Grenoble: Retour sur l’expérience des 400 couverts (interviews datant de 2005)

La Traverse des 400 couverts était une ruelle squattée. Un endroit que j’adorais, et ça faisait un moment que j’avais envie d’interviewer ses habitant/e/s pour faire connaître ce qu’illes faisaient et racontaient. Finalement, quand l’occasion s’est présentée de faire cette interview, ils et elles étaient expulsables, c’était donc un contexte assez particulier. Nous avons mené cette interview au bistro, avec Xavier, et questionné Julie et Alain, puis Aude, habitantes ou participant aux activités du lieu. Interview menée en direct live parce que la discussion me semblait une forme plus intéressante. Ça donne une interview trèèès longue, j’en ai coupé ou résumé des petits passages, mais sinon je l’ai laissée en grande partie telle qu’elle, parce que tout m’y semble intéressant, plein de détails, d’histoires, de points de vue variés… Bref, je trouve que c’est un document intéressant sur l’histoire d’une expérience géniale, même si c’est longuet…
Les 400 Couverts, ainsi qu’un autre squat tout proche, la Kanaille, ont été expulsés une semaine après qu’on ait fait cette interview, le 2 août 2005, avec pas moins de 250 flics, qui ont mis environ quatre heures à descendre tout le monde des toits et autres lieux de refuge… Une manifestation spontanée à suivi, les grands axes de la ville ont été bloqués et des tags de protestation ont redécoré la ville. C’était impressionant et émouvant à souhait. Ces aventures ne sont heureusement pas finies…

Elsa

PS : les propos ci-dessous ne reflètent que des points de vue personnels, ne représentent en rien la pensée d’un groupe : les 400 couverts, c’était des dizaines de personnes aux points de vue et vécus variés !
[la suite...]

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Caen: Rassemblement contre l’expulsion de la Mauvaise Herbe le 2 février 2006


  Caen: Rassemblement contre l’expulsion de la Mauvaise Herbe le 2 février 2006


Pour la défense de lieux alternatifs et autonomes.
Pour le droit au logement.
Contre toutes les Expulsions !
RASSEMBLEMENT
Jeudi 2 Février à 8h30
Au Tribunal de Grande Instance
8 place Fontette
(Au bout de la place St Sauveur)
Caen

Y aura du café pour se réchauffer !

Depuis maintenant près de deux mois, un collectif d’individus (La Mauvaise Herbe) a récupéré une platerie désaffectée afin de s’y loger et d’y mener des activités culturelles et politiques, une projection/débat, une soirée slam et des concerts ont déjà eu lieu. D’autres sont en projets. Alors que le batiment est vide depuis dix ans et ne fait l’objet d’aucun projet d’exploitation, une des propriétaires veut nous en expulser. A l’audience du 12 janvier, nous avons obtenu un report du procès de trois semaines.

La Mauvaise Herbe
7 Rue de la Masse
14000 Caen
Tel : 0633778381
la_mauvaise_herbe [at] no-log [dot] org
http://caen.squat.net

La Mauvaise Herbe


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Toulouse: Deuxième édition du festival XXYZ du 13 au 19 février 2006

Le festival xxyz002, deuxième édition du festival de films d.i.y. (do.it.yourself) trans, pédé et gouine de Toulouse, se déroulera du 13 au 19 février 2006. Des expos, des concerts, des ateliers, des débats, et plus de 100 courts-métrages de France, de Suisse, d’Allemagne, de Serbie, de Pologne, des Etats-Unis, du Québec, d’Espagne, etc.
Les projections auront lieu au Klandé, à la Luna Loca et à la Médiathèque Associative et sont à prix libre. Toutes les infos et le programme se trouvent sur http://www.transpedegouine.org/
Venez nombreusEs !

Miss Chochotte-Minute

Fontaine (38): Discussions à la Biblioblique (Masure-Kâ)


  Fontaine (38): Discussions à la Biblioblique (Masure-Kâ)


Le collectif de la Biblioblique propose deux discussions :

– Vendredi 27 janvier 2006 de 16h à 18h : “Réflexion politique au sujet de la vitesse”
– Vendredi 3 février de 16h à 18h : “Prix libre, prix coûtant, gratuité… pourquoi, comment ?”

L’idée c’est que chaque participant-e prépare, selon son goût et son envie, une intervention sur le thème (de 5 mn maximum) qui pourra prendre des formes diverses (résumé de lecture, récit d’expérience, saynète, pensées, extrait d’ouvrage, audio ou video, etc.), afin d’alimenter la discussion.

Cela se passera dans le cadre des permanences de la Biblioblique, au squat de la Masure Kâ (7 rue de la Gaité à Fontaine, arrêt de tram Gabriel Peri – les Fontainades), qui comme tous les vendredi ouvrira ses portes de 14h à 20h. Vous pourrez venir pour y lire des brochures, emprunter des bouquins, etc.

Biblioblique


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Schinveld (Pays-Bas): Expulsion terminée – une bande de 20 mètres d’arbres sauvée de l’abattage…


  Schinveld (Pays-Bas): Expulsion terminée – une bande de 20 mètres d’arbres sauvée de l’abattage…


Info parue sur http://www.cemab.be/news/2006/01/641.php


La nuit du lundi 9 janvier 2006 au mardi 10 janvier, ce sont finalement 22 activistes qui ont encore passé la nuit dans le bois. Trois personnes sont parties parce qu’elles étaient au bout du rouleau. D’après ce que les activistes ont appris d’un groupe de musiciens venus les encourager en début de nuit, les abattages dans la zone évacuée se sont poursuivis jusqu’à 22 heures.

Hier [le 10], alors que l’expulsion avait repris, environ 150 personnes se sont rassemblées à l’appel des habitants de la région pour une manifestation bruyante à Schinveld contre les abattages et en soutien aux occupants du bois.

Dans l’après-midi, il est apparu que 3 des cabanes construites dans les arbres se trouvaient juste en dehors de la zone à déboiser et que l’expulsion des personnes qui s’y trouvaient aurait entraîné des abattages supplémentaires. Les activistes ont alors négocié avec les forces de l’ordre. Douze personnes sont descendues volontairement des arbres et une est sortie volontairement d’un tunnel pour éviter des abattages inutiles et après avoir obtenu de surcroît la sauvegarde d’une bande de terrain supplémentaire de 20 mètres de large.

Vers 18 heures, tous les occupants du bois avaient été délogés par la police.

Dans un communiqué (en néerlandais), trois associations belges (Boomspotting de Borsbeek, Groene Gordel Front de Bruges et Wiloo d’Ostende) ont exprimé leur solidarité avec les activistes de Schinveld.
http://wvl.indymedia.org/news/2006/01/4745.php

<br
> Toutes les infos en néerlandais:
http://www.groenfront.nl/
et
http://www.indymedia.nl/

Duende


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Caen: Deux concerts du centre social autogéré de la Mauvaise Herbe


  Caen: Deux concerts du centre social autogéré de la Mauvaise Herbe


SAMEDI 21 JANVIER 2006
A Partir de 19h00
Au Centre Social Autogéré
“La Mauvaise Herbe”

Soirée Punk
1er Groupe : Okuvida, Groupe Punk de Caen
2ème Groupe : Oï j’ai mâle, Groupe Punk de Lille

Oî j’ai mâle dispose d’un site internet avec leurs textes et mp3 en libre téléchargement : http://www.anartoka.com/youpipunk

MARDI 24 JANVIER
A Partir de 19h00
Au Centre Social Autogéré
“La Mauvaise Herbe”

Concert
Groupe : Manu et Ben, nouvelle scène française, chansons à texte

La Mauvaise Herbe
7 Rue de la masse (à coté du CHR)
14 000 Caen

Tel : 06 33 77 83 81
Mail : la_mauvaise_herbe [at] no-log [dot] org
Web : http://caen.squat.net

La Mauvaise Herbe


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Trappes: Rassemblement devant la Mairie de Trappes le 16 janvier 2006 : nous voulons des logements pour tous !


  Trappes: Rassemblement devant la Mairie de Trappes le 16 janvier 2006 : nous voulons des logements pour tous !


Le 16 janvier, la mairie de Trappes signe la convention de rénovation urbaine avec l’ANRU (Agence Nationale de Rénovation Urbaine, qui pilote les projets de démolition).

Bien que la municipalité cultive le flou dans sa communication autour de ces projets, on sait déjà que des centaines d’appartements HLM seront détruits. Debussy-Renoir, George Sand, Henri Wallon, Léo Lagrange, Jean Macé… La liste est longue mais probablement pas complète.
Il n’y a pas de raison que Trappes échappe à la principale réussite du volet logement du plan de cohésion sociale : la baisse du nombre de HLM. Alors qu’à Trappes, il y a plus d’un millier de demandeurs de logement social…

AC ! Trappes invite les habitants des immeubles promis à la démolition,
les demandeurs de logement social,
les squatteurs, les personnes hébergées,
bref, tous les précaires et les mal-logés,
à se rassembler devant la mairie le 16 janvier 2006 à partir de 17h30 et à s’organiser pour lutter !

Nous habitons Trappes, et ce qui se passe dans notre ville nous concerne au premier plan. Pourquoi n’avons-nous aucune information sur l’ensemble du projet ? Comment se fait-il que des habitants apprennent par hasard que leur immeuble va être détruit ?

Parce que les loyers augmentent constamment, contrairement à nos ressources, nous sommes nombreux à ne plus pouvoir payer notre loyer ou ne pas avoir d’autre choix qu’occuper des logements vides, et donc à être confrontés à des procédures d’expulsion.

Parce qu’on nous parle de réussite éducative, de “responsabilité parentale”, de suspensions des allocations familiales, mais pas de nous proposer de meilleures conditions de vie et de logement.

Parce que ne pas avoir de logement est la source de bien d’autres problèmes, dans sa vie familiale, professionnelle, par rapport à la santé…

Parce que nous sommes précaires (chômeurs, Rmistes, travailleurs en CDD, en intérim ou à temps partiel, parent isolé, …), nous savons que seule la lutte nous permettra de gagner un logement social.

Notre force, c’est notre solidarité !

Pour contacter AC ! Trappes-SQY :

– 06.82.82.05.11 | ac [dot] trappes-sqy [at] no-log [dot] org

– à la permanence sociale d’AC ! (Agir ensemble contre le chômage et la précarité) 01.40.09.27.49

– Permanence devant la poste de Trappes tous les 6 du mois de 11h à 12h30

AC!


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Lille: Lettre aux voisin-e-s de la Big Boss-e suite à l’expulsion du squat rue Jeanne d’Arc


  Lille: Lettre aux voisin-e-s de la Big Boss-e suite à l’expulsion du squat rue Jeanne d’Arc


Lettre déposée dans les boîtes aux lettres des habitant-e-s des maisons près de l’ancien squat “la big boss-e” qui s’est fait expulser le 30 décembre 2005. Voir http://lille.indymedia.org/article.php3?id_article=3341

Nous sommes les personnes qui avons habité pendant une énorme dizaine de jours la maison à l’angle de la rue jeanne dark et de la rue de lance.
Nous avons été expulsés le vendredi 30 décembre. ça vous a peut être marqué, peut être pas…
Un groupe, dont le propriétaire aidé par une dizaine de policiers armés de matraques et de bombes lacrymogène, nous a foutu violemment à la rue !

Avant, cette maison s’appelait “big boss” et comme le vantait leur publicité “Le big boss, c’est celui qui a les plus belles filles, mais c’est aussi celui qui a le plus d’argent ! Bref, si vous voulez des filles et un peu d’intimité, il ne va pas falloir compter…”.
Depuis de long mois le batiment était vide car vide il rapportait plus que habité à de riches boîtes qui spéculent sur nos habitats, nos vies.
Nous étions cinq. Décidés à prendre nos vies en main. Nous squattions ce qui est devenu durant 11 jours la big boss-e. Nous avons fait vivre cet espace vide afin qu’il s’y passe de belles choses entre nous, mais pas seulement.
La big boss-e allait donc devenir un lieu ouvert à tous et toutes,et le dimanche 8 janvier devait être notre journée d’ouverture avec un goûter en soutien à “Basta” un fanzine féministe de la métropole. Des projections devaient suivre, ainsi que des ateliers…

Les fantômes de la big boss-e hantent toujours le lieu.
Les fantômes ne s’expulsent pas

Maison hantée (maisonhanteeAROBASEno-log.org)


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Caen: Le procès de la Mauvaise Herbe est repoussé au 2 février 2006


  Caen: Le procès de la Mauvaise Herbe est repoussé au 2 février 2006


Source : http://caen.squat.net
Le procès de la Mauvaise Herbe est repoussé au 2 février 2006

Le Rassemblement devant le TGI de Caen a rassemblé une quarantaine de personnes. Du café, thé, et petits gâteaux étaient distribués aux personnes présentes.

Hier (Mercredi 11 Janvier 2006), la Mauvaise Herbe squattait l’université.

Une expo sur le mouvement squat européen et des tables de presse ont été installées au Restaurant Universitaire puis dans le hall du bâtiment Science dans l’après midi.
De la bouffe (sandwichs, croissants, pains aux chocolats, pains aux raisins…) a été distribuée gratuitement aux étudiants. Cet acte de gratuité n’a pas du tout plus au CROUS… le social doit rapporter de l’argent ! Quand aux étudiants, le fait d’avoir des sandwichs gratuits les repoussaient comme si le prix déterminait la qualité. On a effectivement eu le cas d’étudiants prêts à prendre un sandwich et quand on leur disait que c’était gratuit… ils repartaient les mains vides.

Jeudi Soir à La Mauvaise Herbe

Pourquoi on squatte ?
Débat et expo sur le mouvement Squat
20h30 à La Mauvaise Herbe

Samedi Soir à La Mauvaise Herbe

Concert avec l’Harmonie Municipale de Mufflins
Chansons “Contre” allant de la Commune à nos jours
19h00 à La Mauvaise Herbe

La Mauvaise Herbe


Paris: Portes ouvertes à la Petite Rockette

LA PETITE ROCKETTE,
Laboratoire expérimental, culturel, social et alternatif
6, rue Saint Maur – 75011 Paris
M° Voltaire – 01 43 67 66 34

*** BONNE ET HEUREUSE ANNEE A TOUS ***

Nous sommes heureux de vous présentez les secondes portes ouvertes et les cours de la Petite Rockette : [la suite...]

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Grenoble: La Métro et la Mairie nous prennent pour des abruti-e-s !

C’est pas nouveau: La Métro et la Mairie de Grenoble nous prennent pour des abruti-e-s !

C’est la nouvelle année, 2006, oh ! youpi ! tralala, tsoin tsoin ! Voici le n°47 du Métroscope (hiver 2005-2006, le mensuel de Grenoble-Alpes Métropole, Communauté d’agglomération) et le n°96 des Nouvelles de Grenoble (décembre 2005 – janvier 2006, le journal d’informations de la ville), avec leurs habituels éditos soi-disant rédigés par leurs chefs respectifs.

Aussi bien Didier Migaud (président de Grenoble-Alpes Métropole) pour le Métroscope que Michel Destot (Maire de Grenoble, député de l’Isère) pour Les Nouvelles de Grenoble nous bassinent avec leurs bons sentiments sur la question du logement (rires) :

Notre bon Maire nous dit qu’en ces périodes fête (Noël, blabla), « le sentiment d’être abandonné frappe évidemment aussi les Grenoblois qui souffrent de précarité. Grenoble s’est doté du premier CCAS de France après Paris pour répondre à leurs problèmes. Nous logeons en hiver plus de 2200 personnes sans domicile fixe chaque nuit. La construction de logements sociaux contribue à notre effort de solidarité. »

Sous cette façade “sociale”, combien d’expulsions de squatteur-euse-s et de locataires ? Combien de logements “sociaux” pour classes moyennes tandis qu’à la cité Mistral plusieurs dizaines de personnes se voient menacées d’expulsion (ou disons, de déménagement forcé) ? Combien de SDF qui se font dégager de certains quartiers par les flics pour que ces quartiers restent “propres” et attirants pour les ingénieurs et autres rupins du coin ?
Mais qui ne sait pas encore que ce qui intéresse avant tout Monsieur Destot est le “rayonnement” de Grenoble, son “développement”, à travers des projets pas vraiment “sociaux” tels Minatec (voir http://squat.net/fr/news/grenoble_a151204.html), MC2 (voir http://pmo.erreur404.org/mc2.htm), le grand stade, etc.

Quand Destot termine son édito par « Je forme le voeu que l’année qui vient soit plus que jamais celle de la solidarité vécue entre tous les Grenoblois », faut-il rire, pleurer… ou s’enrager ? Comment peut-on parler de solidarité quand nous n’avons aucune prise sur les décisions politiques prises en Mairie ? Il s’agit tout au plus d’assistanat (allez, on met tous ces pauvres sans-abri dans des foyers et on la joue “solidaire”, tiens prends-moi en photo avec nos cher-e-s centenaires ça fera pleurer dans les chaumières), et qui plus est, d’un assistanat de façade, façon Croix-Rouge…

Pendant l’occupation des arbres du parc Mistral en 2003-2004, un slogan résonnait régulièrement : « Ni Destot ni Carignon, autogestion ! » (voir http://grenoble.squat.net/#parc et http://infokiosques.net/article.php3?id_article=230). Il est toujours d’actualité… Ne nous replions pas sur un rire cynique du genre “de toute façon, tout est pourri alors j’aime autant ne rien faire” ni sur des pleurs du style “je sais que voter ne sert à rien, mais la politique du moins pire c’est déjà mieux alors…”, enrageons-nous, auto-organisons-nous, luttons de manière autonome pour dégager ces ordures qui siègent à la Mairie, à la Métro et ailleurs (au palais de justice, au commissariat, etc.) !

Monsieur Migaud, lui, revient notamment sur « les événements qui ont embrasé début novembre certains quartiers des grandes métropoles de notre pays ». Dans sa grande générosité de gauche, Migaud nous explique que « l’analyse du phénomène est complexe et les raisons de la colère multiples. La situation de l’emploi (près de 50% de jeunes chômeurs dans certains quartiers), celle du logement pour laquelle, depuis 1954 et l’appel de l’abbé Pierre, il n’a toujours pas été fait assez pour répondre à la demande des plus modestes, les constats d’échec en matière d’éducation et de formation constituent les principales causes d’un contexte rendu plus “explosif” par le désengagement financier de l’Etat ».
Hé oui, ce fameux rôle totalitaire de l’Etat, qui se doit selon la gauche souverainiste et citoyenne d’avoir le contrôle sur tout, donc d’empêcher toute possibilité d’initiative autonome (et “illégale”) de la part de la population de l’agglo. La solidarité hors du contrôle de l’Etat, de la Mairie ou de la Métro n’est pas une solidarité acceptable.
Les sans-abri qui occupent des bâtiments vides : dehors !
La “solidarité”, dans les bouches de Migaud ou Destot, c’est un contrôle social doublé d’une répression au visage “démocratique”. Une machine de guerre très efficace… Mais que ces messieurs ne s’inquiètent pas trop, la police et l’armée sont encore aux mains de l’Etat. Ouf.

Migaud fait dans le comble de l’hypocrisie quand il nous dit, et on l’imagine les larmes aux yeux, que « les premiers froids ont déjà fait plusieurs victimes avant même le début de l’hiver. » Comme Destot, il nous parle de solidarité pour mieux nous endormir ou nous apitoyer : « Disposer d’un toit devient un luxe que certains ne peuvent plus s’offrir. Le devoir de solidarité, qu’individuellement on exprime plus fortement au moment des fêtes de fin d’année, doit être le moteur d’une politique d’agglomération qui fait du logement une priorité pour la Métro ».

Monsieur Migaud ne doit pas savoir ce que ça signifie, d’être en galère de logement… Quand quasiment tous les bâtiments squattés de la ville de Grenoble sont menacés d’expulsion, quand 2005 a été à Grenoble comme ailleurs une année bien remplie en termes d’expulsions ( http://squat.net/fr/news/index.html), quand de plus en plus de bâtiments vides sont murés et “protégés” d’éventuelles occupations illicites par des plaques en métal (merci http://www.sitexfr.com/ qui n’est pas vraiment une entreprise publique, monsieur Migaud), quand les loyers sont de plus en plus inabordables et profitent toujours aux mêmes salauds de proprios, quand les demandes de logements sociaux sont de plus en plus nombreuses (et que les différentes Mairies, de Grenoble ou Saint-Martin-d’Hères, ne trouvent rien de mieux à faire que de s’en vanter en disant “regardez, tous ces gens qui veulent habiter dans notre bonne ville” sans bien sûr proposer de solutions à la vaste majorité d’entre eux), Didier, tu l’as eu comment ton logement ? Allez laisse-le nous, on échange nos noms, nos salaires et nos réputations et débrouille-toi pour profiter de cette fameuse solidarité dont tu nous parles tant…
Non ?… Tu ne veux pas ? Ce n’est pas possible ? Ha…
Oui, je vois. Oui oui, je comprends.

Oui Didier, « la violence que la société impose aux plus faibles d’entre nous est plus silencieuse que celle que les jeunes ont pu exprimer en brûlant des voitures. Elle n’en est pas moins réelle. »
A qui le dis-tu ? Tu te crois de quel côté de la barrière ? T’as pas l’impression, Didier, que comme Michel, tu fais partie de ceux qui en imposent ? T’es tout en haut de la société dont tu dénonces les injustices, et tu le sais.
Didier, elle est où ta voiture ?
Il se pourrait bien que nous soyons plus que quelques-une-s à avoir des envies incendiaires, quelques fois…

Grenoble, début janvier 2006

Dichel Mistot

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Nancy : Le procès du K barré…


  Nancy : Le procès du K barré…


La justice à Nancy ?
Le procés du K barré


A l’audience, la Communauté Urbaine du Grand Nancy (C.U.G.N.) (président:A.Rossinot) fait observer :
– que les défendeurs occupent ces locaux de manière “militante” et non parce qu’ils sont en grande précatité.
– que ces derniers sont déjà impliqués dans des occupations antérieures illicites.

Le juge entend préciser tout d’abord, à supposer que les défendeurs agissent en l’espèce uniquement par idéologie ou militantisme comme le soutient la C.U.G.N., que si le droit au logement est un droit fondamental et constitutionnel qui doit être accordé à chacun de nos concitoyens, et si, individuellement ou collectivement,le militantisme peut s’exprimer librement dans une Société démocratique et de droit, voire même par le biais d’actions spectaculaires et médiatiques, encore faut-il que celles-ci trouvent à s’exprimer uniquement à travers des actes licites et non par des actes illicites.
Or, force est de constater, que les défendeurs se sont introduits dans un immeuble appartenant à la C.U.G.N. et non destiné à l’habitation, malgré l’accès interdit.
Par ailleurs, les défendeurs ne sauraient utilement opposer un état de nécessité absolue pour justifier cet acte même si l’ensemble des défendeurs sont sans revenus.
En conséquence les défendeurs devront quitter les lieux qu’ils occupent sans droit ni titre. Pour tenir compte toutefois des conditions atmosphériques actuelles, particulièrement difficiles, et permettre aux défendeurs de trouver un lieu d’hébergement, ces derniers bénéficieront pour quitter les lieux d’un délai de un mois.
A défaut de le faire spontanément, ils seront expulsés, y compris avec le recours de la force publique, à compter du 4 février 2006.

EXTRAIT DU DELIBERE DU TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE NANCY DU 3 JANVIER 2006.

——————————-

……………….moi aussi cela m’a fait beaucoup rire, au début.
Mais lorsque je vois à quel point le pouvoir et la justice sont corrompus et salissent les droits et les libertés collectives et individuelles en toutes impunité,
J AI LA HAINE…

Un habitant du K barré…


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Lille: Expulsion d’un squat rue Jeanne d’Arc le 30 décembre 2005


  Lille: Expulsion d’un squat rue Jeanne d’Arc le 30 décembre 2005


Info parue sur http://lille.indymedia.org/

“Urgent expulsion de squat rue jeanne d’arc

appel reçu vers 15h30 : un squat ouvert il y a quelques jours est en train de se faire expulser.

Adresse : 82 bis rue Jeanne d’Arc à Lille

Les proprios sont là avec les flics qui utilisent les lacrymos.

Faut y aller !”

anonyme, le vendredi 30 décembre 2005 15:44

>>>>>

Voir aussi les commentaires sur le déroulement de l’expulsion, sur http://lille.indymedia.org/article_theme.php3?id_article=3341

anonyme


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Schinveld (Pays-Bas): Expulsion en cours du camp d’action


  Schinveld (Pays-Bas): Expulsion en cours du camp d’action


Cette nuit et ce matin [9 janvier 2006], la police a commencé l’évacuation du bois de Schinveld, occupé depuis cinq semaines par des activistes de GroenFront!
L’abattage – exigé par l’Otan – de plusieurs hectares du bois a commencé. Désormais, les Awacs de la base de Geilenkirchen pourront décoller à une altitude encore plus basse, ce qui ne fera qu’augmenter les nuisances sonores pour les habitants de la région.

La police au camp d’action de Schinveld
La grande majorité des habitants de Schinveld n’accepte pas les exigences de l’Otan. Pour eux, le bois a une valeur écologique et historique, et il constitue surtout le dernier rempart contre une nouvelle augmentation des nuisances sonores, que beaucoup considèrent déjà insupportables. Cette nuit, plusieurs dizaines d’entre eux étaient venus soutenir les activistes de GroenFront! et ont été arrêtés avec eux. Un exemple: les pompiers d’Onderbanken (la commune où se trouve Schinveld) et de Brunssum (une commune voisine) ont refusé de fournir des groupes électrogènes pour alimenter les projecteurs de la police pendant l’évacuation du bois. Certains ont même choisi de se joindre au camp d’action la nuit dernière.

Du côté des politiques, qui sont nombreux à s’opposer aux abattages, un parlementaire du PvdA (sociaux-démocrates néerlandais) s’est joint hier aux manifestants dans le bois parce que «le parlement a été privé de tout autre moyen de protester contre les abattages».

La police a commencé à faire évacuer le bois vers 3h10. À ce moment, 200 personnes étaient réunies dans le bois au sol et près des feux de camp, et elles étaient encore plus nombreuses dans les tunnels et dans les arbres. La police n’avait pas prévu une telle affluence. Certaines des personnes qui se trouvaient près des feux de camp ont été arrêtées. La chaîne L1 a une vidéo (en néerlandais) de la première vague d’intervention de la police pour expulser les occupants du bois. On y voit notamment l’arrivée de la police, des habitants de la région qui chantent des chants populaires limbourgeois, un activiste qui se déplace entre les arbres sur un pont fait de deux cordes…

La véritable intervention n’a commencé que vers 7 heures du matin.
Les personnes qui se trouvaient au sol ont été arrêtées, pas toujours en douceur, ou repoussées en dehors du bois. À dix heures, la première cabane était détruite, les abattages avaient commencé dans une zone «nettoyée» par la police, mais l’expulsion n’était pas terminée. Quelque 70 personnes se trouvaient toujours dans le bois.

En début d’après-midi, les arrestations se poursuivent. Un hectare de bois aurait déjà été coupé. La police a amené des élévateurs et va chercher les activistes dans les arbres. Certaines cabanes seraient encore intactes et occupées, ainsi qu’une partie des ponts en corde. Selon RTL 7 TV, des activistes continueraient même à construire dans les arbres…

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Trève pour la nuit – 40 activistes encore sur place by Dispatch Schinveld (Monday, Jan. 09, 2006 at 8:42 PM)

Ce lundi soir, 5 cabanes et 1 tunnel restent occupés par une quarantaine d’activistes. Tout le monde va bien, l’ambiance est au beau fixe. Au début de la soirée, des habitants de la région ont pu – sous escorte policière – apporter des repas chauds et des couvertures. Les commandants des unités spéciales de police BraTra ont annoncé qu’ils arrêtaient les interventions pour aujourd’hui. Les policiers sont eux aussi fatigués, et le retrait des lock-ons prend énormément de temps. Un des lock-ons enlevé aujourd’hui a demandé 3 heures d’intervention. C’est le genre de tâche délicate qui doit se faire à la lumière du jour.

Le camp d’action reçoit de la lumière d’une installation d’éclairage mise en place pour l’expulsion. Les services publics de santé sont venus examiner certaines personnes pour vérifier qu’elles ne présentaient pas de signes d’hypothermie. Contrairement à ce que le bourgmestre a affirmé, l’activiste dans le tunnel qui est devenu une «attraction touristique» pour les agents de police qui arrivent au camp va très bien.

Cette nuit, le camp sera surveillé par la police de Haaglanden (La Haye et environs).

Dossier, chronologie et photos sur Indymedia-Liège
http://liege.indymedia.org/archives/display_by_id.php?feature_id=176

Lire aussi…
http://liege.indymedia.org/news/2006/01/5900.php
http://liege.indymedia.org/news/2006/01/5904.php
http://liege.indymedia.org/news/2006/01/5919.php

Indymedia-Liège


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Paris: Occupation par des sans logis de l’ancien siège du journal “Le Monde” et du futur siège de l’OPAC de Paris


  Paris: Occupation par des sans logis de l’ancien siège du journal “Le Monde” et du futur siège de l’OPAC de Paris


400 personnes et familles sans logis, très mal-logées, ou menacées d’expulsions, avec Mrg Gaillot, Albert Jacquard, occupent depuis 15h l’ancien siège social du journal “Le Monde”, 21 bis rue Claude Bernard, acheté le 17 février 2005 par l’OPAC de la Ville de Paris pour y installer son futur siège social.

Toutes ces personnes répondent aux critères “URGENCE”, définis par l’organisme : hébergés d’urgence, sous le coup d’une expulsion, péril, insalubrité, saturnisme, handicapé, moins de 10m2 par personne… L’OPACVP en 2004 a désigné 1694 candidats à un logement social (PLUS et assimilés), ce qui correspond à environ 20 % des attributions à Paris .

Décidés à rester sur place en attendant des engagements de relogement, engagements précis, les occupants, des familles sans logis et des sans abris du CDSL sont prêts à y passer la nuit et sont prêtes à témoigner de leurs terribles conditions de logement, de la précarité de leur vie quotidienne.
Nourriture et sacs de couchage ont été installés. Assez de promesses, des relogements ! Les hôtels, les foyers, les taudis, y en a marre !

La crise du logement tue !
Les victimes du froid, en réalité de l’inaction du gouvernement, sont de plus en plus nombreuses. Nous dénonçons l’hypocrisie qui consiste à ne proposer que des hébergements provisoires aux Sans toit, alors qu’ils ont besoin tout simplement d’un logement, stable, accessible et décent. En effet, après l’hébergement c’est le retour à la rue, c’est le contrôle social répété, c’est la promiscuité …

Nous exigeons que le gouvernement applique la loi de réquisition, cesse les démolitions d’HLM, finance la production massive de vrai logement social (PLAI, PLUS), et stoppe la flambée des loyers qui éreinte les locataires modestes et alimente les expulsions massives.

La Ville de Paris aussi doit augmenter la production de Logements très Sociaux (qui ne dépasse pas 15 % par an depuis 2002), alors que 70% des demandeurs de HLM en ont besoin. On attend également les résultats de l’enquête sur les attributions pistons, promise par le Maire.

Paris, le 8 janvier 2006

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Prêts à passer la nuit après avoir déchargé du matériel sur place pour tenir le siège, les familles et personnes mal-logées et sans logis qui occupaient le futur siège de l’OPAC de la Ville de Paris, ont finalement quitté les lieux vers 18h30, après avoir passé un accord de relogement avec l’OPAC.
L’OPAC, représenté par son directeur général, s’est engagé à faire des propositions de relogement à 200 familles mal logées adhérentes de l’association Droit Au Logement et du CDSL durant l’année 2006.

Droit Au Logement remercie tous ceux qui ont soutenu cette initiative, en particulier la Batucada militante de Vamos.

Droit Au Logement exige que le gouvernement applique la loi de réquisition, cesse les démolitions d’HLM, stoppe la flambée des loyers qui éreinte les locataires modestes et alimente les expulsions massives et finance la production massive de vrai logement social (PLAI, PLUS), notamment sur les terrains publics, en particulier celui des Batignolles (Paris 17ème).

Paris, le 8 janvier 2006 – 19h.

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Droit Au Logement (DAL)


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