Arphy (Gard): Menaces sur Pratcoustals


  Arphy (Gard): Menaces sur Pratcoustals


Mercredi 20 janvier 2010

Pratcoustal est un hameau situé sur la commune d’Arphy près du Vigan dans le Gard. Nous y squattons depuis un an et demi quelques maisons qui étaient inoccupées depuis plus de 10 ans et sur lesquelles la commune, propriétaire des lieux, n’a aucun projet immédiat.

Samedi 15 janvier, sur le marché du Vigan, nous apprenons qu’un important dispositif policier s’est approché du hameau le mercredi 13 janvier au matin. C’est la neige qui a empêché la dizaine de camions de police, le bus réquisitionné, et autres de monter jusqu’à nous pour nous expulser.

Stupéfaits en apprenant cette nouvelle, nous nous sommes rendus chez le maire afin d’obtenir des informations. Selon lui, c’est la sous-préfecture qui a pris seule cette décision, tentant d’appliquer un arrêté d’expulsion vieux de plus d’un an et dont la légalité est selon nous sujette à caution. Après discussion, le maire s’est engagé à appeler et rencontrer la sous-préfète afin qu’elle nous octroie un délai d’un mois et demi au cours duquel nous discuterons avec la mairie pour envisager la suite.

Cette parole orale n’engage que lui et la sous-préfecture peut parfaitement refuser. Nous considérons donc l’expulsion comme imminente. Ces maisons sont notre seul domicile et nous condamnons ce déploiement de force délirant pour expulser une poignée de gens. De plus quand on expulse en hiver, comme ça se fait souvent, faut pas s’étonner d’être bloqué par la neige.

Nous nous opposons à toute expulsion et pas seulement la notre. Nous vous invitons à nous contacter pour nous soutenir et/ou à exprimer votre désaccord avec ces pratiques répressives (à qui de droit (à savoir beaucoup de monde)). Les copains qui veulent passer sont bienvenus.

pracou (at) hotmail.fr

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Ca bogue à Pratcoustals

A Pratcoustals, y’a des personnes qui vivent depuis un an et demi dans des maisons laissées à l’abandon par la mairie d’Arphy, propriétaire, qui n’a pas encore de projet précis pour les lieux.

Ces personnes que l’on a vu entretenir les maisons, ramasser des chataîgnes, faire un potager, ou organiser des fêtes et des balades, ont bien failli être foutues dehors par la police mercredi 13 janvier. C’est la neige qui aurait dissuadé les quelques 8 camions de police qui se sont trouvés ce matin là à Aulas.

Tant qu’aucun projet sérieux n’est bloqué par la présence de ces individus, au demeurant fort sympathiques, il n’y a aucune raison de les expulser.
Le Maire d’Arphy dit comprendre cette évidence et met en cause la sous-préfecture qui aurait décidé seule de l’expulsion. Les uniformes risquent donc de revenir très prochainement pour mettre des gens à la rue alors qu’ils n’emmerdent personne. Minable. Dégueulasse.

Venez nous soutenir et nous voir lors d’une après-midi ping-pong, jeux et discussions, dimanche 24 janvier, toute l’après-midi.

pracou (at) hotmail.fr


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Montpellier : La Chine : information + programme de la semaine

Information :

Le procès de “La Chine” a été reporté au 1° février 2010 à 14h.

Programme de la semaine : [la suite...]

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Toulouse: Enric Duran le 21 janvier 2010 à la Chapelle

L’Atelier Idéal, l’association qui anime le lieu d’expérimentation sociale, politique et artistique la CHAPELLE à Toulouse, a le plaisir de recevoir Enric Duran ce jeudi !
Ne manquez pas cette rencontre inédite et venez nombreux ! N’hésitez pas à diffuser l’info le plus largement possible autour de vous …
A jeudi donc ! [la suite...]

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Turin et Val Susa: Réouverture du squat l’Ostile + reprises des hostilités contre le TAV

Turin : le squat l’Ostile qui avait été expulsé violemment le 10 décembre 2009 a été de nouveau occupé le samedi 9 janvier 2010 !

Une programmation d’activités sera mise en place cette semaine et la résistance s’organise contre toutes les expulsions de squats. À suivre…

Squat l’Ostile
Corso Vercelli 32, 10152 Turin

* * *

La lutte à Val Susa contre le projet de ligne à grande vitesse (train) Lyon-Turin a repris de plus belle avec la tentative des premiers travaux et les sondages menés dans différentes mairies. Une assemblée populaire tenue à Val Susa samedi 9 décembre 2010 a réuni 500 personnes où a été réafirmée la ferme opposition à ce projet coûteux et qui serait une catastrophe écologique pour la région de Val Susa.

La résistance s’organise et des camps avec occupations permanentes des lieux où devrait démarrer les premiers travaux ont été installés samedi 9 décembre 2010.

L’opposition et la résistance aux promoteurs et politiques s’annonce explosive et ferme.

Pour plus d’infos:
http://www.spintadalbass.org/
http://juralibertaire.over-blog.com/article-nouvelles-d-italie-42801449.html

Un correspondant du Sud, 10 janvier 2010.

Liège (Belgique): Ouverture d’un nouveau squat, le Kre Action


  Liège (Belgique): Ouverture d’un nouveau squat, le Kre Action


[le Kre Action]
Place Louis de Geer (entre le Lidl et la station service)
4020 Liège

Situé place Louis de Geer dans le quartier de Droixhe, sur le chemin entre le Lidl et la station service, le squat “Kre Action” s’étend sur plusieurs bâtiments ainsi qu’un terrain.
Ancien batiment appartenant à la SNCB, le domaine est clairement insalubre (pas d’eau ou d’électricité) et tout reste à faire. Cet après-midi (samedi 9 janvier 2010) des poëles à bois, des brazeros et des toilettes sèches ont été installés, ainsi qu’un bar et une bouffe populaire.

Vers 22h30, la police et la police des chemins de fer ont débarqué à l’entrée, procédant à au moins un contrôle d’identité d’une personne sortant de là. Après un peu de blabla, les flics ont constaté l’occupation et se sont barrés vers 23h10. La fête peut vraiment démarrer.

L’endroit comporte un bar/resto/salle de concert, un autre batiment moins pourri dispose de pas mal de pièces et il y un énorme hangar. Longue vie à Kre comme on dit…

Programme du 9 janvier:
http://www.cemab.be/news/2010/01/8308.php
CR:
http://www.cemab.be/news/2010/01/8330.php
Photos:
http://www.cemab.be/news/2010/01/8322.php

Kre-Action


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Montpellier : programme de la semaine + rassemblement devant le tribunal

Appel à rassemblement :

Le squat révolutionnaire d’activités “La Chine” passe en procès le 18 janvier 2010 à 14h.
En effet, le propriétaire demande l’expulsion sans délai des occupants du squat, ainsi qu’une somme de 1200 euros à payer pour eux. Nous appelons donc à un rassemblement pendant le procès à partir de 14h pour un soutien au lieu, ses occupants et son organisation.
Le tribunal d’instance de Montpellier se situe place Pierre Flotte, en dessous du Peyrou (en bas à gauche de celui-ci quand on a l’arc-de-triomphe derrière soi). [la suite...]

Berlin : Sur l’appropriation du bâtiment au numéro 29-31 de la Stralauer Platz


  Berlin : Sur l’appropriation du bâtiment au numéro 29–31 de la Stralauer Platz


Texte écrit par des squatteur-euse-s le 1er janvier 2010 à Berlin.
Disponible en allemand sur le site “Wir bleiben alle”:
http://wba.blogsport.de/2010/01/01/595/#more-595

Nous nous sommes appropriés le bâtiment au numéro 29–31 de la Stralauer Platz et nous le squattons actuellement [Bâtiment squatté le 31 déc. 2009, expulsé le 1er janv. 2010...]. Par cette action, nous voulons pointer du doigt et protester face à divers problèmes, inégalités et abus de notre ville.

La forme d’action non-violente qu’est le squat trouve ses origines en 1971 [à Berlin], lorsque la maison Georg von Rauch est squattée, et c’est depuis devenu une part entière de la philosophie de vie de cette ville. Cet héritage culturel immatériel a été transmis à l’oral, à l’écrit et par expérience aux différentes générations de jeunes se succédant rapidement. Après l’expulsion du Brunnenstrasse 183, ce sont maintenant le Liebig14, le Rigaer94 et le Schwarzer Kanal qui sont menacés. Et ceux-ci ne sont pas des « nids de terroristes d’extrême-gauche », comme on pouvait le lire dans des articles de presse, mais des îlots de création, des centres sociaux et des communautés expérimentales, justement toute une culture de jeunes qu’il s’agit de protéger et non de chasser.

Les loyers à Kreuzberg et dans d’autres quartiers sont devenus impossible à payer pour les gens à faibles revenus. Les bénéficiaires d’allocations sociales d’après le SGBII craignent de se voir obligés à déménager [Les allocations du Hartz IV comprennent le paiement du loyer tant que celui-ci reste inférieur à une certaine somme. Suite à une augmentation de leur loyer, les personnes touchant le Hartz IV doivent soit « trouver les moyens de faire baisser leur loyer » (d’après l’équivalent local de l'ANPE), soit prendre en charge une partie de celui-ci ou bien déménager dans un logement moins cher]. Cela conduit à un échange insidieux des habitantEs actuelLEs par des personnes aux salaires élevés, une évolution déjà achevée dans le quartier de Prenzlauerberg et en plein essor dans le quartier de Friedrichshain. La restructuration de quartiers entiers, dans une logique commerciale, repousse les gens toujours plus loin, hors de l’intérieur du Ring [RER circulaire].

Alors que, dans le seul quartier de Mitte, 3,3 millions d’euros doivent être économisés – ce qui signe un arrêt de mort pour une grande partie des structures culturelles et sociales, entre autres pour les jeunes – le toit de l’opéra Lindenoper va être soulevé de 4 mètres afin d’améliorer l’acoustique, et ce pour un coût de 4 à 5 millions d’euros. Fermer des maisons pour jeunes et à la place, dépenser des millions pour que quelques riches puissent apprécier leur culture, il est juste que cela nous mette en colère. Qu’il s’agisse des rives de la Spree avec Media-Spree [Grand projet d’investissement d’entreprises de médias le long de la Spree], du Mauerpark [Des immeubles de luxe devraient être construits sur une partie du parc] ou de l’ancien aéroport de Tempelhof [Aéroport fermé le 31 octobre 2008 soi-disant pour être ouvert au public, toujours fermé et surveillé depuis], morceaux par morceaux, la ville est privatisée, vendue et soustraite à toute utilisation pour des fins publiques. Toute participation et prise de parole des habitantEs est bloquée et est, au mieux, mentionnée du bout des lèvres dans les déclarations de presse.

Un rôle peu glorieux est joué par le Liegenschaftsfond [fond des biens fonciers], privatisé mais appartenant néanmoins 100% à la ville de Berlin, et qui vend les parcelles de notre ville à des investisseurs. Ce faisant, il ne prend souvent même pas en compte les souhaits des arrondissements. Le Liegenschaftsfond et le Sénat berlinois se rejettent mutuellement leur responsabilité et ni transparence, ni participation ne sont accordées aux habitantEs. Bien qu’un jour de prison coûte 80 euros à la ville de Berlin, plus de 30% des 500 prisonniers de la maison d’arrêt Plötzensee y sont pour fraude [appropriation frauduleuse de service]. Ce qui signifie que Berlin dépense environ 15 000 euros par jour afin de protéger les intérêts des sociétés Bahn AG [équivalent de la SNCF] et BVG [équivalent de la RATP]. Ces entreprises, en revanche, sont prêtes à tout pour maximiser leur profit, même au prix de la sécurité des passagers [Depuis le mois de mai, une série d’incidents - roues fissurées, problème de frein, défaillance électrique - sur le RER berlinois a révélé que de nombreuses voitures n’avaient pas été contrôlées correctement toutes les semaines comme cela devait être fait, alors que ces dernières années plusieurs ateliers de contrôle et de réparation ont vu fermer leurs portes afin de minimiser les coûts de l’entreprise. En attendant le prix des billets a continué d’augmenter ces dernières années...]. Malgré le droit fondamental à la mobilité, les bénéficiaires de l’allocation Hartz IV ne peuvent plus se payer les moyens de transports autrefois « publics ».

Et attention à ceux dont on pourrait croire par leur habillement qu’ils appartiennent au milieu d’extrême-gauche : ils courent le risque d’être placés en détention provisoire plusieurs mois, sans fondement, ni preuve, ni témoin, comme ce fut le cas pour Yunus, Rigo, Alex et, dernièrement, Tobias, qui tentent de retrouver le fil chaotique de leur vie après des mois d’incarcération. Dans les quartiers de Friedrichshain et de Kreuzberg, l’Etat policier totalitaire fait maintenant partie du quotidien. Les véhicules de polices font des patrouilles toutes les cinq minutes et tous les dix mètres, des policiers en civil sont en « patrouille d’incendie » pour traquer les personnes qui expriment leur protestation en incendiant des voitures. Cette violence contre des biens matériels n’a jusqu’à présent blessé personne. Les « prises de mesures énergiques » sans succès et illégales de la police les ont déjà conduit à blesser dangereusement un jeune homme avec un pistolet. Ce n’est plus qu’une question de temps pour savoir quand un jeune sera-t-il tué par un policier et ce ne serait pas seulement démesuré. La situation déjà tendue dans ces quartiers s’aggraverait très vite. La violence contre des objets est l’expression de tensions sociales qui risquent d’augmenter sérieusement les prochaines années si les responsables ne se tournent pas vers un « développement urbain social ».

Nous condamnons l’assimilation de la politique d’extrême-gauche et d’extrême-droite par Körting, sénateur de l’Intérieur. La différence fondamentale réside dans le fait que les militants d’extrême-droite soutiennent des approches méprisant la dignité humaine, alors que l’extrême-gauche est toujours à la recherche de changements bénéfiques aux êtres humains. Nous condamnons également la campagne de dénigrement de la presse envers les milieux alternatifs et/ou d’extrême-gauche, dont les titres comme « Expulsez enfin ces nids de terroristes ! » ont servi à préparer l’expulsion du Brunnenstrasse 183, expulsion controversée sur le plan légal. Ces allégations mensongères n’avaient et n’ont aucun fondement. Le 24 nov. 2009, 47 femmes, hommes et enfants ont été expulsés et l’immeuble rendu inhabitable. Ils s’agissaient de personnes socialement engagées, qui, entre autres, s’occupaient du bien connu Umsonstladen [magasin gratuit], dans lequel des vêtements, des livres, des appareils électro-ménagers ou encore, soutenus ces derniers mois par le Berliner Tafel e.V., des vivres étaient remis gratuitement à ceux qui en avaient besoin. Etait-ce vraiment là un de ces « nids de terroristes » contre lesquels nous met en garde notre sénateur de l’Intérieur ? Dans ce Hausprojekt, il y avait encore un atelier gratuit de réparation de vélos, des concerts également gratuits, des conférences, des salles de répétitions pour des groupes de musique et bien plus encore. Nous exigeons des dédommagements pour le collectif du Brunnen183. Wowereit, maire de Berlin, le Sénat berlinois et le Liegenschaftsfond sont responsables du fait qu’aucune autre solution n’ait pu être trouvée et doivent céder un terrain en friche ou un bâtiment non utilisé à ces gens devenus SDF.

Des squatteur-euse-s de Berlin


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Dijon: programme bibliothèque/cinéma/etc. des Tanneries – janvier/février 2010


  Dijon: programme bibliothèque/cinéma/etc. des Tanneries – janvier/février 2010


Programme bibliothèque, cinéma, etc.
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Janvier/Février 2010

Version mise en page disponible sur:
http://squat.net/tanneries/documents/tanneries-bibli-janfev2010.pdf

Cher·e·s usager·e·s de l’espace autogéré,

Nouveau programme et nouvelle formule en ce début d’année : les désormais traditionnelles lectures/discussions des mercredi se voient agrémentées de divers bonus, et notamment de prolongations ciné ! Rien de tel pour mettre à l’honneur la nouvelle salle de projection, apparue au terme du chantier collectif d’octobre dernier ! Il devrait y avoir du popcorn, et des bons trucs à regarder.

En guise de break dans ces mercredis bien remplis, nous vous proposons de casser la croûte en début de soirée, sur le principe de l’auberge espagnole, où chacun·e amène une denrée à partager. Par soucis tant éthique que pratique, merci cependant de laisser viandes et produits issus de l’exploitation animale de côté, le monde végétal étant bien plus à même de tou·te·s nous régaler en convivialité.

Bien sûr, si vous avez quelque chose à proposer, n’hésitez pas à venir en parler lors des réus mensuelles, chaque premier mercredi. À noter que ces jours là, nous vous proposons dorénavant de passer de la lecture à l’écoute collective, avec une sélection de passionnantes et diverses émissions !

Pour finir sur les nouveautés, nous pouvons d’ores et déjà annoncer qu’un atelier de dessin devrait voir le jour sans tarder (la rumeur parle des mercredis à 16h, à confirmer). En voici la présentation :

« On va se donner les moyens pour comprendre et accepter notre expression et de s’y approcher d’une autre façon, on pourra créer des comix, dessiner des objets, des personnes, illustrer des textes et faire des mises en page, un logo activiste, des posters pour la rue ou tout ce qu’on pourra imaginer. Tout ça avec attention à affaiblir hiérarchie, jalousie ou concurrence, mais confronter nos pratiques, s’amuser ou inspirer et donner forme au invisible, beau et moche, bizarre ou ordinaire. L’âge n’est pas important. Le talent est une insulte. »

Sur ce, à bientôt, autour d’un bouquin, d’une tchatche, d’une projection ou d’un gâteau ! Yo !

« Solidaritet med alle klimafanger! » *

MERCREDI 13 JANVIER
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18H – “La face noire de la mondialisation”
De Xavier Raufer, Alain Bauer. CNRS éditions. 2009.
Attention, livre de l’ennemi : les deux zozos qui le signent sont criminologues et conseillers du pouvoir. Ça parle de faire triompher l’ordre sur le chaos, de terrorisme, de police mondiale. Mais ça donne une vision assez intéressante des fantômes qui les hantent, et de leur stratégie dans les temps à venir (car même si l’analyse est parfois assez hallucinée, les deux compères sont assez influents pour la faire entendre et appliquer).
21H – “Lucio”
Documentaire. 90mn. VOSTF. 2007.
Un film qui retrace la vie de Lucio, maçon espagnol immigré à Paris et issu de la résistance antifranquiste, braqueur, expropriateur, récupérateur et faux monnayeur de génie. En 1979, il passe à la vitesse supérieure et fait imprimer pour plusieurs milliards d’anciens francs de travellers chèques. Ce sera le début des ennuis et de la légende, car devant l’ampleur et la qualité de l’arnaque, la First National City Bank en sera réduite à mettre genou à terre et à négocier. Ce livre écrit par Lucio nous raconte cette saga à la Robin des bois, tapissée de rencontres avec les GARI, des militants d’Action Directe et d’ETA, Che Guevara, des voyous et des ministres… mais il nous raconte également le pourquoi : vols entièrement reversés à des groupes d’action, des syndicats, des caisses de grève, pour soutenir des prisonniers… C’est ce que Lucio appelle sa morale anarchiste, une morale selon laquelle voler les riches pour la révolution est un devoir…

MERCREDI 20 JANVIER
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18H – “Faut pas payer!”
De Dario Fo – Dramaturgie Éditions, 1997
La pièce de Dario Fo, “Faut pas payer” est d’une actualité féroce en ces temps où le capitalisme se restructure à coup de crise économique. Elle s’inscrit dans l’histoire bien réelle du mouvement des auto-réductions en Italie durant les années 70, période dans laquelle des dizaines de milliers de personnes, souvent aidées par les employés des services concernés, se mirent à s’organiser collectivement pour faire la grève des loyers, des factures de gaz ou d’électricité, à s’emparer des produits dans les supermarchés… Une Histoire que “faut pas payer” aborde avec le ton délicieux et puissant de la farce. Pour Dario Fo, spectacle et engagement sont inséparables, et il n’écrira ou ne représentera rien qui ne se conforme à ce principe, mais en sachant donner au militantisme une chaleur de vie, une jubilation inventive qui ont pu en être trop souvent absentes.
21H – “Reprise”
De Hervé Le Roux, Les films d’ici – 1997
C’est une image : une jeune femme, révoltée qui crie.Nous sommes en juin 68, c’est la reprise du travail aux usines wonder, après la grève de Mai. Des étudiants de l’IDHEC filment la scène. Et cette jeune femme crie qu’elle ne retournera pas au travail,qu’elle ne veut plus retrouver la saleté, les cadences, le mépris de cette « taule ». Plus de 30 ans après, hanté par le visage et la voix de cette femme, Hervé Le Roux part à sa recherche et nous offre un récit à suspense, polar social, jalonné parles rencontres avec les acteurs de l’époque : ouvriers, contremaîtres, militants d’extrême gauche…

MERCREDI 27 JANVIER
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18H – “Bolo’ bolo”
Bolo’bolo est un essai, écrit en 1983, n’ayant bénéficié d’aucune publicité, mais traduit dans un grand nombre de langues et réédité plusieurs fois. Il explique d’abord comment la race humaine est sous l’emprise de la gigantesque Machine-Travail planétaire (MTP), en apparence invincible et qui va pourtant s’effondrer. Dans la grande tradition des oeuvres utopiques, est ensuite décrite par le menu, le fonctionnement d’une société organisée en « bolos », communautés autonomes interconnectées dans un monde ouvert et débarrassé des rapports marchands et de la propriété privée. 100 ans après « Le Capital », Bolo’ bolo ne se résoud ni à la fin de l’histoire ni à un insurrectionnalisme nihiliste et ose reposer la question d’un projet de société anti-autoritaire qui nous extirpe du capitalisme. Il n’offre pas un programme mais une mallette pleine de trouvailles pour qui ambitionne d’établir des voies vers d’autres futurs. Pour ne rien gâcher, B’b ne sombre pas dans l’aridité théorique et idéologique de certains de ses prédécesseurs et privilégie une vision ludique et pittoresque.
21H – “La belle verte”
Film de Coline Serreau – 1996
Quelque part dans l’univers, existe une planète dont les habitant-e-s évolué-e-s et heureux vivent en parfaite harmonie. De temps en temps, quelques-un-e-s d’entre eux/elles partent en excursion sur d’autres planètes. Curieusement, depuis deux cents ans, plus personne ne veut aller sur la planète Terre. Une jeune femme décide finalement de se porter volontaire. Et c’est ainsi que les Terriens la voient atterrir en plein Paris… En dépit d’une certaine naïveté, le film de Coline Serreau a le mérite de présenter d’autres modèles de société, et de questionner nos modes de vie actuels avec humour…

MERCREDI 03 FÉVRIER
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18H – “Le complot des cagoles”
Émission féministe de Marseille sur Radio Galère.
Cette émission sur les luttes des femmes nous emmène de Marseille, avec la grève des caissières du Carrefour littoral, au Burundi, en passant par diverses initiatives non-mixtes et combats de lesbiennes radicales, le tout par le biais de divers reportages sonores.
19H – Réu mensuelle d’activités

MERCREDI 10 FÉVRIER
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18H – “Les cahiers au feu”
De Catherine Baker, Éditions Barrault – 1988
L’école – un outil, une obligation, une nécessité pour un beau futur, une prison ou un lieu d’épanouissement intellectuel et culturel ? Qui choisit d’y aller ? Quelles sont les alternatives ? Qu’est-ce qu’un enfant ? Les enfants ont-ils/elles tou·te·s les moyens de décider ? Et qu’est-ce qu’on veut pour lui, pour elle ? Une éducation, un apprentissage ? Une vie intéressante et enrichissante à 5, 15 ou 45 ans ? L’école peut-elle en être le moyen ? Quelques pistes de réflexion sur notre rapport à l’apprentissage et au formattage des esprits – les nôtres et ceux de nos enfants…
21H – “Zéro de conduite”
Comédie satirique de Jean Vigo – 1933
Dans un pensionnat de province, entre chahuts, punitions, études et récréations, trois gamins fomentent une rébellion… Un joyeux vent de révolte souffle sur ce film largement autobiographique de Jean Vigo. C’est sans aucun doute ce qui valut à “Zéro de conduite” d’être interdit par la censure jusqu’en 1945.
23H – “Les quatre cents coups”
Film de François Truffaut – 1959
Au moment où il se fait punir par son instituteur, il écrira sur le mur l’épitaphe suivant : “Ici souffrit le pauvre Antoine Doisnel ; Puni injustement par Petite-Feuille ; Pour une pin-up tombée du ciel ; Entre nous, ce sera dent pour dent ; Oeil pour oeil”

MERCREDI 17 FÉVRIER
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18H – “La joie de la révolution”
De Ken Knabb – 1997
http://infokiosques.net/article.php3?id_article=426
Héritier des situationnistes français des années 60-70, Ken Knabb nous propose, 30 ans plus tard, des moyens pour aboutir à la mise en place d’une “société libérée”. En des termes plus qu’abordables, il conseille, analyse, remet en question, tant les théories que la pratique d’une révolution. Ceci sera sans doute pour nous l’occasion de discuter nos différents modes d’action, comme nos pistes de réflexion.
21H – “Debout !”
Documentaire de Carole Roussopoulos – 1999
Document présentant un volet de l’histoire du mouvement féministe en France et en Suisse des années 70 à 80 à travers les témoignages d’une vingtaine de femmes suisses et françaises ayant participé à la naissance de ce mouvement. Elles en retracent l’histoire, les luttes, les acquis et les soubresauts.

Tous les mercredis à partir de 15h, l’espace autogéré ouvre sa bibliothèque, son infokiosque, sa zone de gratuité… et vous convie, à 18h, à des lectures, présentations et débats autour des ouvrages ci-mentionnés.

Ensuite, c’est apéro et auberge espagnole (chacun-e amène de quoi boire et manger – sans viande, Svp), puis à partir de 21h, c’est ciné!
… sans oublier, chaque premier mercredi vers 19h, la « réu activités » de l’espace autogéré, moment de choix pour qui souhaite s’impliquer dans les projets existants ou amener de nouvelles idées!

* « solidarité avec les tou-te-s les manifestant-e-s emprisonné-e-s lors du sommet de Copenhague »

Espace autogéré des Tanneries
13-15-17, bd de Chicago, 21000 Dijon

http://squat.net/tanneries/


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Montseny (Catalogne): Une forêt occupée… et menacée d’expulsion

Jeudi 7 janvier 2010

C’est à quelques heures de Barcelone, dans le Montseny, petit massif montagneux au nord, et plus particulièrement au lieu-dit “Les Guilleries” que depuis le 15 octobre, différentes personnes ont squatté les arbres contre la MAT (Molt Alta Tensió/Ligne de Très Haute Tension). [la suite...]

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Brugges (Belgique): Appel de la forêt de Lappersfort contre l’expulsion

APPEL DE LA FORET DE LAPPERSFORT CONTRE L’EXPULSION

Le 31 décembre 2009, un-e juge du tribunal de Brugges a déclaré que l’avis d’expulsion prononcé contre les occupant-e-s en 2002 pouvait toujours être utilisé pour expulser les occupant-e-s actuel-le-s de la forêt de Lappersfort à Brugges, Belgique. Mardi dernier, un robot représentant de Fabricom GTI a été cité dans les média disant qu’ils suivraient la procédure judiciaire, et préparaient une réunion avec la police de Brugges. Nous ne nous fions pas à cette déclaration selon laquelle ils suivraient la procédure “légale”, et attendons l’expulsion d’un jour à l’autre. Ce matin (jeudi 7), la police à coupé une partie de notre clôture, entrant par la force dans la forêt. Quatre flics ont fait leur petit tour, prenant des photos et gardant leur air mystérieux et stupide. L’un-e d’entre nous les a entendus roder dans la nuit, ce qui suppose qu’ils aient coupé la clôture de nuit avant de se faufiler à travers au matin. Ce comportement nouveau de la police, le fait que Fabricom Suez possède déjà un avis d’expulsion, tout ça nous laisse penser que l’expulsion nous attend au coin de la rue… [la suite...]

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(Saint-)Nazaire: Soirée Chaplin au Radeau Aux Sorcières


  (Saint-)Nazaire: Soirée Chaplin au Radeau Aux Sorcières


OUVERTURE D’UN CINEMA POPULAIRE

Nous vous invitons à la projection du film de Charlie Chaplin “Les Temps Modernes” vendredi 8 Janvier 2010 à 21 heures au Squat “Le Radeau Aux Sorcières”, 12 Place de la Rampe.

Le Radeau Aux Sorcières est un squat qui a ouvert fin novembre pour permettre à des gens de se loger. Il s’agit de l’Hôtel “Pilotage” que la mairie a laissé à l’abandon depuis une quinzaine d’années. Un jugement du tribunal d’instance empêche toute expulsion avant le 15 mars. Un collectif d’activité s’est créé pour faire de ce lieu un endroit ouvert où l’on peut se retrouver en dehors du système marchand. Cet espace a vocation à devenir un lieu culturel.

Le bâtiment, on l’a investi sans rien demander à personne (visiblement la mairie n’en avait pas besoin). Le film, on l’a téléchargé illégalement sur Internet (là où il est, Chaplin ne manque de rien). Du coup y a rien à payer, la projection est gratuite.

PS : Il y aura PROBABLEMENT un concert de soutien (moral et politique) aux inculpé-e-s de Rennes et Poitiers le samedi 6 février. On vous tient au jus.

RAS


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Accra (Ghana): Incendie dans le squat-bidonville “Sodom & Gomorrah”

Traduction d’un article publié en anglais le 24 décembre 2009 sur http://squattercity.blogspot.com/2009/12/fire-in-sodom-gomorrah.html

La communauté de squatteur-euse-s d’Accra, connue sous le nom de “Sodom & Gomorrah”, a subi son quatrième incendie de l’année le 22 décembre dernier. Cette fois, 2 000 structures / habitations ont été touchées, mais aucune perte humaine selon “Joy Online”:
http://news.myjoyonline.com/news/200912/39667.asp

Selon l’article du “Joy Online”, les squatters “ont eu des difficultés à accéder à l’eau pour pouvoir contrôler puis éteindre le feu, notamment parce que des canalisations d’eau avaient été fermées par la Compagnie des Eaux du fait de piratages précédents”.

L’étendue de cet incendie est donc due à une forme de discrimination officielle contre ces communautés. L’application de la Loi peut être une manière de déclarer la guerre aux squatters…

squattercity.blogspot.com

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Berlin : Nos utopies contre leurs profits ! Un mois d’actions pour les espaces de liberté et contre la répression !


Berlin : Nos utopies contre leurs profits ! Un mois d’actions pour les espaces de liberté et contre la répression !


[Appel lancé début décembre 2009]

Nos utopies contre leurs profits !
Un mois d’actions pour les espaces de liberté et contre la répression !

Il est temps pour un mouvement incontrôlable… Ceci est un appel qui s’adresse à toutes les victimes de répression et de discrimination, à tous les humains solidaires, à tous les petits groupes de mouvements, y compris de gauche, ainsi qu’à tous les artistes et activistes. Cet appel a été formulé suite aux dernières semaines turbulentes qu’a subi Berlin ainsi que plusieurs autres villes et pays, dans lesquelles les événements se sont succédé.

Il se produit souvent le même schéma : dès que des gens donnent le jour à un espace de liberté, afin d’y expérimenter d’autres formes de coexistence et de lutte en collectif, l’Etat répond avec ses organes de répression. Il s’en suit des expulsions d’humains de leurs lieux de vie, des arrestations et des procès. Peu importe qu’il s’agisse d’Erfurt, Magdeburg, Berlin, Hambourg, Dresde ou Oldenburg : il n’y a pas de place pour des espaces de liberté et d’auto-organisation dans la logique d’exploitation capitaliste. Cela fait déjà longtemps qu’on en a ras le bol et – ensemble, le moment est venu de riposter !

La situation à Berlin…

A l’aube du 16 novembre, Tobi fut arrêté non loin de 2 voitures qui brûlaient. Il lui est reproché d’avoir mis le feu à ces 2 véhicules et à présent il se situe en détention préventive. Le même après-midi, la police a rendu visite à 2 Hausprojekte à Berlin : la Liebig 14 et la Liebig 34. Des personnes furent enfermées et frappées dans leurs chambres, il n?y avait pratiquement pas de témoins de la perquisition, les flics se sont conduit, comme toujours, de manière violente. La Brunnenstrasse 183 fut expulsée illicitement une semaine plus tard. Les habitations ainsi que les fenêtres furent détruites par les flics, il n’est plus possible de vivre dans ces lieux maintenant. 40 femmes, hommes, enfants sont à présent à la rue. Les réponses à ces événements furent rapides : 3 grandes manifestations de solidarité ainsi que quelques autres actions de solidarité à Berlin et dans d?autres villes. Beaucoup de personnes furent arrêtés. Un mandat d?arrêt a été prononcé contre au moins 2 d?entre elles. Berlin, en ce moment, est infesté par la police. Des interdictions de stationnement sont distribuées sans discernement à des gens marchant dans les quartiers concernés, des petits groupes sont régulièrement suivis par la police, des personnes se font contrôler et fouiller dans la rue, les camions de flics et les policiers en civil marquent l’image de la ville.

En même temps, une partie des médias criminalisent la scène de gauche et les hausprojekte : la détention préventive d?Alex fut soutenue par la presse à scandale, Tobi fut jugé, nommé et affiché sur la première page et les médias appelaient à enfin vider « ces nids où na?t la terreur ». Ceci est un exemple de la campagne de l?Etat contre l?extrême-gauche qui a pour but d?isoler notre mouvement et de le mettre au même niveau que les structures néonazies.

Qu?une vague de répression allait venir était à prévoir. Ces dernières années, la scène de gauche, avec beaucoup de manifestations et d?actions, a mis en avant le thème de la restructuration urbaine et des espaces de liberté, et a porté ce thème à un niveau politique quotidien, en les rappelant ainsi à la conscience des gens. La police et la justice berlinoise ont à plusieurs reprises montré leur impuissance contre les actions militantes, se sont fortement ridiculisées, et se sont déchargées du problème sur la politique. Ils se plaignaient régulièrement que les différentes actions soient vues avec sympathie par une partie de la population. Ceci n?étant pas étonnant car cette politique ne concerne pas seulement nos maisons. Il n?y a pas que nos hausprojekte qui sont menacées par la gentrification, le processus de « revalorisation » suivi du repoussement des habitants modestes vers la périphérie, concerne déjà une grande partie des gens vivant dans le centre de Berlin ! Pendant que la pauvreté prend constamment du terrain, les loyers explosent. Cette société qui s?oriente de plus en plus vers la recherche du profit se heurte, dans plusieurs milieux différents, à des protestations, comme par exemple la vague internationale d?occupation des universités.

La persécution des Hausprojekte est une chose – le supposé compromis politique une autre. Nous nous trouvons actuellement à Berlin dans une situation où le thème des loyers montants et de la gentifrication a pris le dessus. Ceci est premièrement une réussite – mais aussi un danger. La stratégie politique est claire : les lois de bail sont modifiées avec quelques changements cosmétiques afin de calmer les concernés, d?isoler la résistance et d?ensuite la détruire avec les flics et l?Etat. Nous ne nous laissons pas isoler – et notre mécontentement ne se laissera pas calmer par quelques miettes cosmétiques.

Et par-dessus tout…

Cela ne bouillonne pas seulement autour des espaces de liberté et des autres mouvements émancipatoires berlinois. Le mouvement de résistance s?organise aussi dans d?autres villes, où des maisons sont en danger, sont occupées puis vidées. Des mouvements pour les espaces de liberté naissent un peu partout, des humains s?opposent contre la répression, la discrimination et la surveillance. A Hambourg, une maison qui venait tout juste d?être occupée lors d?une manifestation pour plus d?espace de liberté fut vidée et une attaque sur la Rote Flora est médialement organisée. A Erfurt, la maison occupée depuis plusieurs années Topf und Söhne Gelände fut vidée avec une mobilisation surprenante de police. A la suite de cette expulsion, le Kegelheim fut occupé, puis, juste après sa déclaration publique, violement vidé le soir même.

Une loi fut mise en place aux Pays-Bas il y a quelques semaines qui criminalise toute la scène des squatteurs et qui illégalise toute forme de solidarité envers les occupations. Ceci est entre autre un « succès » des médias ainsi que du manque de solidarité, qui aurait pu combattre la répression. Aussi à Lodz en Pologne a eu lieu une brutale razzia dans le squat K50. Le squat Milada à Prague a aussi été vidé.

Qu?il s?agisse d?Erfurt, Hambourg, Vienne, Magdebourg, Münster, Wilhelmshaven, Oldenbourg, Prague, Lodz, Berlin et Dresde – partout la même merde et la même répression… car partout où se trouve des femmes et des hommes qui s?opposent aux conditions capitalistes, il y a des humains enfermés dans les prisons, s?engageant pour l?utopie d?une meilleure vie. Lorsqu?un mouvement prend de l?ampleur, il en suit des vagues de répression, leur but étant d?isoler le mouvement, de le criminaliser pour ensuite l?étouffer. Ce schéma se produit actuellement à Berlin tout comme en Grèce, depuis quelques années. Nous devons nous opposer et montrer notre solidarité !

Un mois d?actions internationales, inter-régionales…

Nous voulons vous appeler à vous engager dans ce mois d?actions, avec vos moyens et capacités, contre la répression et pour plus d?espaces de liberté. Nous pensons qu?il est important de regarder ce qui se passe autour de nous et d?être solidaire, mais surtout d?agir localement afin d?étendre nos structures, de rassembler nos expériences et d?être incontrôlable. Les grandes manifestations de Berlin et d?Hambourg n?ont pas assez d?impact. Nous espérons un effet comme lors de l’expulsion d?Ungdomshuset. Lors de l?expulsion il y eut plus de 20 villes qui montrèrent spontanément leur solidarité, ainsi que la force et la diversité de notre mouvement. En plus de vos actions, nous aimerions vous demander de nous faire partager votre point de vue sur les espaces de liberté, où sont les différences entre les petites et grandes villes, comment se développent ces espaces ? Le but est de réunir le plus de reportages possible pour en faire une brochure.

Peu importe qu’il s’agisse de théâtre de rue, de soirées de discussion et d’informations, Reclaim the Streets, de manifestations spontanées, de la création de nouveaux espaces de liberté, du cinéma pour tous, de concerts dans des lieux publiques, de fêtes dans les transports en commun tel que métro, de balades nocturnes, de fêtes de solidarité… cherchez votre forme d?action et ensemble montrons-leur qu?on en a marre de cette merde.

Le mois d’action commence MAINTENANT et nous allons discuter de la suite dans une assemblée générale exceptionnelle prévue le 3 janvier 2009 !

Au premier de l’an – engagez-vous aux actions locales contre la répression et aux manifestations anti-prison !

Envoyez vos reportages et le reste à : wba-actionweeks AT riseup.net

Incontrôlables, divers, subversif et créatifs – veillons pour un hiver chaud !

WBA.BLOGSPORT.DE

https://squat.net/en/news/berlin031209.html


Montpellier: repas de quartier à la Crève, le 2 janvier 2010

1er janvier 2010

On n’est pas malades mais…
On vit à La Crève.

Depuis trois semaines un groupe de copains a investi une grande maison vide et inutilisée appartenant à la Préfecture. Pleins de projets pour le lieu, l’envie est d’y créer un espace de vie collectif, de rencontre, de création, de transmission de savoir et d’idées. Le premier étage est donc un espace d’habitation, nos chambres, notre cuisine, et caetera, mais le rez-de-chaussée est à développer, plusieurs pièces disponibles selon nos/vos envies et inspirations, qui ce soit pour des ateliers (restant à créer, proposer, organiser), des discussions ou encore l’installation d’une zone de gratuité (une pièce ou tout est à prendre ou à donner selon ses besoins – vêtements, livres, etc.). [la suite...]

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