Marseille : occupation/expulsion du Manba 3. Une mini-manif sauvage et 3 gardav

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Ce 12 avril , le nouveau Manba a été expulsé par des flics en nombre. Il y a eu deux arrestations, des violences policières, une manif sauvage puis une arrestation domiciliaire suivie d’une gardav pour une personne qui se trouvait dans le squat la veille. Deux personnes vont passer en procès pour dégradation de lieux de culte. Cette ouverture faisait suite à l’expulsion du Manba 2.

Le Manba 3 avait été ouvert il y a quelques jours dans la rue Bel Air, dans un bâtiment vide depuis plusieurs années. L’ouverture devait permettre de continuer les activités du Mamba : accueil des migrant-e-s, ateliers collectifs, réunions politiques, fripe… Ce lieu voulait aussi être un point de rencontre des luttes en ce temps de mouvement social.

La police a débarqué le 12 avril, et est restée plusieurs heures devant le bâtiment, occupé à ce moment-là par cinq camarades (dont un-e arrêté-e ce soir du 12 avril). Un « expert architecte » est venu prétendre que le bâtiment était dangereux, alors qu’il n’était sous le coup d’aucun arrêté de péril. L’expulsion après plus de 48 heures d’occupation était donc une expulsion illégale. Les personnes venues en soutien contre l’expulsion, au nombre d’une vingtaine, se sont fait violemment dégager par les flics, dont le nombre n’a fait que grossir tout au long de la confrontation.
Après avoir repoussé les soutiens, les flics ont alors complètement bloqué la rue et l’accès au bâtiment dans lequel ils sont finalement entrés, faisant sortir ses occupant-e-s et procédant à l’arrestation de l’un-e d’entre elleux.

Les soutiens ont alors cherché à éviter l’arrestation en bloquant le fourgon de police en haut de la rue, et les flics ont très violemment répliqué par des coups de tonfas et des gaz sur le cours Lieutaud. Les soutiens persistant à résister, essayant notamment de se protéger en renversant des poubelles entre elleux et les flics, ces derniers ont alors monté d’un cran en violence, n’hésitant pas à gazer à bout portant et à tabasser des gens à terre. Profitant de leur surnombre, ils ont alors arrêté une autre personne, la foutant à terre et la tabassant violemment à coup de télésco à plusieurs.

Les flics municipaux et nationaux se sont montrés violents, et comme la semaine dernière très arrogants.
La quarantaine de personnes venues en soutien sont ensuite remontées en cortège sauvage jusqu’à la Plaine, renversant systématiquement les poubelles sur le trajet et se sont fait une nouvelle fois gazer par les bakeux avant de se disperser.

Que revive le manba, encore ! De l’air, de l’air, ouvrez les frontières !
Solidarité et soutien avec les arrêté-e-s ! Liberté pour elleux !
ACAB

[Repris de Marseille Infos Autonomes, MAJ le 16 avril]

Note de Contra Info : des nouvelles de la rue nous disent qu’un certain nombre de vélos de la police ont été exproprié  durant le conflit sur le Cours Lieutaud, les flics ont aussi été attaqués, y compris un bacqueux qui s’est pris un coup de poing dans le ventre.