Le CSOA L’Horta communique « le classement et l’acquittement de la procédure pénale pour usurpation engagée par la Sareb et qui a motivé la tentative d’expulsion illégale » du centre social valencien.
La réponse populaire a été énergique lorsque, le 14 décembre dernier, un important dispositif policier -18 camionnettes et plusieurs dizaines d’agents- a tenté d’expulser le CSOA L’Horta de Benimaclet (Valencia) : des centaines de personnes ont répondu à l’appel du centre social pour défendre l’espace construit par le quartier, réussissant à le paralyser et à le réoccuper. Aujourd’hui, le collectif a annoncé dans un communiqué le classement et l’acquittement de l’affaire pénale qui a conduit à la tentative d’expulsion, dont le CSOA a dénoncé l’illégalité dès le début.
Selon le centre, le 22 février, le 13e tribunal d’instruction de Valencia a décrété le rejet provisoire de la procédure qui a conduit à la tentative d’expulsion du CSOA. Quelques semaines plus tard, le 3 mars, le rejet est devenu définitif, le plaignant n’ayant pas fait appel du rejet de l’affaire. Read More






Fin août, nous avons reçu une jolie petite notification de la part du tribunal, nous informant que le 16 septembre police et serrurier viendront pour nous expulser. Depuis deux ans, notre espace sert de lieu d’activités, de débats, d’assemblées, de salle de sport, ainsi que de point de rencontre et d’inspiration pour différentes initiatives libertaires. C’est comme ça que nous nous situons dans Vallekas, un quartier de la ville de Madrid qui est un terrain propice à la spéculation capitaliste, pilotée par les conseils municipaux successifs, indépendamment de leur couleur politique ; le quartier est la proie d’agences immobilières, de banques, de fonds d’investissement qui sont autant de requins, de grands propriétaires, de journalistes et d’autres citoyens soumis. Vallekas traverse des processus spéculatifs tels que la gentrification, qui ont déjà dévasté le centre ville et qui, il y a quelques années, ont atteint les quartiers populaires de la périphérie. L’idée est simple : transformer le quartier en un immense centre commercial où la seule relation possible est celle qui s’articule autour de la consommation, qui expulse et poursuit la pauvreté, la criminalisant, au profit d’un nouveau profil d’habitant, au pouvoir d’achat plus élevé. 




