Berlin: Le Köpi n’est pas à vendre !

2013-02-22_Berlin_Koepi_manif

Un bref appel à solidarité:

Köpi est un lieu autogéré à Berlin qui accueille des salles de concert et fêtes, des espaces pour des ateliers, un infokiosque, une salle de sport, un atelier de sérigraphie et une salle d’escalade. Il offre aussi le logement à plus de cent personnes entre le bâtiment et le campement („Wagenplatz“) sur le terrain attenant.
Plusieurs fois déjà la Commerzbank, créancière de tous les terrains, a voulu s’en débarrasser, mais vu l’indomptable résistance – locale et même internationale – rencontrée, les nouveaux propriétaires potentiels ont tous soit renoncé à l’idée d’acheter, soit rapidement arrêté de payer. [la suite...]

Berlin: Résistance et émeute contre les expulsions dans le quartier de Kreuzberg

2013-02-14_Berlin_expulsion-emeute-bild-e

Jeudi matin (14 février 2013), la police anti-émeute a débarqué dans le quartier de Kreuzberg à Berlin pour expulser une famille d’origine turque de leur appartement, dans lequel vivaient les parents et leurs trois enfants depuis une vingtaine d’années.

Des centaines de militant.e.s et habitant.e.s du quartier se sont rassemblé.e.s devant le logement et ont montré leur détermination aux huissiers qui se sont pointés à 6h du mat’. Les flics ont utilisé des gaz lacrymo pour disperser les manifestant.e.s et des échauffourées se sont déroulées. [la suite...]

Actions de solidarité internationale avec les squats attaqués par l’État grec

Athènes, janvier 2013

En Grèce et ailleurs, les actions de solidarité avec les squats grecs continuent. Depuis une quinzaine de jours, des actions ont eu lieu dans plusieurs pays. Quelques exemples ci-dessous:

- New-York : Attaque d’une banque Marathon en solidarité avec les camarades de Grèce

Dans la nuit du 15 au 16 janvier, une succursale de la banque Marathon, à Brooklyn, a été attaquée (tags et bris de vitrine). “À travers cette action, nous envoyons un message de solidarité révolutionnaire aux 166 camarades qui ont été arrêtés ou détenus au cours de ces 2 dernières semaines à Athènes. [la suite...]

Berlin: Action de solidarité avec les squats au consulat de Grèce

Soli-Berlin

Hier (mardi 15 janvier), environ 30 personnes se sont rassemblées devant le consulat de Grèce à Berlin, pour montrer leur colère après les expulsions de Villa Amalia et Skaramaga, et l’annonce par le gouvernement grec de prochaines autres attaques contre des espaces anarchistes. Des banderoles ont été déployées, des tracts diffés aux passant-e-s (en grec, allemand et anglais) et des prises de parole publiques ont eu lieu. [la suite...]

Berlin : Les flics attaquent Rigaer 94

rigaer2012

Pas loin d’un an après l’expulsion de l’houseproject voisine Liebig 14, notre projet Rigaer 94 et le bar squatté Kadterschmiede ont été attaqués par les flics.

Le 28 janvier 2012, une manif fut tenue contre un congrès de la police et une conférence sur les opérations urbaines à Berlin. La nuit, il y eu une fête de solidarité d’après-manif à Kadterschmiede, qui se trouve dans Rigaer 94. Avant même que la fête ne commence, le coin grouillait déjà de flics. Bientôt la querelle habituelle avec les flics à nos portes commença. Ce n’est pas inhabituel qu’ils essaient d’aller dans le jardin et de causer des ennuis. En premier lieu, ils étaient retenus par nos grilles externes comme toujours. Mais après, ils essayèrent de trouver d’autres voies pour entrer dans la maison, escaladant les murs et se glissant dans les caves. Ils sont entrés par la porte de devant du Kadterschmiede et ont commencé à le détruire, ainsi que la porte d’entrée de l’espace de vie de Rigaer 94. Au début ils n’ont pas pu aller loin, car derrière les portes, des barricades les attendaient. Entretemps ils ont répandu des tonnes de gaz lacrymo et au poivre dans la maison et vidé les extincteurs sur les marches, devant le Kadterschmiede. Des personnes étaient proches de la suffocation. [la suite...]

Allemagne: Nombreuses manifestations et actions de solidarité pendant et après l’expulsion de Liebig14

Le 7 février 2011.

Des émeutes et manifestations de solidarité ont éclaté dans de nombreuses villes d’Allemagne pendant et juste après l’expulsion de Liebig14, à Berlin.
Liebig14 était un des plus vieux squats encore existants sur Berlin.

Le 2 février, plus de 2500 flics ont violemment expulsé l’immeuble squatté. Cela leur a pris 8 heures pour en finir avec le squat, qui était barricadé…

Le 29 janvier, à Berlin, une manif contre la gentrification et contre l’expulsion de Liebig14 avait réuni entre 3000 et 7000 personnes, virant à l’émeute à la fin.

Le jour et la nuit suivant l’expulsion, plusieurs manifs (jusqu’à 3000 personnes) et actions ont eu lieu à Berlin, les émeutes causant plus d’un million d’euros de dégât. Les nuits suivantes, les émeutes ont continué, baissant d’intensité au fur et à mesure.
[la suite...]

Berlin: Expulsion en ce moment-même de Liebig14

Info trouvée (et légèrement modifiée) ce matin (2 février 2011) sur Indymedia-Paris:
https://paris.indymedia.org/spip.php?article5553

Expulsion en ce moment même du Liebig14 à Berlin

Vite fait, des nouvelles de Berlin: aujourd’hui est le jour de l’expulsion du Liebig14, pour cela la Ville de Berlin a mobilisé plus de 2 000 flics, et a même dû en faire “importer” d’autres régions d’Allemagne. Cela fait déjà 6 heures qu’ils essaient de rentrer dans la maison, mais ils n’ont toujours pas atteint les squatteurs. Une sirène résonne de l’intérieur de Liebig14 sur le quartier, l’appel aux actions décentralisées a très bien marché, et il y a, depuis ce matin tôt, des barricades, des manifs spontanées (une de 700 personnes vient à peine d’être dispersée), des blocages de carrefours, et beaucoup de bruit de la part de gens sur leurs balcons un peu partout dans Berlin en même temps. [la suite...]

Berlin: La manif de solidarité avec Liebig 14 vire à l’émeute

Samedi dernier (29 janvier 2011), une manifestation contre l’expulsion de Liebig 14, un des derniers grands squats de Berlin, a réuni plus de 3 000 personnes.
L’expulsion est censée avoir lieu ce mercredi 2 février, plus de 2 000 flics anti-émeutes seront déployés dans le quartier pour effectuer l’expulsion, accompagnés de canons à eau, hélicoptères et autres forces spéciales de la police… [la suite...]

Berlin: Appel international à l’action pour le projet Liebig 14


  Berlin: Appel international à l’action pour le projet Liebig 14


Vendredi 21 janvier 2011 – http://liebig14.blogsport.de/

Appel international à l’action pour des manifestations de solidarité devant les ambassades allemandes

Liebig 14 est un des plus vieux projets en cours, à Berlin, avec des logements autonomes, agissant comme un espace de vie collective, de communauté et d’organisation politique depuis plus de 20 ans. Après un procès juridique de quatre ans, les propriétaires de l’immeuble ont finalement reçu l’autorisation légale d’expulser les habitants de la maison le 2 février 2011. Squatté peu après la chute du mur dans ce qui était une zone abandonnée de Berlin-Est, la tentative d’expulsion de Liebig 14 n’est qu’un symptôme d’un processus de gentrification qui force rapidement les résidents les plus pauvres à quitter le centre-ville et déchire l’infrastructure radicale de la ville.

Liebig 14 est fière de faire partie d’une longue histoire d’espaces autonomes à Berlin et dans le monde.

Stoopons la gentrification et la destruction de nos villes ! Solidarité avec les espaces autonomes ! Vive Liebig 14 !

Ambassade d’Allemagne, 28 rue Marbeau, 75116 Paris, France

Liebig 14


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Berlin: Festival de 14 jours pour Liebig 14, du 17 au 30 janvier 2011


  Berlin: Festival de 14 jours pour Liebig 14, du 17 au 30 janvier 2011


Des concerts, bouffes, discussions, street parades, techno parties, et une manif anti-gentrification le 29 janvier !

Et expulsion = émeute si jamais le 2 février la police se ramène…

Plus d’infos sur http://liebig14.blogsport.de/

Wir bleiben Risikokapital !


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Berlin: ouverture d’un nouveau free shop à Kreuzberg

 

  Berlin: ouverture d’un nouveau free shop à Kreuzberg

 


Traduction de l’anglais d’une brève parue ici:
https://squat.net/en/news/berlin190410.html

 

Brève en anglais qui elle-même reprend un article paru en allemand sur Indymedia-Allemagne:
http://de.indymedia.org/2010/04/277830.shtml

Berlin: un nouveau “free shop” à Kreuzberg
11 avril 2010

La gentrification continue à Berlin: après l’expulsion de Brunnenstrasse 183, un “house-project” où se trouvait un Free Shop [équivalent de ce qu'on appelle ici une "zone de gratuité"], tous les quartiers du centre-ville deviennent toujours et encore plus bourgeois et chicos. Cela est encore plus visible à Kreuzberg qu’ailleurs – ce quartier était un îlot de vie alternative quand la ville était encore divisiée en deux, mais Kreuzberg devient aujourd’hui un quatier intéressant pour des investisseurs tels Starbucks et McDonald’s.

Un café sympa a dû quitter les lieux sur Heinrichplatz, juste à côté d’Oranienstrasse, le loyer ayant doublé. Maintenant, cet espace est squatté et un nouveau “free shop” a pris place…

z.

 


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Berlin: Vingt ans du Køpi

L’hiver est rude à l’Est. Deux mois que les trottoirs de Berlin sont recouverts de neige. À la limite des quartiers de Mitte et de Kreuzberg, celui du numéro 137 de la rue Köpenicker n’échappe pas à la glace. Un matelas abandonné, un collecteur artisanal de fripes, des banderoles grignotées par l’humidité : c’est l’entrée du mythique Køpi, l’un des squats les plus connus d’Europe encore en activité, après l’évacuation de l’Ungdomshuset de Copenhague en mars 2007.

Il est bientôt 20 heures. Quelques fenêtres éclairent la façade de briques couverte de graffs et de tags. Passée la lourde grille, il faut encore franchir les portes de fer qui mènent aux étages, pour atteindre l’AG qui a lieu ici chaque dimanche soir. «Plenum!», crie une fille de la cour, après avoir sifflé un coup long. Une fenêtre s’ouvre, un ballot tombe : des clés empaquetées dans un chiffon. Le plénum se déroule d’habitude au Kino, la salle de cinéma en sous-sol. Mais il y fait trop froid en ce moment. Autour d’une pile de crêpes et d’une casserole de thé, une dizaine de personnes attendent dans l’une des cuisines collectives, au deuxième étage du squat. [la suite...]

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Berlin: Le Koepi a 20 ans !

Le Koepi, squat berlinois, fête ses 20 ans dans quelques jours.

Voici le programme des festivités, du 24 au 28 février 2010, en allemand. En gros, y’aura plein de concerts, des vidéo-projs et des bouffes végannes:
http://www.koepi137.net/HGB.htm

L’affiche:

Le site du Koepi, avec l’adresse et tout:
http://www.koepi137.net/contact.htm
koepi137 [at] koepi137 [.] net

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Berlin : Sur l’appropriation du bâtiment au numéro 29-31 de la Stralauer Platz


  Berlin : Sur l’appropriation du bâtiment au numéro 29–31 de la Stralauer Platz


Texte écrit par des squatteur-euse-s le 1er janvier 2010 à Berlin.
Disponible en allemand sur le site “Wir bleiben alle”:
http://wba.blogsport.de/2010/01/01/595/#more-595

Nous nous sommes appropriés le bâtiment au numéro 29–31 de la Stralauer Platz et nous le squattons actuellement [Bâtiment squatté le 31 déc. 2009, expulsé le 1er janv. 2010...]. Par cette action, nous voulons pointer du doigt et protester face à divers problèmes, inégalités et abus de notre ville.

La forme d’action non-violente qu’est le squat trouve ses origines en 1971 [à Berlin], lorsque la maison Georg von Rauch est squattée, et c’est depuis devenu une part entière de la philosophie de vie de cette ville. Cet héritage culturel immatériel a été transmis à l’oral, à l’écrit et par expérience aux différentes générations de jeunes se succédant rapidement. Après l’expulsion du Brunnenstrasse 183, ce sont maintenant le Liebig14, le Rigaer94 et le Schwarzer Kanal qui sont menacés. Et ceux-ci ne sont pas des « nids de terroristes d’extrême-gauche », comme on pouvait le lire dans des articles de presse, mais des îlots de création, des centres sociaux et des communautés expérimentales, justement toute une culture de jeunes qu’il s’agit de protéger et non de chasser.

Les loyers à Kreuzberg et dans d’autres quartiers sont devenus impossible à payer pour les gens à faibles revenus. Les bénéficiaires d’allocations sociales d’après le SGBII craignent de se voir obligés à déménager [Les allocations du Hartz IV comprennent le paiement du loyer tant que celui-ci reste inférieur à une certaine somme. Suite à une augmentation de leur loyer, les personnes touchant le Hartz IV doivent soit « trouver les moyens de faire baisser leur loyer » (d’après l’équivalent local de l'ANPE), soit prendre en charge une partie de celui-ci ou bien déménager dans un logement moins cher]. Cela conduit à un échange insidieux des habitantEs actuelLEs par des personnes aux salaires élevés, une évolution déjà achevée dans le quartier de Prenzlauerberg et en plein essor dans le quartier de Friedrichshain. La restructuration de quartiers entiers, dans une logique commerciale, repousse les gens toujours plus loin, hors de l’intérieur du Ring [RER circulaire].

Alors que, dans le seul quartier de Mitte, 3,3 millions d’euros doivent être économisés – ce qui signe un arrêt de mort pour une grande partie des structures culturelles et sociales, entre autres pour les jeunes – le toit de l’opéra Lindenoper va être soulevé de 4 mètres afin d’améliorer l’acoustique, et ce pour un coût de 4 à 5 millions d’euros. Fermer des maisons pour jeunes et à la place, dépenser des millions pour que quelques riches puissent apprécier leur culture, il est juste que cela nous mette en colère. Qu’il s’agisse des rives de la Spree avec Media-Spree [Grand projet d’investissement d’entreprises de médias le long de la Spree], du Mauerpark [Des immeubles de luxe devraient être construits sur une partie du parc] ou de l’ancien aéroport de Tempelhof [Aéroport fermé le 31 octobre 2008 soi-disant pour être ouvert au public, toujours fermé et surveillé depuis], morceaux par morceaux, la ville est privatisée, vendue et soustraite à toute utilisation pour des fins publiques. Toute participation et prise de parole des habitantEs est bloquée et est, au mieux, mentionnée du bout des lèvres dans les déclarations de presse.

Un rôle peu glorieux est joué par le Liegenschaftsfond [fond des biens fonciers], privatisé mais appartenant néanmoins 100% à la ville de Berlin, et qui vend les parcelles de notre ville à des investisseurs. Ce faisant, il ne prend souvent même pas en compte les souhaits des arrondissements. Le Liegenschaftsfond et le Sénat berlinois se rejettent mutuellement leur responsabilité et ni transparence, ni participation ne sont accordées aux habitantEs. Bien qu’un jour de prison coûte 80 euros à la ville de Berlin, plus de 30% des 500 prisonniers de la maison d’arrêt Plötzensee y sont pour fraude [appropriation frauduleuse de service]. Ce qui signifie que Berlin dépense environ 15 000 euros par jour afin de protéger les intérêts des sociétés Bahn AG [équivalent de la SNCF] et BVG [équivalent de la RATP]. Ces entreprises, en revanche, sont prêtes à tout pour maximiser leur profit, même au prix de la sécurité des passagers [Depuis le mois de mai, une série d’incidents - roues fissurées, problème de frein, défaillance électrique - sur le RER berlinois a révélé que de nombreuses voitures n’avaient pas été contrôlées correctement toutes les semaines comme cela devait être fait, alors que ces dernières années plusieurs ateliers de contrôle et de réparation ont vu fermer leurs portes afin de minimiser les coûts de l’entreprise. En attendant le prix des billets a continué d’augmenter ces dernières années...]. Malgré le droit fondamental à la mobilité, les bénéficiaires de l’allocation Hartz IV ne peuvent plus se payer les moyens de transports autrefois « publics ».

Et attention à ceux dont on pourrait croire par leur habillement qu’ils appartiennent au milieu d’extrême-gauche : ils courent le risque d’être placés en détention provisoire plusieurs mois, sans fondement, ni preuve, ni témoin, comme ce fut le cas pour Yunus, Rigo, Alex et, dernièrement, Tobias, qui tentent de retrouver le fil chaotique de leur vie après des mois d’incarcération. Dans les quartiers de Friedrichshain et de Kreuzberg, l’Etat policier totalitaire fait maintenant partie du quotidien. Les véhicules de polices font des patrouilles toutes les cinq minutes et tous les dix mètres, des policiers en civil sont en « patrouille d’incendie » pour traquer les personnes qui expriment leur protestation en incendiant des voitures. Cette violence contre des biens matériels n’a jusqu’à présent blessé personne. Les « prises de mesures énergiques » sans succès et illégales de la police les ont déjà conduit à blesser dangereusement un jeune homme avec un pistolet. Ce n’est plus qu’une question de temps pour savoir quand un jeune sera-t-il tué par un policier et ce ne serait pas seulement démesuré. La situation déjà tendue dans ces quartiers s’aggraverait très vite. La violence contre des objets est l’expression de tensions sociales qui risquent d’augmenter sérieusement les prochaines années si les responsables ne se tournent pas vers un « développement urbain social ».

Nous condamnons l’assimilation de la politique d’extrême-gauche et d’extrême-droite par Körting, sénateur de l’Intérieur. La différence fondamentale réside dans le fait que les militants d’extrême-droite soutiennent des approches méprisant la dignité humaine, alors que l’extrême-gauche est toujours à la recherche de changements bénéfiques aux êtres humains. Nous condamnons également la campagne de dénigrement de la presse envers les milieux alternatifs et/ou d’extrême-gauche, dont les titres comme « Expulsez enfin ces nids de terroristes ! » ont servi à préparer l’expulsion du Brunnenstrasse 183, expulsion controversée sur le plan légal. Ces allégations mensongères n’avaient et n’ont aucun fondement. Le 24 nov. 2009, 47 femmes, hommes et enfants ont été expulsés et l’immeuble rendu inhabitable. Ils s’agissaient de personnes socialement engagées, qui, entre autres, s’occupaient du bien connu Umsonstladen [magasin gratuit], dans lequel des vêtements, des livres, des appareils électro-ménagers ou encore, soutenus ces derniers mois par le Berliner Tafel e.V., des vivres étaient remis gratuitement à ceux qui en avaient besoin. Etait-ce vraiment là un de ces « nids de terroristes » contre lesquels nous met en garde notre sénateur de l’Intérieur ? Dans ce Hausprojekt, il y avait encore un atelier gratuit de réparation de vélos, des concerts également gratuits, des conférences, des salles de répétitions pour des groupes de musique et bien plus encore. Nous exigeons des dédommagements pour le collectif du Brunnen183. Wowereit, maire de Berlin, le Sénat berlinois et le Liegenschaftsfond sont responsables du fait qu’aucune autre solution n’ait pu être trouvée et doivent céder un terrain en friche ou un bâtiment non utilisé à ces gens devenus SDF.

Des squatteur-euse-s de Berlin


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Berlin : Nos utopies contre leurs profits ! Un mois d’actions pour les espaces de liberté et contre la répression !


Berlin : Nos utopies contre leurs profits ! Un mois d’actions pour les espaces de liberté et contre la répression !


[Appel lancé début décembre 2009]

Nos utopies contre leurs profits !
Un mois d’actions pour les espaces de liberté et contre la répression !

Il est temps pour un mouvement incontrôlable… Ceci est un appel qui s’adresse à toutes les victimes de répression et de discrimination, à tous les humains solidaires, à tous les petits groupes de mouvements, y compris de gauche, ainsi qu’à tous les artistes et activistes. Cet appel a été formulé suite aux dernières semaines turbulentes qu’a subi Berlin ainsi que plusieurs autres villes et pays, dans lesquelles les événements se sont succédé.

Il se produit souvent le même schéma : dès que des gens donnent le jour à un espace de liberté, afin d’y expérimenter d’autres formes de coexistence et de lutte en collectif, l’Etat répond avec ses organes de répression. Il s’en suit des expulsions d’humains de leurs lieux de vie, des arrestations et des procès. Peu importe qu’il s’agisse d’Erfurt, Magdeburg, Berlin, Hambourg, Dresde ou Oldenburg : il n’y a pas de place pour des espaces de liberté et d’auto-organisation dans la logique d’exploitation capitaliste. Cela fait déjà longtemps qu’on en a ras le bol et – ensemble, le moment est venu de riposter !

La situation à Berlin…

A l’aube du 16 novembre, Tobi fut arrêté non loin de 2 voitures qui brûlaient. Il lui est reproché d’avoir mis le feu à ces 2 véhicules et à présent il se situe en détention préventive. Le même après-midi, la police a rendu visite à 2 Hausprojekte à Berlin : la Liebig 14 et la Liebig 34. Des personnes furent enfermées et frappées dans leurs chambres, il n?y avait pratiquement pas de témoins de la perquisition, les flics se sont conduit, comme toujours, de manière violente. La Brunnenstrasse 183 fut expulsée illicitement une semaine plus tard. Les habitations ainsi que les fenêtres furent détruites par les flics, il n’est plus possible de vivre dans ces lieux maintenant. 40 femmes, hommes, enfants sont à présent à la rue. Les réponses à ces événements furent rapides : 3 grandes manifestations de solidarité ainsi que quelques autres actions de solidarité à Berlin et dans d?autres villes. Beaucoup de personnes furent arrêtés. Un mandat d?arrêt a été prononcé contre au moins 2 d?entre elles. Berlin, en ce moment, est infesté par la police. Des interdictions de stationnement sont distribuées sans discernement à des gens marchant dans les quartiers concernés, des petits groupes sont régulièrement suivis par la police, des personnes se font contrôler et fouiller dans la rue, les camions de flics et les policiers en civil marquent l’image de la ville.

En même temps, une partie des médias criminalisent la scène de gauche et les hausprojekte : la détention préventive d?Alex fut soutenue par la presse à scandale, Tobi fut jugé, nommé et affiché sur la première page et les médias appelaient à enfin vider « ces nids où na?t la terreur ». Ceci est un exemple de la campagne de l?Etat contre l?extrême-gauche qui a pour but d?isoler notre mouvement et de le mettre au même niveau que les structures néonazies.

Qu?une vague de répression allait venir était à prévoir. Ces dernières années, la scène de gauche, avec beaucoup de manifestations et d?actions, a mis en avant le thème de la restructuration urbaine et des espaces de liberté, et a porté ce thème à un niveau politique quotidien, en les rappelant ainsi à la conscience des gens. La police et la justice berlinoise ont à plusieurs reprises montré leur impuissance contre les actions militantes, se sont fortement ridiculisées, et se sont déchargées du problème sur la politique. Ils se plaignaient régulièrement que les différentes actions soient vues avec sympathie par une partie de la population. Ceci n?étant pas étonnant car cette politique ne concerne pas seulement nos maisons. Il n?y a pas que nos hausprojekte qui sont menacées par la gentrification, le processus de « revalorisation » suivi du repoussement des habitants modestes vers la périphérie, concerne déjà une grande partie des gens vivant dans le centre de Berlin ! Pendant que la pauvreté prend constamment du terrain, les loyers explosent. Cette société qui s?oriente de plus en plus vers la recherche du profit se heurte, dans plusieurs milieux différents, à des protestations, comme par exemple la vague internationale d?occupation des universités.

La persécution des Hausprojekte est une chose – le supposé compromis politique une autre. Nous nous trouvons actuellement à Berlin dans une situation où le thème des loyers montants et de la gentifrication a pris le dessus. Ceci est premièrement une réussite – mais aussi un danger. La stratégie politique est claire : les lois de bail sont modifiées avec quelques changements cosmétiques afin de calmer les concernés, d?isoler la résistance et d?ensuite la détruire avec les flics et l?Etat. Nous ne nous laissons pas isoler – et notre mécontentement ne se laissera pas calmer par quelques miettes cosmétiques.

Et par-dessus tout…

Cela ne bouillonne pas seulement autour des espaces de liberté et des autres mouvements émancipatoires berlinois. Le mouvement de résistance s?organise aussi dans d?autres villes, où des maisons sont en danger, sont occupées puis vidées. Des mouvements pour les espaces de liberté naissent un peu partout, des humains s?opposent contre la répression, la discrimination et la surveillance. A Hambourg, une maison qui venait tout juste d?être occupée lors d?une manifestation pour plus d?espace de liberté fut vidée et une attaque sur la Rote Flora est médialement organisée. A Erfurt, la maison occupée depuis plusieurs années Topf und Söhne Gelände fut vidée avec une mobilisation surprenante de police. A la suite de cette expulsion, le Kegelheim fut occupé, puis, juste après sa déclaration publique, violement vidé le soir même.

Une loi fut mise en place aux Pays-Bas il y a quelques semaines qui criminalise toute la scène des squatteurs et qui illégalise toute forme de solidarité envers les occupations. Ceci est entre autre un « succès » des médias ainsi que du manque de solidarité, qui aurait pu combattre la répression. Aussi à Lodz en Pologne a eu lieu une brutale razzia dans le squat K50. Le squat Milada à Prague a aussi été vidé.

Qu?il s?agisse d?Erfurt, Hambourg, Vienne, Magdebourg, Münster, Wilhelmshaven, Oldenbourg, Prague, Lodz, Berlin et Dresde – partout la même merde et la même répression… car partout où se trouve des femmes et des hommes qui s?opposent aux conditions capitalistes, il y a des humains enfermés dans les prisons, s?engageant pour l?utopie d?une meilleure vie. Lorsqu?un mouvement prend de l?ampleur, il en suit des vagues de répression, leur but étant d?isoler le mouvement, de le criminaliser pour ensuite l?étouffer. Ce schéma se produit actuellement à Berlin tout comme en Grèce, depuis quelques années. Nous devons nous opposer et montrer notre solidarité !

Un mois d?actions internationales, inter-régionales…

Nous voulons vous appeler à vous engager dans ce mois d?actions, avec vos moyens et capacités, contre la répression et pour plus d?espaces de liberté. Nous pensons qu?il est important de regarder ce qui se passe autour de nous et d?être solidaire, mais surtout d?agir localement afin d?étendre nos structures, de rassembler nos expériences et d?être incontrôlable. Les grandes manifestations de Berlin et d?Hambourg n?ont pas assez d?impact. Nous espérons un effet comme lors de l’expulsion d?Ungdomshuset. Lors de l?expulsion il y eut plus de 20 villes qui montrèrent spontanément leur solidarité, ainsi que la force et la diversité de notre mouvement. En plus de vos actions, nous aimerions vous demander de nous faire partager votre point de vue sur les espaces de liberté, où sont les différences entre les petites et grandes villes, comment se développent ces espaces ? Le but est de réunir le plus de reportages possible pour en faire une brochure.

Peu importe qu’il s’agisse de théâtre de rue, de soirées de discussion et d’informations, Reclaim the Streets, de manifestations spontanées, de la création de nouveaux espaces de liberté, du cinéma pour tous, de concerts dans des lieux publiques, de fêtes dans les transports en commun tel que métro, de balades nocturnes, de fêtes de solidarité… cherchez votre forme d?action et ensemble montrons-leur qu?on en a marre de cette merde.

Le mois d’action commence MAINTENANT et nous allons discuter de la suite dans une assemblée générale exceptionnelle prévue le 3 janvier 2009 !

Au premier de l’an – engagez-vous aux actions locales contre la répression et aux manifestations anti-prison !

Envoyez vos reportages et le reste à : wba-actionweeks AT riseup.net

Incontrôlables, divers, subversif et créatifs – veillons pour un hiver chaud !

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https://squat.net/en/news/berlin031209.html