St-Petersbourg (Russie): Violente expulsion du squat d’une gare désaffectée

Le 4 février dernier, aux environs de 22h, la police anti-émeute russe a expulsé un groupe d’anarchistes, activistes et autres qui squattaient une gare désaffectée (appelée auparavant la gare de Varsovie) à St-Petersbourg, en Russie.

Sachant que la gare abandonnée serait prochainement détruite pour faire place à un énorme projet de centre commercial, des activistes avaient squatté des granges et des entrepôts pour les transformer en centre social occupé et y organiser diverses activités (concerts, lectures de textes et notamment une expo de photos sur l’histoire de cette gare…).

La gare a été construite au milieu du XIXe siècle dans un style néo-Renaissance, reliant directement St-Petersbourg à Varsovie, qui faisait alors partie de l’Empire russe. Fermée en 2001, la gare a été brièvement transformée en musée du train, avant d’être complètement abandonnée.

Au début du mois de janvier 2013, la gare de Varsovie a été squattée par plusieurs activistes. Au départ, le propriétaire semblait ne pas se soucier de cette occupation, ne faisant pas couper l’électricité et ne se montrant pas durant plus d’un mois.
Soudainement, les choses ont changé le 4 février: vers 16h, les activistes présent-e-s sur place ont vu des agents de sécurité tenter de péter à la masse des murs du bâtiment occupé. Une altercation s’en est suivie, entre les activistes et les vigiles, qui ont alors appelé la police à la rescousse, prétendant que les activistes les avaient menacés.
Avant que la police n’arrive, quelques activistes s’étaient barricadé-e-s à l’intérieur du bâtiment tandis que d’autres se rassemblaient devant l’entrée du bâtiment pour empêcher la police d’y accéder. L’opposition entre squatters et police (dont des membres de la police anti-émute) aura duré plus de six heures !

19 personnes ont été arrêtées, plusieurs d’entre elles ont été hospitalisées suite aux coups portés par les flics (entre autres, des dents pétées et une fracture du crâne). Toutes les personnes ont été relâchées avec des amendes à payer, sauf une qui est actuellement en détention provisoire et sera jugée pour violence envers agent de police.

Solidarité avec les squatters interpellé-e-s!
Pour toute manifestation de soutien (notamment financier), prenez contact avec russiaukasn[@@@]riseup.net