Limoges : Expulsion du squat « DéDAL »

Salut,

Cet été, bleu horizon sur Limoges. Ce matin [7 août 2003] un escadron de gardes mobiles est venu prêter main forte à la police urbaine et aux municipaux pour déloger les habitants du squat « DéDAL » (Défense du Droit Au Logement). Ce collectif regroupe des individu-e-s et des organisations habitant-e-s ou non le lieu et sensibles à la question de l’accès au logement. C’est la troisième expulsion de l’été. Read More

Limoges : intervention du DéDAL

Mardi soir [3 juin 2003], les miltants du collectif DéDAL (défense du droit au logement) se sont invités au conseil municipal de Limoges.

Le squat du 21 boulevard de la Corderie ouvert le 26 avril 2002, est aujourd’hui menacé d’expulsion. La mairie (propriétaire du lieu) nous a indiqué son intention de vider les lieux dès le relogement de la dernière famille (2 à 3 semaines). Il reste encore une dizaine d’habitants. Rappel du projet municipal pour l’immeuble : démolition puis construction (dans 3 ans) d’un immeuble pour locataires aisés. C’est pourquoi nous nous sommes introduits au conseil municipal. Au bon moment puisque les adjoints (mairie de majorité gauche monolithique format « pluriel ») faisaient de grandes déclarations sur l’actualité sociale. A notre tour nous sommes intervenus sur une actualité sociale qu’ils se gardent bien d’évoquer : la question du logement (cf texte en bas).
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Limoges: intimidation à l’encontre du squat du DéDAL

Le maire de Limoges subirait-il l’influence mentale de George W Bush? C’est la question qu’on peut se poser au regard de ce qui s’est passé lundi dernier, au 21 Boulevard de la Corderie, à Limoges. Une pelleteuse d’une entreprise de démolition a écrasé le petit jardin de l’immeuble occupé depuis avril 2002 par le DéDAL (Défense du droit au logement) et abritant actuellement une vingtaine d’habitants et plusieurs associations. Le mur du jardin a été écrasé et le jardin lui-même a été enfoui sous les gravats de l’immeuble d’à côté dont la démolition avait été commandée par la mairie. Celle-ci venait juste de le racheter avec le permis de démolir qui avait été demandé voici quelques semaines par l’ancien propriétaire. La mairie avait peur que ce nouvel immeuble soit squatté à son tour et la soif de démolition du maire ne semble plus avoir de limite dans un quartier en restructuration. En tout cas le droit de démolir a été plus fort que le droit au logement et même que le droit tout court. Certains préfèrent des terrains vagues et des tas de gravats à des personnes pouvant se loger. Et au passage, on n’hésite pas à commettre une bavure, une violation de domicile, une mise en danger de la vie d’autrui. En effet le jardin du squat servait pour les parties de ping-pong et pour prendre le frais avec le retour des beaux jours. Read More

Limoges: manif contre les expulsions

Le 14 mars 2003 à 17h30, autour de 150 personnes ont manifesté contre les expulsions, pour le droit au logement. Cette manifestation, initiée par le collectif DéDAL (squatteurs et militants associatifs ou syndicalistes) s’inscrivait dans le cadre des mobilisations nationales du 15 mars. Elle répond à l’actualité locale également, puisqu’à Limoges, déjà 3 squats sont menacés d’expulsion dont le squat du 21 boulevard de la corderie (DéDAL). Le cortège a entrepris une petite visite guidée des immeubles vacants du centre ville, sur lesquels furent affichés l’état des lieux (complètement dégradés ou tout à fait « réquisitionnables »…). Voici quelques slogans scandés à cette occasion :
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Limoges : défense du droit au logement (suite)

Vendredi dernier a eu lieu au TGI de Limoges la deuxième audience de référé pour statuer sur la demande d’expulsion des habitants du 21 Bd de la Corderie, immeuble squatté par le Dédal (Défense du droit au logement).

L’avocat de la mairie, propriétaire des lieux a réitéré la demande d’expulsion des habitants. Il s’est étonné de constater qu’une association de fait, le Dédal, soit représentée par un avocat. Il s’est indigné qu’un syndicat, la CNT, soit domicilié dans un squat.

L’avocate du Dédal a argumenté qu’aucune proposition sérieuse de relogement n’avait été faite aux habitants de l’immeuble. La préfecture, à qui le juge avait demandé de faire des propositions dans ce sens lors de la précédente audience, a juste proposé d’inscrire les habitants sur la liste de demande d’hebergement du Centre de jour. Or l’avocate du Dédal est par ailleurs présidente de l’association qui gère ce centre de jour. Il lui a été facile de répondre que celui-ci était saturé de demande. Actuellement, 180 personnes y sont inscrites sur une liste d’attente pour un hébergement.

Pour rappel, la mairie de Limoges a pour projet de démolir l’immeuble du 21 Bd de la Corderie pour réaménager un carrefour, devant un lieu « prestigieux », le Conseil régional. Elle oppose toujours le permis de démolir au droit effectif au logement. C’est sa conception du droit de propriété.

Le jugement sera rendu le 24 janvier prochain.

Vendredi prochain : nouvelle audience de référé pour statuer de l’expulsion des habitants du squat de la rue Jauvion qui concerne des Algériens en demande d’asile territorial.

« christophe soulie » <c [point] soulie [at] free [point] fr>

Limoges: procès du squat du DéDAL

Le squat du 21 boulevard de la Corderie est menacé d’expulsion

DROIT AU LOGEMENT POUR TOUS :
Rassemblement de soutien
VENDREDI 13 DECEMBRE à 8H15 devant le tribunal de Limoges, place d’Aine

L’immeuble du 21 boulevard de la Corderie, appartenant à la mairie est resté à l’abandon depuis 1999. Trois ans plus tard, un collectif rassemblant des associations (AC ! 87, AGEL Solidarité Etudiante, CNT 87, l’Etincelle, SUD Etudiants) et d’individus s’est constitué. A la suite de quoi, une vingtaine de personnes a investi cet immeuble le 26 avril 2002. Ce collectif intitulé DéDAL (Défense du Droit Au Logement) a pour objectif de sensibiliser l’ opinion publique sur le problème du logement et de trouver un toit pour les sans-abri.

Quelle est la réalité sociale du logement ?

On peut estimer à plus de 150 le nombre de sans-logis. Certes, différents foyers existent. Mais ils ne sont que des hébergements d’urgence, et s’ils restent nécessaires, ils ne peuvent en aucun cas être l’unique solution au problème du logement. De plus, ils sont saturés, et les fonds destinés à couvrir des charges supplémentaires sont déjà épuisés depuis l’été dernier. Les immeubles du « patrimoine Fabre », délaissés des années durant, ont été rachetés à bas prix, (du fait qu’ils étaient squattés) lors de mise aux enchères par des spéculateurs qui n’ont qu’une hâte : faire vider les lieux. Leurs occupants sont peu à peu expulsés avec le concours des forces de l’ ordre, en témoigne l’intervention d’un escadron de gardes mobiles sur l’ immeuble du 8 rue Charles Baudelaire (le 5 septembre dernier). Avant de procéder à une expulsion, les pouvoirs publics doivent s’assurer du relogement des habitants. Ils « oublient » souvent certains cas ; ce sont autant de nouveaux sans-logis.
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Limoges: procès de trois militants du droit au logement

Voici le tract diffusé actuellement à Limoges pour appeler au soutien des trois militants qui passent en procès mardi prochain, à Limoges. On peut envoyer des messages de soutien soit à l’adresse d’AC! Limoges : Les Amis d’AC! BP 40050 , 87002 Limoges cedex 1 ou par mel : a [point] bird [at] free [point] fr

On va faire une expo devant le tribunal où on pourra afficher les messages de soutien.

Les personnes qui voudraient venir soutenir et qui auraient besoin d’un hébergement, peuvent nous contacter par le même mel.

Christophe

DROIT AU LOGEMENT POUR TOUS :

Trois militants en procès

Soutenez-les mardi 8 octobre 2002 à 10h00 devant le tribunal de Limoges, place d’Aine.

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Affaire de logement de Limoges : premières nouvelles judiciaires

Salut à tous.

Voici les dernières nouvelles du squat du 21 bd de la Corderie à Limoges. Jeudi 12/09 vers 15h30 le juge a donné son « verdict » : nous avons un sursis jusqu’au 8 novembre, date à laquelle il statuera définitivement.

D’ici là le juge demande d’une part au préfet de voir les moyens possible pour assurer le relogement des squatteurs, d’autre part à la mairie de Limoges de donner toutes les précisions utiles sur la possibilité de reloger les squatteurs. Autant dire qu’on était assez satisfait même si c’est reculer pour mieux sauter. On va reprendre l’initiative en écrivant aux institutions sur cette question du relogement. Et aussi continuer sur « un squat qui ferme, c’est un squat qui ouvre », tant que la question du logement reste en suspens. Read More

Limoges : pour un logement pour tous – trois militants en procès

Voici le résumé d’une affaire sur le droit au logement à Limoges. Nous aimerions que l’info circule dans différents réseau et éventuellement dans la presse militante ou sur vos différents sites internet. Des textes de soutien peuvent également nous être adressé soit par mail à cristo [point] soulie [at] free [point] fr ou à l’adresse suivante : Les amis d’AC! BP 40050 87002 Limoges cedex 1

POUR UN LOGEMENT POUR TOUS : TROIS MILITANTS EN PROCES !
mardi 8 octobre 2002 à 10h00 devant le tribunal de Limoges place d’Aine

A Limoges, cela fait plusieurs mois que les associations à l’origine du collectif Défense du Droit au Logement (DéDAL) sont confrontées aux problèmes de logement pour les sans-papiers et les sans abris.
Depuis le 26 avril 2002, le collectif occupe une maison situé au 21 boulevard de la Corderie, inoccupée depuis deux ans et appartenant à la mairie.
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Limoges : un immeuble occupé menacé d’expulsion

« DROIT DE DEMOLITION » OPPOSE AU DROIT AU LOGEMENT

La mairie socialiste de Limoges a une bien curieuse interprétation de la convention européenne des droits de l’homme. En effet, son avocat s’est appuyé dessus (article premier, par rapport au respect du droit de propriété) pour réclamer l’expulsion « dans un délai très court » des habitants de l’immeuble du 21 bd de la Corderie, lors de l’audience en référé « d’heure à heure » de mardi 10 septembre.

Au coeur du débat : la démolition de cet immeuble laissé à l’abandon depuis deux ans, avant d’être occupé par des sans-logis (personnes et associations), en avril dernier. Il n’est évidemment proposé aucune solution de relogement aux habitants qui ont commencé à rénover cet immeuble qui est en relativement bon état. Read More