Hérouville-Saint-Clair (14): officialisation de l’occupation d’un bâtiment boulevard des Belles Portes

Aujourd’hui, 11 novembre 2019, l’Assemblée Générale de lutte contre toutes les expulsions officialise l’occupation d’une ancienne école laissée à l’abandon et située à Hérouville-Saint-Clair au 201, boulevard des Belles Portes.
Suite à l’expulsion du squat du Marais, une vingtaine de réfugiés avait rejoint leurs amis (une quarantaine) sur un rond point à l’entrée de Ouistreham. Mais, mercredi 6 novembre à 5h du matin, les gendarmes du PSIG sont intervenus violemment en les gazant, en les matraquant et en les privant de feux de bois, leur seul moyen de se réchauffer et de cuisiner. Un rassemblement d’une centaine de personnes a eu lieu le soir même devant la gendarmerie pour signifier notre indignation et exiger l’arrêt de ces pratiques inadmissibles. Un des responsables de la brigade de gendarmerie de Ouistreham a refusé tout dialogue et a simplement rappelé l’interdiction de tous feux et installation de tentes sur le rond point. Vendredi dernier, le PSIG est à nouveau intervenu en nombre, accompagné des services techniques de Caen la Mer, pour évacuer le campement qui s’est réinstallé juste après leur départ. Read More

Dijon: d’un squat à l’autre

L’actualité vue par les rues de Dijon et alentours ces dernières semaines. Au programme ce mois-ci des squats pour les migrants, des messages de soutien aux Kurdes, des très grosses fresques et comme toujours des violences policières.

D’un squat à l’autre

C’est un des gros dossiers de la rentrée : le squat de la CPAM, ouvert en octobre 2018 a été expulsé le 9 septembre. Après une mobilisation des 80 personnes expulsées et de leurs soutiens, la mairie a fini par concéder un terrain en bordure la ville. Terrain vague coincé entre une chaufferie et la rocade, balayé par les vents, sans infrastructure en dur, cette solution ne pouvait être que temporaire. Après quelques semaines de mobilisations mouvementées, une solution plus pérenne, puisqu’elle devrait tenir au moins le temps de l’hiver, a été trouvée avec l’ouverture d’un nouveau squat rue Henri Becquerel.
Fil rouge de ces deux occupations : la Société Est Métropole et son directeur général Thierry Coursin magnat de l’immobilier propriétaire des deux bâtiments succesivement occupés (et de combien d’autres laissés vides alors que certains dorment dehors ?)
À noter qu’une Semaine Sans Frontières aura lieu du 13 au 16 novembre dans plusieurs lieux dijonnais, dont le squat de la rue Henri Becquerel. Au programme des projections, des discussions avec des collectifs parisienns de défense des personnes migrantes, et des moments de fête. Read More

Marseille: appel à la Marche du 9 novembre

Appel à la Marche du 9 novembre, 15h, Notre Dame du Mont, signé par le collectif El Manba et le squat de Saint-Just. Tous et toutes ensemble dans la rue contre le mal-logement !

Samedi 9 novembre, nous marcherons en mémoire des 8 personnes tuées dans les effondrements de la rue d’Aubagne et de Zineb Redouane, assassinée par la police. Ces morts ne sont pas des accidents mais bien le résultat d’une politique urbaine de spéculation et de profit, qui chasse les populations les plus précaires du centre-ville.

A Marseille comme ailleurs, l’Etat et ses sous-traitants du système d’asile (OFII, PADA, 115…) se dérobent à leurs obligations légales et refusent aux exilé-e-s le logement qui leur est dû. Au sein des hébergements institutionnels, les grands bailleurs (ADOMA, Sara Logisol, Forum Réfugiés, Groupe SOS, 3F) appliquent avec zèle les directives de l’Etat et cautionnent toutes les politiques de contrôle, de surveillance et de privation de liberté. Read More

Grenoble: 3ème anniversaire de Ahwahnee

Ahwhanee c’est au départ un bâtiment laissé à l’abandon pendant trente ans par les différentes municipalités successives. La maison Kaminski fut occupée par intermitence par différents collectifs et personnes.
En 2016, des personnes à la rue décident de réoccuper le bâtiment pour en faire leur habitation et lancer des activités à vocation politique.
Des déboires avec la justice pour « occupation sans droit ni titre » et GEG pour « vol d’énergie » n’on pas empêchées les habitantes et habitants de continuer à faire leur vie et à organiser moult activités comme des projections, des concerts, des conférences gesticulées, à fabriquer des savons et à réparer des vélos…
Dans le lieu il y a aussi une zone de gratuité, une bibliothèque, une forge, un atelier vélo, un jardin potager et un bus magique…

On trouvait ça important de marquer les trois ans du lieu parce qu’à Grenoble (et ailleurs) la répression que subissent les squats et leurs occupant.e.s est féroce. Pour fêter la résilience du lieu après toutes les périodes troubles qu’il a pu traverser. Read More

Paris: expulsion de campements de migrants à Porte de la Chapelle

Depuis ce matin, le jeudi 7 novembre 2019, 1 600 migrants sont embarqués par près de 600 policiers pour les mettre à « l’abri ». Les chiffres viennent de la pref’.
L’évacuation se serait terminée vers 9h. Read More

Angers: la Grande Ourse réouvre au quai Robert Fèvre

Trois mois après son expulsion du 34 boulevard Daviers, la Grande Ourse a ré-ouvert ses portes depuis la semaine dernière… dans un bâtiment de 2500 m² et encore plus près du centre-ville, sous un nouveau format, et avec de nouveaux objectifs. Elle vous convie à ses chantiers collectifs d’aménagement, de bricolage ou de maraîchage (avec les copaines du RAARE, direction les chantiers d’hiver sur nos parcelles) les mercredis de 14h à 19h et les weekends de 10h à 18h au 6 quai Robert Fèvre. Repas partagés sur place !

Constat 1 – La situation concernant le logement sur Angers s’est encore dégradée

On le voit depuis plusieurs semaines. Alors que les associations – SOS Migrants, LDH, collectif de veilleur-euse-s, coordination migrants – alertent depuis des années sur les capacités insuffisantes en terme de logements et d’hébergement d’urgence sur Angers, la situation cette année s’est encore dégradée. On ne compte plus les soirs où ce sont des dizaines d’hommes, de femmes, de familles avec enfants qui, malgré le travail des jokers, ne disposent d’aucune solution, en ce début novembre pluvieux. Plus de 700 refus ont été comptabilisés pour le seul mois d’octobre. Non seulement des demandeur-euse-s d’asiles mais également des personnes aux droits ouverts : sdf français ou exilé-e-s ayant obtenu le statut de réfugié… Read More

Grenoble: retour sur les perquisitions et interrogatoires du 22 janvier 2019 suite aux incendies de gendarmeries de Grenoble et Meylan

Le 22 janvier 2019 au matin, 4 perquisitions ont eu lieu chez des camarades des milieux anarchiste et féministe de Grenoble. Elles ont été menées dans le cadre d’une enquête sur les incendies des gendarmeries de Grenoble et Meylan survenus en septembre et octobre 2017.

Un appartement squatté, un appartement loué et une maison squattée à Grenoble aini qu’un local associatif à Fontaine ont fait l’objet de recherches plus ou moins poussées.
L’effectif présent était d’une vingtaine de gendarmes, de policiers, du PSIG (Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie), d’officiers de police judiciaire et de sections de recherche dans chaque lieu.

Ce texte a pour but de raconter en détail les perquisitions qu’ont subies les camarades et les questions qui leur ont été posées. Read More

Saint-Denis (93): un toit et des papiers pour tout·es !

Alors que le Premier ministre est ce jeudi matin en Seine-Saint-Denis, de nombreuses familles dorment à la rue dans le département, notamment avenue du Président Wilson à Saint-Denis. L’Etat ne remplit pas son devoir de protection. Les collectifs et associations qui pallient quotidiennement ces manquements se retrouvent en trop faibles effectifs par rapport à l’ampleur du travail. Ces collectifs et associations bénéficient de lieux fonctionnant en autogestion, comme le Landy Sauvage à Saint-Denis, pour préparer des repas, stocker des biens de première nécessité (tentes, couvertures, sacs de couchage, etc.) et coordonner les distributions. Une soixantaine de personnes sont également hébergées dans ce squat. 2,8 millions de logements sont vides en France. Nous exprimons notre solidarité avec tous les habitants sans droit ni titre.
Alors que nous fournissons un service public sans ressources de la collectivité, nous demandons que cesse le harcèlement judiciaire que nous subissons. Aucun projet n’est prévu sur la parcelle du Landy Sauvage avant 2024. S’il est évacué, il restera vacant et sans but. L’Etat, non content de ne pas solutionner les problèmes sociaux locaux, les aggrave.
Alors que la mairie de Saint-Denis nous assure de son soutien, nous ne pouvons pas nous empêcher de faire le lien avec la situation du foyer Bara à Montreuil. Nous constatons un traitement différencié par la préfecture de Seine Saint Denis entre notre cas et le leur, et plus encore entre ceux qui ont des papiers et ceux qui n’en ont pas. C’est une logique que nous refusons. Read More

Saint-Denis (93): avant la trêve hivernale, le Landy Sauvage craint toujours l’expulsion

Le lieu, menacé d’une expulsion imminente depuis le 28 octobre au soir a reçu le soutien de la mairie de Saint-Denis et de la communauté d’agglomération. Mais le spectre d’une expulsion reste présent jusqu’au début de la trêve hivernale, vendredi 1er novembre.

C’est la bonne nouvelle qui est tombée hier, mardi, dans l’après midi. La ville de Saint-Denis annonce une « évolution favorable » concernant la menace d’expulsion qui pèse sur le Landy Sauvage. Sous réserve de la validation puis de la réalisation de travaux de sécurité, les occupant·es pourraient passer la trêve hivernale. Pas suffisant pour rassurer complètement les habitant·es et sympathisant·es de ce lieu culturel alternatif. Seule la préfecture de Seine-Saint-Denis est décisionnaire dans ce dossier et elle ne s’est toujours pas exprimé officiellement à ce sujet.

Anciennement nommé le « Clos Sauvage », le Landy Sauvage, ouvert depuis le mois de mai 2018, est un espace d’activités autogéré à Saint-Denis. Il explore les chemins de l’autonomie et de l’autogestion. Read More

Caen: officialisation d’un nouveau squat rue des Vaux de la Folie

Aujourd’hui, vendredi 1er novembre 2019, premier jour de la trêve hivernale, l’Assemblée Générale de lutte contre toutes les expulsions officialise un nouveau squat situé au 9, rue des Vaux de la Folie à Caen. 11 personnes, dont 6 enfants de 2 à 15 ans, sans aucune solution occupent ce lieu depuis mercredi 30 octobre. Cette maison, un ancien logement de fonction du gardien du stade de foot, propriété de la Ville de Caen était inoccupée et non entretenue depuis plusieurs années. Suite à l’expulsion du squat du Marais mardi 22 octobre, une centaine de personnes est toujours sans solution. Le 115 est saturé et l’espace Vannier, un accueil de nuit ouvert de 18h à 9h du matin pendant la période hivernale, ne propose à ce jour que 30 places sur les 90 potentielles, ce qui est largement insuffisant.
Le maire de Caen, Joel Bruneau, déclarait récemment dans la presse qu’il n’était pas de son ressort mais de la compétence de l’état d’héberger les personnes à la rue. Or, il a le pouvoir de réquisitionner les logements vides sur sa commune, et ce conjointement avec la préfecture.
L’Assemblée Générale de lutte contre toutes les expulsions revendique un logement décent et pérenne pour toutEs, la réquisition des logements vides et la régularisation de toutEs les sans papiers! Read More

Marseille: communiqué de la Maison du Peuple, expulsée ce matin

La Maison du Peuple située au 57 rue Brochier a été expulsée tôt ce matin jeudi 31 octobre, quelques heures seulement avant le début de la trêve hivernale, avec l’appui de sept camions de CRS et deux équipes de la BAC. La plupart étaient cagoulés, équipé d’armes de poing et de fusils d’assauts et accompagnés d’agents des renseignements, eux aussi cagoulés. Des papiers administratifs appartenant à l’un des occupant.es ont été confisqués en même temps que la totalité du mobilier. Malgré les multiples demandes visant à les récupérer, en témoignant de leur importance, n’ont été retournés que mépris et propos racistes (« retourne en (pays d’origine) »).

Véritable lieu de convergence et de partage ouvert le 1er juin dernier, dans la suite de l’acte 29 des gilets jaunes, la Maison du Peuple était aussi la maison d’une demi-douzaine d’habitant.es qui se retrouvent aujourd’hui à la rue. Read More

Toulouse: grande kermesse de la trêve hivernale

A l’Atelier on fête le début de la trêve hivernale pour que tout.es celles et ceux qui sont menacé.es par l’expulsion de leur logement puissent passer l’hiver au chaud et l’esprit un peu tranquille.
Le 1er Novembre, dans le parc de Vestrepain et à l’Atelier, des jeux pour les N’enfants l’après midi et une soirée concert pour les bad kidz.
Depuis plus d’un an le collectif ouvre des squats avec des familles et des ami.es en galère, organise des sorties et activités pour les enfants, met à disposition un espace collectif pour des activités et assemblées et fais vivre la solidarité et l’entraide entre les galerien.nes et les squateur.euses.
La période qui va du 1er Novembre au 1er Avril protège chaque année les habitant.es et occupant.es de logements expulsables selon la loi française. Cependant avec la loi Elan ce droit est remis en question. Les ouvertures de squats sont de plus en plus difficiles ces derniers temps à Toulouse, comme si une campagne électorale avait déjà commencé… rappelons que Moudenc en 2014 avait fait de l’expulsion des squats son cheval de bataille. Pour l’heure il y a des logements vides et des gentes à la rue et nous continuerons de nous organiser pour faire vivre une solidarité de faits.
Cette journée du 1er Novembre sera en premier lieu un moment pour s’amuser et rire avec les enfants du quartier et des familles en galère. Toute l’après midi des jeux et des activités auront lieu dans le parc de Vestrepain (derrière la maison de quartier). Read More

Caen: nouvelle coupure d’électricité au squat de la Grâce de dieu

Ce matin, mercredi 29 octobre, Enedis accompagné de la police nationale (3 véhicules) est intervenu au squat de la Grâce de dieu pour couper l’électricité à 160 personnes, dont une soixantaine d’enfants. Les habitant-e-s et leurs enfants sont allé-e-s rencontrer les policiers et l’agent d’Enedis pour leur demander de ne pas intervenir, la seule réponse obtenue d’un policier a été dixit : » Arrêtez de nous casser les couilles » Cette intervention effectuée à la demande de Caen la Mer Habitat, le propriétaire de l’immeuble, plonge délibérément les habitant-e-s dans le froid et l’obscurité. C’est la deuxième fois qu’ils et elles subissent une coupure depuis le rétablissement de l’électricité effectué le 17 novembre dernier par la CGT Enedis, lors d’une action politique contre la précarité énergétique et en solidarité avec les personnes exilées.

L’Assemblée Générale de Lutte contre toutes les Expulsions condamne avec vigueur ces pratiques scélérates et exige le rétablissement immédiat de l’électricité qui doit être reconnue comme un besoin fondamental. Read More

Athènes (Grèce): manifestation de solidarité avec les migrant·e·s et les squats, le 2 novembre 2019

Solidarité avec les squats et les structures auto-organisées – Détruire tous les centres de détention

L’entassement des milliers de personnes dans des centres de détention à l’écart, dans des conditions de vie horribles, comme à Moria (sur l’île de Lesbos), Skaramanga et Petrou Ralli (à Athènes), et Corinthe (dans le Péloponnèse), représente le sombre destin que les États européens réservent aux opprimé.e.s et aux pauvres.

Cela constitue le prolongement des conflits en Syrie, en Afghanistan, au Yémen, en Libye et dans d’autres endroits du monde où des puissants États capitalistes, avec leurs alliés, mènent des opérations de guerre et des interventions économiques pour piller les ressources naturelles locales, exploiter les sociétés humaines et établir une hégémonie mondiale. Read More

Marseille: on va les chercher chez eux !

Lancement d’un grand jeu automnal contre les acteurs du banditisme immobilier marseillais.

Le 5 novembre 2018, pendant un automne particulièrement pluvieux, après des semaines d’agitation autour du chantier de la Plaine, deux immeubles s’effondraient rue d’Aubagne coûtant la vie à 8 personnes.

Bien sûr ce n’était pas la pluie, mais la mise à nu dans le désastre de la gestion mafieuse de la ville par les élus et les promoteurs propriétaires de taudis.

Très vite, une marche de la colère, puis les Gilets Jaunes, l’assassinat de Zineb Redouane, les expéditions punitives de la police du samedi, l’incendie de Maison Blanche, et puis Francois de Rugy, et puis son homard.

L’indécence des politiques face à nous confine au ridicule. Read More