Freiburg-im-Breisgau : Répression au festival “DIY against the State”

Voici un petit recit (avec clavier allemand sans accents) des derniers evenements qui se sont deroules a Freiburg (Allemagne) au DIY against the State [de 2006]. Pour plus d´infos sur le festival :
http://diyagainst.squat.net/france.htm

Pour accueillir les centaines de personnes arrivant pour l’occasion, un campement a ete monte autour d’un wagenburg (“la barricade de roulottes de ceux qui se garent à l´ombre”) qui existe depuis plusieurs mois. C´est a cet endroit meme et au KTS, grand lieu autogere existant depuis plusieurs annees, que la plupart des discussions, workshops et concerts se sont deroules. Cependant, des la deuxieme nuit (du jeudi au vendredi), certaines personnes se sont fait arreter devant le KTS, pour avoir tague, mais quelques personnes ayant vu la scene on prevenu du monde a l´interieur du lieu et plusieurs dizaines de personnes sont intervenues pour tenter d´empecher l´arrestation. Cela a vite tourne a l´affrontememt avec la police, jusqu´a ce qu´une voiture de police se fasse attaquer et qu’un flic soit blesse grievement a l´oeil. La police a tres vite reagi, encercle le KTS et fait monter la pression par rappport a une potentielle expulsion du lieu. Des le lendemain, en debut d´apres midi, le campement a ete encercle par une centaine de camions et voitures de polizei pour proceder a une expulsion. Toutes les personnes presentes sur le campement ont ete controlees avec une obligation de quitter la ville avant la fin de soiree. Beaucoup de personnes ont par la suite decide de partir de Freiburg mais beaucoup d´autres ont emis l´envie de continuer malgre tout le festival DIY et de participer a la manifestation du samedi.
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(Saint-)Etienne: Expulsion d’Izmir, squat d’activités et d’habitation


  (Saint-)Etienne: Expulsion d’Izmir, squat d’activités et d’habitation


Expulsion d’Izmir, squat d’activités et d’habitation de St-Etienne

Le squat Izmir, lieu d’activités et d’habitation dans le quartier Beaubrun à St-Etienne, ainsi que ses habitant-e-s, ont été expulsé-e-s mercredi matin (26 juillet 2006). Pour la ville de st-étienne et tous les “urbanistes bourgeois”, c’est la poursuite normale des opérations urbaines, dont le but est d’embourgeoiser les quartiers environnant le centre ville, entraînant la disparition de quartiers populaires tels que Beaubrun. Mais pour beaucoup de gens, c’est la fin d’un projet riche, intense (parfois), qui a pu créer plein de rencontres, de moments de joie, de colère aussi, de débats enrichissants ou stériles, qui était une source d’informations peu disponibles ailleurs, et qui participait au maintien d’une “culture alternative” sur st-étienne.

QU’EST-CE QUE C’ÉTAIT, IZMIR ?

Izmir était un squat d’habitation et d’activités. Il y a plus de 5 ans (oct. 2000), un collectif de quelques personnes décide de s’installer dans un bâtiment inoccupé appartenant à la mairie, au 3 rue de la sablière.

Nous avons choisi ce type d’occupation car nous ne voulons pas dépendre des institutions, ni d’une quelconque logique de rentabilité, ce qui ne serait pas possible dans le cas de locaux loués. Ce lieu nous permettait de vivre ensemble et d’échapper à la logique enfermante du tramway, boulot, dodo, et donc de nous libérer du temps pour faire des trucs qui ne nécessitent ni ne rapportent de l’argent, et pour organiser des évènements non-rentables dans un quartier populaire. Pour cela, nous avons rénové et décoré la maison, pour la rendre confortable et lui donner une touche personnelle (héhé).

Izmir a été animé pendant ces 5 années par diverses soirées et activités : bouffes végétariennes, friperies gratuites, réunions non-mixtes femmes, goûters gratuits pour les enfants, concerts, soirées de soutien à divers collectifs, des projections, des débats, des fêtes, représentations de théâtre, répétitions de groupes de musiques, espace de réunions pour d’autres collectifs et associations……et dernièrement, tous les mecredis la “Zone d’Information Libre”, c’est-à-dire une permanence, avec un espace informatique sous linux (accès gratuit à internet, ateliers d’initiation aux logiciels libres), une bibliothèque, un infokiosque, de l’info sur ce qui se passe sur st-é, et un espace de rencontre, tout ça dans la gratuité et la bonne humeur.

Ces activités et ce lieu étaient l’occasion pour nous d’expérimenter d’autres modes de vie et d’organisation (vie collective, autogestion, …). Pour plus d’informations, vous pouvez aller voir sur le site internet d’izmir –> http://izmir.squat.net/

UNE EXPULSION … (10 OCCUPATIONS ?)

Quelques détails sur l’expulsion (rapides, car ce n’est pas le plus important) : Les CRS, policiers, huissiers, RG, maçons, déménageurs et autres sont arrivés à 6 heures du matin. Les CRS ont commencé à essayer de défoncer notre porte d’entrée. Toutes les rues alentours étaient bloquées ou filtrées. Peu après, les CRS ont réussi à entrer dans le bâtiment (pour celles et ceux qui connaissent le lieu : en défonçant la porte de la salle d’activité, puis en cassant le mur qui sépare cette salle du couloir d’entrée). Ils ont controlé notre identité, puis nous ont laissés déménager les affaires que nous voulions garder. Des ouvriers ont ensuite détruit le toit et barricadé la maison, pour qu’elle ne soit plus réoccupable. Izmir est mort, mais la tête de mort de la maison pirate continue à hanter la ville.

La mairie veut démolir ce bâtiment et ceux d’à côté, dans le cadre du Grand Projet de Ville (GPV). Son objectif est de transformer ce quartier populaire dans lequel il fait bon vivre en quartier pour des gens plus riches. Nous savons que la mairie pourrait construire ou rénover des logements ailleurs, étant donnée la quantité énorme de bâtiments vide qu’elle possède. Mais elle a l’air de ne pas tenir compte de la présence d’izmir et de l’importance de lieux comme celui-ci. Pourtant ces lieux continueront d’exister, tant qu’il y aura des gens pour les faire vivre. Et plus ces gens seront nombreux, plus ce mouvement sera vivant. A bon-ne entendeur-e, …

Izmir les dingues


Dijon: Invitation à un chantier d’été aux Tannneries de Dijon, objectif PGA

Cet été, l’Espace autogéré des Tanneries s’offre un chantier permanent.

C’est qu’entre le 19 août et le 3 septembre 2006, des centaines de personnes risquent de venir s’y retrouver, pour se rencontrer et comploter, couper des légumes et les déguster, lire, voir & découvrir ce que les un·e·s et les autres auront ramené, partager des expériences et des histoires, construire une bibliothèque & plus si affinités, se trouver du commun et confronter des idées, coordonner des actions & revenir sur des évènements passés, entre autres mille & une choses qu’on ne peut lister. [la suite...]

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Saint-Ouen: Des nouvelles des expulsé-e-s du 4 rue Jules Verne

Les familles ont accepté une seconde proposition d’hôtel à Pantin, Saint-Denis et Paris sous certaines conditions. Elles ont levé le camp hier vendredi 21 juillet 2006 vers 18h.

PAS D’EXPULSIONS SANS RELOGEMENT

Les familles avaient été expulsées jeudi matin à l’aube. Elles ont refusé les nuits d’hotels à Aulnay (proposés principalement aux personnes sans-papiers) parce qu’elles étaient isolées de tout, sans cuisine. Voici le témoignage d’Aicha paru dans le Parisien d’hier : “C’est dans la zone industrielle. Il n’y a pas de commerces, pas de bus. Je suis caissière à Paris, près des Buttes Chaumont. Comment pourrais-je aller au travail ?” Comme elle, la plupart des expulsé-e-s travaille à Paris. Ceux qui se sont rendus à Aulnay racontent que les policiers ont été violents et voulaient les forcer à rester à l’hôtel en les menaçant. [la suite...]

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Saint-Ouen: Des nouvelles des expulsé-e-s

Ou comment qu’ils soient à l’Ump, à l’Udf, au Ps, au Pc ou chez les Verts, les élus se foutent ouvertement de la gueule des pauvres et des expulsé-e-s…

Pour infos et pour d’autres soutiens, les familles du 4 rue Jules Verne à Saint-Ouen ont été expulsées ce matin [21 juillet 2006].

La mairie leur à offert gracieusement 15 nuits d’hôtel à perpette… dans la zone industrielle d’Aulnay.

Elles ont refusé et campent désormais devant la mairie de Saint-Ouen. Pour l’instant c’est calme, mais c’est sûr, la mairie stalinienne de Saint-Ouen on la connait, on connait ses méthodes , ses expériences passées contre les Rroms par exemple, elle n’aime pas qu’on vienne marcher (et encore moins camper) sur ses plates-bandes. [la suite...]

Toulouse: Inivitation à l’AMP sur les thèmes de l’urbanisation, l’accès à la Terre et l’autonomie du logement


  Toulouse: Inivitation à l’AMP sur les thèmes de l’urbanisation, l’accès à la Terre et l’autonomie du logement


Invitation à participation à l’action mondiale des peuples à Toulouse

Du 19 août au 27 août 2006 va avoir lieu dans le cadre de l’action mondiale des peuples, http://pgaconference.org un événement dans Toulouse même. Cette année, l’action mondiale des peuples se déroulera sur cinq lieux décentralisés du 19 au 28 août pour ensuite se poursuivre lors d’un moment centralisé sur Dijon du 30 août au 3 septembre. Une caravane partira de Toulouse le 28 août au matin pour rejoindre Dijon le 29 au soir en passant par Frayssinous (Aveyron) et Lyon où d’autres conférences décentralisées se dérouleront.

Nous, le collectif toulousain en charge de l’événement sur Toulouse, avons pensé vous inviter à cette rencontre car nous avons décidé de centrer les thématiques traitées autour de l’autonomie en terme d’habitat. Ainsi, nous voudrions aborder durant ces neuf jours le problème de l’urbanisation: une critique de la politique de logement social actuelle, accompagnée de remodelages de quartiers qui facilitent très souvent le contrôle social; et envisager les solutions existantes et à penser en matière d’accès à la Terre mais aussi bien en matière d’éco/auto-construction. Ces thématiques sont peu détaillées ici, mais l’un des objectifs est de les approfondir pour constituer un recueil de textes ou une brochure. Deux textes d’introduction aux thématiques de l’urbanisation et à l’accès à la Terre sont disponibles à ces liens :
http://pgaconference.org/fr/2006/urbanism et
http://pgaconference.org/fr/2006/access_to_land

Durant cet événement, nous proposerons des ateliers d’autoconstruction sur un projet de maison en palette, paille et mélange terre/sable. Nous en aurons déjà préparé une dans un premier temps en éléments démontables pour pouvoir l’installer rapidement et que les gens extérieurs participant aux chantiers puissent avoir constamment l’image du résultat du chantier sous les yeux. Durant ces chantiers de prémontage, nous préparons les structures en terme de sanitaire et de dômes supplémentaires manquant pour le village autogéré.

Outre ces chantiers d’autoconstructions, nous voudrions aménager des espaces de vie commune : cuisine autogérée, espace de projection, espace de débats, espace lecture, point info. Pour animer ces espaces, nous voudrions vous faire intervenir puisque chacun d’entre vous est impliqué dans une des thématiques de l’événement.

Ainsi, si vous êtes intéressés pour participer à cet événement en proposant une projection, l’animation d’un débat ou simplement pour passer voir le déroulement des rencontres, nous vous proposons de nous contacter à l’adresse mail suivante autoctoulouse [at] lists [dot] nokods [dot] org
De plus, pour pouvoir au mieux organiser ces rencontres et prévoir un programme détaillé, nous demandons à chacun d’entre vous qui voulez participer de nous dire vos possibilités en terme de date. Il est important de nous dire aussi sur quel mode vous souhaitez intervenir : projection, paroles autour d’un débat, ou simplement participation à la vie du lieu.

Le terrain prévu pour ces rencontres se situe dans Toulouse même, et les possibilités de camping sur ce terrain ne manquent pas; aussi, il est important que vous soyez autonomes au niveau du couchage. Nous occuperons cet espace de manière à avoir un message politique clair concernant la réappropriation des terrains endormis pour une propriété d’usage de personnes nécessitant réellement un habitat. Un rendez-vous est fixé le samedi 19 août au matin devant les Jardins Raymond IV à côté du Musée des Abattoirs (allées Charles de Fitte), avec un départ vers le terrain en question à neuf heures maximum.

En espérant avoir de vos nouvelles très bientôt,

Le Collectif Toulousain en charge de l’événement de l’action mondiale des peuples sur Toulouse

Pour plus d’informations sur le déroulement général de l’action mondiale des peuples

http://pgaconference.org

L’action mondiale des peuples se déroulera sur cinq lieux du 19 au 28 août : Lyon, Dijon, Bellevue dans la Creuse, Frayssinous dans l’Aveyron et Toulouse.

Du 30 août au 3 septembre, se dérouleront les moments centralisés sur Dijon avec retour des différents lieux à ce moment là. Une caravane sera mise en place du 28 août au 3 août pour rejoindre Toulouse à Dijon de manière à garder une dynamique.

C.


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La Rochelle: Fiesta de soutien au Nuf-666 le 21 juillet 2006

Bonjour à tous,

comme vous le savez, le Nuf-666 subit actuellement les foudres de divers commanditaires mafieux (officiels et autres).
Aussi pour manifester notre volonté de résister, nous organisons une fiesta de soutien sur le thème “Même pas peur !” le vendredi 21 juillet à partir de 14h. Nous invitons celles et ceux qui le souhaitent à organiser cette journée avec nous; tous types d’artistes sont bienvenu-e-s. [la suite...]

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Freiburg-im-Breisgau: Convergence et campement anarchiste intergalactique d’activistes

Plus que 15 jours et ca y est : La rencontre DIY-Against the State débutera au pied de la haute forrêt-noire, entre Bâle, Colmar et Strasbourg. C’est à Freiburg, ville de 250.000 habitants que des artistes, libertaires, jupitairiens, activistes et rebelles de toutes sortes et de tous pays s’échangeront leurs savoirs. Tu sais : Faire de la soudure, peindre, construire, réparer des vélos, fermer et ouvrir des portes, ne pas te faire arrêter, courir (vite), chanter, écouter, écrire, cuisiner, lancer (loin), râler…ou autre – débarque ! DIY ! (Du 26 au 30 juillet 2006) [la suite...]

St-Ouen: Tous ensemble, contre toutes les expulsions !

Info trouvée sur http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=63801

Tous ensemble, contre toutes les expulsions ! St-Ouen, 10 juillet 2006, à 17h30.

Rassemblement de solidarité aux sans-papiers et aux mal-logés

Métro Mairie de Saint-Ouen

L’association Droit au logement Saint-Ouen appelle à soutenir tous les sans-papiers lors de l’opération de parrainage du lundi 10 juillet à la Mairie de Saint-Ouen et appelle à la solidarité pour les mal-logés, notamment du 4, rue Jules Verne, qui sont eux aussi, menacés d’expulsion.

4 rue Jules Verne, sept années de lutte

Lors de l’été 1999, une quarantaine de familles mal-logées ont réquisitionné le 4 rue Jules Verne à Saint-Ouen. Depuis, elles n’ont pas cesser de se battre pour obtenir un logement. En 2004, 17 familles de l’immeuble du fonds ont été évacués suite à un arrêté de péril. 4 familles se sont battues pendant plusieurs mois, allant jusqu’à camper dehors, pour obtenir un relogement décent. Leur action et la solidarité de la population audonienne a permis que la municipalité évolue sur sa position et admette que des personnes qui avaient réquisitionné des logements vides puissent accéder au logement social. Mais la mairie n’assume pas sa position. [la suite...]

Dijon: Discussions autour des “pratiques & résistances des espaces autonomes” dans le cadre de la conférence de l’AMP


  Dijon: Discussions autour des “pratiques & résistances des espaces autonomes” dans le cadre de la conférence de l’AMP


“Pratiques & résistances des espaces autonomes”
dans le cadre de la conférence de l’Action Mondiale Peuples à Dijon
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– Quelques mots d’intro

Cet été, les rencontres européennes de People’s Global Action, réseau anticapitaliste et anti-autoritaire, se dérouleront dans divers coins de France, en deux temps: un premier moment décentralisé sur 5 lieux, et un second temps centralisé, permettant à tou·te·s les participant·e·s de se réunir. Une des parties “décentralisées” aura lieu du 19 au 28 août 2006 à l’Espace autogéré des Tanneries, à Dijon. C’est aussi là que sera acceuillie la partie centralisée, du 28 août au 3 septembre.

L’espace autogéré des Tanneries est un espace autonome d’habitation, de subversion, d’activités politiques & sociales en milieu post-industriel, ouvert en 1998 et stabilisé depuis quelques années dans un cadre semi-conventionné, suite à pas mal de luttes contre la Mairie de Dijon, propriétaire des locaux occupés.

La rencontre aux Tanneries acueuillera un chantier de construction d’une bibliothèque/salle de réu et bureau, des discussions autour des luttes “numériques” et de la défense des serveurs acvitistes, d’autres sur le mouvement social du printemps, ses échos et ses suites, ainsi que sur un dernier thème qui nous intéresse ici plus particulièrement: “les pratiques et résistances des espaces autonomes”.

En voici une introduction, qui entend proposer un cadre et poser des sujets à aborder collectivement à Dijon. Ce texte a vocation de circuler dans des “espaces autonomes” divers (c’est une notion un peu large, mais on a essayé de préciser ce que nous pouvions entendre par là ci-dessous), donc faites tourner! Toutes les personnes souhaitant participer à la rencontre sont invitées à envoyer dès maintenant des textes, films, propositions d’ateliers et d’exercices pratiques, de débats, d’expos…

En outre, vous trouverez une présentation succincte et très très partielle d’un morceau de la scène squat “française” après l’appel.

Pour nous contacter: stamp-dijon [at] pgaconference [dot] org

Pour plus d’infos sur les rencontres: http://pgaconference.org/

Pour participer à l’élaboration: http://stamp.poivron.org/

La possibilité de lutter tient souvent en premier lieu au fait de se réapproprier collectivement un espace “autonome”

Qu’il s’agisse de squats urbains, de terrains achetés, négociés, ou réappropriés à la campagne, de bâtisses restaurées ou autoconstruites, de lieux nomades ou temporaires, de centres d’activités et/ou de maisons d’habitation, ces espaces ressources et refuges ont été, en Europe tout au moins, au coeur de brassages d’idées et de personnes, permettant une continuité et un renouvellement des luttes et pratiques radicales et anticapitalistes au cours des dernières décennies.

Le fait de disposer d’espaces autonomes, ruraux et urbains, où pratiquer l’autogestion, produire, mettre en place des actions et offensives, nous est crucial, que ce soit en tant que mouvement de changement social radical ou à une échelle beaucoup plus individuelle.

Ces lieux diversifiés permettent notamment:

– de se loger dans un monde où l’on a pas accès aux formes d’habitation qui nous conviennent ou à une habitation tout court, et de remettre en cause l’accumulation de biens et la sacro-sainte “propriété privée”;

– la mise en commun et échanges non-marchands d’objets, outils et savoirs…

– l’expérimentation de modes de vie et d’organisation en collectif qui s’autonomisent, au moins partiellement de l’Etat, du travail salarié et de la société marchande, qui permettent de casser un peu le cloisonnement de nos vies entre travail salarié, vie privée, loisirs & militantisme… et de montrer par la pratique que c’est possible;

– la production de textes, d’outils de diffusion et de médias indépendants;

– d’avoir une base pour des rencontres et projets, des lieux de prise de contact et de sociabilisation, de préparation et de convergence pour des actions…

– du « Do It Yourself », du recyclage et de la construction, des activités de production agricoles, énergétiques, artisanales…

– la création et la diffusion de “cultures” et de mode vies subversifs;

Ces espaces, interstices de libertés incontrôlées, sont à ce titre des cibles prioritaires des pouvoirs en place

Dans certains pays européens, des offensives étatiques déterminées ont déjà fortement compromis l’existence de lieux d’habitation collective et d’activités politiques autonomes.

À l’heure actuelle, en France, ces espaces sont menacés. L’État cherche à imposer un cadre légal encore plus répressif et les autorités semblent de plus en plus promptes à réagir face aux squats de précaires, de sans-papier-e-s et à un certaine recrudescence dans de nombreuses villes en France de squat dit “politiques”. Des incendies meurtriers d’immeubles de sans-papier-e-s ont par exemple été instrumentalisés l’été dernier pour accroître les expulsions et mesures contre les lieux squattés.

En milieu rural, l’accès au foncier est de plus en plus dur et les enclaves communautaires se trouvent aux prises avec les normes d’hygiène, de sécurité et la colonisation bourgeoise et touristique.

En France, malgré les nombreux liens existants entre collectifs, les structures formelles d’échange de savoirs et de solidarités sont peu développées. La nécessité de construire un rapport de force conséquent sur l’accès à l’espace et aux terre face à l’État et aux propriétaires devrait nous questionner sur les possibilités de (re)créér des réseaux, alliances et stratégies communes.

Malgré certaines envies et quelques pratiques effectives, les squats dit “politiques” restent souvent enclavés dans un “ghetto marginal” et ne créent pas toujours de liens direct avec les squats dit de “précaires”, de “sans-papier-e-s”, ou encore avec les luttes populaires menées dans certains quartiers contre la gentrification et pour le logement…

Cette conférence AMP/PGA devrait:

– être un lieu de débat sur ce que entendons par ces espaces d’autonomie et leur place dans une stratégie de changement social radical entre “alternatives” et “offensive”, des liens de ces lieux aux mouvements sociaux et luttes qu’ils cotoîent;

– viser à informer des pratiques que nous menons en ces lieux, poser la question de ce que nous produisons matériellement et d’envisager comment accroître des échanges de tout type notamment dans un axe ville-campagne;

– être un lieu de mutualisation de nos expériences qui permette de s’inspirer de ce que font les un-es et les autres en terme de vie collective, d’activités, d’économie…

– mettre en perspective divers moyens de conserver ou d’acquérir des terres et des bâtiments, de les collectiviser ou d’en construire: squats, wagenburgh, négociations, achats coopératifs, prêt et baux précaires… avec les intérêts, dangers et parts de compromis que les diverses solutions peuvent impliquer;

– permettre la mise en place d’outils pratiques de solidarités entre divers types d’espaces: lieux d’activités, d’habitation, de sans-papier-e-s, des coopératives, des fermes, etc.

– permettre de réfléchir à ce qui peut nous cloisonner les un-e-s vis-à-vis des autres entre des lieux de “précaires”, d’”activistes”, d’”immigré-e-s”, de “nomades”, d’”urbain-e-s”, de “ruraux-ales”, à ce qui peut nous marginaliser et nous couper d’autres…

– questionner sur ce qui peut permettre du long terme, aussi bien des vieux & vieilles dans les espaces que des espaces qui vieillissent;

– permettre de discuter de stratégies de résistance communes face à la répression, aux normes que cherche à imposer l’État, aux expulsions;

– discuter des initiatives qui sont prises (ou pas) au sein de ces espaces pour faire évoluer les normes patriarcales, racistes ou hétérosexistes…

Voilà, on aimerait bien qu’il en ressorte des amitiés, projets et actions en commun.

On aimerait que des gens viennent présenter leur lieux, que l’on parle sérieusement et que l’on se raconte des histoires de barricades et de murs en paille, de récups et de potagers, d’infokiosques et de hacklabs, de concerts chaotiques et de lectures collectives, de relationnel, de fusionnel, de rôles, de genre et de queer, de partage des tâches avec ou sans tableaux, de voisinage et d’accueil, de fric et d’autonomie, de roulottes et de vieilles usines, de propriété d’usage et de collectivisation, de tas d’habits et de psycho-géographie, de relous et de folles amitiées… de festins à 3h du mat et de fours à pains, de petit dej’ nonchalants et de journées sur-speedées, de personnages extravagants et de normes identitaires, de vivre de rien avec un peu de tout mais pas toujours ce qu’on veut, de réunions qui se finissent en boum et de chantiers qui se transforment en jeux, de complots murmurés et de pouvoir hurler quand ça nous chante, de cumulus transformés en poêles et de poêles transformés en moteur, de façades peintes peintes fièrements et de refuges cachés, de constructions folles, de tuyauteries qui fuient, de réseaux qui pètent, de magnifiques épaves qui ne roulent plus qu’à moitié, de l’angoisse de devoir redéménager encore et de la pure beauté quotidienne de s’inventer une vie avec nos meilleurs potes de toujours ou celleux qui ont débarqués la veille…

Annexe: quelques mots sur les « squats politiques » en France

Depuis quelques années, nous pouvons constater en France le développement d’un mouvement de centres sociaux et politiques squattés, où sont souvent mis en pratiques à la fois des expériences de vies collectives et des activités politiques publiques de diverses sortes.

On retrouve régulièrement dans ces lieux, l’organisation d’évènements et d’actions anticapitalistes et anti-autoritaires, des zones de gratuité où s’échangent librement des biens et matériaux, des potagers squattés, des cybers cafés et du militantisme autour de l’informatique, des logiciels libres et des médias indépendants, de la diffusion d’information et éditions de livres et brochures autour d’infokiosques, des espaces de travail et d’échanges de savoir sur les médecines alternatives, les vélos, la mécanique, le travail du bois ou du métal, la sérigraphie, l’autoconstruction, le recyclage d’huile de tournesol pour les véhicules, l’échanges de graines, des espaces entre femmes et pratiques féministes, queer ou transgenres, des repas de quartiers, des espaces de restaurants, bars, concerts, débats, projections ou théâtre…

Ces espaces se différencient d’une certaine mouvance dite de « squats d’artistes » (surtout présente en région parisienne…) en tant qu’ils ne recherchent pas à collaborer avec les pouvoirs publics et s’inscrivent généralement de manière explicite dans une lutte de remise en cause de la propriété privée, de l’Etat, des rapports de pouvoir et de profits et cherchent à construire des zones d’autonomisations en liens avec divers autres mouvements sociaux.

Ceci n’est qu’une vision partielle et grossière d’une situation complexe et il serait par ailleurs faux de chercher à trop unifier des expériences dont les idées et activités sont relativement diversifiées, et qui ne se voient pas forcément toutes comme partie prenante d’un mouvement plus large.

Il y a eu à ce titre quelques rencontres nationales intersquats il y a trois ans et plus depuis. D’un autre coté, les associations locales intersquats sont assez fréquentes et il y a beaucoup d’échanges entre les squats à travers le pays par le biais de projets et d’actions spécifiques, d’amitiés bien sur, et de réseau dans lesquels s’activent des squatteurs-euses comme:
– Sans-titre (qui regroupe aussi des collectifs ruraux…) –> http://www.under.ch/SansTitre/
– Le réseau infokiosque –> http://infokiosques.net/
– Le réseau Indymedia –> http://www.indymedia.org/fr
– Les festivals de résistance
– Le réseau anti-carcéral
ou encore des projets nomades comme la Caravane Permanente –> http://cp.squat.net/
Les liens existants ont déjà permis des offensives communes comme le 25 fèvrier 2005 où des actions surprises ont été menées dans 17 villes en France dans des locaux et Mairie du Parti socialiste pour protester contre les expulsions.

Malgré les tentatives de répression croissantes des autorités françaises vis à vis de ces squats politiques – le gouvernement a par exemple cherché à transformer l’occupation « sans droit ni titre » en délit dans le set des Lois de Sécurité Intérieure il ya deux ans – il est heureusement encore généralement possible de squatter sans se faire emprisonner en France. Si la justice donne quasi-systématiquement raison aux proprios et ordonne l’expulsion, les squatteurs-euses peuvent régulièrement espérer quelques mois (ou quelques années…) de délais quand ils/elles se battent légalement et surtout sur le terrain public et politique. Si les expulsions sont nombreuses, elles occasionent de nombreuses actions de résistance et de réouverture rapides dans certaines villes.

Au cours des dernières années, quelques squats ont même réussi a stopper momentanément les menaces d’expulsion qui pesaient sur eux et à trouver une certaine stabilité suite à des rapports de force conséquents et quelquefois aussi en concédant quelques négociations avec les propriétaires (ce qui est l’objet de nombreux débats…). On peut citer par exemple le cas de l’Espace autogéré des Tanneries à Dijon, du Clandé à Toulouse ou du 102 à Grenoble qui sont tous là depuis plus de huit ans.

D’un autre coté, beaucoup des squats les plus actifs de ces dernières années comme les 400 couverts à Grenoble, les Diables bleus à Nice ou encore l’Ekluserie à Rennes ont été expulsés dans la dernière année. Tandis qu’à Paris, la Mairie socialiste ne se soucie même plus des procédures légales pour expulser, d’autant plus depuis l’instrumentalisation d’incendies d’immeubles de sans-papier-e-s l’été dernier. Il apparaît donc vital pour le mouvement de créer à temps un rapport de force conséquent à l’échelle nationale et par ailleurs de continuer à à multiplier les alliances et coopérations en dehors du milieu squat.


PGA ’06 : http://pgaconference.org/
à Dijon : http://pgaconference.org/fr/2006/dijon
aux Tanneries : http://squat.net/tanneries/

stamp-dijon [at] pgaconference [dot] org


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La Rochelle: Nouvelle alerte au Nuf 666

Les rochers qui protégeaient notre maison, posés par la mairie, ont été ce matin enlevés par la même mairie. Et notre antivol, celui qui fermait le portail, a été sectionné par des gens envoyés par le propriétaire. Des rumeurs de voisinnage parlent d’une arrivée très prochaine d’”engins” très probablement de démolition.

Nous avons envoyé hier une lettre au procureur pour porter plainte contre Mr Allègre, le propriètaire, et nous lui avons envoyé un double. [la suite...]

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Lille: Concert au Ch’ti Darras le 6 juillet 2006


  Lille: Concert au Ch’ti Darras le 6 juillet 2006


CONCERTS AU CH TI DARRAS!!!
18, rue Dupetit Thouars (en face de la poste de Lille Moulins), à Lille

JEUDI 06 juillet 2006
à partir de 21 h :

MOUK TIN OEULE (punk lillois)

LARSHUMA (hip hop fourmisien)

DEGLINGUOS (chanson)

LATACHE (hip hop BXL)

SPORSMAAL2 (electro UK)

+INFOSHOP

c’est bien sûr PRIX LIBRE!

Strega


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La Rochelle: Mobilisation de solidarité Nuf 666 – voyageurs

Actuellement à notre connaissance, les voyageurs installés derrière la gare Sncf sont menacés d’etre verbalisés ou/et expulsés (Lundi ou Mardi prochain). Ce site appartient à la Sncf, et est déstiné aux campeurs des Francofolies. Tout s’explique ainsi.

La ville de la Rochelle ayant fermé son aire d’accueil de Laleu, ne pourra pas selon la loi Besson expulser des voyageurs qui occuperaient un terrain qui lui appartient et est quoiqu’il en soit hors la loi ! Evidemment des précautions sont prises de la part de la touristique municipalité… [la suite...]

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