Cinq ans et 6 mois se sont écoulés depuis la libération de Ca l’Espina, un bâtiment situé au nº 12 de la Carrer d’Asturias, au cœur de Gràcia, à Barcelone. Un quartier gentrifié que l’on ne reconnaît plus, vendu au tourisme et à la spéculation.
C’est avec beaucoup de colère et de tristesse que nous avons reçu la date d’expulsion, le 2 octobre 2025. Le propriétaire, Bojous, S.L., avec les Mossos d’Esquadra, vont une fois de plus militariser le quartier pour essayer de nous expulser de notre maison.
Tout au long de ces années, nous avons bousculé la logique imposée par le capital, en faisant de l’entraide une pratique à la fois essentielle et quotidienne. C’est un espace où nous avons grandi à la fois individuellement et collectivement, où nous avons renforcé des liens qui nous permettent de lutter et de défier l’ordre établi. C’est aussi l’endroit où nous continuons à rassembler nos forces pour résister à l’expulsion.
Conscient-es de la diversité des expériences vécues, de la diversité des personnes et des capacités, et dans le but de continuer à remettre en question et à détruire les systèmes de domination, nous appelons à la solidarité sous toutes ses formes.
Fermes dans notre engagement dans la lutte anarchiste et sachant que les actions ont des conséquences, nous déclarons que Ca l’Espina est bien plus qu’un simple bâtiment, et que le collectif s’étend bien au-delà de celles et eux qui vivent à l’intérieur de ses murs. Ils ont choisi de venir pour nous, et nous répondrons. Nous ne laisserons pas cette expulsion impunie et nous contribuerons à développer notre imagination collective par l’action directe.
Nous refusons d’accepter la perte de ce quartier et, par conséquent, nous refusons de quitter notre maison. Read More
Bilbao: expulsion du gaztetxe Etxarri II à Errekalde
Nuit de charges policières à Bilbao. Cinq personnes ont été arrêtées alors qu’elles tentaient d’empêcher l’expulsion du gaztetxe Etxarri II, qui a eu lieu aujourd’hui (le 4 avril) à 11 heures. À 19 heures, une manifestation est appelée à partir du parc Amezola.
Après plus d’une décennie d’activité et cinq ans de résistance, l’Ertzaintza (la police autonome de la communauté autonome basque espagnole) a procédé à l’expulsion du gaztetxe Etxarri II, situé dans le quartier Errekalde de Bilbao. Elle l’a fait après la manifestation massive, soutenue par de nombreux groupes de la zone métropolitaine de Bilbao, qui, le 28 mars, est descendue dans les rues du quartier pour exiger la fin du processus d’expulsion qui activerait une opération de développement urbain – à laquelle participe Amenabar, l’une des entreprises de construction qui a travaillé le plus étroitement avec le gouvernement basque – qui remplacera les bâtiments industriels où se trouve le gaztetxe par des logements de luxe. Read More
Cáceres: journées de résistance et de soutien face à la menace d’expulsion du CSOA La Muela
Journées de résistance du 21 au 25 novembre. Nous aurons des débats, des ateliers, un open mic, une jam session, des réflexions sur l’avenir du centre social, ainsi que la collaboration avec d’autres centre sociaux squattés tels que le CSOA La Algarroba Negra. Nous vous encourageons toustes à participer et à montrer votre soutien au CSOA La Muela !
L’espace réhabilité qu’est aujourd’hui le CSOA La Muela a commencé à être autogéré au début de l’année 2024, bien que le projet collectif ait commencé un an plus tôt. Après une recherche exhaustive, nous avons trouvé un terrain dans la Ribera del Marco, un endroit qui, comme beaucoup d’autres terrains de le quartier, a été exproprié par la mairie de Cáceres il y a plus de dix ans. Read More
Séville: CSOA la Leona expulsé illégalement par la force et sans décision de justice
Après plusieurs mois de travail collectif et quelques semaines très intenses de préparation de l’espace, le jeudi 19 mai, il était enfin temps de le rendre public et d’ouvrir l’espace à toustes celleux qui voulaient s’approcher et s’impliquer. De nombreuses personnes sont venues manifester leur soutien et leur joie. Il y avait enfin un centre social autogéré et squatté à Séville, après tant d’années.
Nous n’avons pas perdu notre sang-froid lorsque la police s’est approchée, car nous étions prêtes à faire face à la situation, avec une centaine de personnes à proximité, avec l’assemblée bien organisée et unie, incluant une médiatrice et une avocate. Nous avons dit à la police que nous occupions le bâtiment depuis des semaines et qu’il leur faudrait une ordonnance du tribunal pour nous expulser, ce qu’ils n’avaient évidemment pas. Read More
Madrid: Amener la guerre chez eux : à propos de la défense de la maison occupée Higueras à Tetuán
Au début de l’été 2021, Higueras (les figuiers), un squat dans le quartier madrilène de Tetuán, a subi le siège d’une entreprise spécialisée dans l’expulsion de squats. Dans l’état espagnol de nombreuses boîtes de sécu vendent leurs services d’expulsions de façon pas très légale mais avec la connivence de l’État. Higueras a réussi à se tirer de ce premier siège, mais un procédure judiciaire est en cours. Dans le territoire espagnol, les expulsions de logement, qu’elles soient faites par des condés ou des vigiles, rencontrent souvent une certaine résistance, qui passe par un rassemblement devant la maison avec plus ou moins de tensions, ce qui attire les médias. En effet, le squat est là-bas un sujet de prédilection des médias et des politiciens, beaucoup plus qu’en fRance. D’autres formes de résistance existent : des manifs en riposte, des sabotages ou des occupations symboliques. Quelques personnes ont écrit un texte en donnant leur vision et quelques pistes sur les formes que pourrait prendre la solidarité. Malgré la différence de contexte, ce texte pourrait enrichir la réflexion et l’action alors que les condés, les gros bras, les proprios et les médias attaquent avec hargne nos maisons et nos espaces. Read More
Pampelune (Pays Basque): expulsion de la gaztetxea Arrotxapeko
Le matin du jeudi 2 septembre 2021, le squat Arrotxapeko (gaztetxea de Rochapea, au numéro 30 de la calle Artica), à Pampelune, occupé depuis 2016, a été expulsé par la police nationale espagnole et la police municipale de Pampelune. Quelques centaines de personnes ont afflué dès 8h30 du matin pour protester contre cette expulsion et tenter de réoccuper les lieux. Des affrontements ont lieu entre manifestant·e·s et policier·e·s. Des conteneurs de verre ont été renversés pour que les manifestant·e·s puissent se servir en projectiles. La police a chargé à plusieurs reprises. Plusieurs personnes ont été blessées de part et d’autre. Au moins six personnes ont été arrêtées par la police. Et l’expulsion s’est terminée vers 10h. Read More
Castille-La-Manche: Fraguas Revive. Le squat rural gagne provisoirement sa première bataille contre la démolition du village
En raison d’une décision officielle du tribunal pénal n° 1 de Guadalajara le 29 avril, les habitant-e-s de Fraguas ont appris que la démolition du village est provisoirement suspendue. C’est un changement de critère judiciaire qui a été obtenu grâce à la bataille humaine et juridique que les habitant-e-s défendent depuis des années et qui paralyse provisoirement l’exécution du verdict de démolition du village.
Un projet de huit ans pour la récupération de l’espace rural
Pour celleux qui ne connaissent pas la situation de ce projet communautaire de Fraguas, cette initiative de squat rural a été lancée en 2013 dans un petit village abandonné de la Sierra Norte de la province de Guadalajara. Ce village, qui date du 12e siècle, a été expulsé pendant la dictature de Franco en 1968 pour la monoculture du pin et sa vente à l’industrie du bois. Un groupe de jeunes a décidé, la décennie dernière, de reconstruire certaines maisons laissées à moitié debout, après que l’armée espagnole eut utilisé la zone comme camp de manœuvre pour le tir et les explosifs dans les années 90. Leur projet est réel et iels ont atteint leurs objectifs initiaux, puisqu’iels ont réussi à reconstruire plusieurs maisons dans le village, iels ont également fait l’expérience d’un grand niveau d’autosuffisance collective en matière de coexistence et d’autogestion des ressources naturelles. Iels ont un potager et une serre construits de leurs propres mains, un petit poulailler extérieur, des abeilles dans une vingtaine de ruches, et comme autonomie énergétique, iels ont une trentaine de panneaux solaires. Read More
Madrid: La Ingobernable ouvre un bureau des droits sociaux dans le centre ville
Le collectif qui squattait le bâtiment du 39 rue Gobernador a annoncé ce matin (le 2 mai) l’occupation d’un bâtiment au 5 rue Cruz pour « résister en commun et conquérir de nouveaux droits ».
Avec le slogan « Les droits sociaux pour tout changer », le collectif de La Ingobernable a lancé ce nouveau projet qu’il a appelé Office des droits sociaux (ODS, Oficina de Derechos Sociales). Dans un communiqué, iels expliquent que ce projet servira à « résister en commun et à conquérir de nouveaux droits » car iels ne peuvent « plus attendre » et soulignent que la crise actuelle du covid19 « nous frappe avec d’autres pandémies : les files d’attente de la faim, la méfiance, le fascisme, la précarité, le racisme, la spéculation, la solitude, le pessimisme et la peur », déplorent-iels.
L’ODS aura sept axes qui répondent à sept urgences sociales : le droit au logement, le droit à l’alimentation, le droit de manifester, la précarité du travail, les transféminismes et la contestation, le revenu de base et la santé communautaire. C’est ce contexte d’urgence sociale qui a poussé le collectif à brandir le slogan « Les droits sociaux pour tout changer », avec l’engagement de « résister en commun » et d’ouvrir cet espace où « se développer, protéger et lutter pour les droits sociaux ». Read More








