Grenoble: Projection des “Lascars du LEP électronique” à la Kanaille


  Grenoble: Projection des “Lascars du LEP électronique” à la Kanaille


Projection des “Lascars du LEP électronique”, le 02 août 2005 à 21h.
Hôtel LaKanaille, 26 rue des Bergers, Grenoble.
Mardi soir prochain à 21h, l’hôtel squatté et pas encore expulsé LaKanaille vous propose la projection d’un documentaire, “Les lascars du LEP électronique”, qui retrace le parcours d’un collectif de lycéens pendant les luttes lycéennes de 1986…
Ya aussi la table de presse du collectif anticarcéral, tout à prix libre en soutien aux taulard-e-s, et le bar qui sera ouvert.

Le lieu est expulsable d’un jour à l’autre, alors contre les bulldozers, venez faire vivre le lieu.

lakanaille [at] squat [dot] net


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Grenoble: Un énorme symbole Squat en face de la mairie, sur la pelouse du parc Mistral…

En ce mois de juillet a “fleuri” sur la pelouse du parc Mistral, juste en face de la mairie de Grenoble, un énorme symbole squat (d’environ douze mètres de diamètre). Quelques photos ont été mises sur http://grenoble.squat.net/ (voir ci-dessous).
Il semblerait qu’à côté du symbole était écrit “Squats de Gre”, mais ces inscriptions ont été enlevées (des rectangles d’herbe ont été entièrement découpés pour censurer la chose – mais le symbole squat tient bon, vous pouvez même aller jeter un oeil vous-mêmes… on voit encore mieux depuis les étages de la mairie hein).

http://grenoble.squat.net/2005-07-27_symbole_squat_parc_mistral-a.jpg
http://grenoble.squat.net/2005-07-27_symbole_squat_parc_mistral-b.jpg
http://grenoble.squat.net/2005-07-27_symbole_squat_parc_mistral-c.jpg
http://grenoble.squat.net/2005-07-27_symbole_squat_parc_mistral-d.jpg

anonyme

 

Dijon: Programme de concerts et autres régalades en septembre-octobre 2005

Programme Concerts et Autres Régalades aux Tanneries

:+:+:+:+| Septembre x Octobre 05 |+:+:+:+:

Les “?” indiquent des groupes non confirmés susceptibles de changer…

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Jeudi 01 Septembre [21h | 4 EUR] :
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Kylesa (HC Metal Flambado avec Dex ex-Damad / USA) + Mundo de Mierda (All Stars Punk à l’amiable / Rennes-Paris) – [Maloka]

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Samedi 17 Septembre [21h | 4 EUR] :
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Kawabunga (Ska Punk / Dijon) + Kreutzfeld Jacob (Punk / ?) – [SHARP]

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Vendredi 23 & Samedi 24 Septembre [20h | 6 EUR /j ou 10 EUR /2j] :
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Festival organisé par Deviance, Maloka & Propagande avec:

: Ven : —— :

Protestera (@Punk / Suède) + Lysteria (Punk / Besançon) + Fourmis Delta (Punk / Lille) + Sickness (Crust Punk / Auch) + Tanker Chaos (Punk / Besançon)

: Sam : —— :

Klinika (Punk Folk / Pologne) + Fleas and Lice (Punk / Hollande) + Cria Cuervos (Grrlz Punx / Paris) + Molotov Cocktail (@Punk / US) + Urban Blight (Solo Punk / Hollande) + Sine Qua Non (Punk / Nord)

– Pas d’hébergement dans la maison mais possibilité de camper, amène ta tente et ta brosse à dent.

– Laisse tes relous et tes chiens chez toi!

– Ouverture des portes à 19.00 / Concert à 20.00.

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Montpellier: Le Grraou expulsable sans délais !


  Montpellier: Le Grraou expulsable sans délais !


Salut à tous,

C’est avec une bien grande tristesse que nous vous annonçons la double décision judiciaire accordant notre expulsion sans délais. En effet, l’association (par le TGI), et les habitant-es (par le TI) ont été déclaré-es coupables d’une atteinte à la propriété si grave qu’aucun délai n’était accordable.
Alors du coup on craint d’avoir la police devant notre porte à n’importe quel moment.
On essaye de faire comprendre au proprio (la Serm) et à la mairie (proprio de la Serm) qu’au Grraou il y a des gens qui habitent et n’ont pas d’autre logement. Histoire d’avoir un peu de temps pour nous retourner…
Vous pouvez donc vous aussi dire à la mairie que c’est pas humain d’expulser des gens sans délai:
helene [dot] mandroux [at] ville-montpellier [dot] fr
Et puis vous pouvez venir nous voir, nous aider à nous préparer à une expulsion, organiser une fête, publier et diffuser notre zine, etc.
Pour l’instant, pas moyen de savoir si on sera dehors demain ou dans dix jours, sûrement pas beaucoup plus.
La mairie nous propose un rendez-vous avec un directeur de cabinet adjoint (surement pour nous dire ce qu’elle a dit à Libé: y’a pas d’espace à Montpellier pour des projets comme le notre). Mais celui-ci est en vacances jusqu’au 1er août.
Et la personne chargée de notre dossier à la Serm n’en a rien à foutre: elle veut se débarrasser de nous au plus tôt (jointe par téléphone celle-ci nous a invité à aller dans un camping: vu que nous sommes des jeunes ça devrait pas nous poser de problèmes!!!!).
On a plein d’idées mais peu de forces pour tenter de repousser l’expulsion. Vous etes donc les super bienvenus!
Je rappelle le téléphone: 04 67 55 96 73
Gros bisous à toustes

Grraou!!


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Grenoble: Les squatteur-euse-s des 400 couverts répondent à la proposition de médiation de la mairie Grenoble


  Grenoble: Les squatteur-euse-s des 400 couverts répondent à la proposition de médiation de la mairie Grenoble


COMMUNIQUE DE PRESSE DU 15 JUILLET 2005

LES SQUATTERS DES 400 RÉPONDENT À LA PROPOSITION DE MÉDIATION DE LA MAIRIE DE GRENOBLE

Contact : collectif des 400 couverts
4, 6, 8, 8bis, 9, 10 traverse des 400 couverts – 38 000 Grenoble
mail : 400crew [at] free [dot] fr
contact : 06 87 02 58 44

Dossier de presse :
http://grenoble.squat.net/400couverts-Dossier_de_presse_2005/dossier_presse_imprimable.pdf

Site web :
http://grenoble.squat.net/

Photos :
http://grenoble.squat.net/400couverts/

Après avoir demandé le concours de la force publique pour expulser les squatters des 400 couverts, la mairie de Grenoble nomme un médiateur pour les convaincre d’abandonner les lieux sans mots-dire et avec le sourire.

Cette médiation a lieu aujourd’hui, entre René Rizardo, élu des années Dubedout désigné par la mairie, et les squatters. Le texte ci-dessous résume les positions qui seront portées par les squatters à cette occasion et propose une analyse critique de ce dispositif de médiation.

Médiation : opération de communication

Le squat des 400 couverts, c’est une petite ruelle du centre ville de Grenoble squattée depuis bientôt 4 ans. Lieu d’habitation pour 25 personnes et d’organisation de nombreux événements publics, c’est un espace d’expérimentation de pratiques autogestionnaires et conviviales, contestataires et hors des circuits marchands.

La mairie de Grenoble, propriétaire des lieux, a décidé de s’en débarrasser en entamant une procédure d’expulsion. Le Tribunal de Grande Instance lui a donné raison en ordonnant notre expulsion immédiate le 8 juin dernier. Depuis lors, nous attendons, matin après matin, l’arrivée des “hommes en bleu”.

Mais parce qu’il serait trop facile pour M. Destot et ses sbires de s’en tirer toujours avec des expulsions en catimini au beau milieu de l’été, nous sommes déterminé-es à empêcher cette expulsion ou, du moins, à tout faire pour qu’elle ne soit pas passée sous silence. Aucune manœuvre médiatique, aucune menace judiciaire des propriétaires, aucune stratégie de culpabilisation des pauvres, ne doit invisibiliser le cortège de violences sociales et policières qui accompagne les expulsions.

Nous refusons de quitter les lieux et de nombreus-es voisin-es, ami-es, associations et collectifs nous ont fait part de leur actif soutien. Pour ces raisons, et par peur d’une expulsion-scandale, la mairie propose, après trois semaines de silence, le recours à un médiateur, afin de parvenir à “l’évacuation des locaux tout en évitant l’expulsion”.

NOUS REPONDONS QUE NOUS SOMMES D’ACCORD POUR EVITER L’EXPULSION !

*** Diviser pour mieux régner ***

Un des arguments de la Mairie porte sur “l’individualisme des squatters qui s’opposent à la construction de logements sociaux”. Nous ne sommes pas contre les programmes de logement social, même si nous avons beaucoup à en redire, et que nous aspirons à poser à la racine le problème de la “crise” permanente du logement.

Que l’on s’entende bien : les obstacles principaux à la construction de logements sociaux ne sont pas 25 squatters, mais bien des budgets municipaux ridicules à côté de ceux alloués à la communication ou à des constructions de prestige. Les problèmes de logement sont le fruit de choix politiques. Les décideurs tentent de faire oublier leurs responsabilités en divisant la population, en montant les gens les un-es contre les autres. Locataires contres squatters, salarié-es contre chômeur-euses, nationaux contre étranger-es… Nous sommes solidaires de fait des personnes rencontrant de grandes difficultés d’accès au logement, notamment par notre participation au collectif “Défends-Toit”, regroupement de collectifs et de personnes confrontées à des difficultés de logement.

*** Les bulldozers de la norme ***

Mais au-delà de cette question, c’est bien de l’autonomie des personnes dans leur choix d’habitation dont il est question. Ce qui dérange les autorités, c’est que des gens sortent de la norme et décident par eux-mêmes. Ainsi la mairie de Grenoble expulse en plein hiver des gens qui campent sur les berges de l’Isère ou encore des gens du voyage qui logent en caravane sur une friche inoccupée depuis des années. Certes, pour une part, ces personnes aimeraient probablement avoir d’autres possibilités de logement, mais pour les autres, il s’agit bien d’un choix de mode de vie.

Pourquoi ces choix ne seraient-ils pas audibles ? Pourquoi ne pourrait-on pas vivre dans un collectif de 15 personnes ? Entre générations différentes ? Avec des animaux ? Entre femmes ? Pourquoi n’y a-t-il aucune place pour des expérimentations différentes selon les besoins de chacun-e, en matière de logement, mais aussi de création, d’espace de rencontres ?

Le squat des 400 couverts est un de ces terrains d’expérimentation et d’invention d’une autre ville. Notre initiative ne s’oppose pas à un projet de logements sociaux mais défend la construction d’une autre culture de vie répondant à des valeurs de solidarité et de partage, articulées sur la critique d’un monde capitaliste, marchandisé et autoritaire.

*** Une médiation pour l’image ***

Proposer une médiation rentre dans la stratégie municipale de communication cherchant à s’assurer une “sortie honorable” à cette crise sans assumer ses responsabilités. Elle utilise pour cela sa carte joker “René Rizardo” : cet ex-directeur de l’Observatoire des Politiques Culturelles et ex-adjoint à la culture de Dubedout, est connu pour les rôles de “médiateur” (ou “pacificateur de conflits sociaux”) qu’il a tenu dans les années 1970.

Il va sûrement essayer de négocier le départ volontaire des squatters en échange d’un relogement temporaire. Ces propositions posent de sérieuses questions de fond sur les différences de traitement. La Mairie propose-t-elle des médiations pour les squats moins connus ? Les réfugié-es et autres sans-papier-ères qui restent des mois ou des années sans logement ont-ils droit à des médiateurs de prestige comme M. Rizardo ? Et la mairie a-t-elle pensé à faire des propositions concrètes à ces gens dans le besoin dont elle se dit si préoccupée ? En réalité, la Mairie n’a rien à gagner en proposant un arrangement à des gens dont on n’entend jamais parler. L’intérêt des ses gestes de générosité est de :

– Faire disparaître discrètement des squatters qui font trop de bruit, en ignorant et méprisant tout ce qui fait leur projet.

– Donner une image ouverte de la politique municipale qui permet de légitimer d’autres actes moins glorieux.

Pour le cas des 400 Couverts, la Mairie sait pertinemment qu’elle ne peut apporter aucune solution réaliste. Mais, en communiquant autour de sa pseudo-proposition, elle nous fera passer pour “fermé-es au dialogue”, alors que, jamais, elle n’a essayé de comprendre notre démarche. Une fois de plus la Mairie de Grenoble montre son grand mépris à l’égard des initiatives alternatives et cherche la parade qui lui permettra d’anéantir le squat des 400 couverts tout en sauvant les apparences.

*** Nettoyage de la ville ***

Les élus socialistes choisissent le mois de juillet et les vacances d’été pour régler leurs comptes avec leurs oppositions par une tentative d’éradication de la mouvance des squats politiques à Grenoble. Des lieux comme la Kanaille, la Mèche, Bora-Bora, Resistor, Le Schmogul, les 400 couverts ont été ou vont prochainement être expulsés. Les méthodes sont les mêmes que celles employées contre les opposants au grand stade en 2004 ou ces derniers jours vis-à-vis du média d’enquête critique “piecesetmaindoeuvre.com” : police et intimidation. Régler les problèmes à coup de descente de police, merci bien ! ben bravo ! Non mais…

*** Nous n’avons rien à négocier ***

Concrètement, la traverse des 400 Couverts, sa vie sociale, sa situation dans un quartier précis, et tout ce qui y a été construit matériellement, ne peut pas disparaître. C’est une chose « unique », intransportable, indéplaçable d’un coup de baguette magique. Une rue au centre-ville, entièrement organisée autour de principes rares dans cette société, un foisonnement de projets solidement installés… une cohérence à l’échelle d’une rue. Ce qui s’est créé ici est une alchimie fragile entre un espace, des constructions physiques et des liens sociaux.

Il n’y a pas de relogement possible aux 400 couverts. Il n’y a pas de proposition acceptable de la part de la mairie. Nous continuerons à défendre la traverse des 400 couverts et toutes les pratiques d’occupation et de recherche d’autonomie.

Les 400 couverts


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Grenoble: Opération “Sauver René”

Alors que la médiation (voir article “Médiation : piège à cons” sur http://grenoble.indymedia.org/index.php?page=article&filtre=1&droiteA=1&numpageA=1&id=1125) se déroulait, vers 17h13 [ce 15 juillet 2005], SquatWoman est intervenue en distribuant le texte ci-après aux quelques personnes présentes, non pas pour sauver les squats, qui se débrouillent bien sans elle, a-t-elle déclaré, mais pour tenter de sauver René. J’ai pu en attraper un exemplaire alors qu’elle s’envolait sur sa squatcyclette.

Alain
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Grenoble, parc Mistral: Parodie de démocratie au conseil de la Métro


  Grenoble, parc Mistral: Parodie de démocratie au conseil de la Métro


En fin d’après midi du 18 juillet 2005 a eu lieu un « conseil de Métro » extraordinaire c’est-à-dire convoqué à la hâte afin d’entériner l’appel d’offre concernant le grand stade pour lequel on a détruit une grande partie du parc Paul Mistral.
S’estimant les mains libres depuis la décision du tribunal administratif (voir « Déni de justice au tribunal administratif de Grenoble » sur http://grenoble.indymedia.org/index.php?page=article&filtre=1&droiteA=1&numpageA=1&id=1113) rejetant les requêtes contre la construction du dit « grand stade » Mr Migaud présidait sans pouvoir se cacher d’un air triomphaliste car évidemment les carottes étaient largement précuites. Tout avait été bien préparé, on avait fait venir des « supporters » du GF 38 en échange de billets (on se demande pourquoi vu que l’abonnement est presque gratuit vu l’affluence aux matchs). Donc la messe pouvait commencer, appel d’offre, débats, vote vers 22h avec applaudissements des supporters et hop on a voté comme un seul homme ou presque (50 pour 17 contre 1 abstention) avec un mépris total pour la population de « l’agglo » largement opposée à ce projet à cet endroit. Exit les doutes sur la sécurité, exit le méga dépassement de budget, exit les très gros problèmes de stationnement, exit le fait que l’équipe du GF38 soit une société privée et aussi qu’en appel les travaux pourraient être suspendus, etc. Non, tout ça n‘a aucune importance aux yeux de ces gens, on fonce même si cela s’avère un fiasco pharaonique. Cela s’explique facilement par le fait que toutes les petites communes autour de Grenoble sont totalement dépendantes de la Métro donc du bon vouloir du « bon » M. Migaud. C’est ça la démocratie locale… !!!???

anonyme


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Grenoble, parc Mistral: 18 juillet 2005, gaspillage d’argent public en vue


  Grenoble, parc Mistral: 18 juillet 2005, gaspillage d’argent public en vue


POURQUOI IL FAUT VENIR AU CONSEIL DE METRO CE LUNDI :

ATTENTION : ce 18 Juillet, gaspillage d’argent public en vue !

Tout d’abord, pour bien comprendre voici un résumé des étapes les plus importantes du projet de Grand Stade à Grenoble, et les dernières nouvelles :

ETAPES LES PLUS IMPORTANTES
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> Juin 2001 : Décision de construire un Grand Stade dans le parc Paul Mistral.

> Juillet 2001 : Dépôt d’un premier recours contre ce projet par SOS PARC PAUL MISTRAL, association nouvellement créée.

> Fin 2003 : Permis de construire du Grand Stade, les écocitoyens montent dans les arbres. Ils y resteront pendant 102 jours.

> Février 2004 : Les écocitoyens sont expulsés des arbres après un siège de trois jours, les habitants qui veulent défendre le parc en sont expulsés par les forces de l’ordre demandées par M. Migaud, matraquage et gaz CS (lacrymogène, toxique).

> Février 2004 : LES TRAVAUX DEBUTENT malgré une forte incertitude juridique, AU RISQUE DE GASPILLER L’ARGENT PUBLIC SI L’ISSUE JURIDIQUE EST DEFAVORABLE.

> Mars 2004 : LES TRAVAUX S’ARRETENT car l’un des recours juridiques est retenu par le tribunal

> Avril 2004 : LES TRAVAUX REPRENNENT après avoir corrigé les points illégaux.

> Juillet 2004 : LES TRAVAUX S’ARRETENT A nouveau, car le coût du projet a été fortement sous-estimé, et les entreprises ne répondent pas favorablement aux appels d’offres.

LES TRAVAUX N’ONT PAS REPRIS DEPUIS JUILLET 2004.

DERNIERES NOUVELLES
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> 15 Juin 2005 : jugement des 19 recours déposés depuis juillet 2001, le Commissaire du Gouvernement, juge indépendant chargé de donner un avis impartial sur le dossier, conclut à l’illégalité des permis de construire du stade et du parking.

> 8 juillet 2005 : Le tribunal administratif rend son jugement. Il s’inscrit en faux par rapport aux conclusions du Commissaire du Gouvernement, et rejette les 19 recours déposés par les opposants au projet.

Que faut-il en penser ?

Ce jugement étonne : il est rare qu’un tribunal s’oppose à l’avis d’un Commissaire du Gouvernement, et le Tribunal de Grenoble s’est opposé à lui sur quatre points, avec une argumentation qui laisse ouverte une discussion sur les points de droit.
Ce jugement n’est pas un échec pour les défenseurs du parc. Il n’est qu’une étape du feuilleton juridique, car quel qu’ait été son résultat ( favorable ou défavorable) il y aurait eu appel (dans le cas contraire la Metro aurait fait appel), et donc un deuxième jugement qui prévaudra sur le premier.
Le plus important pour nous est qu’un juge indépendant ait retenu nos arguments contre le stade, IL Y A DONC UN DOUTE SERIEUX SUR LA LEGALITE DES PERMIS DE CONSTRUIRE, ce sera à la Cour d’appel de juger.

Pourquoi sommes-nous optimistes ?

Comme vous le savez peut-être, le projet d’extension du stade de Lille fait aussi l’objet d’une forte opposition car il est situé sur le site historique de la citadelle de Lille.
http://citadelledelille.free.fr/accueil.htm
Tout comme à Grenoble, les recours contre ce projet avaient été rejetés en première instance, contre l’avis du Commissaire du Gouvernement, il y a six mois.
Le 7 juillet 2005 : coup de théâtre, la Cour d’appel (Douai) juge illégal ce projet, et la communauté de communes de Lille dirigée par Pierre Mauroy étudie maintenant un “plan B”, avec un éventuel partenariat public/privé pour le financement :
COMME A LILLE, LE STADE DE GRENOBLE A DE BONNES CHANCES D’ETRE JUGE ILLEGAL DANS SIX MOIS.

Qu’ont fait les élus de Lille, qu’ont fait nos élus ?

Devant l’incertitude juridique, LES ELUS DE LILLE se sont abstenus de dépenser de l’argent public en engageant des travaux, ils ONT EU RAISON CAR CELA AURAIT ETE UN PUR GASPILLAGE.
A Grenoble, NOS ELUS FONT LE CONTRAIRE, ils ont engagé des travaux de terrassement début 2004, sans avoir obtenu les subventions attendues, sans financement, sans budget définitif, sans évaluation des coûts de fonctionnement et d’entretien et sans savoir qui allait les supporter, sans évaluation correcte du coût des travaux à effectuer, sans engagement des entreprises sur l’ensemble des marchés correspondants, et surtout, sans l’assurance de la viabilité juridique de ce projet très fortement contesté par les habitants et par de nombreux recours en justice.
SI LE STADE EST JUGE ILLEGAL, LES TRAVAUX FAITS EN 2004 SERONT UN PUR GASPILLAGE D’ARGENT PUBLIC.

QUE VONT FAIRE NOS ELUS LE 18 JUILLET 2005 :
RECOMMENCER LEUR ERREUR ?

M. Didier Migaud, président de la Métro, organise un conseil de communauté exceptionnel pendant les vacances pour faire voter :
– Les appels d’offres et marchés permettant le lancement des travaux du Grand Stade.
– Mais aussi le “Pont Clémenceau”, avec création d’une nouvelle voie routière au millieu de la forêt des Sablons. Le but est de faire passer les voitures boulevard Clémenceau plutôt que devant la Mairie.

Ces deux projets sont très contestés et risquent de subir les mêmes oppositions.

LE VOTE DU 18 JUILLET N’EST DONC PAS “POUR” OU “CONTRE” LE GRAND STADE, MAIS “POUR” OU “CONTRE” LE RISQUE DE GASPILLER DE L’ARGENT PUBLIC.

VOTER “POUR” LE 18 JUILLET, C’EST APPROUVER UN PROBABLE GROS GASPILLAGE SUPPLEMENTAIRE D’ARGENT PUBLIC.

Qui sont ces élus qui votent pour le stade ?

Le conseil de Métro est essentiellement constitué des maires des communes de la Métro, avec parfois des adjoints pour les plus grandes communes. Le vote se fait généralement sans surprise, par groupe politique, à l’unanimité. Donc si vous recevez le Métroscope, c’est que votre commune fait partie de la Métro et que votre maire votera. S’il est PS ou PC, il votera pour le Grand Stade, certains courageux oseront peut-être s’abstenir…

Que faire ?

Malgré l’intérêt évident d’attendre le rendu de la cour d’appel dans quelques mois avant de lancer les travaux, nous avons peu d’espoir concernant le vote des élus de la Métro. Mais le pire serait que cette décision se passe au cours d’un conseil du milieu de l’été sans que soit présente la population qui va devoir à terme rembourser les gaspillages prévisibles.

IL EST DONC IMPORTANT DE VENIR NOMBREUX ASSISTER AU CONSEIL DE M?TRO CE LUNDI 18 JUILLET 2005 A 18H

CINQ RAISONS :
1) Le COUT DU STADE et de son parking représente aujourd’hui PLUS DE 1000 EUROS POUR UNE FAMILLE habitant les communes de la Métro, composée d’un couple et de trois enfants. (95 millions d’euros TTC pour 450.000 habitants)
2) La Métro envisage de doubler sa dette en trois ans, une lettre ouverte a été diffusée par les élus écologistes parlant d’une “situation financière très inquiétante”.
3) Nous allons payer un nouvel impôt l’année prochaine, la TEOM, cette taxe apparaîtra sur la feuille d’impôts locaux et sera transférée aux locataires. Cette taxe représente aujourd’hui 32 à 35 euros en moyenne, et la Métro envisage de l’augmenter considérablement ces prochaines années. Même pour les foyers actuellement exonérés d’impôts.
4) L’argent public, s’il était dépensé pour un stade qui serait déclaré illégal, ne profiterait à personne, et viendrait hypothéquer un éventuel “plan B” par manque de finances ; les supporters devraient alors sans doute attendre encore longtemps leur futur stade. Le bruit court déjà que le projet de Grand Stade actuel serait partiellement amputé ou modifié pour réduire son coût, nous en saurons plus ce lundi ( gradins en tôle au lieu du béton, etc?).
5) Les conseils de Métro sont ouverts au public, et il est toujours intéressant pour un électeur de voir son maire argumenter en faveur du Grand Stade pour être solidaire de son groupe politique, cela en dit long sur le fonctionnement de notre démocratie.

VENEZ DONC NOMBREUX AU CONSEIL DE METRO CE LUNDI 18 JUILLET 2005 A 18H !

CE NE SERA PAS ENNUYEUX CAR SEULS SERONT TRAITES LE SUJET DU STADE ET DE LA FORET DES SABLONS.

Le conseil de Métro a lieu dans l’immeuble LE FORUM, celui qui est juste en face du chantier du stade, l’accès se fait par l’entrée qui est derrière le bâtiment par rapport au stade.
LA SEANCE EST PUBLIQUE.

N’HESITEZ PAS A CONTACTER VOTRE MAIRE CE LUNDI POUR DISCUTER SUR SA POSITION CONCERNANT LE STADE.

(Site web : http://www.sosparcpaulmistral.org )

SOS Parc Paul Mistral


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Lille: Dossier d’Indymedia-Lille sur l’actualité des squats

Les companer@s d’Indymedia-Lille ont concocté un petit dossier sur l’actualité de ces derniers mois autour des squats lillois (et ailleurs):

http://lille.indymedia.org/article.php3?id_article=2193

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Grenoble: Traverse-party contre les expulsions, les 16 et 17 juillet 2005


  Grenoble: Traverse-party contre les expulsions, les 16 et 17 juillet 2005


Traverse-party contre les expulsions aux 400 couverts a grrrenoble, les 16 et 17 juillet 2005

Invitation pour quelques jours de convivialité, de constructions et d’actions

Les 400 couverts, c’est une rue du centre-ville de Grenoble, squattée depuis trois ans et demi, c’est le domicile de 24 personnes et un espace d’activité pour quelques dizaines de collectifs et associations grenobloises, des espaces publics où se sont déroulées des centaines d’activités et d’expériences militantes et alternatives sans profits ni subventions.

Depuis le 10 juin, les 400 couverts sont expulsables, mais déterminés à parer à toute intrusion policière.

D’autres squats grenoblois, d’autres locataires, sans-papier-e-s, nomades, militant-e-s sont menacé-e-s cet été par la Mairie, la Préfecture et leurs sbires (Actis)… alors résistons ensemble !

TRAVERSE-PARTY CONTRE LES EXPULSIONS

SAMEDI 16 JUILLET 2005 DE 12H À 18H AUX 400 COUVERTS À GRRRENOBLE

Repas de quartier et pizza fiesta (apportez des garnitures…) / inauguration de la machine à laver à pédale (apportez vos chaussettes) / jeux de rue / atelier de construction d’un tunnel et jardin suspendu (apportez des plantes) / table géante en lévitation / chorale de toits…

DIMANCHE 17 JUILLET À 17H

Rendez-vous / Discussion pour imaginer des actions collectives en soutien aux divers squats grenoblois expulsables et aux 400 couverts (apportez vos idées) durant les journées suivantes.

Prévenez à l’avance si vous venez d’autres villes et souhaitez être logé-e-s sur Gre.

Plus d’infos sur http://grenoble.squat.net et http://grenoble.indymedia.org

400crew (chapitonom at no-log point org)


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Grenoble: Programme d’activités de la Kanaille pour juillet 2005


  Grenoble: Programme d’activités de la Kanaille pour juillet 2005


Salut…
Alors comme d’habitude, tous les mardis il se passe quelque chose chez nous.

Le 12, c’est un resto vegan à prix libre, en soutien aux lycéen-ne-s inculpé-e-s (notamment à Paris) pendant les manifs de cette année.

Le 19, c’est une projection du film ‘Origine Contrôlée’, une histoire d’un bourgeois ‘bien français’ qui se retrouve avec l’identité d’un-e travesti-e algerien-ne sans papiers…

Le mardi suivant, le, euh… 26, et ben c’est encore un resto vegan (ben oui encore) toujours en soutien aux lycéen-ne-s…

Et voilà…

Tous les mardis à 21h,
à la Kanaille
26 rue des Bergers
38000 Grenoble

LaKanailleCrew (lakanaille at squat point net)


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(Saint-)Etienne: Des nouvelles des procès des squats stéphanois

Plusieurs procès concernant pas moins de cinq squats ont eu lieu ce mercredi 6 juillet 2005, devant le juge des référés du tribunal de grande instance de (St-)Etienne… La mairie est propriétaire de tous les bâtiments concernés.

Le juge rendra pour toutes ces affaires son verdict le 26 août.

Ce qui signifie que le squat Izmir et un autre squat d’habitation (des “camarades” d’Izmir, comme qui dirait) sont tranquilles pour l’été, youpi.

Par contre, le procès des trois autres squats était une sorte de recours des squatteurs-euses, soutenu-e-s par le DAL (Comité Droit Au Logement) contre des ordonnances d’expulsion prises auparavant. Deux de ces trois squats avaient depuis déjà été murés et rendus inhabitables (plafonds cassés, etc.). Le dernier est toujours habité par une trentaine de personnes. Ce qui signifie qu’elles restent expulsables en attendant la nouvelle décision de justice du 24 août. Et qu’il faudra rester mobilisé-e-s tout l’été pour que la mairie ne les fasse pas expulser en douce sans attendre la deuxième décision de justice.

Vous trouverez un article plus complet sur ces procès là :
http://lenumerozero.lautre.net/article.php3?id_article=647

et des infos sur Izmir, .

Raoule

Grenoble: La suite des aventures et album photo des 400 couverts…


  Grenoble: La suite des aventures et album photo des 400 couverts…


Encore salut à vous.

Voici la suite (toujours perso et subjective) des aventures de VODAP-4 TS (Vivons Occupons Défendons A Pleins les 400 couverts et Tous les Squats). Voir premier récit sur http://squat.net/fr/news/grenoble020705.html

Alors, déjà, à Grrr il a fait vraiment superchaud souvent, il a plu aussi un peu mais la chaleur c’est dingue: un soir vers 21h30 il faisait encore 33° et après y a des orages et tout, alors parfois je me dis qu’heureusement on a une certaine habitude des conditions extrêmes…

Je commence à m’habituer à la reconfiguration de la traverse. ce qui est vraiment drôle c’est que malgré le nouveau mélange aussi des habitantEs par maison, on peut constater des différences de fonctionnement qui ressemblent en partie à ce qui s’y faisait avant… On se demande si au final c’est pas lié aux murs plutôt qu’aux personnes… Par exemple le 6 reste probablement la maison la plus formaliste (même si déjà, là, c’est assez le bordel parfois, mais en fait comme avant), avec des réus d’orga et des réus de fond, un tableau de nettoyage des chiottes, ou d’ailleurs on constate avec plaisir que Michel Destot et Pierre Bérégovoy participent activement à l’entretien. J’en profite pour dire à Bakounine que les blagues sont réservées à celleux qui lavent vraiment les chiottes mais que ça fera plaisir aussi à d’autres que moi qu’il joigne l’équipe ;) !!

Comme la première phase de barricadage intense est un peu finie (y a quand même des acharnéEs), dans nos réus générales on se shoote au brainstorming d’idées à faire, ça part dans tout les sens, ça remonte le moral même si on ne pourra jamais tout faire et en tout cas ça crée des nouvelles dynamiques…
On s’est aussi mieux occupé des espaces de vie et de la cuisine, comme ça semble durer un peu, autant avoir des espaces conviviaux et fonctionnels. Par contre en mettant en route le four à pain on s’est rendu compte que ça enfume toute la nouvelle cuisine collective, avant c’était là qu’on mettait les vélos, c’était pas bien gênant, mais pour faire la cuisine avec un masque à gaz, c’est un peu chiant… Je vous raconterai la semaine prochaine si on a trouvé une solution. Pour vous donner quelques idées à quoi ça peut ressembler maintenant dans la traverse, voici quelques liens avec des photos:

La vigie au dessus du 9:
toute nue
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protégée contre la pluie
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et décorée!!!
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Les Trompettes
grillagées
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et décorées
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Le 10
l’entrée
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et la façade
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Et ça je ne dirai pas où c’est…
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(comme c’est môche des maisons murées!!!)

Et une dernière, parce que j’aime bien:
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Sinon y a des gens qui semblent apprécier les 400 et pas trop les expulsions de squats en général qui ont dû se dire qu’il faudrait que ce soit écrit partout dans la ville: sur les murs, les trottoirs et les rues, les ponts au dessus du périph… même si à certains endroits on lit presque “nanoexpulsions” (des expulsions toutes petites, hein?) au lieu de “non o expulsions”, mais bon, peut-être c’est bien de faire des liens entre les luttes contre les nanotechnologies et celles contre les expulsions… ;) choix politiques d’une même mairie pourrie (entre autres)…
si vous voulez, y a quelques photos,
dans la ville:
http://grenoble.squat.net/2005-06_grenoble_pochoir_a.jpg
http://grenoble.squat.net/2005-06_grenoble_pochoir_b.jpg
http://grenoble.squat.net/2005-06_grenoble_graff_a.jpg
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sur le périph:
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Pour communiquer aux voisinEs, leur dire pourquoi on a fait tant de bruits et pourquoi des barricades (pour resister pour de vrai et aussi pour que ça ne puisse surtout pas se passer facilement, ça va faire du bruit et être visible!!) on a fait des lettres et après quelques looses on a réussi à les distribuer dans les boîtes aux lettres autour de la traverse. C’était sympa, j’ai croisé des gens dans les halls d’entrée qui m’ont dit: “ah, les 400 couverts…” avec un grand sourire et aussi un gars dans la rue qui m’a taxé une clope, m’a regardée: “tu ne serais pas squatteuse par hasard?” lui, il ne connaissait pas les 400 mais il semble que le fait de squatter devient une réalité existante dans la tête des gens à Grrr, c’est cool (même si c’est encore trop connecté à un certain look – sic).

On a aussi fait beaucoup de collages, un de ces 4 vous pourriez voir les affiches sur grenoble.squat.net! C’était cool parce qu’on a fait plein de binômes dans plein de quartier, moi j’en ai profité pour découvrir des coins que je ne connaissais pas trop encore et pour tchatcher avec un pote que j’avais pas trop vu les derniers jours… Là encore on a eu des réactions, des gens n’aimaient pas trop qu’on colle sur leur façade alors on essayait d’expliquer qu’on trouve important ce mode de communication et là, illes nous ont répondu qu’à la télé et à la radio ça ne parle que de ça (ah bon?).

Mais c’est vrai qu’il y a eu des trucs sur F3 Grenoble au moment du procès et un article dans Politis (illes disent qu’on serait le centre des contestations libertaires à Grrr, illes n’ont pas compris mais illes vont halluziner quand on ne sera peut-être plus là … Illes ont une vision un peu étroite…).

En terme d’évènements publics, y a eu la boum vendredi dernier [24 juin 2005] et c’était assez chouette. Malgré le peu de com il y avait pas mal de monde, des gens assez différents, ça dansait la disco et l’électro. Seulement il y avait aussi pas mal d’alcool, surtout aussi de l’alcool fort, alors je trouve que ça rend les gens parfois très cons, conséquemment (vous avez vu!!! sorry private joke, problème du “du coup” dans la rhétorique grrrvilloise…) au bout d’un moment ça m’a fait chier. Il y a aussi la police qui est passée (moi j’ai deux versions différentes, une patrouille de flics municipaux qui a entendu du bruit ou deux de la nationale qui ont été appellés par des voisins) ils sont relativement vite repartis mais c’étaient les gens complètement bourrés qui étaient aussi chiants à gérer. C’est pas vraiment le meilleur moment pour se mettre à hurler dans tout les sens et de taper sur les tables et puis les étudiants en mal de divertissements qui n’ont jamais réfléchi à la réalité des rapports entre flics et squats et qui se mettent à proclamer que les flics n’ont qu’à venir, qu’eux ils n’ont pas peur… Alors voilà moi j’aime bien boire de l’alcool parfois mais en soirée c’est trop relou quand il y en a trop. Mais quand même, cette soirée a rendu des gens aussi émo, y a des petits messages de soutien sur Indymedia:
http://grenoble.indymedia.org/index.php?page=article&filtre=1&droiteA=1&numpageA=1&id=1069

Dimanche [26 juin 2005] il y avait une pizza party, moment très convivial, des pizzas excellentes, de la musique et des bottes de paille dans le square et la traverse… aussi une zone de gratuité qui a fait le bonheur de différentes personnes (et le malheur d’autres, je m’excuse encore si des affaires de gens y ont disparu, c’est pas mal le bordel dans les maisons…) c’était tellement bien dans la rue que c’était pas évident de commencer ensuite le bal folk à l’intérieur du Chapitonom, les gens ne voulaient pas y aller… mais ça a fini par marcher quand les bières ont déménagé à l’intérieur aussi (toujours l’alcool…).
Et surtout, à la fin, des gens ont eu une super idée: les Patates sound system ont dit qu’illes joueraient encore une chanson si, après, tout le monde participait au rangement de la traverse… et ça s’est fait et c’était génial, 50 personnes au moins qui portaient des trucs dans tous les sens et en un quart d’heure la traverse était vide (d’objets) et rangée.

Lundi, on a fait une réu avec les gens du “festival permanent contre les expulsions” pour discuter de nouveaux trucs à faire vers l’extérieur mais pour parler aussi pourquoi ça avait été compliqué ou même impossible de faire des liens entre eux et elles et nous “les occupantEs”. Il y avait trois personnes du festival permanent qui ont exprimé aussi de la colère et des déceptions au sujet des rapports avec nous. De notre côté, on a expliqué qu’on avait toutes ces “restructurations” à gérer et que l’arrivée d’autres personnes qui maintenant font partie des occupantEs nous mettait déjà dans une situation où on n’était plus un collectif existant depuis longtemps avec des pratiques cohérentes et tout ça. D’ailleurs, aux 400 couverts nous avons jamais été ça, et il y a aussi certains dysfonctionnements du collectif à la base en termes de communication par exemple qui ressortent plus fort maintenant. Beaucoup de personnes ont aussi exprimé qu’il ne s’agissait pas du tout d’un désintérêt pour les activités et reflexions du collectif de soutien/festival permanent mais tout simplement d’une saturation de moments de réunion ou simplement de moments très collectifs à plein de monde. Bien sûr, ces explications n’étaient pas très satisfaisantes en soi et ça pose vachement la question de la fermeture d’un milieu, de voir aussi comment nos exigences en termes d’autonomie et d’horizontalité peuvent exclure des personnes qui peuvent avoir moins l’habitude de fonctionner en assemblées, d’avoir des pratiques collectives ou qui tout simplement n’ont pas la même légitimité dans des lieux ou contextes donnés.
Pour finir, on s’est rendu compte que pratiquement toutes les activités proposées l’ont été par des occupantEs et non pas par des personnes du festival. On voulait quand même qu’on les fasse ensemble parce que tout simplement faire des choses ensemble ça permet de créer plus de liens, mais au final ça ne s’est pas vraiment fait comme ça. Dommage. Je crois que maintenant les trois personnes du festival qui étaient à cette réunion sont parties en vacances…

Mais il y a aussi quelques retours un peu plus positifs qui touchent à cette histoire de fermeture. Dans les personnes qui nous ont rejoint pour l’occupation quotidienne il y en a plusieurs qui expriment des trucs comme: “moi, je croyais que vous étiez sectaires, après avoir passé ces semaines ici je ne le trouve plus et je me sens bien avec vous”, “j’en ai chié jusque là pour trouver des entrées dans le milieu squat, j’espère que l’entrée que j’ai trouvé là ne se perdra pas à nouveau après l’expulsion”… Bref, cette question est loin d’être reglée.

Un dernier truc que j’ai envie de raconter c’est un repas intime sur invitation qui s’est déroulé jeudi soir [30 juin 2005] au Chapitonom. Bon, je dis intime parce que ce n’était pas public et parce que c’était pour se retrouver entre nous… mais on était quand même quarante… il y avait un énorme banquet avec 40(0) couverts et pleins de super bonnes choses à manger présentées agréablement sur des plats tout le long du banquet. Il y avait une lumière douce diffusée par des petites lampes (comme c’est un peu la spécialité du Chapito, même si là plein de choses sont disons plus basiques) et de la musique classique… ça avait vraiment la classe!!
On s’est goinfréEs de toutes ces super bons plats, y avait du vin (et aussi de la bière et de l’eau) et tout le monde n’arrêtait pas de dire comme c’était bon et ça avait la classe et tout… et là c’est parti, j’sais pas trop où ça a commencé mais des boules de mie de pain commençaient à voler et très rapidement plein des bouts de bouffe sont devenus des projectiles, bref bataille de bouffe très infantile mais aussi drôle… Après y avait plein de trucs mous et visqueux par terre (j’étais pieds nus) mais ça s’est bien fini avec des discussions à différents bouts de tables et des petits moments de danse…

Voilà donc quelques aperçus de VODAP-4 TS…
Je ne parle pas trop des flics ni de la mairie parce que je crois qu’illes sont toujours là où illes étaient avant et qu’illes font toujours la même chose et que par rapport à nous y a pas tellement de nouvelles…

Mais il y a d’autres squats à Grrr, comme Lakanaille par exemple, où il y a la nuit des zombies ce soir [2 juillet 2005], que je suis en train de rater, alors je vais pas m’attarder, mais les mardis illes font des restos populaires et végans (en alternance avec des films) et j’ai vachement apprécié mardi dernier de passer chez elleux et c’était bon aussi. Mais surtout illes sont passéEs en procès au TGI mercredi dernier [29 juin 2005], il y avait le même juge que pour le procès des 400 (…!!) et malgré l’absence de leur avocat le report était refusé alors c’est un autre avocat qui les a défenduEs… Rendu le 5 juillet!
Donc dans nos activités futures on a prévu de faire encore mieux la connection avec les autres squats.

Sinon aux 400, après l’expérience de la boum, dans quelques discussions informelles on s’est interrogé sur le sens de faire des activités publiques si ça revenait à la gestion des masses… (bon, c’est plus compliqué que ça mais trop long maintenant) et alors on a décidé d’annuler la soirée superdj’s d’Allemagne et de Grrrr… mais lundi [4 juillet] il y aura une soirée “DIY fais rouler ta bagnole à l’huile et peins ton corps et la traverse aussi” et jeudi [7 juillet 2005] y aura une projection dansante:
http://grenoble.squat.net/400couverts/2005-07-07_hairspray_clips.jpg

Vous voyez, y aura encore d’autres aventures… Alors à la prochaine!

Bize à vous & squat forever à Grrr et partout partout!!!

i*

PS:i* des trucs dont je n’ai pas parlé:

Mercredi [29 juin] y avait une soirée sur l’autonomie italienne mais je n’y étais pas, je crois que c’était cool…

Des personnes du collectif des 400 qui partent, parce que c’est pas évident à raconter, même si ce texte se veut perso, et ça me donne pas du tout envie de faire des blagues…

Du fait que j’ai peur que si ça dure y aura plus de garçons qui vont rester/venir et plus de filles qui vont partir/ne pas venir… mais pareil, c’est plus complexe aussi.

i*


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Grenoble: Petit récit perso de la vie aux 400 couverts


  Grenoble: Petit récit perso de la vie aux 400 couverts


Salut lezamiEs.

Depuis que le tribunal de grande instance a jugé que le squat des 400 couverts n’aurait aucun délai légal avant expulsion et que la mairie a demandé l’aide de la préfecture pour faire cette expulsion, la vie aux 400 a un peu changé. Voici un petit récit subjectif et perso et pas forcément très structuré de la situation:

Les espaces ont été reconfigurés complètement, les collectifs d’habitantEs des trois maisons se sont remélangés et des amiEs s’y sont rajoutéEs. Pour dormir on s’organise dans des sleepings plus ou moins affinitaires, ce qui crée des sortes de nouveaux collectifs par maison. J’ai même entendu dire des anciens habitants que c’était con d’attendre d’être expulsables pour faire des trucs comme ça… des espaces non-habités jusque là sont devenu des habitats, y a même des tout nouveaux espaces qui ont été construits, par exemple une vigie sur un mat qui sort du toit de la maison du 9. Parfois c’est un peu le bordel pour savoir qui dort où et quand et comme on s’est dit qu’on n’avait qu’à complexifier les fermetures des entrées, il y a le risque que des personnes se trouvent obligées à dormir à la belle étoile parce que d’autres personnes pensaient qu’elles dormaient ailleurs, mais bon, on a réussi à éviter ça jusque là.
Pendant la journée encore plus d’amiEs nous rejoignent, et ça parfois dès 6 heures avec des croissants…
Pour nourrir tout ce monde une cuisine centralisée (mais pas obligatoire, y’en a au moins une autre) a été mise en place dans le square et dans l’ancien local à vélo, avec un panodétaches qui ne fonctionne pas toujours bien, pas mal de personnes étant assez barrées dans les bricolages divers et originaux. Mais là on s’est dit que ça suffit de faire du bricolage l’activité principale, alors on va aller se baigner, se balader en montagne, faire un coucou à la réu Sans-titre, mettre en place des ateliers de chorale, se raconter des blagues et trouver des mises en scènes drôles pour le jour j… mais quand même le bricolage c’est bien aussi, y a eu des échanges de savoir sur plein de trucs: maçonneries matériaux et techniques diverses, soudure, bois, apprendre à se servir de plein de machines, techniques d’escalades, musculation des bras par divers moyens: porter des trucs lourds, taper pendant trois jours sur un burin,… on était tellement dedans que ça a dû être un peu dur pour les voisinEs (et même pour nous), alors on a décreté un couvre feu pour le bruit, d’abord 21h, maintenant carrément 20h… parfois aussi nos bricolages ne sont pas forcément très beaux, alors des équipes de déco ont essayé d’arranger ça un peu. et ça marche! y a aussi des réus à rallonge mais on s’améliore parfois et même on a réussi à faire aussi des jeux débiles dans la traverse.
Dans tout ce joyeux bordel il y a aussi des reflexions plus sérieuses sur les rapports entre nous, sur qui fait quoi, et des mises en pratiques pour assurer que la répartition des tâches ne fonctionne pas juste suivant ces vieux schémas pourris des rôles genrés par exemple, bien sûr, y a toujours des gens qui ont du mal à arrêter des activités plus fun (et aussi plus valorisantes) pour faire à manger ou la récup ou la vaisselle, mais grosso modo je trouve qu’on a su éviter les clichés trop gros.

Dès l’annonce du rendu du procès [le 8 juin 2005], un collectif de soutien s’est formé, ça s’appelle “le festival permanent contre les expulsions”, illes ont eu plein d’idées géniales: débat public sur les expulsions, ateliers juridiques suivis de la sortie d’une brochure vachement bien avec des conseils légaux et médicaux, une balade urbanistique dans la ville, une boum au chapito, divers moyens assez originaux de visibilisation dans la ville et du soutien logistique.Etant donné que les personnes participant à ça n’ont pas forcément l’expérience ou la disponibilité pour l’orga d’évènements publics, et qu’en plus les liens avec nous (dépasséEs par l’orga entre nous) n’étaient pas faciles à mettre en place, l’info n’a pas toujours bien circulé… mais il y a eu un chouette concert du Black star rock’n roll band et une petite scène ouverte….et une boum ce soir [24 juin 2005].

Pour les jours à venir on a prévu de travailler plus sur la communication et la visibilisation et dimanche y aura des pizzas, une zone de gratuité dans la traverse et un bal folk. Et si c’est pas trop rapide cette expulsion, éh bien y aura aussi une soirée élektro avec des superstardj’s d’Allemagne et de Grenoble.

Dans tout ça y a bien sûr aussi des trucs moins drôles, des moments où des personnes craquent (mais pas trop encore), des différences de facilités à trouver des espaces dans un groupe, parfois c’est assez difficile de faire attention à tout le monde et les affectivités diverses qui complexifient la situation comme c’est souvent le cas dans des moments intenses comme ça. On manque aussi de temps pour avoir des échanges de fond, ce qui a pour résultat que parfois la communication entre des personnes qui ne se connaissent pas bien est un peu décalée…

Et aussi, n’oublions pas que tout ça va très très probablement s’arrêter un de ces jours par la venue d’hommes en uniforme (de combat?) et de machines qui vont détruire les bâtiments, alors il y a aussi de la tristesse et de la colère…
Lundi dernier [20 juin 2005] on est alléEs dire au conseil municipal qu’illes sont nulLEs mais y a déjà quelqu’unE d’autre qui raconte ça ici:

http://grenoble.indymedia.org/index.php?page=article&filtre=1&droiteA=1&numpageA=1&id=1063

En ce qui concerne la police, ils ont commencé leur enquête par prendre des photos de tous nos bricolages visibles et la dame au service (?) des expulsions à la pref nous dit que ça va encore prendre du temps (à d’autres moments elle rajoute que ça peut aussi aller très vite) alors de toute façon on ne les croit pas une seule seconde… au niveau juridique un appel suit son cours.

Bien sûr y aurait encore plus de trucs à raconter, mais c’est top secret (hihihi) alors si ça continue je vous ferai part de nos aventures…

Bize à vous & squat forever


have a look:

http://grenoble.indymedia.org
http://grenoble.squat.net
http://infokiosques.net

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