Grenoble: Resto vegan le 30 avril et apéro-concert le 4 mai 2008, à Palm Bitch

- Mercredi 30 avril à 20h30, resto vegan “Food not cops / Riot not diets”, prix libre

- Dimanche 4 mai, garden party à partir de 14h (coinche vs. golf, tofu vs. caviar, kro vs. champagne), puis apéro-concert à 18h (avec The Revengers et L’Oiseau Mort). Prix libre de soutien à Bruno et Ivan, incarcérés depuis le 19 janvier 2008, pour leur solidarité avec les sans-papiers, dans l’attente d’une date de procès… [la suite...]

Dijon: Concerts au Toboggan et aux Tanneries les 1er et 2 mai 2008


  Dijon: Concerts au Toboggan et aux Tanneries les 1er et 2 mai 2008


————————————————————————
JEU 01 MAI – [ 20h | 4 eur] – HEAVY MOUSTACHES
————————————————————————

|___ HEADWAR ___|
Noisecore destroy et énergique vénérant la saturation / Amiens
–> http://headwar.free.fr/

|___ I TRENI AL’ALBA ___|
Folk Noise planant / Aosta, Italie
–> http://itreniallalba.com/

|___ CONFUSED ___|
Noise Sludge HC / Frankfurt, D
–> http://www.confused-noise.net/

|___ WOODY ALIEN ___|
Noise / Nancy

Au Toboggan, 60/62 rue Charles Dumont, Dijon

————————————————————————
VEN 02 MAI – [ 21h | 4 eur] – MALOKA
————————————————————————

|___ KALASHNIKOV ___|
Romantic Folk Punx / Ialie
–> http://www.kalashni.net/

|___ RENE BINAME ___|
Punk Anarcomique / Belgique
–> http://aredje.net/biname/index.htm

|___ SKUDS AND PANIC PEOPLE ___|
Punk HC Ska / Rennes
–> http://skuds.free.fr/

|___ ENRAGED MINORITY ___|
Punk HC / Rheinfelden, Allemagne
–> http://www.myspace.com/enragedminority

Aux Tanneries, 15/17 boulevard de Chicago, Dijon

Les infos militantes et autres activités sont dispos sur l’agenda “Bla Bla” et sur le site de Brassicanigra.org ici:
http://www.brassicanigra.org/

o.


Mots-clefs: , ,

Caen: Projections-débats les 29 avril et 2 mai 2008 au Pavillon Noir


  Caen: Projections-débats les 29 avril et 2 mai 2008 au Pavillon Noir


– Mardi 29 avril, 20h30, projection/débat “Ceci est une simulation”

Les simulations d’accident nucléaire passent relativement inaperçues, même si autour des centres nucléaires, elles participent à rassurer les populations. Au-delà de leur caractère dérisoire et inopérant et de la propagande qu’elles génèrent, elles ont le don de nous habituer à vivre au milieu du risque nucléaire. Dès lors, le monde nucléaire devient inéluctable, une sorte de seconde nature.
Ce film de compagnon-ne-s antinucléaires radicaux suit une de ces journées simulées. A travers un débat présenté par des ami-e-s du CRAN (Collectif Radicalement Anti-Nucléaire), nous rediscuterons de ces simulations, du risque nucléaire et de sa gestion autoritaire, à quelques dérisoires centaines de kilomètres de La Hague et de Flamanville, à proximité d’une ligne ferroviaire où circulent des transports nucléaires. Ce sera également l’occasion de faire le point sur les luttes antinucléaires.

Projection organisée par le CRAN:
CRAN(a)no-log.org — http://www.anartoka.com/cran/

– Mercredi 1er mai: pique nique le midi, débat sur le mal logement, slam et graph…
plus d’infos sur http://www.anartoka.com/squat/

– Jeudi 2 mai, 20h30, projection/débat “Le clitoris, ce cher inconnu”

Cette soirée sera ouverte par une introduction sur les inégalités sociales. Ensuite sera projeté le documentaire “Le clitoris, ce cher inconnu”, puis s’ensuivra une analyse sur l’éducation sexuelle en France. Enfin, un débat suivra, tentant de déconstruire les catégories sexuelles dominantes.

Cette soirée est organisée par le collectif féministe “La toison rouge” et soutenue par la revue “La vulve”.

Toutes ces atcivités ont lieu…
… au squat Le Pavillon Noir
10 boulevard Poincaré, Caen (Arrêt de tram Aviation)
http://www.anartoka.com/squat/ — 06 31 02 41 18

la_mauvaise_herbe(a)no-log.org


Mots-clefs: ,

Poitiers: Un nouveau squat… la Chienlit !


  Poitiers: Un nouveau squat… la Chienlit !


24 avril 2008

Nous sommes une bande d’oiseaux migrateurs (qui se frottent que d’un coté) ayant soif de liberté. A l’aube du printemps nous nous sommes réunis pour créer un seul et même nid à Poitiers. Donc, depuis une charmante maison bourgeoise entourée d’un terrain et d’un hangar surmonté d’une terrasse est ouverte à des tas de projets farfelus comme :

* une zone d’echange & de grat
* des manifestations tout nus
* des concerts de pipos
* des fabrications de cacapultes contre les flics
* une tambouille permanente
* des ateliers divers, infokiosque & expos…

Toutes propositions est la bienvenue, notre souhait est de s’approcher au mieux de l’autonomie grâce à la récupération d’eau de pluie, de nourriture et par la suite installer une éolienne et des panneaux solaires afin de générer notre propre courant (on peut même produire du gaz avec notre caca).

Ce lundi 21 avril 2008 vers quatre heures, 4 flics en tenue et deux bakeux ont tenté de s’introduire sur le terrain et dans la maison (violation manifeste de notre domicile) avant d’être repoussés par deux occupants. Motif : “dénonciation d’un passant”…! Après quelques provocations et menaces à peines voilées (“Méfiez-vous, les squats c’est dangereux, il y a des gens cagoulés qui pourraient vous cogner la nuit avec des barres de fer”), les apprentis milichiens ont disparu en emportant la chaîne du portail et en permettant de revenir bientôt.

Nous lançons un appel à tout-E-s celles-ceux qui voudraient nous rejoindre pour défendre la Chienlit et à promouvoir la construction de cet espace autonome, rendez-vous chaque jour au 2bis rue du Yison à Poitiers!

Une expulsion ne nous fera pas renoncer : la Chienlit représente une étape importante vers la création d’un mouvement squat perpétuel à Poitiers et ainsi notre expulsion se traduira par l’ouverture de nouvelles maisons dans et autour de l’agglomération pictave.
Un squat expulsé, dix de ré-occupés.

Pour la création de lieux autonomes, contre toutes les oppressions.

Seule la lutte paie !

Nb : Depuis lundi 21 avril, les flics sont revenus presque chaque jour, ils ont à nouveau pénétré sur le terrain et jusque dans la maison (sans autorisation d’un juge), mercredi, avec un agent d’Edf (proprio…), sans huissier, nous avons dû leur rappeler qu’une intrusion à notre domicile pourrait leur valoir 30 000 € d’amende et 2 ans d’emprisonnement. Ils ont aussi envoyé un ami à l’hosto (à coups de tonfa dans les dents…). Ils ont fini par comprendre et par partir, mais sont revenus ce jeudi matin avec un huissier, toujours sans la moindre autorisation judiciaire évidemment, et sans tenter de rentrer cette fois… Du coup on a la rage dedans, et on a un peu amélioré le barricadage de notre nid, et on a commencé le potager ; donc bienvenue à tous les punks jardiniers, et même les jardiniers pas punks, ou les punks pas jardiniers, et autres zoizos rares !

Des squatteurs-euses de la Chienlit


Mots-clefs: ,

Dijon: Procès de deux squats…

Vendredi 25 avril 2008, on saura si le Mât-noir a des délais ou pas et il y a aussi le procès du Toboggan. Du coup, si ça se trouve on va avoir deux squats expulsables sur Dijon et ils vont peut-être essayer de les expulser les deux ensemble. On aurait vraiment besoin que des gens viennent (on peut héberger du monde), on enverra un mail vendredi pour communiquer les résultats.

tchaw

toboggan at squat.net

Le toboggan 2

Mots-clefs: , ,

Paris: Un livre sur les squats !

19 avril 2008

Bonjour,

l’Atelier de Création Libertaire vous annonce la sortie du livre Parisquat.

Il s’agit d’un recueil d’entretiens de squatteur-euse-s parisien-ne-s des années 1990. Agrémenté de divers documents et photographies ce livre retrace le parcours d’individus à travers les mouvements (squats, sans papiers, chômeurs) et actions de ces années (plus de détails sur le lien ci-dessous).

Ce livre est en pré vente au prix de 12€ (18€ après le 15 mai 2008).

- en ligne en allant sur ce lien :
http://www.atelierdecreationlibertaire.com/article.php3?id_article=571

ou

- en envoyant un chèque de 12 euros à ACL, BP 1186, 69202 Lyon cedex 02 – chèque à libeller à l’ordre de ACL CCP 27 24 59 L Lyon.

contact at atelierdecreationlibertaire.com

Mots-clefs: , ,

Dijon : Appel à défendre le Toboggan


  Dijon : Appel à défendre le Toboggan


19 avril 2008

Le Toboggan, squat dijonnais, avait été expulsé parce que soi-disant la mairie avait un projet urgent dessus. 1 an après il était toujours vide. Pour pointer du doigt que les expulsions sont bien une répression politique et que les motifs avancés (tels que des projets, ou la sécurité) sont mensongers, un collectif a réoccupé ce lieu lors du week-end d’action internationale pour les squats et espaces autonomes. Il était prévu que l’occupation ne durerait que le week-end mais ne voulant pas laisser un si beau lieu et son jardin enchanté vide nous avons décidé de les garder et d’y faire des activités (resto vegan, jardin collectif pour l’instant).
Une procédure d’urgence contre le squat semble avoir été lancée, l’expulsabilité est donc proche. Nous lançons un appel à toutes et à tous pour que vous veniez défendre et occuper le lieu avec nous.

toboggan at squat.net

Le Toboggan 2


Mots-clefs: ,

Cévennes: Compte-rendu de quelques actions du “Collectif en Cévennes”


  Cévennes: Compte-rendu de quelques actions du “Collectif en Cévennes”


Préambule

La chaleur de nos intentions n’y fit rien ; en ces jours d’avril le temps restait froid et humide. Cependant, l’agitation menée par les joyeux drilles du collectif sus-nommé battait son plein, parcourant les serres et les valats.

L’assignation en référé que reçurent les squatters-paysan(ne)s du Prat del Ronc fut pour cet informel collectif l’occasion de porter la protestation au cœur même du tribunal de Florac, ce 11 avril dernier. Les journées précédant ce rendez-vous furent riches en actions de propagande, et l’on vit fleurir en ce printemps gélif moult banderoles où se lisait la fièvre du temps présent : « terres délaissées, terres occupées ! », « maisons abandonnées, maisons occupées », et autres « la terre à ceux et celles qui la travaillent ! »…

Ce 11 avril 2008 donc, se réunirent devant le tribunal de Florac une petite centaine de personnes venues soutenir la lutte des occupants sans droits ni titres.

Acte I – Scène 1

Temps froid et humide.
Agitation permanente. Haut les coeurs !

Dans un bruit de sirène et de tam-tam métallique, les manifestant(e)s presque toutes déguisé(e)s expriment leurs volonté d’empêcher la tenue de l’audience prévue, d’ameuter le peuple et de s’amuser de la mascarade qui leur est offerte par la justice des riches. Une charrette de presse (concept d’un autre monde…) est là, ou chacun(e) peut s’informer des luttes en cours.

Acte I – Scène 2

Temps humide et froid.
Permanente agit-prop. Hardi camarades!

L’audience est ouverte ! À 15h30, quelle ponctualité !
Une cinquantaine de convives investissent le tribunal dans un boucan terrible et un quart d’heure durant les mots sont impossibles dans la salle d’audience où les assignés n’ont pas daigné faire acte de présence.
Devant l’impossibilité de mener à bien leur entreprise d’injustice sociale, les magistrats (en compagnie du représentant sur terre de l’avocat de M. Stonex, propriétaire du Prat del Ronc) se retirent pour décider en catimini de reporter l’audience au 16 mai de l’an 2008. L’action ayant porté ses fruits, les non-aligné(e)s sortent en vainqueurs éphémères de l’antre de la supercherie judiciaire…

Acte I – Scène 3

Froid et humide, tel était le temps.
Propagande et agitation. Kessta, tu m’engrènes!

La scène se déroule devant le tribunal de Florac. Des clowns de la Troupe des Non-Théatreux (TNT) investissent la façade du bâtiment avec un décor en carton. Un faux juge, une fausse avocate générale, un greffier, des inculpés et leurs avocats reconstituent ces singeries, protégés par deux faux flics bien efficaces contre les hommes préhistoriques et les surfeurs …
Profitant de cette occasion, trois vrais policiers photographient les clowns et le public depuis le deuxième étage du tribunal.

Acte II – scène 1

Humidité et froidure.
Agitation, chaos sonore.

La scène se déroule devant la sous-préfecture de Florac. Une cinquantaine de personnes masquées déballent leur rafut. Casseroles, bidons, feux d’artifices, brouette remplie de tracts. Rafut, pas de revendication.
– Bruit de casseroles
– …
– Détonation d’un pétard
– …
– De l’autre côté des fenêtres, un flic : pff… Même pas de slogan ! A croire qu’ils en ont vraiment que contre nous !
Au bout d’une demi-heure, le groupe se déplace.

Acte II – scène 2

Temps humide.
Troubles et agitation des consciences.

Le groupe (une cinquantaine) se retrouve à l’ancienne gare de Florac. Un bref bilan à chaud des actions de la journée est discuté. Comment la lutte contre l’expulsion du Prat del Ronc peut mener à un débat large et ouvert, et clairement offensif ? Plusieurs axes de lutte sont évoqués :
– Multiplier les activités au Prat del Ronc (projections, chantiers, discussions…),
– Continuer à créer un climat d’émulation et de mobilisation pour les passages au tribunal,
– Exercer une pression forte sur les administrateurs de nos vies et leurs relais locaux (mairie, justice, police…),
-Trouver des points de convergence avec d’autres luttes actuelles.
Pour organiser ensemble ces perspectives, plusieurs rendez-vous sont pris. Le lendemain à La Borie pour l’ouverture d’un jardin collectif, le surlendemain à la Picharlerie, le 19 avril 2008 à 14h00 à Saint-Germain-de-Calberte, et une réunion le 20 avril au Prat del Ronc à 14h00, suivie à 20h d’une projection. Enfin, un appel à rassemblement le 16 mai à Florac pour le second passage devant le tribunal.

**************************************************************************

Avril 2007, des paysannes et des paysans reprennent l’activité du Prat del Ronc abandonné depuis 1988, à Saint-Germain-de-Calberte, en Cévennes lozériennes … La maison est réhabilitée, les terres environnantes sont défrichées et cultivées. Petit à petit le lieu reprend vie : four à pain, poules, poterie , maraîchage, chevaux, plantations d’arbre fruitiers …, mais aussi projections de films, soirées-débats, chantiers collectifs, journées d’échanges…

Depuis notre arrivée nous n’avons objectivement causé de tort à personne, mais cela ne suffit pas… La Préfecture de Lozère, les Renseignements généraux, la gendarmerie de Saint-Germain-de-Calberte, la gendarmerie du Collet-de-Dèze et la gendarmerie de Florac exercent une pression incessante sur nous et nos activités.

Depuis mai 2007, nous avons reçu 14 visites des autorités, 10 impromptues et 4 lors d’événements publics (projections, chantiers collectifs, journées de rencontre du voisinage…). Suspicions, accusations infondées et menaces accompagnent chacun de leurs passages, et comme si cela ne suffisait pas d’autres pressions administratives sont exercées depuis août 2007 sur le propriétaire du Prat del Ronc pour le pousser à engager des démarches contre ses occupant-e-s.

Nous occupons le Prat del Ronc SANS DROIT NI TITRE.
C’est-à-dire que nous n’avons aucun droit légal d’habiter là et d’y cultiver la terre. En bref, pour faire du Prat del Ronc un lieu « aux normes », « en règle », « légal », il faut en expulser les habitant-e-s, les empêcher d’y cultiver la terre.

Ce qui compte aux yeux de la Loi n’est pas la justice ou la liberté mais l’affirmation permanente que ce qui vaut dans ce monde est le privilège de quelques-un-e-s .JAMAIS ils ne poseront la question du droit de tous de vivre et d’habiter librement. Le droit est fondé sur la défense de la propriété privée, et l’appropriation privée est le fondement des inégalités. La propriété n’est pas la liberté, elle est un outil pour contrôler le monde et en organiser l’exploitation.

Dans les Cévennes, comme ailleurs, la propriété privée est le moyen de distribuer la terre, non pas à ceux-celle qui en vivent et y vivent, mais aux intêrets marchands (industrie touristique, résidences secondaires, spéculateurs fonciers, accumulations familiales, exploitations forestières…).

Le vendredi 11 avril nous étions ne centaine réunis au tribunal d’instance de Florac.
Nous exigeons l’arrêt immédiat de la surveillance, du harcèlement, et de la procédure d’expulsion dont nous sommes victimes.
Nous passons au tribunal de Florac le vendredi 16 mai 2008 à 15h30, pour la seconde fois. Nous souhaitons continuer à nous organiser avec tous ceux qui jugeront nécessaire, et auront le courage de refuser le contrôle omniprésent des intérêts marchands et étatiques sur nos vies.

Venez en soutien le 19 avril 2008,
dans la rue de Saint-Germain-de-Calberte
Contact : Prat-del-Ronc, prox Pendedis, 48370 Saint-Germain-de-Calberte, 04 66 32 02 46, pratdelronc at no-log.org

**************************************************************************

Acte III – scène 1

Temps ensoleillé,
troubles et agitations des consciences,
la terre fourmille…

Une quarantaine de personnes se retrouvent à La Borie pour l’ouverture d’un champ de pommes de terre et d’un jardin collectif. En fin de journée la terre est prête à être cultivée.
La décision est prise de se retrouver tous les mardis pour jardiner. A suivre…

Acte IV scène 1

La soupe des Partisans, dimanche 13 avril.
Temps nuageux, panique historique, randonnée commémorative sur les chemins de la Résistance à la Picharlerie. Un chant s’élève dans la vallée.

– Tu entends ? C’est le chant des Partisans, allons voir !

Un gentil pique-nique est organisé sur le chemin, quatre joyeux bardes occitans mettent de l’ambiance.

– Aïe, ça sent l’ éco-randonnée à thème doublée d’une morbide commémoration folklorique. Les paroles de Roger Lagrave (conteur-organisateur) sont fédératrices, mais attendons la réaction des plus véhéments.

– Tiens, regarde ! des nouveaux avec une table de presse bien garnie et une franche envie de porter la critique. En voilà un qui entre en scène avec enthousiasme, écoutons :

Morts pour la France…morts pour rien !
De la culture sans conséquences du souvenir…
Je viens, là. Et je me souviens de faits que je n’ai pas forcément vécus directement.
Je pratique le culte du souvenir romantique, poétique parfois et bucolique dans l’interprétation du décor qui servit au théâtre de ces batailles guerrières d’alors…
Mais dans ma manière d’entretenir ces beaux tableaux, de faire survivre ces moments de résistance de la vie contre la mort costumée des nervis du capital, j’occulte délibérément les nouveaux partisans, ceux et celles qui, refusant la résignation programmée, s’insurgent contre l’état des choses.
Le passé glorieux des morts n’est qu’un leurre dès lors qu’il ne laisse aux vivants que les choix malheureux de la soumission et de l’aliénation marchande.
S’il est facile aujourd’hui d’affirmer que les maquisards morts au combat le sont pour rien, c’est juste parce qu’il est facile de constater la réalité pour peu que l’on regarde objectivement le sort qui nous est fait.
La liberté n’est qu’une vaine parole, rien n’a vraiment changé sauf la technologie servant au contrôle social. La démocratie est une mascarade, une arnaque moribonde, une paire de menottes posée sur une urne en plexiglas, un flot ininterrompu de discours sans intérêt. Qu’importe les campagnes, le Maître demeure…
Les événements de 39/45 sont le résultat normal du modèle capitaliste. Le nazisme, rien d’autre qu’une tendance pathologique d’un capital à la recherche d’un nouveau souffle. Quel monde est né de la fausse couche de 1945 ? Un monde de paix ? Mon cul ! La glorieuse armée française nous en fit la démonstration dès 1945 en massacrant à la mitrailleuse des Algériens désarmés qui osaient réclamer leur indépendance. Quel monde a jailli des ruines de Guernica et de Dresden ? Un monde d’amour ?
Pas vraiment, vous chuchoteraient les Vietcongs brûlés au napalm.
La liste est interminable des crimes et horreurs commis à l’ombre des drapeaux, sous l’aile des doctrines, au gré des fantaisies fantasques des nantis, jamais à court d’idées quand il faut épurer, torturer, violer, etc., etc., etc.
Et peu m’importe à moi le nom de l’officine. L’odeur du sang est le résumé de la violence.
Si le passé doit servir en permanence à occulter le présent, alors fi du passé !
Si la mort de camarades n’est qu’une tache de plus sur vos guides touristiques, une invite à la dithyrambe consensuelle, c’est que vous êtes normal. Aucun souci pour vous, puisque vous êtes mort par procuration dans les maquis cévenols il y a quelques décennies déjà…
Musique !
«…instaurant de partout l’ère de la non-vie
c’est la nouvelle peste
c’est la démocratie
des décideurs avides
des promoteurs morbides
des présidents putrides
mais leur château de cartes n’est pas assez solide…»

Allez va ! Fais pas la gueule. Hier est mort et aujourd’hui respire encore, il bouge même ! et… ma parole il lutte ! elle résiste ! Et tout ce beau monde rêve éveillé d’en finir avec le travail salarié, avec les frontières, avec les prisons, les flics, le fric… bref, une minorité de trouble-fêtes œuvre pour la paix dans le monde en menant sur plusieurs fronts la guerre sociale que n’avait pas interrompu 39/45. Des irréductibles hors-la-loi hostiles au capitalisme et qui se foutent bien de savoir ce que l’histoire officielle en cours d’écriture retiendra d’eux, puisqu’ils sont leur propre histoire.
Au souvenir lâche et futile, le présent oppose et propose ses luttes sans gloire mais passionnées, causes de déboires et de chagrin certes, mais ô combien enrichissantes pour ses protagonistes…
Alors n’oublie pas de te souvenir du présent qui passe, et n’hésite pas à soutenir aujourd’hui ce que tu commémorerais demain. Camarade! Musique!
«Mmmmmm, mmmmm, mmmmm, mm,mmmmmmmmmmm, mmm, mmmm (le chant des martyrs)».

Voilà Francis Villermaux, co-organisateur-militant-PC, relais efficace des directives de la Préfecture de Lozère, qui répond avec virulence. Il a une idée fixe : « Oublier les polémiques du vingt et unième siècle ». La Résistance commence avec les héros et les martyrs du Comité National de la Résistance… et s’y arrête. Ainsi béatifiée, l’histoire se fige. Chacun pourra rentrer chez soi le cœur léger, l’histoire est close, la démocratie gaulliste a vaincu l’oppression, pour toujours…
Reste l’érection d’une stèle à la Picharlerie : « Le plus important aujourd’hui est d’avoir un vrai projet pour faire de ce lieu, un endroit de recueillement et de silence. Que l’on puisse s’y retrouver pour honorer la mémoire de ceux qui ont été d’authentiques Résistants ». Le Préfet Mourier, 07/2007

Mais la journée ne saurait en rester là pour ces randonneurs du passé.
N’en déplaise aux pacificateurs de la conscience sociale, qui font tout pour amoindrir les conflits dramatiques qui traversent l’époque, la contradiction est posée. Devant le tas de débris qu’est devenue la Picharlerie en 2007 – suite à l’intervention musclée du propriétaire et de la Préfecture -, plus rien d’historico-folklorique, juste un constat politique contemporain finalement partagé par beaucoup des personnes présentes.

Plus d’information :
http://lapicharlerie.internetdown.org/

collectifencevennes at no-log.org


Dijon: Toboggan 2, l’occupation continue !


  Dijon: Toboggan 2, l’occupation continue !


Article en ligne et photos sur:
http://www.brassicanigra.org/contributions/toboggan-2-l-occupation-continue.html

Toboggan 2, l’occupation continue !

Réoccupé une année après avoir été expulsé par la mairie, et plein de nouveaux projets le Toboggan 2 n’en finira pas de si tôt !

A l’occasion des journées internationales de résistance des squats et espaces autogérés, les 12 et 13 Avri 2008l, des actions, manifestations, ouvertures, fêtes se sont déroulées dans plus de trente pays.

A Dijon, samedi en fin d’après midi, après une zone autonome temporaire place Dauphine (zone de gratuité, infokiosque, expo photo, détournement de pub) une manifestation a amené une centaine de personnes sur les lieux de l’ancien squat dijonnais « Le Toboggan » pour permettre sa ré-ouverture.

Cette maison vide depuis une dizaine d’années, avait été ouverte une première fois en août 2006 par une dizaine de personnes qui l’avaient restaurée et avaient développé des activités de quartier gratuites et ouvertes à tou-te-s : atelier de peinture, repas de quartier, ciné-club, concerts, débats…

En mai 2007, la mairie faisait expulser ce lieu par un peloton de CRS sur le pied de guerre en prétextant que des projets urgents devaient être réalisé ssur les bâtiments. Comme à l’habitude, ces projets se sont révélés être de simples mensonges… Un an après l’expulsion, le lieu était toujours vide. Aujourd’hui il revit !

Le « Toboggan 2 » (62-64 rue Charles DUumont) le retour a été inauguré samedi et dimanche avec de la musique, des pizzas, des films, des débats et des jeux… Et parce qu’une maison vide ça ne sert vraiment à rien, certaines personnes ont décidé dimanche soir, de continuer l’occupation et de refaire vivre cette grande maison.

En réoccupant le Toboggan, nous comptons dénoncer la politique de la mairie de Dijon, qui a expulsé il y a un an les habitant-e-s de ce lieu et a préféré laisser vide cet espace auparavant réapproprié par les habitant-e-s du quartier. Nous entendons aussi protester contre la gestion capitaliste du logement, et contre l’accumulation de biens sans usage par des propriétaires ou institutions. Face à ces politiques, nous proposons de libérer des espaces vides pour en faire des lieux de vie et d’activités autonomes, hors des logiques de profit et de consommation.

Rappelons qu’un autre squat dijonnais, le Mât-Noir, ouvert en décembre 2007 au 19 rue de l’Île est lui aussi menacé d’expulsion par la mairie. Le quartier du Mât-Noir est plein de maisons vides alors que nombre de personnes sont en galère de logement, à la rue ou recherchent des espaces pour développer des activités. Rappelons aussi qu’il y a quelque 2500 logements vides à Dijon, dont bon nombre appartiennent à la mairie, et 8000 logements vides dans le grand Dijon.

D’ores et déjà, un restaurant végétalien à prix libre aura lieu tout les dimanches, un potager démarre et de nombreux projets germent. Faites les pousser avec nous ! Cultivons la résistance !

tobogga at @squat.net


Mots-clefs: ,

(Saint-)Etienne: Emission de radio sur les squats stéphanois

A Saint-Etienne, avec le prétexte des journées d’action et de soutien des squats et espaces autonomes “april2008″, nous avons diffusé une émission de radio sur l’histoire et l’actualité d’une mouvance squat dans notre ville : Izmir puis Rochetaillée, et maintenant la Poulaille et Le Frigo…

Avec surtout des interviews.

Ça dure une heure et certains passages ont une piètre qualité sonore. DIY !

Vous pouvez la télécharger ici :
http://punkerzz.free.fr/numero_zero/

Raoule

Mots-clefs:

Rennes: Encore une expulsion de squat…

Photo Ouest-France

Mercredi 16 avril 2008 à Rennes, une trentaine de personnes investit un grand terrain avec des hangars au 112 rue du canal Saint Martin. Sur ce terrain, collé aux autres hangars, se trouve un atelier d’artisan. En arrivant sur les lieux vers 9 heures, l’artisan, bien que reçu avec le sourire, était énervé et antipathique et appelle directement le propriétaire (en bon locataire). Il décharge son camion et part. Une heure après environ, la première voiture de flics arrive, les occupants leur disent qu’ils sont là depuis plus de 48h et que c’est à un huissier de venir constater l’occupation. Les keufs n’en tiendront pas compte, aucun dialogue hormis quelques insultes et des sales blagues n’aura lieu à partir de là. La barrière est solide et surmontée de pics, un camion la bloque sur toute sa longueur. [la suite...]

Villeurbanne: Punk et Hip-Hop contre le fichage ADN, au Boulon le 19 avril 2008


  Villeurbanne: Punk et Hip-Hop contre le fichage ADN, au Boulon le 19 avril 2008


Pour clore le mois contre la biométrie de manière festive et récolter quelque sous pour soutenir ceux et celles qui sont poursuiviEs pour refus de prélèvement ADN, venez au concert de Fuckdatourist, Skyzominus crew et L’Oiseau mort, samedi 19 avril à 21h au boulon.

Le prélèvement ADN a été instauré à la fin des années 90 par le gouvernement Jospin pour les délinquants sexuels. Au fil des lois sécuritaires (LSI, LSQ…). Le prélèvement concerne aujourd’hui toute personne soupçonné d’un délit [1]. En 10 ans, on est passé de 5000 à 600 000 fichéEs.

La loi prévoit une peine d’un an de prison ferme et de 15 000 euros d’amende pour ceux qui refusent le prélèvement. Mais un autre article précise qu’on ne peut prendre l’ADN de quelqu’un sans son consentement. Certaines personnes se sont donc pris de la prison ferme pour avoir refuser de cracher sur un coton tige mais quand la défense est bien organisée, il y a aussi des victoires : voir par exemple le cas de Camille dans cet article ou l’affaire des contreplaquistes qui viennent d’être définitivement relaxé par la cour de cassation après un refus.

Mais pour organiser un soutien efficace aux refuzniks, il faut une vraie solidarité. Comme toujours la justice sera plus clémente avec quelqu’un qui est inséré dans un réseau, avec un avocat qui a bossé sur le sujet. Pour organiser cette défense le collectif refus ADN (primé au Big Brother Award 2007) a besoin de votre soutien. Alors venez nombreux au concert contre le fichage ADN ce samedi 19 Avril à 21h au Boulon.

Avec,
L’OISEAU MORT, électro hip-hop de Grenoble,
SKYZOMINUS CREW, hip-hop de St-é avec Piloophaz, Requiem et Olegg,
FUCK DATOURIST, punk’n'roll d’ Annecy.

Prix libre de soutien (à décider toi même)
Le Boulon, c’est au 62 rue Paul Verlaine à Villeurbanne, métro Gratte ciel, bus C3 et C9, arrêt Verlaine.

[1] une simple suspicion suffit pour un prélèvement, seuls les délits d’initiés, les abus de bien sociaux et toute la délinquance en col blanc est épargnée !

rebellyon.info


Mots-clefs: ,

Bienne, Suisse: Menaces d’expulsion sur LaBiu

16 avril 2008

Notre maison occupée au Wydenauweg 38 + 40 à Bienne, se trouve actuellement sur la parcelle d’une future autoroute. La construction de cette autoroute ne débutera pas avant 2011-2012, le projet étant encore en phase d’élaboration, il y a de fortes chances que cette échéance soit repoussée. Les propriétaires (les constructeurs de l’autoroute), veulent démolir pour construire des places de parking temporaires. Ce parking défigura le quartier, les voisins auront la vue sur une dalle de béton juxtaposée à leurs jardins collectifs. Ce n’est pas la première fois que des habitations sont détruites dans la ville pour permettre la construction de parking. Ce qu’il faut savoir, c’est que Bienne ne manque pas de place de parking, les plus gros parkings du centre-ville sont vides !
[la suite...]

Mots-clefs:

Rennes: Commémoration pour Joe Sacco

Communiqué de HALEM:

Halem est une association créé depuis 2003. Elle regroupe les habitants de logements éphémères et mobiles sur tout l’hexagone, habitat subi ou choisi.
Notre porte-parole, fondateur, ex-président est décédé dans l’incendie d’un squatt “autorisé” depuis 11 ans, plaine du Chardonnet à Rennes, le 21 mars 2008, dépendant du collectif artistique: http://elaboratoire.free.fr/

Le 19 avril 2008 dans l’après-midi aura lieu un hommage à Joe Sacco, que la morgue médico-judiciaire ne nous a pas encore rendu pour l’inhumation; plusieurs associations et réseaux se joindrons à nous pour cet hommage.
Notre réseau se resserre dans cette épreuve et trouve dans la colère et l’état des lieux de ce pays toutes les raisons de continuer haut et fort son combat pour la dignité de tous. Joe Sacco était venu à Rennes pour des raisons militantes. Les premières investigations permettent de dégager la piste de l’incendie criminel, avant que la police ait communiqué sur ce dossier. La mairie est rencontrée, questionnée très souvent depuis ce jour de deuil.
Nous sommes interpellés sur les problèmes d’une énième expulsion, le relogement provisoire des 50 habitants des lieux, le relogement pérenne selon notre cheval de bataille : les terrains de vie, ou la possibilité d’investir avec des logements sans fondation et dans le respect de l’environnement (phyto-épuration, toilettes sèches) des parcelles agricoles.
Merci. [la suite...]

Mots-clefs:

Barcelone: Actions pour la campagne April2008

Hola peña,

bref recapitulatif des actions liées aux journées internationales de défense des espaces autonomes. A noter qu’ici il y a eu beaucoup d’autres choses ces jours-ci mais la plupart n’ont pas directement à voir avec ces journées d’actions. Ainsi les vendredis et samedis, plusieurs centres sociaux avaient organisé des “kafetas” thématiques avec projections, débats, présentations des mouvements squats dans d’autres pays… [la suite...]