Grenoble: Dégueuler en plein Conseil Municipal

Lundi 24 octobre 2005, trente à quarante personnes se sont pointées au Conseil Municipal de la Mairie de Grenoble (ce qui fait que c’était plein à craquer, vu que les places hors-élu-e-s sont limitées). En gros, pour gueuler suite aux expulsions qui se succèdent depuis début juillet (Résistor, la Boum, la Kanaille, les 400 Couverts, la Clé d’Or, le 10 rue des Bergers, le 106 rue des Alliés, sans parler des expulsé-e-s qui sont passé-e-s inaperçu-e-s – et il y en a). Les élu-e-s n’en ayant, comme de bien entendu, rien à foutre… quelques personnes se sont permis de dégueuler leur rage en plein Conseil Municipal.

Ci-dessous, une contrib’ anonyme publiée sur Indymedia-Grenoble, et une dépêche de l’AFP publiée sur le site du Monde. Un article gerbant a également été publié dans le Dauphiné Libéré le lendemain (dans Libé, aussi, etc.) ; TéléGrenoble, nouvelle télé locale (de merde) en a parlé le jour même en disant “ce n’était sûrement pas le meilleur moyen de se faire entendre”. En attendant, tout le monde en parle…

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http://grenoble.indymedia.org/index.php?page=article&filtre=1&droiteA=1&numpageA=1&id=1420

Un conseil municipal à vomir debout
écrit le 24/10/05 à 20:36 anonyme

Le conseil municipal mensuel de la ville de grenoble a quelque peu été perturbé ce lundi 24 octobre.

En effet, alors que le maire, Michel Destot, venait d’ouvrir la séance, il fut interpellé par une personne du public lui posant plusieurs questions :
- Comment se fait il qu’il y ait des expulsions illégales à Grenoble (voir les expulsions récentes du 10 rue des Bergers et du 106 rue des allié-e-s)?
- Ca vous amuse de nous envoyer vos chiens avec fusils à pompe et flash-balls à chaque fois?

Cette intervention fut appuyée par des approbations d’une trentaine de personnes du public dont certaines s’exclamèrent que la politique de la mairie de Grenoble les faisait vomir.
Dans le désir d’appuyer ces propos, 5 d’entre elles passèrent aux actes et posèrent chacune une grosse gerbe en plein milieu du conseil municipal devant l’ensemble des élu-e-s dégoûté-e-s.
Après une interruption de séance, Michel reprit la parole et s’indigna de cette action “anti-démocratique” et non justifiée vu que les expulsions s’étaient déroulées dans le calme et sans violence et qu’il y aurait bientôt de vrais logements sociaux à la place de ces bâtiments vides. Les quelques personnes encore présentes dans le public lui ont alors rappelé que des fusils à pompe et des flashs balls étaient loin d’être les symbôles de la non-violence et que des expulsions illégales n’étaient pas non plus très dignes d’une démocratie. Elles sont ensuite sorties, laissant les élu-e-s s’indigner et s’auto persuader qu’on a encore besoin d’eux pour gérer la ville.

Il n’y a pas à douter que les échos médiatiques risquent d’être particulièrement méprisants pour ces “squatteurs qui ne respectent rien” mais en tous cas c’était vraiment un beau moment, refletant à merveille l’impossibilité du dialogue entre des élu-e-s n’ayant pour unique ambition que d’être réélu-e-s aux prochaines élections et des squatteur-euse-s voulant changer la ville et la vie.

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http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-25934654@7-52,0.html

Grenoble: des squatteurs expulsés vomissent dans la salle du conseil municipal
AFP 24.10.05 | 19h00

Une dizaine de squatteurs, expulsés en fin de semaine d’un immeuble occupé illégalement à Grenoble, ont protesté en occupant les rangs du public lundi, dès le début d’un conseil municipal de la ville et en se faisant vomir avec leurs doigts, a-t-on appris auprès d’un élu.

Les perturbateurs ont été immédiatement expulsés. La séance a été interrompue 15 minutes le temps que la salle soit nettoyée.

Le bâtiment occupé par les squatteurs doit être détruit pour laisser place à un immeuble de logement social, a indiqué la mairie.

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z.

 

 

Bialystok (Pologne): Expulsion du squat DeCentrum

Pendant l’apres-midi du mardi 25 octobre 2005, la police est allée au squat DeCentrum (a Białystok – http://fr.wikipedia.org/wiki/Bialystok) accompagnée par des fonctionnaires municipaux et le propriétaire, munis d’un mandat judiciaire pour l’évacuation des lieux, ces invités n’ont pas sonné, et ils ont abimé la porte du squat. Lorsque l’un des squatters a refusé de partir en douceur, des gardiens de la ville l’ont enlevé vers le couloir, où deux gardiens le tenaient, il a été frappé au visage, il a reçu un coup de pied d’un troisième dans l’abdomen, et on l’a menacé de le jeter dans l’escalier. [la suite...]

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Dijon: Programme des activités des Tanneries de novembre-décembre 2005


  Dijon: Programme des activités des Tanneries de novembre-décembre 2005


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Programme Concerts et Autres Régalades aux Tanneries -
:+:+:+:+| Novembre x Décembre 05 |+:+:+:+:

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Samedi 05 Novembre [19h - 06h | PRIX LIBRE] :
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Nuit Zombie aux Tanneries!
Programmation surprise…

Projection / Toasts / Bar / Ketchup

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Mardi 08 Novembre [21h | 4 EUR] :
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Signal Lost (@Punk / US) + Adrift (HC Punk / Besançon) + Zerstört (Crust Punk / Allemagne) – [Maloka]

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Samedi 12 Novembre [15 - 20h | GRATUIT] :
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Après-midi découverte de l’Espace Autogéré des Tanneries et ses activités, avec, au programme:

[ De 15h à 18h ] : Permanence & découverte de l’infokiosque.
Présentation de diverses maisons d’édition indépendantes et du site infokiosques.net [1]; découverte en lecture & discussion de brochures, bouquins et autre presse alternative.

[ 16h ] : Atelier d’introduction à GNU/Linux.
“GNU/Linux: d’une utopie à une alternative pratique”.

* Qu’appelle-t-on logiciel “libre”? Cet adjectif n’intéresse-t-il que les spécialistes ou doit-on tou·te·s nous en préoccuper?

* Une belle idée… tour d’horizon des plus belles réalisations qu’elle a inspiré : GNU/Linux, Debian, GNOME et KDE, OpenOffice.org, Mozilla Firefox, Wikipedia et bien d’autres.

* Affranchir son ordinateur de Microsoft® Windows : découverte de GNU/Linux (installation, principes de fonctionnement, utilisation au quotidien).

[ 18h ] : Pot de rentrée & présentation des Tanneries.

Présentation des Tanneries, et des divers projets publics qui s’y sont développés: PRINT, zone de gratuité, infokiosque, concerts & spectacles non-profit, sérigraphie, potager collectif, etc. Ce peut être l’occasion de faire part de vos interrogations, remarques et propositions!

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Vendredi 18 Novembre [21h | 4 EUR] :
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IFS (Neo-Metal / Dijon) + Fedup (Emo HC / Toulouse) + Blind Sight (Emo HC / Toulouse) – [RAF]

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Vendredi 25 Novembre [21h | 5 EUR] :
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Concert de soutien aux Tanneries avec:

Guarapita (Ska Punk / Paris) + Brixton Cats (Punk Oi / Paris) + All Stars Hip Hop Connexion: Calavera + Piloophaz + La Casa del Phonky – [Maloka]

-> Guarapita: http://www.guarapita.net/
-> Brixton Cats: http://brixtoncats.propagande.org/

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Samedi 03 Décembre [21h | 5 EUR] :
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Concert de Soutien à la CNT avec:

Christian Paccoud (Chanson Française Accordéon / Paris) + Nutcase (Punk HC Mélo / Paris – Dijon) + Lafayafulska (Ska Festif / Chalons) – [CNT]

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Samedi 10 Décembre [21h | 4 EUR] :
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Aftertaste (Emo Rock / Dijon) + Riktus (HC / Nancy) + Kayan (Emo HC / Auxerre) – [RAF]

————————- Plus d’Infos ————————–

Maloka | http://malokadistro.com
Print | http://print.squat.net

————————— Prévisions —————————

Vendredi 02 Décembre: Concert organisé par Le P’tit Souk
Samedi 07 Janvier: Concert organisé par Le P’tit Souk
Samedi 14 Janvier: Via Media (@Punk / Pologne)
Vendredi 27 Janvier: Guerilla Poubelle (Punk Rock / Paris)

——————- Tant que l’argent existe… ——————

Les Tanneries faisant le choix de l’indépendance vis-à-vis des pouvoirs en place et des logiques de profit, elles fonctionnent sans aucune subvention, par l’autofinancement, le bénévolat et la passion. La participation financière qui vous est parfois demandée lors d’un événement doit donc permettre de rembourser les frais des intervant-e-s et les frais de fonctionnement du lieu (travaux, électricité, assurances…).

————————— Au fait… ————————–

Les comportements sexistes, racistes, homophobes ne sont pas les bienvenus, qu’ils soient exprimés au travers de menaces, d’agressions physiques ou verbales, de pseudo-”blagues”, de danses violentes, ou autres !

———————- No Dogs No Masters ! ———————

N’amène pas ton chien, le bruit (surtout lors des concerts) ne peut que lui faire du mal. Si tu te préoccupes un tant soit peu de sa santé, penses-y. Les Tanneries sont situées près d’un boulevard en sortie de périph’, les voitures roulent très vite et nous voyons trop souvent des chiens errer pendant que leur ami-e regarde les groupes. Nous ne pouvons pas assurer un dog-sitting toute la soirée… Une raison de plus de le laisser à la maison !

+:+:+:

L’Espace Autogéré des Tanneries
15/17 Bd de Chicago
Dijon

tanneries-prog at squat point net


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Lille: White Wood menacé d’expulsion


  Lille: White Wood menacé d’expulsion


Tract diffusé par les squatters de White Wood, occupé depuis un an, dans le quartier de Bois Blancs, Lille, suite à la visite de l’huissier qui nous amène le 25 octobre 2005 un commandement de quitter les lieux daté du 20 octobre au tribunal.

Huissier à ta porte, riot !!

Depuis le 15 Novembre 2004, White Wood, un squat, lieu occupé “sans droit ni titre”, a ouvert dans le quartier Bois Blancs. C’est un lieu d’habitation et d’activités. Depuis un an on y trouve une friperie gratuite, où on peut amener, échanger ou prendre des vêtements sans avoir recours à l’argent ; également une infoshop à prix libre (c’est à dire que tu donnes ce que tu veux) – journaux, tracts, affiches, livres, disques, etc. – et un atelier de sculpture. Régulièrement des groupes de personnes viennent s’exercer / pratiquer la musique, du théâtre, de la jonglerie ou des sports collectifs. S’y déroulent des concerts, des représentations de spectacle de rue, des projections de films, des débats ou des repas végétariens en soutien à des groupes militants, tout cela prix libre ou gratuit. Ce lieu, d’abord filature puis fabrique de volets roulants, vidé de ses ouvriers, abandonné à la spéculation immobilière, est occupé par un groupe de personnes qui y créent un lieu collectif de vie et de rencontre. Depuis le 20 Octobre 2005, sur requête du propriétaire – la Société Civile Immobilière Satellite – par voix d’huissier, nous commande de quitter les lieux…

« L’année 2004 est marquée à Lille par la culture qui a été mise à portée de tous, à travers une extraordinaire diversité et un accès direct. Mais c’est aussi un véritable rapprochement qui s’est opéré entre les Lillois pendant toute l’année à travers des événements qui ont mobilisé des personnes très différentes, des jeunes, des moins jeunes… Après cette année particulière, ne refermons pas les fenêtres, ne les laissons pas se refermer… Notre équipe a une grande ambition pour Lille. Un projet qui me tient particulièrement à cœur. J’ai un fait un rêve et on va le réaliser ! Faire de Lille LA ville de la solidarité”
Martine Aubry, conférence de presse de rentrée, 7 octobre 2004, quartier Bois Blancs

POUR L’AUTODETERMINATION DE NOS VIES NON AUX EXPULSIONS !!
DES SQUATTTERS EN COLERE !!
WHITE WOOD, 7 RUE DE LAVENTIE, LILLE F(RANCE)

tract diffusé dans le quartier Bois Blancs à Lille suite au commandement de quitter les lieux…

ps : soirée pizza en soutien à VIVE LES MUTINS le 8 novembre 2005

WW


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Cette-Eygun (Vallée d’Aspe): Expulsion de la Goutte d’Eau


  Cette-Eygun (Vallée d’Aspe): Expulsion de la Goutte d’Eau


En ce moment [mardi 25 octobre 2005], est expulsée l’ancienne gare de Cette-Eygun occupée depuis 20 ans, en Vallée d’Aspe (Pyrénées, France). Cette occupation était le centre de la résistance au projet de tunnel du Somport (projet détruisant la Vallée), qui a pris des formes multiples, avec des périodes de luttes intenses. Le projet de tunnel et de route à 4 voies a quand même été réalisé mais l’occupation de la gare s’est maintenue.

Aujourd’hui mardi 25 octobre, une vingtaine de gendarmes a expulsé les actuels occupants et a détruit portes et fenêtres en attendant sans doute de murer pour éviter une ré-occupation. Les gens présents sur le lieu vont probablement continuer à occuper le terrain autour de la maison.

Pour l’instant, en attendant plus d’infos par rapport à l’occupation du terrain, vous pouvez surcharger le fax ou téléphone du propriétaire, à savoir l’établissement public Réseau Ferré de France (site accessible sur internet avec les contacts des directions régionales):
région Aquitaine (pour la Vallée d’Aspe)
directeur régional M. Alain Prat
téléphone: 05.56.93.54.00

lumaya at no-log point org


Yverdon (Suisse): Les occupant-e-s de la Bergerie en procès le 25 octobre 2005

Yverdon, le 23 octobre 05
Communiqué de presse
:

Venez le Mardi 25 octobre à 9h00 au procès contre les occupants de la Bergerie. Nous avons déjà été condamné par un juge d’’instruction à deux semaines de prison avec deux ans de sursis. Nous avons fait recours contre ce jugement que nous trouvons disproportionné par rapport à notre situation et qui condamne toutes les personnes présentes le jour du contrôle d’’identité sans distinction entre visiteurs et personnes impliquées. [la suite...]

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Barcelone: Deux expulsions à Guinardo et Clot


  Barcelone: Deux expulsions à Guinardo et Clot


Jeudi matin [20 octobre 2005] vers 9h, plusieurs véhicules de la Police Nationale se sont arrêtés devant la Gatada pour procéder à son expulsion. Ce squat, dans le quartier de Guinardó, existait depuis plus de 7 ans. Le 7 octobre dernier, une trentaine de personnes avaient réussi à repousser l’expulsion. Malheureusement, l’avocat d’office n’a pas voulu continuer la lutte et les habitantEs n’ont pu savoir la nouvelle date. La seule personne présente dans les lieux a été détenue pour une peine-amende non payée. Après avoir réglé la facture de 450 euros, elle a pu sortir le jour même. La maison a été détruite le jour même.

A 9h30 les mêmes effectifs de police attaquaient dans le quartier de Clot le squat Kan Puntal, occupé depuis presque 4 ans. La aussi, les habitantEs n’avaient pas été aviséEs. Bien qu’illes se savaient menacéEs depuis le début de l’été. Une dizaine de personnes les a aidé à évacuer le matériel de la maison dans le calme. Le soir même, vers 20h30, une quarantaine de personnes a parcouru les rues du quartier pour dénoncer l’expulsion avec moult cris et graffitis. La banderole de la manif a été accrochée aux balcons du squat, muré mais pas détruit.

Sinon dans la série expulsion on appelle :

Esbarzer, Sants le 27 octobre
La Breva, Sants, le 17 novembre
Na Bastardes, Manresa (hors de Barcelone), le 22 novembre

Pur ce qui est des procès, le Bloke Metges a eu le sien il y a une semaine. Illes sont en attente de la réponse.

fist


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Grenoble: La mairie de Grenoble et la préfecture de l’Isère expulsent illégalement

Communiqué de presse de squatteur-euse-s grenoblois-es du 21 octobre 2005.

Cet après-midi, la section d’intervention de la préfecture de l’Isère, des équipes de la BAC, assistées de la police municipale, ont expulsé un squat ouvert en début de semaine situé dans une maison appartenant à la Mairie (socialiste) de Grenoble, au 106 de la rue des alliés. Cette expulsion s’est deroulée sans procédure légale, les policiers ont pénétré dans le jardin en enjambant la palissade, faisant fi du rappel à la loi affiché sur la porte. Ils sont entrés dans la maison par une échelle (empruntée sur un chantier voisin), fusil à pompe et flashball au poing. Leur “superieur” (ne portant aucun signe de reconnaissance) n’a pas daigné répondre aux demandes d’explications des squatteur-euse-s. Ceux-ci sont sortis après un contrôle d’identité, et ont rejoint le petit rassemblement de soutien devant la maison. [la suite...]

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Budapest: Un nouveau squat, soyez solidaires !


  Budapest: Un nouveau squat, soyez solidaires !


Chèr-e-s Camarades du Monde Entier !

L’an dernier (2004) nous avons squatté un ancien centre commercial des “pionniers socialistes” (ndt: sorte de scouts du parti communiste), et nous l’avons réorganisé en centre culturel pour le mouvement autonome. C’était notre première action en groupe, et le premier squat bien organisé depuis des années. Nous avons été expulsé-e-s au bout de deux semaines. Après quoi nous nous sommes replié-e-s sur un petit sous-sol d’un riche ami que quelques autres ami-e-s utilisent, et qui a été nommé AK57. Mais nous voulions nous donner une nouvelle chance et squatter un nouveau bâtiment.

Nous avons squatté une maison samedi dernier (1er octobre 2005) à Budapest en Hongrie. Le bâtiment est propriété des autorités du district (Erzsébetvàros, 7ème district de Budapest). Il n’était plus utilisé depuis 3 ans. En une journée, nous l’avons investi, nettoyé, installé un infoskiosque, un coffeeshop, une zone de gratuité, un grand dortoir, une galerie avec quatre expositions et un cinéma.

Nous avions prévu de faire la fête d’ouverture le dimanche, nous avions donc invité nos ami-e-s, camarades et les médias (“grands” et indépendants). Malheureusement la police est arrivée plus tôt qu’elleux et illes n’ont pas pu rentrer, la porte étant fermée; le détail amusant (qui montre que nous étions mieux organisés que la police) c’est qu’elle était fermée de l’extérieur. Les policièr-e-s ont attendu à l’entrée au moins une heure pendant laquelle nous les avons observé-e-s et interpellé-e-s depuis les fenêtres du premier étage; et celleux qui étaient invité-e-s (environ une centaine de personnes plus les médias) se sont rassemblé-e-s dans la rue.

Nous voulions discuter de la situation avec les autorités locales, et finalement un de ses représentants nous a dit qu’il allait venir pour parler avec nous. Alors nous l’avons laissé rentrer ainsi qu’une officière de police. Illes nous ont annoncé que nous avions le choix entre deux possibilités : a) nous sortons librement et l’adjoint au maire nous reçoit pour un entretien. b) nous refusons et la police nous met en taule. Dans les deux situations la police prendrait nos noms.

La négociation s’est déroulée dans notre cinéma: illes étaient deux et nous quarante. La policière semblait perdue, mais elle essayait quand même de jouer la dure. Le politicien a pris le rôle du gentil et nous a fait des promesses – il connaissait personnellement certain-e-s d’entre nous.

Et nous avons choisi l’option a). Nous avons accepté le compromis suivant : nous sortons pour cette fois, et essayons de discuter avec les autorités. Mais nous avons fait la promesse suivante : s’illes essaient de nous piéger nous poursuivrons nos actions.

Le lundi nous sommes allé-e-s voir le politicien. Bien sûr il s’est foutu de nous: il nous a dit que cet entretien ne serait pas un entretien officiel, que les autorités ne coopérent pas avec des groupes qui font des actions illégales.
Très bien.
Nous nous sommes mis-es d’accord sur le fait que l’une des ONG qui ont signé notre lettre de soutien leur transmettrait le dossier de notre projet, et que les politicien-ne-s prendraient une décision d’ici fin octobre. Si l’ONG n’obtient pas d’eux un bâtiment vide (nous voudrions avoir le bâtiment A, que nous avons squatté samedi, qui est en bon état, et dans lequel il y a toujours nos affaires et nos expositions) avant la fin du mois, notre groupe continuera ses actions. D’ici là nous allons mettre la pression sur les autorités, en nous inspirant des tactiques de l’EKH – Ernst Kirchweger Haus (actions de rues, aussi bien légales qu’illégales). En Hongrie nous allons de plus avoir des élections l’année prochaine. Nous pensons que nous sommes le seul groupe de squatteureuses bien organisé de la capitale et nous continuerons notre lutte jusqu’à obtenir une maison.

Nous savons que nous sommes les membres d’un mouvement international, c’est pourquoi nous demandons maintenant votre solidarité. Lorsque l’EKH (Ernst Kirchweger Haus) à Vienne en Australie était en danger, nous nous sommes mobilisé-e-s et certain-e-s d’entre nous sont parti-e-s à Vienne pour aider. Et celleux qui étaient resté-e-s ont organisé une manifestation de soutien à Budapest, en face de l’ambassade d’Autriche.
Aujourd’hui nous demandons à tous nos camarades de mettre un maximum de pression sur les dirigeants de notre région ! Nous vous le demandons parce que cette ville a vraiment besoin d’un centre culturel autonome, un centre social ! Faites de votre mieux, soyez créati-f-ve-s, ou faites comme nous : Organisez des manifestations de soutien devant les ambassades de Hongrie de votre pays!

La lutte continue !

Longue vie au mouvement international des squats !

Le groupe Centrum, (Centrum Group)

Erzsébetváros, Budapest, Hongrie, le 3 octobre 2005.

Un article de l’an dernier à propos de notre première tentative de squat:
[1] http://indymedia.hu/cikk.shtml?x=19018

L’action de solidarité avec l’EKH:

Solidarität Deklaration:
[2] http://www.gellenhaza.hu/peet/socialdisease/index.php?subaction=showfull&id=1121506489&archive=&start_from=&ucat=1&

Déclaration de solidarité et manifestation pour l’EKH:
[3] http://www.indymedia.hu/cikk.shtml?x=24289

Galerie-photo à propos de la manifestation de solidarité:
[4] http://www.gellenhaza.hu/peet/socialdisease/index.php?subaction=showfull&id=1121258335&archive=&start_from=&ucat=1&

Références

Liens :
1. http://indymedia.hu/cikk.shtml?x=19018
2. http://www.gellenhaza.hu/peet/socialdisease/index.php?subaction=showfull&id=1121506489&archive=&start_from=&ucat=1&
3. http://www.indymedia.hu/cikk.shtml?x=24289
4. http://www.gellenhaza.hu/peet/socialdisease/index.php?subaction=showfull&id=1121258335&archive=&start_from=&ucat=1&

Le groupe Centrum


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Lyon: Ouverture de la Scierie


  Lyon: Ouverture de la Scierie


Salut à touTEs,

pour infos :

“La scierie” squat d’habitation, d’activités et donc politique vient de voir le jour. Voici le texte du tract de présentation et d’annonce du premier concert :

Lyon 2005. Constat. Pas de lieux de concerts alternatifs.
Répression.
Aseptisation. Villes propres. Bâtiments abandonnés.
Réaction.
Création de collectif libertaire. Installation. Réhabilitation.
La Scierie. Zone autogérée. Autonomie. Ruptures. Enclave. Autres relations. Autres fonctionnements. Autres pratiques. Expériences collectives. DIY. Habitations. DIY. Concerts. DIY. Fanzinothèque. DIY. Infoshop. DIY. Ouverture aux collectifs d’organisation de concerts.
Toutes les musiques. Tous les arts.
Rencontre. JeudiS après-midi. 13h-19h.
4, rue Pascal. Villeurbanne.
lascierie(arobase)no-log.org.

Réappropriation. Résistance. Offensive.
Le monde a fait de moi une putain, je ferai de ce monde un bordel.

Concert d’ouverture dimanche 23 octobre 2005, 19h pétantes avec Arrash (punk HxC Toulouse) Bad Bourvils (Punk HxC toulouse) Ken Park (oldschool st-etienne)

La Scierie


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Fédération Anarchiste: La propriété, c’est le vol !

Près de 50 morts, plusieurs dizaines de blessés, des centaines de familles rejetées à la rue, la succession d’événements tragiques depuis le mois d’avril a remis la question du mal-logement à l’ordre du jour.
Pourtant la crise du logement ne date pas d’hier, mais la spirale de la spéculation immobilière ainsi que la chasse aux pauvres et aux immigrés ont considérablement aggravé pour des millions d’individus une situation déjà intolérable et scandaleuse. Cependant, de plus en plus de gens se rendent compte que cette situation est insupportable et même absurde. En effet, comment admettre qu’un nombre croissant de personnes – parfois salariés comme en témoigne le phénomène des « working poors » ou quand un salaire d’emploi à plein temps ne permet même plus de payer un loyer – se retrouvent à la rue ou sont logées dans des conditions désastreuses, alors qu’il y a tant de logements vides, logements qui sont principalement des moyens pour spéculer.
La crise du logement que l’on connaît actuellement n’a rien à voir avec celle que l’on a connue dans les années 50. A cette époque, il y a avait effectivement une insuffisance de logements due aux destructions engendrées par la guerre et à une carence de construction de logements dans l’entre-deux-guerres. Aujourd’hui, le problème est tout autre : [la suite...]

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Grenoble: Récit de l’expulsion du 10 rue des Bergers

Le lundi 10 octobre 2005, le collectif de la Jugulaire, habitant 10 rue des Bergers, a été expulsé « manu militari ».
On vous propose un récit de cette expulsion, qui a pris une tournure bien étrange dans le contexte grenoblois…

Le mercredi 5 octobre, six personnes ont élu domicile dans une maison de Grenoble, vide depuis 33 ans, appartenant à l’une des plus grosses sociétés de Grenoble : la SCI d’Alembert, groupe de cliniques, qui mène depuis une dizaine d’années parmi les plus gros projets immobiliers de la cuvette. Le samedi, nous avons informé le voisinage et les employé-e-s de la clinique attenante de notre présence. Tout le week-end, des voisines et des infirmières sont venues nous rencontrer pour nous dire qu’elles étaient ravies de voir cette maison vide enfin habitée ! Un vigile et une infirmière sont passé-e-s pour s’assurer que nous ne faisions pas de feu (en plein été indien) : on leur a confirmé que nous ne comptions pas nous faire griller, et qu’on ramonerait les cheminées si nous voulions un jour nous en servir. [la suite...]

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Montreuil: Expulsions et violences policières au passage du gazomètre


  Montreuil: Expulsions et violences policières au passage du gazomètre


Dans la matinée du mardi 11 octobre [2005], les forces répressives de l’Etat ont mené une expulsion manu militari contre une dizaine de familles qui étaient contraintes, faute d’alternative, de squatter un logement à haut risque de saturnisme.

Face aux maigres propositions de la maire communiste de Montreuil (relogement proposé à seulement une des familles), celles-ci décident alors d’occuper la salle Lounes Matoub, propriété de la Mairie. Dans la soirée, celle-ci fait appel aux forces de l’ordre pour évacuer la salle, une fois de plus de manière brutale et hors de tout cadre juridique (la procédure judiciaire obligatoire au préalable n’est pas encore respectée).

Cette seconde évacuation contre les familles et leurs soutiens sera extrêmement violente ; un militant de 70 ans se retrouvera à l’hôpital avec le nez cassé, plusieurs plaies à la tête et des côtes fêlées ; plusieurs autres personnes seront plus légèrement touchées. De nombreux parents seront violentés devant leurs enfants.

Plus tard, tandis que les femmes et enfants sont encerclées (parquées) dans un square à proximité, d’autres décident de manifester vers la mairie.

La police engage alors sans sommation une confrontation violente où de nombreuses personnes pacifiques sont attaquées et frappées sans discernement. Un militant du Scalp devra se rendre aux urgences, avec plusieurs plaies au crâne qui nécessiteront des points de sutures, mais nombreux sont les militants qui auront ce soir-là tâté de la « matraque démocratique », maniée par une police de toute évidente heureuse de pouvoir se faire plaisir en l’absence des médias.

Face à cette démonstration d’acharnement et de criminalisation de la pauvreté, le SCALP-REFLEX, groupe parisien du réseau No Pasaran, dénonce ces expulsions soi-disant sanitaires qui mettent les gens à la rue alors que les rafles contre les sans papiers s’accélèrent depuis quelques mois. La police toujours motivée par les chiffres en a profité ce soir pour arrêter 3 sans papiers : il n’y a pas de petits profits !

Non à la criminalisation de la pauvreté
Réquisition de tous les logements vacants
Liberté de circulation et d’installation

Communiqué de presse

Mardi 11 octobre 2005


SCALP-Reflex, groupe parisien du Réseau No Pasaran!
21 ter rue Voltaire
75011 Paris
01.43.48.54.95.
06.30.91.89.48.

Scalp REFLEX


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Nancy: Le 4.6, c’est déjà fini !


  Nancy: Le “4.6″, c’est déjà fini !


[11/10/2005]

Le jugement du procès pour occupation illégale de bâtiment qui avait eu lieu le 27 septembre a été rendu mardi 11 octobre.[1]

La juge a choisi l’expulsion sans délais, mettant à la rue les habitant-e-s des “4.6″ à l’approche de l’hiver. Elle n’a admis leur situation de précarité qu’en ne leur imposant pas le paiement des frais de l’avocat de la partie adverse. Pour la question du droit à vivre sous un toit, celle justement pour laquelle elle devait émettre un jugement, ça ne lui a pas suffi. Le prétexte ? Pas assez de preuves écrites montrant qu’illes avaient épuisé les demandes de logements, d’aides… En plus d’être absurde (sans logement, difficile de faire la demande d’un logement, difficile de faire la demande d’un boulot… ), c’est typiquement la réponse d’une justice de classe, qui exige de celleux qui sont démuni-e-s qu’illes fassent en plus des démarches et des demandes désespérantes auprès d’un système qui les écrase.

Le jour même l’huissier est passé, depuis hier, la maison est abandonnée.

Abandonnée, comme beaucoup trop de logements à Nancy !

Comme à Paris, à Lyon, à Dijon, à Saint-Étienne, à Grenoble, comme partout !

Une expulsion,
Dix Ouvertures !

Bon courage à celleux des “4.6″ !

[1]L’annonce de l’expulsion et une copie du tract distribué par les squatteureuses lors de leur arrivée sont sur http://maree-noire.info.

tr.


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Paris: Appel à la manifestation unitaire du samedi 15 octobre, 14h à République


  Paris: Appel à la manifestation unitaire du samedi 15 octobre, 14h à République


En réponse aux incendies meurtriers dans les taudis parisiens qui ont fait 50 victimes, Sarkozy fait expulser les mal-logés. Régulièrement au petit matin, le scénario des expulsions spectacles se répète, les CRS débarquent par dizaines et jettent à la rue les habitants d’immeubles insalubres. De son coté Villepin prépare la mise en place de 5000 logements d’urgence gérés par la SONACOTRA, c’est le retour aux cités de transit, installées dans des zones de relégations.

Non expulsions, non aux baraquements provisoires !

C’est la crise du logement pour les précaires, les immigrés, les jeunes, les salariés modestes, les bidonvilles réapparaissent, et la précarité du logement s’étend. Les loyers et l’immobilier continuent de flamber et les bailleurs et spéculateurs engrangent des profits juteux et inespérés. Plutôt que d’expulser, de soutenir et alimenter la spéculation, plutôt que démolir, vendre ou déréguler des HLM, le gouvernement doit réquisitionner. Il n’y a jamais eu autant de logements vides dans les grandes villes.

Nous exigeons la réquisition des logements vides, mais aussi le gel des expulsions, des loyers, de la spéculation et de la marchandisation du logement social.

La Fédération Anarchiste appelle ses militants et ses sympathisants à manifester aux cotés des associations de mal logés.

Pour le droit au logement pour tous sans discrimination
manifestation unitaire samedi 15 oct. 2005, 14h à République

Fédération anarchiste
145 rue Amelot 75011 Paris
relations-exterieures(a)federation-anarchiste.org

Fédération anarchiste


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