Arlequin. Peut-être qu’elle y est encore. Vous verrez que l’expo trace l’histoire de ces aventuriers de l’urbanisme, de ces grands bâtisseurs d’entreprises sociales… Tout ça c’est de l’engouement jusqu’au cou. Mais attention, on est en démocratie et on cultive aussi l’esprit critique ; alors on fait place aux couacs, on évoque des luttes et que comment l’Etat a été à leur chevet en prenant en compte ce qu’elles réclamaient. Evidemment on évoque « l’abbé Pierre et l’hiver 54 », tout un mythe barbu et barbant. Mais aussi des locataires qui « s’organisent » [sic] dans les années 1910 contre les expulsions locatives… Mais tout ça est déjà loin parce qu’on nous montre des photos de taudis d’époque qui nous font dire qu’aujourd’hui dieu merci ça n’existe plus. Car il n’y a pas de photos de taudis pour les périodes plus actuelles. Aujourd’hui on ne verrait plus de photos de personnes faisant la queue à une fontaine publique pour remplir des jerricans d’eau. Tout le monde a l’eau. L’électricité aussi. Bon il y a les personnes à qui on a coupé tous ces fluides parce qu’elles n’étaient pas assez « solvables ». Du coup elles s’éclairent à la bougie et se chauffent avec du chauffage d’appoint avec tous les risques que ça encourt. Au fait, GEG (Gaz Electricité de Grenoble, société locale distributrice de ces dits fluides et très liée à ladite mairie) a pour habitude de refuser de donner un contrat d’abonnement aux squats qui en font la demande sous prétexte que les propriétaires ne seraient pas contentEs.

Toujours dans l’exposition, on évoque mai 68. C’est marrant. Alors c’est sous ces termes :

Le titre : « Sous les pavés, de nouvelles attentes »… Ça sent la récupération à plein nez : les perspectives révolutionnaires de 68 (d’ailleurs et d’aujourd’hui) critiquent l’attentisme… parce que justement on a rien à attendre de ce qui nous oppresse… Or, les voici réduites à des « attentes », pas de chance. Mais le pire reste à venir car à la suite de ce titre est collé un extrait de la Charte de la Sorbonne, et ce n’est pas innocent :

« Etudiants, travailleurs, nous refusons la société de consommation. Nous avons tort. Tout le monde doit consommer et produire pour que tout le monde, au bout du compte, puisse consommer ce qu’il produit. Production et consommation ne doivent plus être séparées par les pièges distributifs : l’ensemble des travailleurs ne peut consommer que ce que l’ensemble des travailleurs produit. L’ensemble des travailleurs doit choisir ce qu’il veut consommer pour savoir ce qu’il doit produire ».

Comme tout extrait, extrait de son contexte dialectique, c’est la porte ouverte aux interprétations les plus antagonistes. La dernière phrase, prise en dehors d’une critique radicale de la société capitaliste, peut sonner comme un refrain d’économie libérale (c’est la logique de la libre demande à laquelle va venir répondre la subtile offre tout aussi libre dans un monde où la liberté s’achète). Autour de ce texte sont posées cinq photos de grands ensembles. Ces photos reflètent un peu le tableau qui se trouve à côté et qui s’intitule “La maison individuelle pour tous”. Dans ce tableau, il y a des photos de banlieues pavillonaires des années 70. Il y en a même une où Georges Pompidou (président de la république française entre 1969 et 1974) s’amuse à tourner un robinet dans une de ces maisons. Les images du bonheur. Et à côté, des commentaires disent qu’en gros, jusqu’en 1965, il n’y a eu que des “logements collectifs” de construits “alors que, selon les sondages, 65 à 82% des Français souhaitent une maison traditionnelle” et que “après les Villagexpos, le concours lancé par le Ministre Albin Chalandon en 1969 marquera le nouveau départ d’un urbanisme beaucoup mieux adapté aux conditions de vie de l’homme moderne”. Voilà, les attentes des révolutionnaires de 68 sont comblées maintenant tout le monde rentre chez soi.

Mais ce n’est pas tout, on va bien parler des squats un moment donné dans cette exposition… Gagné. Il y a même tout un tableau. Il s’intitule « Squatters et Castors : Agir d’abord! »… Mais voilà c’est encore renvoyé à des époques lointaines parce que ça évoque un mouvement des années 1950 : « Dès 1945, des militants des mouvements familiaux [ça sonne bizarrement chrétien ça, mais bon passons] se lancent dans des actions de squattage. Parmi eux, une véritable héroïne, l’angevine Christine Bisset [il faut toujours des héros, ça fait parti du romantisme révolutionnaire, non?]. En 10 ans, elle fera reloger 800 familles! Sa révolte se double de sa confiance dans le dynamisme de forces populaires : partisane de l’auto-construction, elle sera fondatrice, en 1950, de la Société des Castors angevins. Avec elle, le Mouvement Castors prend son élan : échange de compétences, apport travail [sic], temps pris sur les loisirs, permettront à des milliers de familles de construire leur chez soi ».

A première vue ça a l’air chouette tout ça… ça ressemble beaucoup aux principes d’autogestion prônés par les squats anarchistes… Mais un texte plus loin va vite nous refroidir… C’est un article paru dans Ouest-France qui parle de l’inauguration de la Cité des Abeilles en juillet 1954, cité construite par le mouvement Castors près de Quimper. On apprend que cette inauguration fut faite suivant des pompes très officielles : une messe solennelle fut donnée en présence de l’évêque de Quimper ainsi que du préfet et du président du Conseil Général du Finistère héhé. On n’a pas trop de mal à imaginer que cette inauguration fut l’occasion d’une grand-messe libérale ; on a dû faire sans problème la promotion des initiatives responsables et citoyennes qui en plus se passent (totalement) de subventions : l’Etat en sort plus fortifié dans son estime et dans ses caisses… Encore un exemple de pseudo-contestation que le pouvoir s’empresse de récupérer. Pseudo-contestation parce qu’elle reste dans les cadres dans lesquels elle veut bien qu’on l’enferme…

Récemment, durant un forum des Assises Sociales du Logement à Grenoble, une personne a interpellé le maire Destot sur le fait qu’il était en train de parler de politique sociale en terme de logement et d’urbanisme et qu’en même temps, il n’hésitait pas à appeler les flics pour expulser des squatteureuses ou les occupantEs d’un parc qui s’opposent à sa destruction . Cette personne a été éconduite par un gentil citoyen qui portait un badge “un toit c’est un droit” en disant qu’il fallait respecter ses invités. Il avouait implicitement que cette personne un peu contestataire n’était pas la bienvenue. C’est drôle .

Ce qui est drôle aussi c’est lorsque l’argument du logement social sert à créer des antagonismes entre les “pauvres”… Pour expulser un squat , les institutions vont user de bien des arguments aux sentiments bienveillants comme « la sécurité » du lieu (en se réfugiant derrière des experts dont on ne voit jamais les études) ou un projet imminent de construction de logements sociaux à la place des locaux occupés… La mairie communiste de (Saint-)Martin-d’Hères (SMH) avait compris cela. C’est ce qu’elle avançait pour justifier l’expulsion du squat La Charade en juin 2003 Le squat bloquait soi-disant la construction urgente de 58 logements privés et publics ; sauf que l’urgence n’était apparue que depuis l’occupation et pas pendant la quelque décennie d’abandon du bâtiment . Huit mois après, le bâtiment est toujours muré et l’imminence du projet n’est plus d’actualité… La mairie de SMH avait d’ailleurs utilisé bien d’autres arguments dignes du zèle sarkozien (ses flics municipaux essayèrent au tout début d’expulser les habitantEs de la Charade manu militari sans autre forme de procès) ou de la rhétorique lepéniste (les pontes de la mairie sortaient parfois aux habitantEs de la Charade des phrases du style : “Vous n’êtes même pas Martinérois”). Au final dans l’histoire c’est bien la police sarkozienne qui est venue expulsée à la demande des communistes (ouais enfin, la police sarkozienne, ce n’est rien d’autre que la police républicaine). Mais est-ce que les communistes bureaucrates nous étonnnent encore par tant de contradictions accumulées au fil de l’histoire.

En parlant de contradictions, de PCF et de SMH : le 28 février 2004 eut lieu à Grenoble une manifestation bien rampante “contre le chômage et la précarité”. Le dénommé José Arias, premier adjoint à la mairie de SMH, paradait lui aussi. Il fut malencontreusement interpelé par un ancien habitant de la Charade qui lui fit remarquer la contradiction dans laquelle il était, à savoir qu’il manifestait contre “la précarité” (notion d’un creux très humaniste) et qu’en même temps il avait fait expulser des gens qu’on désigne sous le vocable de “précaires”. Alors pour se défendre, José Arias lui répondit que ça faisait 30 ans qu’il allait à cette manif et “que vous étiez où, vous, monsieur il y a trente ans?” (Monsieur est plus âgé et donc connaît la science infuse). “Et bien je n’étais pas né” et que 30 ans de manifs ramplanplantes ça a permis de garder un peu plus la paix sociale en montrant comment les manifestantEs étaient de bien gentilLEs citoyenNEs. Merci … Et que durant ces 30 ans, il a fait bien des coups tordus, comme faire prélever directement la somme de 200 euros sur le compte d’un ancien habitant de la Charade qui s’était fait interpeler par la police lors d’un collage sur SMH. 200 euros, c’est à peu près la moitié du revenu mensuel pour un “précaire” comme cette personne qui était RMIste.

Dans tout ça, le squat dans des perspectives de révolution quotidienne est une brèche faite dans les mailles quadrillées du système étatique, lequel est au service de bien d’autres dominations (capitaliste, patriarcale, raciste…). Pour les minorités sociales, il est une réponse immédiate à la question de la nécessité de se loger, question dont s’emparent les organismes humanistes liés plus ou moins directement à l’Etat. Celles-ci réduisent des réalités et des volontés sociales sous un registre de miséricordieubonseries (pauvreté, précarité…). Un des buts de ce discours creux est de masquer les luttes sociales. Selon ce discours, les minorités n’ont pas à s’organiser pour sortir de leur situation d’opprimées ; on ne leur laisse comme grille de sortie que la plainte et l’objectif de ressembler aux dominantEs. Le squat ne revendique pas. Il négocie encore moins. Le squat prend. Le squat est une prise en main de nos quotidiens à travers une mise en place de principes d’autogestion et de rapports non-hiérarchisés entre les individus. Le squat est une prise en main de nos quotidiens à travers une contestation générale des structures qui nous briment à coup d’experts en gestion de nos espaces et de nos temps. On ne veut pas de vos logements sociaux. Ils sont autant de prisons quotidiennes. On ne veut pas de vos murs et de vos plafonds standardisés. Ils sont la création carcérale de vos architectes qui veulent enfermer nos créativités. On ne veut pas de votre travail. Il sert à payer le loyer qui nous enferment. On ne veut pas de vos spectacles et de vos divertissements. Ils sont des masques qui créent l’illusion de se sentir bien dans sa prison. On ne veut pas de vos drogues et de vos psychotropes. Elles nous enfument et enrobent nos chaînes sous un épais masque de fumée. Lorsque vous ne pouvez pas nous enfermer dans vos prisons locatives, vous nous enfermez dans vos prisons explicites. On ne veut pas de votre société parce que votre société est une immense prison. C’est pour ça qu’on veut la détruire, parole de Golgoth.

Grenoble, 04-03-2004

Un Golgoth parmi les millions de GolgothEs

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Lausanne : Manif contre la crise du logement, la spéculation et les expulsions


  Lausanne : Manif contre la crise du logement, la spéculation et les expulsions


SAMEDI 27 MARS 2004

MANIF contre la CRISE du LOGEMENT, la SPéCULATION et les EXPULSIONs.

14h00, place de la Palud.

– Un logement décent pour tout-e-s!

– Sortons le logement du marché!

– Les maisons à celles et ceux qui les habitent!

La crise du logement s’empire sans cesse à Lausanne depuis quelques années (on considère qu’il y a pénurie en dessous de 1,5% de logements vacants et nous en sommes à 0,2% !). La pénurie permet aux gérances d’écarter systématiquement les candidat-e-s à faible revenu, précaires ou hors-norme. Quant aux autres, ils consacrent environ un tiers de leur revenu à leur loyer, qui sont parmi les plus chers d’Europe.

La crise touche tout le monde, sauf les grandes gérances de la place qui claironnent dans la presse leurs excellents résultats. Dans un tel contexte, comment espérer l’application du droit au logement récemment entré dans la nouvelle Constitution vaudoise?

Les quelques nouveaux complexes de subventionnés ne suffisent de loin pas à résorber la pénurie. Pendant ce temps, les autorités continuent à cautionner les logements de luxe, et les locataires en difficultés ou les squatters/euses sont expulsé-e-s par la force. La répression ne résoudra pas les problèmes sociaux et ne saurait constituer une réponse à la recherche d’un autre mode de vie et d’habitation.

Toutes les personnes n’étant pas en mesure de déposer une garantie de loyer, ayant un jour été en poursuites, n’ayant pas de contrat de travail fixe avec un salaire suffisant, n’ayant pas de titre de séjours valable ainsi que toute personne se trouvant au chômage, au RMR ou à l’aide sociale (ASV) verront leur accès à un logement fortement bouché si ce n’est complètement obstrué.

Plus qu’un droit, le logement est une besoin fondamental pour chacun-e, et ne devrait pas être une source de profit.

Stop

– aux loyers abusifs et à la spéculation

– à la discrimination administrative des gérances

– aux expulsions dan les appartements comme dans les squats

– à la disparition des lieux conviviaux, culturels et alternatifs à but non lucratif sous les mégas-projets de supermarchés et parkings

Pour

– la transformation des locaux commerciaux vides en habitations

– la libération des logements du centre-ville actuellement squattés par les études d’avocat, les cabinets médicaux etc., et transfert de ces derniers dans les surfaces commerciales pléthoriques

– la baisse générale des loyers par l’indexation au prix réel d’entretien des maisons

– l’encouragement des solutions alternatives (coopératives autogérées, collocations, etc.)

– une réflexion et un engagement politique clair en faveur des besoins sociaux plutôt que du profit d’une minorité

– l’accès au logement pour les personnes sans-papiers, démunies, marginalisées, etc.

– Réquisition par la commune des logements vides et mise à disposition de ces logements.

– Arrêt immédiat des expulsions des personnes non-solvables

– Plus de logements à loyer abordable pour les personnes en formation

Espace Autogéré (Lausanne)


Tours : Manif contre les expulsions de logements le 13 mars 2004

La Rue Meurt : Collectif de Résistance à la Précarité, appelle à manifester le 13 mars à 15h00 place Jean Jaurès à Tours contre les expulsions de logement.

Pour la Rue Meurt,
Alexis

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