Dijon : PS, ravale ta façade, soutien aux squats de partout!

Aujourd’hui vendredi 25 février 2005 à Dijon et comme dans une bonne quinzaine de villes en France, un groupe d’individu-e-s a mené une action, visant spécifiquement le P.S, en soutien aux squats et espaces autogérés en géneral, et aux 400 Couverts en particulier (dédicace aussi à l’Ékluzerie de Rennes fraîchement expulsée).
En effet, à Dijon, à Grenoble, à Rennes, à Lille, à Paris, comme à Nantes et j’en oublie, c’est le PS, qui n’a de socialiste que le nom, qui est au pouvoir et qui, pour citer quelques exemples, ordonne aux flics de gazer les sans-papiers occupant leurs locaux (cf le 9° collectif à Paris), ou d’expulser les différents squats d’habitation et/ou d’activités, petits ilôts repris au pouvoir où des individu-e-s tentent de fabriquer de bric et de broc des modes de vie différents… Alors bien sûr, on est pas étonné-e-s, ce sont des politicien-ne-s et il serait étonnant qu’illes nous laissent le choix de comploter contre eux.
N’empêche. Pour marquer le coup, une banderole géante a été déployée le long d’une façade en chantier, sur un grand échafaudage de la mairie de Dijon, le château des ducs de Bourgogne.
Elle disait : “À Grenoble comme ailleurs, le PS expulse. Soutenons l’espace autogéré des 400 Couverts”, et le but c’était aussi de visibiliser le fait que la répression, c’est pas le privilège de la droite.
Une quinzaine de personnes était en soutien au pied de l’échafaudage, et dans la cour de la mairie, pour calmer les élu-e-s (le maire et sa cour, le 1° adjoint très énervés d’être mis face à leurs contradictions…).
Après 2h d’exposition sur cette place de la Libération très passante, et la distribution d’un millier de tracts (joint ci-dessous), les occupant-e-s de l’échafaudage sont descendu-e-s avec la banderole, puis les soutiens ont formé une chaîne humaine pour éviter que les flics ne les contrôlent et/ou les embarquent.
En effet, les chefs de Dijon s’étaient engagés à contacter la mairie de Grenoble dès notre descente, ce qui fut fait sous nos yeux, et notre communiqué de presse reprenant le tract sera également envoyé à Grenoble depuis la mairie. On nous a aussi promis un rendez-vous téléphonique avec Destot, maire pratiquant à loisir la démocratie “participative” et la répression (remember l’expulsion du Parc Paul Mistral). On verra ce qu’on en fera.
A Dijon, les Tanneries, espace autogéré d’habitation et d’activités depuis 1998, ont pu se maintenir grâce à la mise en place d’un rapport de forces important au terme duquel la mairie avait été contrainte de signer une convention avec ses occupant-e-s. Il nous semblait d’autant plus important de marquer notre solidarité avec les 400 Couverts, aujourd’hui menacés à Grenoble, pour montrer que seule la lutte paie.

Le PS pourra toujours ravaler sa façade “sociale”, nous ne serons jamais dupes.
Le PS expulse, expulsons le PS !!!

Des individu-e-s en colère, nananère.

hop,
une adresse pour quelques photos :
http://www.dioxyde.org/statique/400couverts/

ci-joint le tract: [la suite...]

Montpellier: Action de solidarité avec les 400 couverts…


  Montpellier: Action de solidarité avec les 400 couverts…


Une trentaine de personnes ont investi la Maison de la démocratie à Montpellier aujourd’hui 25 février 2005. Face à la simple demande d’envoyer un fax de soutien aux 400 couverts (squat autogéré plein d’initiatives autonomes que l’on veut expulser) à la mairie de Grenoble, il a été répondu: “C’est pas possible. Si tout le monde se met à envoyer des fax et des machins, c’est l’anarchie”. “C’est du matériel privé. Ici, ce n’est pas public, c’est un service de la mairie”.
L’occupation a donc duré jusqu’à ce que les fonctionnaires et élus de ce jouet médiatique qu’est la Maison de la Démocratie acceptent finalement d’envoyer le fax.
Pendant ce temps, des employés étaient prêts à utiliser la violence pour empêcher l’entrée dans les bureaux (une porte refermée sur une main). A Montpellier comme à Grenoble, villes socialistes, on n’a pas le droit d’utiliser le matériel public (parce que sinon, c’est l’anarchie). Vive l’anarchie!
A noter que dans le même temps, trois appartements laissés vides par les bailleurs sociauxs étaient ouverts dans la cité du Petit Bard. Contre les listes d’attente pour avoir des HLM, le choix de l’auto-attribution est fait…
Ci-dessous, un petit extrait des tracts qui étaient distribués:
« Appel pour une réflexion sur l’utilisation de nos espaces ».
« Notre lieu de vie –en l’occurrence notre ville- est plein d’espaces […] inhabités, vides de vie, pleins de possibles, laissés en pâture à la seule spéculation. Ce sont ces lieux que nous nous devons d’investir, d’habiter, de colorer, nous qui sommes en manque permanent de lieux accueillants, créatifs, gratuits, collectifs, où puissent s’expérimenter des alternatives au conformisme mortifère ambiant. […] A Montpellier […] le rouleau compresseur législatif, policier et judiciaire a fait son œuvre, montrant bien […] la pertinence de ce genre de tentative, car s’il n’était le risque que ce genre de pratiques se répandent, pourquoi cet empresse-ment à les tuer dans l’œuf ? »

Kle


Paris: Compte-rendu d’une action contre les expulsions

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 25 FEVRIER 2005

PARIS – Action de protestation contre les expulsions de squats, à Paris et ailleurs dans la France entière

Aujourd’hui, vendredi 25 février 2005, le hall de la mairie PS du 12e arrondissement a été recouvert de gravats en signe de protestation face à la politique d’expulsion des squats menée par la gauche à Paris et dans de nombreuses autres villes.

En effet, Vendredi 18 février, la mairie du 12e après avoir fait violemment expulser des étudiants et étudiantes qui occupaient depuis une semaine un bâtiment vide au 1, cité Debergue, près de la rue du Rendez-Vous (Metro Picpus), s’est appliquée à détruire l’escalier et l’intérieur du bâtiment pour empêcher toute éventuelle réoccupation. De quelle politique sociale la gauche parle-t’elle, quand on expulse sans discussion et en plein hiver, en toute illégalité des étudiants sans-logis ? La politique « quartiers verts » dont se flatte la Mairie de Paris, est-ce le rasage de bâtiments vides pour planter des arbres et l’expulsion des sans-logis ?

Par cette action, nous comptons aussi mettre en lumière la politique d’expulsion des squats opérée par la gauche municipale dans de nombreuses autres villes de France : le squat de l’Ekluserie expulsé hier à Rennes, plusieurs squats expulsés à Lille, et peut-être à Grenoble, où la municipalité PS menace de démolir le célèbre squat des 400 Couverts. Nous inscrivons notre action dans la campagne d’action nationale pour empêcher sa démolition. Ci-joint le tract de nos amiEs grenobloisEs:

Contre l’expulsion des 400 couverts, pour la construction d’espaces d’expérimentation et d’autonomie

Pourquoi nous nous sentons concerné-e-s par l’avenir de ce squat grenoblois ? “Les 400 couverts”, c’est un lieu concret d’expérimentation de l’autogestion et de modes de vie différents qui est menacé d’expulsion par la mairie socialiste de Grenoble. Dans cette société qui impose ses normes dans tous les domaines de nos vies , il y a peu de place pour ce types d’initiatives autonomes. Partout en France les pouvoirs publics expulsent des squats et imposent des cadres de vie dans lesquelles ces expérimentations sont impossibles à mener. Nous pensons donc qu’il est important, nécessaire et vital de défendre chacun de ces lieux indépendants, chaque fois qu’il le faut. Par cette action, nous voulons aussi rendre visible qu’il existe partout en France des initiatives de ce type, intéressantes et riches, sans cesse mises en danger par les logiques de l’ordre et de la rentabilité. Pourquoi s’organiser collectivement hors des institutions ? Protester contre cette expulsion, c’est revendiquer le pouvoir de choisir nos façons de vivre. Les choix qu’on nous laisse dans ce monde sont des choix de pacotille : acheter un pantalon noir ou un blanc, manger du chocolat volé à des personnes exploitées dans le tiers-monde ou boire un soda fabriqué dans une usine chimique, etc. Qui pense pouvoir influer sur les orientations politiques et sociales de notre société ? Pour sortir de ces systèmes de dépendance et se réapproprier une partie de nos vies, nous pensons qu’il est nécessaire de construire ces lieux d’expérimentations hors des institutions. Comme beaucoup de gens, nous critiquons les injustices et les aberrations du système dans lequel nous vivons. Mais nous pensons qu’il est possible, dès maintenant, de s’organiser pour modifier ces fonctionnements que nous subissons et entretenons à la fois. Nos luttes passent par la construction de mode de vies et d’actes qui nous rendent plus responsables : + essayer d’entretenir des relations basées sur la solidarité et l’entraide, plutôt que sur la compétition et le chacun pour soi + tenter de maîtriser notre alimentation et notre consommation suivant nos besoins + mettre en place des systèmes d’échange, de récupération et de production qui nous permettent de réduire notre dépendance au salariat et aux rapports marchands + tenter de nous organiser collectivement sans hiérarchie en privilégiant la discussion et la prise en compte de chacun-e.

Pourquoi s’attaquer a la gauche ? Nous faisons le constat qu’aujourd’hui, les partis politiques sont avant tout le relais d’un aménagement libéral. Bien sûr, la gauche et notamment le Parti Socialiste gardent, au moins dans le discours, une approche plus sociale des problèmes politiques. Mais sous son masque bienveillant et solidaire, la démocratie sociale applique les mêmes logiques que la droite : un aménagement sécuritaire et aseptisé des villes (vidéosurveillance, arsenal policier, bancs anti-SDF…), des choix budgétaires, de politiques urbanistique et culturelle, liés au prestige et au monumental et, dans le même temps, des expulsions de squat et de locataires en plein hiver, le mépris et la criminalisation des demandeur-euse-s d’asiles et des sans papier-ère-s, etc. C’est dans ce contexte que nous attaquons aujourd’hui le Parti Socialiste parce qu’il porte, au même titre que la droite, des responsabilités concrètes dans de nombreuses expulsions et dans la répression des mouvements sociaux.

Les 400 couverts ? C’est une petite rue dans le centre-ville de Grenoble, squattée depuis plus de trois ans, C’est le domicile d’une vingtaine de personnes, une vie collective quotidienne, un lieu public où se déroulent une multitude d’activités à prix libre (débats, concerts, projections, réunions de différents collectifs…), une bibliothèque alternative, un square et un four à pain autoconstruit pour des repas de quartier conviviaux, ainsi que moult expérimentations pratiques plus ou moins réussies (toit végétal, potager, compost, pharmacie des plantes, informatique libre, etc.). Tous ces espaces, ces activités, ces réflexions ont été réalisés avec les moyens du bord, sans subvention et pratiquement sans argent, hors des circuits marchands et institutionnels. La municipalité de Grenoble, propriétaire, veut expulser et raser la traverse des 400 couverts pour y reconstruire une vaste opération immobilière. L’argument principal pour justifier la disparition de ce lieu est la création de 12 logement sociaux. Expulser des gens qui prennent en main leur habitat pour en reloger à peine plus dans des immeubles standardisés, c’est cette logique bureaucratique qui favorise le contrôle social des habitant-e-s, et planifie l’anéantissement systématique des lieux d’invention et de contestation. Dans une ville qui consacre des millions à la construction d’un stade de foot ou d’une maison de la culture élitiste , ce ne sont pas les squateureuses qui empêchent la mairie d’appliquer son programme social. Nous nous battons pour que cet espace de création, de tentatives, de réflexions, de rencontres et de solidarités continue d’exister .

Pour plus d’informations sur les squats grenoblois :
http://grenoble.indymedia.org
http://grenoble.squat.net
http://inventati.org/nebuleuse/

Si vous voulez protester contre les expulsions : Sur Paris (expulsion cité Debergue) : TEL : 01 44 68 12 12 (mairie du 12ème), 01 44 68 12 64 (Dominique Larrey, Maire-adjoint, délégué à l’urbanisme et à l’habitat, conseiller d’arrondissement), 06 73 87 74 47 (M. Dronneau, de la Direction du Logement et de l’Habitat) par téléphone. FAX : 01 44 68 12 09 (mairie du 12ème) et 01 42 76 54 00 (Cabinet de Jean-Yves Mano, adjoint au logement et habitat ville de Paris)

Sur Grenoble : Hôtel de Ville 11, boulevard Jean Pain BP 1066 38021 Grenoble Cedex 1 Tél. 04 76 76 36 36 Fax 04 76 76 39 40 email : contact [at] ville-grenoble [dot] fr

anonyme

 

Rennes: Expulsion de l’Ekluserie

Ce matin [24 février 2005], les occupants du 81 rue Alphonse Guérin ont été sortis du lit sans ménagement par les forces de l’ordre établi. Juste le temps de récupérer quelques affaires et la destruction commence. Le temps d’une embrouille avec M6 local et la vingtaine de personnes présentes partent alors bloquer le boulevard sur les quais. Très rapidement, les CRS sortent de leurs quinze fourgons et les poulets rameutent des paniers à salade. La tension monte et plusieurs personnes se font embarquer…
Plus d’infos plus tard

hastaluego

Paris: Fort déploiement policier et échauffourées lors du re-murage de l’immeuble expulsé hier cité Debergue (12ème)

Hier soir (jeudi 17 février 2005), La Mairie de Paris a pris la décision d’expulser en toute illégalité un squat d’étudiant-e-s sans logement qui s’étaient installé-e-s depuis une semaine dans un immeuble laissé à l’abandon au 1 cité Debergue dans le 12e arrondissement. Il semble que depuis quelques mois, la gauche parisienne ne se soucie même plus de respecter les procédures, et ce en plein « plan grand froid » et « crise » du logement.
L’expulsion, violente, a ameuté des individus solidaires et habitant-e-s du quartier qui ont été bousculé-e-s et matraqué-e-s par la police, et a été suivie d’une manifestation sauvage.

Aujourd’hui à 14h, après diverses pressions sur les expulseurs, la Mairie et la Direction du Logement et de l’Habitat ont accepté de démurer temporairement pour laisser les squatteureuses reprendre leurs affaires personnelles enfermées dans l’immeuble depuis hier. Dans l’impasse de la Cité Debergue, un rassemblement demandant la réintégration des étudiant-e-s dans les locaux s’est déroulé, face aux élus protégés par les forces de police. Le Comité Des Sans-Logis (situé dans l’immeuble en face), menacé lui aussi, a organisé un repas populaire dans l’impasse. En réalité, les autorités avaient pris soin de rendre les lieux inhabitables en fracassant les escaliers et les planchers, ce qui a redoublé la colère générale.

Les élus ont ordonné le re-murage malgré les résistances des opposant-e-s, qui, massé-e-s devant l’issue, ont tenté de bloquer les ouvriers. Vers 17h, sous les huées, les vigiles de la Mairie de Paris, relayés entre-temps par l’arrivée d’une cinquantaine de policiers, ont dirigé les travaux en catastrophe. Les manifestant-e-s ont pu quitter les lieux sans être interpellés.

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Paris : Expulsion à l’arrache d’un squat récemment ouvert cité Debergue dans le 12ème arrondissement

Communiqué du 17 février 2005
Expulsion “illégale” d’un squat dans le 12e arrondissement à Paris

La gauche s’enflamme : la mairie liquide squat et solidarité à coups de trique

Depuis vendredi 11 février 2005, un collectif d’étudiant-e-s précaires et sans logement s’était installé au 1, cité de Bergue, dans un bâtiment inoccupé en vue d’y établir une habitation et un regroupement d’activités politiques ouvertes sur le quartier. Cette cité était laissée vide par la Mairie du 12e arrondissement qui souhaite détruire ces logements pour y élargir une allée. Par ailleurs, la mairie risque d’expulser dans les semaines à venir le “Comité des Sans-logis” à qui elle avait octroyé des locaux dans cette même cité. Des représentants de la Mairie de Paris, vigiles et policiers, se sont succédé sur les lieux aujourd’hui et constaté l’occupation. Il aurait dû s’ensuivre une procédure d’expulsion au Tribunal de Grande Instance et d’éventuels délais pour les squatteur-euse-s. Mais il semble bien que les pouvoirs publics aient opté pour une politique de tolérance zéro vis-à-vis des occupations. La seule réponse de la Mairie à la crise du logement et à la spéculation immobilière a été de multiplier les expulsions illégales aux cours des dernier mois, et ce en plein hiver. Malgré les quelques dizaines de personnes rassemblées en soutien sur les lieux, les policiers sont intervenus en nombre vers 19h. Après avoir violemment dispersé le rassemblement, ils ont enfoncé la porte et sorti les occupant-e-s devant de nombreux-euses passant-e-s choqué-e-s dont certain-e-s hurlaient franchement leur colère. Il y a eu diverses bousculades et matraquages de la part des policiers. Le fourgon dans lequel étaient détenu-e-s les squatteur-euse-s a été bloqué lors de son départ, des parpaings qui devaient servir à murer la maison ont été jetés sur la chaussée, des pierres ont été lancées sur la police. Il s’en est suivi une manifestation sauvage, rythmée par des slogans tels que « Non aux expulsions, Grève des loyers, Insurrection ». Les rues ont été successivement entravées par des containers renversés et des barrières de chantier. Les opposant-e-s se sont retrouvé-e-s devant le commissariat, où un important déploiement policier les attendait.

Tou-te-s les squatteur-euse-s ont été rapidement libéré-e-s, et ont rejoint le groupe de manifestant-e-s solidaires à l’extérieur.

Malgré les discours hypocrites des pouvoirs publics dispensés dans les médias – qui n’ont pas tenu à se déplacer pour couvrir cette expulsion illégale – il est évident que la répression à l’égard des « bandes de jeunes », ou autres groupes militants se renforce, et que les violences policières deviennent chaque jour plus banales et plus rudes. Des réactions s’imposent pour renforcer la résistance aux expulsions. Pour vilipender la mairie : 01 44 68 12 12 (mairie du 12ème), 01 44 68 12 64 (Dominique Larrey, Maire-adjoint, délégué à l’urbanisme et à l’habitat, conseiller d’arrondissement), 06 73 87 74 47 (M. Dronneau, de la Direction du Logement et de l’Habitat) par téléphone. 01 44 68 12 09 (mairie du 12ème) par fax. Toute action directe de votre choix pourrait également être la bienvenue….

Des ami-e-s

Vous trouverez ci- joint le tract distribué lors du rassemblement de soutien :

Sur fond de crise du logement, la démagogie bat son plein…, les expulsions aussi… !

Depuis vendredi 11 février, des étudiants en galère de logement se sont installés au 1, cité Debergue, dans un bâtiment inoccupé. Comme chaque fois, la sanction policière frappe à la porte ; faut-il encore laisser passer ?

Face à la pénurie actuelle du logement organisée pour les bénéfices du marché immobilier, nous sommes de plus en plus nombreux à courir des jobs pourris pour payer des loyers inacceptables. Pendant ce temps, le devenir de Paris est clairement celui d’une cité close dans son spectacle, à l’usage des plus riches, tandis que les autres sont refoulés au-delà du périph. Les étudiants, les jeunes, les pauvres, font la queue aux portes des administrations en quête d’un hypothétique logement social.

Et pendant ce temps, les pouvoirs publics n’ont de cesse de se prémunir contre les installations d’urgence justifiées par les besoins immédiats des plus pauvres. Les sociétés de gardiennage, relayées par un discours ultra-répressif, démantèlent tous les jours des installations de fortune, tout en renforçant le chacun-pour-soi. Pendant que les maires promettent…, les préfets expulsent !

Face au déni des autorités à l’égard des besoins élémentaires, seule la solidarité paie. Empêchons l’expulsion des étudiants domiciliés à la cité Debergue. Rassemblement au 1, cité Debergue, entrée par la rue du Rendez-vous, 28. Métro Nation/Picpus.

Harcelons les pouvoirs publics pour empêcher cette expulsion !

 

Goiania, Brésil: Violente expulsion de terres occupées

Une importante opération de la police militaire (2 500 hommes) a débuté ce matin (16 février 2005) visant à expulser les terres occupées de Sonho Real (Rêve réel) dans la ville de Goiânia au Brésil. 2 personnes ont été tuées, plus de 800 ont été arrétées et plusieurs personnes ont été blessées (5 personnes très grièvement). Parmi les personnes arrétées, deux volontaires d’Indymedia, un de Goiânia et un d’Indymedia New York. [la suite...]

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Montpellier: Repas-fête de quartier au Grraou le 20 février 2005


  Montpellier: Repas-fête de quartier au Grraou le 20 février 2005


Bonjour à toustes!
Quelques nouvelles du Grraou…
Sachez que ça se passe bien pour nous. La semaine “même pas peur” nous a permis de rencontrer plein de gens poétiques et subversifs. Le carnaval a été l’occasion de jeter un char de la forme du Grraou sur Carmentran, et de le cramer impitoyablement!
Et comme ça va faire un mois qu’on existe, on propose un repas-fête de quartier, le 20 février, rue de la verrerie à Montpellier, à partir de midi!
Venez nombreuxes, avec à manger, à boire, de la musique et tout ce que vous voulez!!!!

grraou [at] no-log [dot] org


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Barcelone: Ouverture de l’oficina d’okupation


  Barcelone: Ouverture de l’oficina d’okupation


Ce “bureau des squats” s’ouvre jeudi 10 fevrier 2005 à Barcelone au Cyberforat, rue metges num. 18. Il s’agit de mettre à disposition de tou-te-s les squatteureuses de Barcelone des outils legaux et aides juridiques, conseils, partage d’experiences… mais aussi construire l’histoire des 445 maisons et centres sociaux occupés depuis 1989 à Barcelone, ainsi que constituer un fichier des violences immobilières, expulsions, entreprises…

Cette agence sera ouverte tous les jeudis de 10h à 12h et de 16h à 20h.

voili voilou

fisti


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Barcelone: De nombreuses activités prévues en février 2005


  Barcelone: De nombreuses activités prévues en février 2005


Dans les bonnes nouvelles, une école a été occupée à la périphérie de Barcelone, à el Prat de Llobregat, abandonnée depuis plusieurs années, et vendue à une agence immobilière. Les squatteureuses veulent y développer un espace d’activités tourné vers le quartier.

A la Fera squat de Gracia, débutent jeudi 10 février 2005 à 17h des journées sur le thème de l’autonomie ouvrière et l’action directe en Espagne dans les années 1970. Cette présentation se poursuivra les jeudi 17 et vendredi 18. Ce jeudi à 19h un débat aura lieu à propos de la lutte armée avec la participation de divers membres des groupes armés des années 1970 comme les MIL.

Samedi 12 février à partir de 11h du matin au Forat de la Vergonya, les membres du collectif proposent une calçotada populaire (genre de poireau à la braise avec une sauce spéciale, plat typiquement catalan) et des travaux afin de planter de nouveaux arbres, genre amandiers, citronniers, mandariniers…

Tel le phoenix… Il y a peu, une assemblée des squatteureuses de Clot a relancé le projet Bip Bip (espace occupé et autogéré d’activités, ouvert sur le quartier), arrêté brutalement par l’arrivée un beau matin de 10 cars d’anti-émeutes. Le nouvel espace se trouve dans la rue de Clot, à coté du squat Bloody Mary.

Le mardi 15 fevrier un dejeuner anti expulsion est prévu devant la Casa Nostra, squat du centre ville menacé d’expulsion après un an de vie, résistant contre une des plus grandes agences immobilières de Barcelone, Nuñez y Navarro.

fisti


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Grenoble: Programme des activités en février 2005 aux 400 couverts

Bonjour,
Alors voilà la programmation du mois de février du Chapitonom des 400 Couverts:
La programmation a déja commencé depuis le 02 fevrier mais des problemes informatiques dûs au gel et à l’humidité nous ont fait prendre du retard dans l’envoi du programme…

**** Samedi 05 février 2005 à 20h30 ****

BURZIC, CINE-CONCERT

Muet et tapageur, rocambolesque, improvisé et bien cadré, inventif, casse-cou mais bien vivant, décalé et sur tous les plans… Burzic est un ciné-concert, projection de films burlesques en 16 mm accompagnés en direct par 3 musiciens (Crest).

Projections :
– Lizzies of the field de Mack Sennet, 1924
– One week de Buster Keaton,1924
– Easy Street de Charles Chaplin, 1917
– Neighbours de Buster Keaton, 1920

Musiciens :
Vincent Copier: batterie, percussions, mise en musique
Sylvain Vast: saxophone alto & ténor
Yannis Frier: guitare
Matthieu Quillet: projecteur 16mm

**** Mercredi 09 et Jeudi 10 février à 20h30 ****

GROS CALIN, théatre au comptoir
par la cie verres solitaires, d’apres un texte de Romain Gary

Les épanchements de comptoir d’un petit fonctionnaire anonyme et amoureux.
L’histoire banale d’une solitude parmi tant d’autres dans le grand Paris.
Un texte étrange, drôle et poétique suspendu au souffle d’un accordéon par les cordes d’un violoncelle.
Spectacle au comptoir du chapitonom.

Mise en scène, accordéon, jeu d’acteur
Yannick Barbe
Arrangement, chant et violoncelle
Catherine Exbrayat
Textes de Romain Gary

[la suite...]

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Caen: La fin du SCAC, snif, déjà…

Ce matin vendredi 4 février 2005, 6h15, intervention de la police.
Malgré le fait que cette expulsion soit illégale, qu’ils nous l’avouent mais nous mettent en garde si on tente de porter plainte… (on verra ce soir en AG ce qu’on décide).

Donc l’intervention, ça c’est passé comme dans les films d’actions.

Déroulement des évenements :
On a trois guéteurs, qui nous previennent que les flics arrivent. On se lève vite fait, on se rassemble au milieu de la salle. La police frappe à la porte, on ouvre (cf. ils se foutent de l’illégalité) l’huissier rentre ainsi que le commandant de police et en même temps, des flics défoncent le mur à coup de massue, explosent les vitres, défoncent la toiture pour pénétrer et tout casser. Il faudra qu’à trois reprises le commandant de police leur dise dans le talkie walkie d’arrêter et de se calmer (qu’est-ce qu’on se serait pris dans la tronche, lol). Ceci dit, étant pacifiste, aucune violence n’a été faite contre nous. Juste une “bousculade” sur une copine, mais ça c’est normal, c’est de la provoc donc on a pas répondu.
On était 18 personnes, les flics étaient une trentaine sauf qu’ils croyaient qu’on était 4-5 dans le bâtiment, donc ils ont été obligés d’appeler les renforts pour nous transporter. Il a été précisé qu’aucune poursuite n’est faite et qu’il n’y aura seulement qu’un contrôle d’identité au poste de police.
Vers 6h30, on arrive à l’hôtel de police, pareil ils ont pas de salle pour tous nous mettre, donc on squatte leur salle de pause. On en profite pour se foutre légérement de leur gueule, faut dire qu’avec les magazines para-militaire sur les tables, ça nous inspire. Ah oui mdr, leurs fonds d’écran d’ordinateur… un canon de la seconde guerre mondial… vive les pacifistes.
Petit interrogatoire individuel: on a rien vu, on a juste passé la nuit ici par solidarité, on a fait aucune dégradation, une signature et hop on est dehors, lol. Ah oui il y a le commissaire qui n’a pas aimé quand je lui sors qu’au contraire les lieux se sont dégradés quand ils sont arrivés (défoncé le mur, les carreaux, le toit…)

Cette premiere expérience est donc un succés qui ne demande qu’à se reproduire rapidement… dans toutes les villes !

xav27

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Saint-Denis (93): Contre l’expulsion des habitants d’un terrain

Dans quelques jours, une vingtaine de familles pauvres sans logement risquent d’être expulsées de leur abri de fortune : un hangar désaffecté à la Plaine, 112-114 rue du Landy – 93 Saint-Denis

Nous exigeons que Plaine Commune :

- demande au préfet l’annulation de l’expulsion en cours
- s’impose des clauses sociales de développement afin qu’aucune expulsion n’ait plus jamais lieu.

Rassemblement pour empêcher l’expulsion qui risque d’avoir lieu : vendredi 04 février à 6h00 du matin 112 rue du Landy 93 Saint – Denis

Le Comité de soutien aux tziganes de St-Denis

Pour toute information : roms_st_denis [at] no-log [dot] org

Plaine Commune Développement… de la misère ?

Dans quelques jours, une vingtaine de familles pauvres sans logement risquent d’être expulsées de leur abri de fortune : un hangar désaffecté à la Plaine, 112-114 rue du Landy.

Ces familles sont roumaines, majoritairement tsiganes, elles ont en France le statut de touriste ou sont sans-papiers. La Roumanie est l’un des pays les plus pauvres d’Europe et les tsiganes roumains sont en Roumanie les pauvres parmi les pauvres sans compter le séparatisme qui règne en Roumanie, marginalisant encore davantage les tsiganes du reste de la population. Malgré les idées reçues, les tsiganes roumains ne sont pas des « gens du voyage » et cela même si parfois ils vivent ici en caravane. La caravane est simplement l’habitat avec le meilleur rapport confort/prix ! Ces familles viennent ici, comme tous les migrants, avec l’espoir de trouver un travail et un salaire qui leur permettra soit de s’installer ici, soit d’améliorer leur sort au pays et pour assurer un meilleur avenir à leurs enfants.

Plaine commune a le pouvoir d’empêcher cette expulsion.

Les familles sont installées dans une Zone d’Aménagement Concerté (ZAC). Cette ZAC est « pilotée depuis deux ans par la communauté d’agglomération et la SEM d’aménagement Plaine Commune Développement » (sic) et c’est la SEM (Sté d’Economie Mixte où les collectivités territoriales sont majoritaires) qui va racheter le hangar. Pour nous, cela signifie que Plaine Commune qui cumule les fonctions de pouvoir public et d’acquéreur foncier doit et peut faire en sorte que l’expulsion n’ait pas lieu.

Incohérence politique

Au niveau local la mairie lors de la démarche quartier de la Plaine expose ses projets et intentions. Cela comprend « l’accompagnement des populations marginalisées Roms squatt… » (sic). Au niveau national, le nouveau président de Plaine commune et député, M. Patrick Braouezec, n’a de cesse de multiplier les déclarations en faveur des plus démunis d’entre-nous et de vouloir « interpeller l’Etat sur ses responsabilités » (sic). Certes seul l’Etat a les moyens de régulariser les sans-papiers mais que signifie « accompagner », « interpeller l’Etat » quand dans le même temps on expulse ? Pour pouvoir sincèrement interpeller l’Etat, encore faut-il commencer par faire le minimum chez soi c’est-à-dire ne pas expulser et ainsi jeter les gens dans les bras de la police, des centres de rétention et des charters direction Roumanie.

Le développement oui, mais pour qui et comment ?

Le cas de ces 20 familles n’est pas un cas isolé. La Plaine abonde en friches industrielles dont certaines sont devenues avec le temps des abris pour les plus pauvres. Les 8 collectivités territoriales membres de Plaine Commune doivent joindre le geste à la parole : on ne peut pas d’un côté tenir des discours et s’afficher avec une conscience sociale et de l’autre gérer son territoire comme un bon petit entrepreneur propriétaire qui ne voit pas plus loin que le bout de son profit.

Nous exigeons que Plaine Commune :

- demande au préfet l’annulation de l’expulsion en cours

- s’impose des clauses sociales de développement afin qu’aucune expulsion n’ait plus jamais lieu.

Comité de soutien aux tziganes de St-Denis roms_st_denis [at] no-log [dot] org

St-Denis est notre ville. Nous y vivons. Nous décidons.

Soutien St-Denis aux tziganes

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Grenoble: Le squat de la Mordue expulsable


  Grenoble: Le squat de la Mordue expulsable


Youhou,
Hier [1er février 2005], les flics sont passés au squat de la Mordue pour signifier que la préfecture avait accordé le concours de la force publique (arrrgh) et que l’expulsion pouvait avoir lieu d’un jour à l’autre.
Ca serait donc classe de harceler la préfecture pour protester, gueuler (chacunE peut le faire comme elle/il le veut) contre les expulsions en général et celle de la Mordue en hiver en particulier.
Il faut téléphoner au service des expulsions locatives: 04 76 60 33 47 ou directement à la responsable Melle Merckx: 04 76 60 32 08
le fax c’est: 04 76 44 68 00
l’adresse:
Préfecture
Place de Verdun
38000 Grenoble

Pour rappel la Mordue c’est un squat d’habitation et d’activités entre femmes et lesbiennes ouvert depuis octobre 2004, au 9 rue Jacques Thibaud à Grenoble.
Pour plus d’infos vous pouvez écrire à lamordue [at] squat [dot] net

lamordue [at] squat [dot] net


Lyon: Groupes de paroles sur l’intime, au squat de Vaise

Les 10, 11 et 12 février 2005 il y a une rencontre au squat de Vaise (Lyon), pour faire des groupes de paroles sur l’intime. Cette rencontre s’inscrit dans une continuité de rencontres antérieures, (si je me rappelle bien, entre autres en Ariège et à Grenoble), aussi dans une démarche d’anti-psychiatrie, mais c’est une initiative ouverte.

Si cela vous intéresse ou si vous voulez en savoir plus, vous pouvez appeller au squat: 04.72.85.90.56

ig.

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