Italie: des nouvelles des compagnons en prison

Prisonniers de l’opération répressive de Firenze (résumé depuis Croce Nera Anarchica / vendredi 25 août 2017):

L’audience pour la demande de mise en liberté du compagnon anarchiste Salvatore Vespertino a été renvoyée au 6 septembre. Entretemps on sait, via des lettres, que Salvatore demande qu’on lui envoie des textes anarchistes et nous informe que les livres avec couverture rigide ne passent pas. Il dit qu’il va bien et qu’il a la pêche. Read More

Italie: répression d’été

Suite aux perquisitions et arrestations du 3 août à Florence, Lecce et Rome, un article de la Croce Nera Anarchica annonce que six des huit personnes arrêtées ont été libérées le 5 août après être passées devant le juge pour l’audience de confirmation des arrestations. Deux restent dans les mains de l’ennemi : Salvatore et Pierloreto. Read More

Italie: perquises, expulsions et arrestations dans le cadre d’une procédure antiterroriste

Au petit matin, ce jeudi 3 août 2017, les flics ont défoncé les portes de plusieurs maisons (occupées ou louées), à Florence, Rome et Lecce, pour arrêter huit compagnons et compagnonnes anarchistes de Florence.

Selon la presse, il s’agit du résultat de l’enquête menée par la DIGOS et l’antiterro, pour deux épisodes. Le premier, un engin explosif déposé devant une librairie liée à Casapound (groupe d’extrême droite) pendant la nuit du nouvel an dernier, où le flic-artificier a perdu une main et un œil au cours de l’opération de déminage. Le second pour le jet d’un cocktail Molotov contre une caserne des carabinieri (gendarmes) à Rovezzano (Florence) le 21 avril dernier. Read More

Florence: Trêve d’été pour les expulsions

Fait assez rare, une trêve des expulsions durant l’été a été prononcée à Florence et sa banlieue. Nous relayons le texte du Mouvement de Lutte pour la Maison de Florence.

Moratoire de trois mois pour l’exécution des expulsions

Après les innombrables protestations et les myriades de piquets contre les expulsions, plus ou moins dans tous les quartiers de Florence, et aussi en périphérie, (à la surprise générale), la préfecture a demandé un moratoire sur les expulsions avec une dérogation jusqu’au 30 septembre 2012. Une décision fortement demandée par le mouvement de lutte pour la maison qui avait signalé l’état de rage, de désespoir, mais aussi d’extrême impuissance de centaines de familles expulsées dans un vide total de réponse institutionnelle. Read More

Florence (Italie): Perquisition à La Riottosa Zquat et contrôle judiciaire…

Traduit de l’italien:
https://squat.net/it/news/firenze110911.html

Florence – Perquisition à La Riottosa Zquat et obligation de pointer

Dans l’après midi du jeudi 1er septembre 2011, la Riottosa Zquat! à Galluzzo (Florence) a été perquisitionnée par les carabiniers. Chiara, qui à ce moment là se trouvait seule à l’intérieur, a été conduite à la caserne et ensuite à la prison de Sollicciano avec l’accusation de cultivation de stupéfiants et vol d’énergie électrique. En outre, un ordinateur et la clé de connexion à internet ont été embarqués. Ce matin, 3 septembre, s’est tenue une audience pour valider l’arrestation : Chiara a été remise en « liberté » avec obligation de pointer trois fois par semaine. Ce qui suit est le texte distribué à l’occasion du rassemblement tenu devant le tribunal.

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Florence (Italie) : Arrestations du 4 mai 2011

Le 4 mai vers 6 heures du matin les habitations de plusieurs camarades actifs à Florence ont été envahies par les agents de la répression. Comme cela avait déjà été le cas à Bologne, l’instrument utilisé pour attaquer et arrêter les camarades est le délit de « associazione a delinquere » [association de malfaiteurs].

78 personnes sont concernées par l’enquête, parmi lesquelles 22 sont sous le coup de mesures qui restreignent leur liberté. L’opération a pris pour cible centrale le groupe qui se réunissait autour du local Spazio Liberato 400 Colpi. Voici leur communiqué:

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Florence: Petite contribution au meeting international sur le droit au logement

Vous nous invitez à un meeting sur le droit au logement : la défense du nôtre, menacé en ce moment même d’expulsion, nous empêche de nous absenter, alors faute de mieux nous vous envoyons un petit mot, une petite contribution au débat.

Un meeting international confrontera sans doute des expériences mais aussi des contextes différents… Nous voulons donc commencer par vous parler du contexte français autour du logement et des luttes sociales. « L’Etat social » est en phase de démantèlement en France comme ailleurs bien sûr, mais son ombre froide a une histoire longue et solide, et promet de ne pas s’évanouir de sitôt. Notre génération, sur les 22 dernières années, en a connu 16 de gouvernement socialiste, qui l’ont habituée à voir les mouvements contestataires aboutir dans les couloirs d’une administration « conciliante » et aménageuse, quitter le terrain de la rue pour se perdre en contacts, appuis, accords, avec un Etat soi-disant bienveillant. L’histoire du mouvement social en France se gausse, par exemple, de la forme associative, vieille d’un siècle, qui légalise et légifère tout regroupement autour d’idées et d’actions, et rend toute autre forme de collectif (anonyme, affinitaire, sans appareil de direction…) étrange voire suspecte. Ainsi, beaucoup de revendications, dans la culture française, exigent de se « monter en association », de « présenter un dossier aux autorités », de « se poser en interlocuteurs » ou de « faire signer des pétitions » pour demander tel ou tel « amendement de la loi ». C’est l’idéal de la « démocratie participative », ânonné aujourd’hui par les mouvements réformistes à la mode comme ATTAC, ces mouvements puissants, héritiers de la tradition étatiste française, qui exaltent le légalisme et relèguent l’action directe et l’auto-organisation à un positionnement irresponsable, vraiment marginal, presque oublié. Etre « citoyen-ne » « responsable », pour ces mouvements, revient à surveiller, améliorer, corriger les défauts de l’appareil démotechnocratique plutôt que de s’en défaire. Sur la question du logement, en France et depuis une dizaine d’années, c’est le DAL qui occupe les devants de la scène avec ce genre de militantisme réformiste, en ne légitimant l’occupation illégale de logements vides que de manière ponctuelle et dans le seul but de pointer les dysfonctionnements de la social-démocratie.

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Florence (Italie) : des squats qui bougent, résistent et s’expriment !

Voici les dernières nouvelles du mouvement squat florentin : un squat « semi-urbain », perché sur les premières collines autour de Florence, a été expulsé, et un nouveau s’est ouvert trois jours plus tard à quelques centaines de mètres, dans un bâtiment appartenant au même propriétaire, une institution sanitaire récemment privatisée, qui pour retrouver un budget « compétitif » revend une à une toutes ses propriétés immobilières. Le nouveau squat prend le nom « Bomba libera tutti » (« Bombe libère tout le monde »), qui est celui d’un jeu de cache-cache du style « délivrance ».

Voici trois petits articles autour de ces événements. Les deux premiers racontent les faits, le troisième est un extrait du tract diffusé par le nouveau squat. Tous trois sont parus dans « Stampa clandestina », un journal mural (et aussi en ligne : www.inventati.org/stampaclandestina) hebdomadaire qui analyse les événements de la ville sous un angle radical.
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Attaque de squats italiens par les autorités visant Indymedia-Italia

INDYMEDIA ITALIA ATTAQUE
Communiqué de presse officiel – le 20 février 2002, 12h29
(traduit de l’italien)

A 7 heures, ce matin, les forces de l’ordre se sont présentées dans les squats Gabrio à Turin, Cecco Rivolta à Florence, TPO à Bologna et dans le siège des Cobas (syndicat autonome) à Taranto. Plusieurs engins blindés, camionnettes, automobiles, et des centaines d’agents sur le pied de guerre, ont exécuté un ordre du Parquet de Gênes.

Les magistrats Andrea Canciani et Anna Canepa demandent de chercher et confisquer du matériel audio et vidéo relatif aux événements de Gênes, en particulier aux épisodes d’irruption des forces de l’ordre dans le Media Center et du massacre dans l’école Diaz-Pertini.

Le mandat de perquisition explique que ces matériaux auraient été recueillis grâce au site Internet d’Indymedia Italia et ils seraient placés dans les squats Gabrio, Tpo, Cecco Rivolta et dans le siège des Cobas à Taranto et dans « d’autres lieux » (une expression vague qui leur permet d’effectuer des perquisitions et séquestres à discrétion).
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