Lyon: un nouveau squat de la Guillotière assiégé par une milice privée

Depuis jeudi 22 octobre un squat a été ouvert par des personnes sans domicile fixe au 50 rue Rachais, Lyon 7. La police est passée lundi constater l’occupation et récupérer les preuves de la légalité de l’occupation. Malgré la bonne entente avec le voisinage et l’illégalité d’une potentielle expulsion au vue du délai de 48h maintes fois dépassé ils sont toujours menacés d’expulsion par de nombreux équipages de polices passant régulièrement.

Depuis lundi, une sécurité privée « Zeus Securite » se comporte comme une réelle milice, soumettant les squateur.euse.s à un état de siège permanent. En effet ils sont 24h sur 24 devant l’entrée du domicile des occupant.e.s et ne laisse aucune allée et venue. En occupant la chaussée de manière constante, leur stratégie est claire et assumée : affamer les occupant.e.s et faire des pressions psychologiques afin que celleux-ci partent, épuisé.e.s par la fatigue et la faim. C’est le propriétaire, « plus grand promoteur immobilier de lyon », « il a le bras long et les milliards » qui a demandé ce service à la sécurité privée pour un bâtiment inoccupé depuis plusieurs années afin de participer à la gentrification du quartier de la Guillotière. Read More

Lyon: appel à soutien pour le nouveau squat rue Edouard Rochet

Lundi 26 octobre, dès 8 heures, rendez-vous au 10-12 rue Édouard Rochet dans le 3e pour soutenir le nouveau squat, pour les 2e 48 heures essentielles pour les preuves d’occupation, pour entrer en procédure du droit au logement, votre soutien est crucial dans ce moment là !

Samedi matin 24 octobre, le nouveau squat a été officialisé. Merci à toutes les personnes qui sont venues samedi — pendant une heure ou toute la journée — pour soutenir l’ouverture : merci aux violons, merci aux ravitaillements, merci tout simplement pour votre présence, c’est déjà énorme. Pour ce qui est de la situation, la police est passée ce matin constater, l’OPJ a récupéré les preuves, mais rien n’est encore gagné car une tentative d’expulsion est toujours possible. C’est pourquoi nous avons besoin qu’un maximum de personne soient présente encore demain dimanche et lundi, ne serait-ce que passer une heure ou deux. Read More

Lons-le-Saunier: ouverture du Feu Follet

Salut la compagnie,

Nous occupons le Feu Follet depuis le mercredi 7 octobre, à Lons-le-Saunier, dans le Jura.
Vide depuis maintenant trois ans, le lieu regroupe deux immeubles d’habitation et un grand bâtiment collectif, ancien complexe sportif. Beaucoup d’espace pour beaucoup d’imagination donc.
Certain.e.s d’entre nous ont toujours vécu.e.s ici, d’autres y ont grandi.e.s et sont parti.es. quelques années, d’autres encore ont décidé.e.s de s’y installer, souvent lassé.e.s des tumultes de la grande ville – par ses flics, ses grands magasins, ses loisirs impayables, ses queues interminables devant les préfectures et les CAF, ses logiques de tri, d’effacement et d’entassement des plus précaires et ses expulsions pré-hivernales massives.
La répression croissante des formes d’habitats précaires n’arrangeant rien, sur fond d’instrumentalisation de faits divers et de petits calculs politiciens, les réformes du logement de ces dernières années couplées à l’asphyxie subventionnelle des assos solidaires, rendent aujourd’hui quasi impossible un accueil digne, voire un accueil tout court, des personnes qui en auront besoin cet hiver. Besoin vital, s’il est encore pertinent de le rappeler. Read More

Nantes: Covid et expulsions

Une nouvelle expulsion (faite à l’arrache, avant que la trêve hivernale n’arrive pas) augmente le nombre de citoyen(ne)s nantais(es) qui se trouvent aujourd’hui à la rue.

Ci-dessous, un résumé des politiques libérales et courtermistes des institutions nantaises (spécialement, de la préfecture) depuis le confinement. Sommes-nous gouvernés par des fous? Read More

Toulouse: nouveau squat à Blagnac, rue Vélasquez

Après l’expulsion du squat des Amandiers hier à Blagnac, l’avenir du nouveau squat de Blagnac, situé au 10 rue Vélasquez, va se jouer aujourd’hui jeudi 15 octobre, car un huissier et la police sont passés ce matin, ce qui fait craindre une expulsion cet après-midi. Il faut un maximum de soutiens. Le nouveau bâtiment est coincé entre la rocade et les pistes de l’aéroport.
Le CEDIS (Collectif d’Entraide et D’Innovation Sociale) rappele pourquoi beaucoup de personnes ont refusé ce qui a été mis en œuvre par l’Etat et pourquoi ce nouveau lieu est, pour tout le monde est un moindre mal :
– lieu grand alimenté en eau et bientôt en électricité
– très très peu de voisinage
– aucun projet de construction bloqué
Mobilisons-nous pour que ce lieu permette à des centaines de personnes d’être à l’abri pour l’hiver et sûrement bien plus ! Read More

Winterthur: Zensur, une occupation pour un centre social

Ce vendredi soir, nous avons occupé le bâtiment de la Talackerstrasse 99. Après plus de trois ans d’inoccupation, nous voulons redonner vie à l’ancien immeuble de bureaux Sulzer et créer un centre social et culturel.

L’immeuble est actuellement la « propriété » d’Implenia, qui joue un rôle moteur dans le développement de Winterthur en tant que « Ville des riches » avec des projets majeurs tels que LokStadt et le processus de gentrification de Hegi.

Avec la ZENSUR, nous voulons créer un espace qui permette aux gens de réaliser des projets sans trop d’argent. Pour que chacun-e puisse se permettre d’être créati-ve, de faire du sport, de montrer des films et d’organiser des discussions. Chaque personne devrait pouvoir contribuer au ZENSUR avec ses suggestions et ses compétences afin de réaliser et d’accomplir collectivement ses souhaits et ses idées. Read More

Saint-Nazaire: ouverture de la maison Géronimo

La maison Géronimo a été ouverte, au 33 rue Émile Littré, par les habitants de la Maison du Peuple avenue Albert de Mun, suite à sa fermeture. En effet certain des habitant-es se retrouvaient à la rue. (Le 8 juillet, la justice avait déclaré la Maison du Peuple expulsable avant la mi-octobre).

Petit rappel, la maison Géronimo n’est pas une MDP, cependant le collectif, apporte son soutien. Elle a pour but l’occupation d’un bâtiment, accès au logement pour tous (loyer trop cher) et de loger des sans abris, des familles etc… Le collectif MDP est en attente d’un compte rendu de leur action. Il est important de leur rendre visite, afin de leur apporter une aide si possible matériel ou moral, dans la mesure ou nous devons être solidaire, comme iels l’ont été lors de l’ouverture de la MDP avenue Albert de Mun. Read More

Paris (Xe): ouverture d’un local rue Jean et Marie Moinon et arrestation de cinq personnes

Dans le cadre du camp Climat qui s’est tenu autour de la place Sainte-Marthe, dans le Xe arrondissement de Paris, les 26 et 27 septembre 2020, un local squatté a été ouvert et rendu public dimanche, rue Jean et Marie Moinon, « pour s’organiser contre la gentrification du quartier. Vous êtes les bienvenu.e.s pour participer à la vie du lieu ou prendre le petit déjeuner ! »


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Montreuil (93): occupation de l’EIF

Le 15 septembre dernier, l’occupation de l’EIF (au 97 rue Pierre de Montreuil, à Montreuil) a été rendue publique. Le propriétaire est l’EPFIF, c’est-à-dire le même proprio qui a fait expulser les occupant-e-s de l’ex-AFPA (toujours à Montreuil)… L’EPFIF veut démolir les bâtiments de l’EIF sans se préoccuper de dépolluer les lieux, donc sans respecter la santé des habitant-e-s du quartier Bel-Air (ça s’invente pas !). Read More

Montreuil (93): appel à soutien pour un nouveau squat d’organisation

Un nouveau lieu s’ouvre sur Montreuil au 1 rue Jean-Jacques Rousseau et il est déjà menacé d’expulsion. Le soi-disant propriétaire est passé ce matin accompagné par les flics et il veut que l’expulsion se fasse au plus vite. «Si on les expulse assez rapidement ils auront pas le temps de ramener des renforts.»

Dans ces locaux abandonnés depuis 4 ans, en plus d’espaces qui sont habités, nous aménagerons des espaces d’organisation politique pour des collectifs autonomes sans lien avec des partis, des syndicats ou des associations qui ont déjà tant d’espace pour agir. Nous voulons que ce lieu serve pour des réunions et des AG, des ateliers, des espaces de partage et de gratuité (cantines et épiceries solidaires, infokiosques, bibliothèques…). Dans l’idée tout individu, groupe informel, ou collectif qui lutte contre l’État, le capitalisme, le patriarcat, le racisme, la psychophobie et les différentes formes d’oppression pourrait investir cet espace. Read More

Gap: nouveau squat pour les exilés

Communiqué du collectif Cesaï :

Le collectif Césaï tient à remercier Roger Didier.

Roger Didier ayant été choqué par le communiqué de presse de la préfète du 20/08/2020 concernant l’expulsion du Césaï, a décidé de mettre l’un de ses nombreux bâtiments personnels vides à la disposition des plus démunis.
Ne pouvant plus rester sans rien faire face à ces 52 personnes expulsées mercredi 19 août, il a choisi de transformer en actes ses convictions démocratiques. « Chez Roger » ouvre donc ses portes pour offrir un toit à tout ceux que l’État met à la rue.
Conscient que chaque demandeur d’asile a droit à des conditions matérielles d’accueil ; une aide financière et un logement (décret n° 2012-1208 du 30 octobre 2012) et que l’OFII (Office Français de l’Immigration et de l’Intégration) et le 115 (Samu Social) ont trop peu de moyens à leur disposition, il se devait d’agir.
Les témoignages du personnel du 115 expliquant que, dépassé par le nombre de SDF gapençais dans le besoin n’avait d’autre possibilité que de les rediriger vers le Césaï (squat expulsé rue de l’imprimerie), n’ont pas laissé notre maire indifférent et une solution s’est imposée : ouvrir un de ses bâtiments vides à Gap. Read More

Gap (05): ouverture du squat Chez Roger

Lorsque le Cesaï de Gap a été évacué, tout est resté à l’intérieur…
Le nouveau squat devrait pouvoir offrir aux éxilés un toit et les mineurs mis à l’abri à Eygliers vont pouvoir revenir à Gap. Read More

Leipzig: occupation de la Ludwigstraße 71

Communiqué de presse, occupation Ludwigstraße 71, 22 août 2020.

L’occupation de la Ludwigstraße 71 a survécu à la première nuit. Les militant-es sont toujours dans l’immeuble. Selon la LVZ, le propriétaire devrait venir à Leipzig mercredi et être prêt à parler aux militant-es. En attendant, la maison est sous surveillance policière.

« Nous serions heureu-ses que le propriétaire nous contacte aussi directement », déclare Kaya de Leipzig Besetzen. Depuis le début de l’occupation, le groupe a souligné sa volonté de mener des négociations sur un pied d’égalité et a présenté un concept d’utilisation.

« Nous attendons de la police qu’elle fasse preuve de retenue », convient Sasha, également de Leipzig Besetzen. La veille, la présence policière avait été renforcée dans les rues avoisinantes. Pendant ce temps, les policiers ont tenté d’accéder au bâtiment par la Mariannenstraße. Pour ce faire, la police a bloqué les portes d’entrée des immeubles résidentiels adjacents lorsque les résidents les quittaient. En outre, il y a eu des harcèlements de passant-es par des policiers. Read More

Montpellier: familles expulsées, bâtiments occupés!

Familles expulsées, bâtiments occupés!

Le 10 juillet, devant associations, collectifs, occupants de squats et syndicats, alors que le préfet se montrait rassurant quand à la situation des squats durant l’été, et ne parlait que de la situation «problématique» de l’ancien Institut Bouisson Bertrand, il préparait en realité des expulsions pour le 23. Expulsions qui ont touché deux bâtiments du centre-ville, mettant ainsi une cinquantaine de personnes et familles vulnérables à la rue, et d’autres en détention en CRA. La généreuse solution fournie : 3 nuits d’hôtel et retour à la violence de la tente dans la rue.

Connaissant le CV de l’actuel préfet de l’Hérault, Jacques Witkowski, nous n’avions pas eu foie en sa promesse du 10, et avons donc décider d’occuper depuis le 15 juillet ce bâtiment communal resté trop longtemps vide et muré, afin de reloger les personnes que Jacques a mis dehors en plein pic de chaleur, et durant la plus grosse crise sanitaire que nous ayons connu depuis le début du siècle, mettant ainsi en danger directement les personnes concernées et la population montpelliéraine. Read More

Bordeaux: le squat Kabako, une maison pour les mineurs isolés

Depuis le 25 juin 2020, 15 mineurs étrangers, en recours pour faire reconnaître leur minorité par l’aide sociale à l’enfance, ont trouvé refuge à Kabako, un squat ouvert par un groupe de militant⋅es bordelais⋅es. Ce bâtiment qui appartient au département de la Gironde accueille les mineurs laissés à la rue par la politique de « non-accueil » menée par la France.

« Lorsqu’un mineur étranger arrive à Bordeaux, il doit se présenter au SAEMNA (Service d’Accueil et d’Évaluation des Mineurs Non-Accompagnés), qui le met à l’abri le temps de son évaluation. Dans les faits, ils les logent dans des hôtels, avec aucun suivi », raconte Noëlla, membre du collectif les Voisines.

« Ils passent par 3 ou 4 entretiens avec des travailleurs sociaux, tous différents, à qui ils racontent leur parcours migratoire. À l’issue de ces entretiens, ils décident arbitrairement si les jeunes qui se présentent à eux sont mineurs ou non. Et souvent, ils leur refusent la reconnaissance de minorité. À partir de ce moment là, ils les remettent à la rue. » Les mineurs doivent alors passer en recours devant le juge des enfants.

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