Barcelone (Espagne): retour de marteaux pour les néo-nazis expulseurs

Au numéro 244 de la rue Galileu, dans le quartier de Les Corts de Barcelone, se trouve le siège de l’entreprise Fuera Okupas [Ndt: soit «Squats dehors/dégage»], qui a été endommagé ce matin avec un tag disant «Fuera nazis dentro okupas» [Ndt: soit «Nazis hors des squats»] et dont les vitres de la porte d’entrée du local ont été brisées. De même, les pneus de leur voiture de service ont été crevés.

Plus d’infos sur l’entreprise se trouvent ici : xxxxdirecta.cat/un-grup-de-neonazis-preten-desallotjar-una-nau-okupa/ [soit «Un groupe de néonazis souhaite expulser un navire occupé à Esplugues dans le quartier de Llobregat»]
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Barcelone: rassemblement de soutien aux camarades arrêté-e-s le 27 février

Mardi 20 avril 2021, 9 heures
Lieu de rendez-vous: devant l’Audiencia Provincial, Passeig de Lluís Companys 14-16, Barcelone

Depuis plus de 50 jours, 7 des 8 camarades arrêté-e-s le 27 février 2021 dans le centre de Barcelone sont emprisonné-e-s. Iels ont été arrêté-e-s lors de l’une des dernières manifestations qui a débuté au nom de la liberté d’expression et qui s’est poursuivie pendant 15 jours, devenant de plus en plus la voix de la dissidence générale envers la situation que nous vivons. Une réalité étouffante caractérisée par une violence institutionnelle qui ne cesse d’augmenter chaque jour, qui laisse la majorité de la population sans avenir et qui absout et défend les véritables responsables : la police, les institutions, les politiciens et la famille royale. C’est une inquiétante dérive autoritaire qui s’opère aujourd’hui dans le monde entier et qui se dissimule sous une subsistance strictement formelle du cadre institutionnel démocratique qui sert d’alibi à un gouvernement despotique.

Suite aux arrestations, de violentes perquisitions policières ont eu lieu dans 2 maisons squattées du Maresme, dans le but de démontrer une organisation criminelle supposée inexistante. Read More

Barcelone: lettre de Danilo, accusé de l’incendie d’un fourgon de police

En février, l’incarcération du rappeur Pablo Hasél et les émeutes à Linares, en Andalousie, suite au tabassage d’un homme et sa fille par des flics en civil ont été l’étincelle d’un bref moment de révolte dans le territoire ibérique, notamment en catalogne. Les raisons vont au-delà de la liberté d’expression: haine de la police, refus du couvre-feu, situation économique et sociale, etc. Le samedi 27 février une émeute à lieu dans le centre de Barcelone: banques et commerces défoncés, DABs cramés, affrontements et barricades contre les schmits, et léger incendie d’un camion de police. Niveau répressif, de nombreuses blessées, une centaine d’arrestations, et une douzaine de personnes incarcérées, dont huit compagnon·nes arrêtées le 27 février et le 1er mars pour l’incendie du camion. Read More

Barcelone: Sara libérée avec des charges. Liberté pour les prisonnièr-es du 27F. Assez des manipulations policières

Hier, lundi 22 mars, à la dernière minute, nous avons reçu la nouvelle de la libération (avec charges) de Sara, l’une des huit personnes emprisonnées suite à la manifestation du 27 février à Barcelone. L’appel déposé par la défense prouverait, par le biais d’une expertise, qu’elle n’a pas pu être celle qui a aspergé le liquide inflammable, comme le prétend la déclaration de la police.

Une fois encore, cette histoire, avec ses affirmations catégoriques et reproduites à l’identique par tant de médias, commence à s’estomper. Sara a été arrêtée, inculpée et emprisonnée en tant que responsable de l’incendie de la camionnette sans avoir droit à la présomption d’innocence. Tout comme le reste des personnes arrêtées et aujourd’hui emprisonnées.

La photo de Sara, son nom et ses coordonnées sont apparus dans les médias, d’abord dans La Vanguardia, repris par la presse italienne. Quelques jours avant de purger un mois de prison, elle a été libérée avec des charges après que son avocat et un témoin expert de la défense ont prouvé qu’il était impossible qu’elle soit la personne accusée par la police, le procureur et le tribunal. Read More

Berlin: manifestation, liberté pour toustes les détenu.e.s touché.e.s par la répression à Barcelone

Lundi 22 mars 2021, 16h
RDV: Delegació del Govern a Alemanya
Regierung von Katalonien – Vertretung in Deutschland, Friedrichstrasse, 185. 10117 Berlin

Le 27 février 2021, huit camarades anarchistes ont été arrêté.e.s lors des émeutes de Barcelone, suite aux manifestations qui durent depuis l’arrestation de Pablo Hasél. Toustes sont actuellement en détention provisoire sans caution. Illes sont accusé.e.s d’organisation criminelle, de tentative de meurtre, de manifestation illégale, d’atteinte à l’autorité, de dommages matériels et de trouble de l‘ ordre public. Tout cela à la suite de l’incendie d’un fourgon de la police anti-émeute de la Guardia Urbana de Barcelone, une organisation policière qui a une longue histoire de torture et de violence. Les médias, en tant qu’outil de propagande de l’État, justifient la répression contre nos camarades et insufflent la peur pour arrêter l’auto-organisation et pour étouffer les révoltes.

Après les montages policiers Pandora et Piñata, il est évident que nous sommes une fois de plus face à une opération de répression d’un courant idéologique contraire aux intérêts capitalistes. Illes sont condamné.e.s parce qu’illes sont anarchistes. Dans ce type de montage, l’accusation d’appartenance à une organisation criminelle ou de terrorisme est quelque chose qui est utilisé pour créer un ennemi interne et justifier la répression. Cela leur permet de judiciariser nos vies à travers le harcèlement policier, les perquisitions, la violation de nos espaces personnels et politiques, les visites dans les centres pénitentiaires, etc. Par ce biais, ils entendent nous épuiser psychologiquement et économiquement, et ainsi désorganiser nos luttes. Read More

Barcelone: solidarité avec les détenu-es de la manifestation du 27F

Communiqué : La presse désigne… A propos des 8 personnes accusées d’avoir brûlé un fourgon de police.

Le 27 février, 8 de nos compas ont été arrêté-es dans le centre de Barcelone lors d’une manifestation. Cet événement s’inscrit dans une série de mobilisations de masse appelées au nom de la liberté d’expression mais qui ont fini par assumer de plus en plus la voix de la dissidence générale à l’égard de la période historique que nous vivons. Une réalité asphyxiante caractérisée par une violence institutionnelle sans précédent qui laisse la majorité de la population sans avenir et qui absout et défend les criminels habituels : la police, les politicien-nes et la famille royale.

Suite à leurs arrestations, des perquisitions ont eu lieu dans deux maisons du Maresme, dans l’intention de relier nos compas à des organisations criminelles prétendument inexistantes et à des accusations disproportionnées basées sur des preuves dérisoires. Aucune présomption d’innocence, la déclaration écrite des mossos a été reproduite dans tous les médias, qui la répètent et se l’approprient. À son tour, le tribunal suit ce qui était déjà écrit : accusations très graves et emprisonnement provisoire sans caution. Nous ne voyons pas d’autre sens à tout cela que de mettre un terme à la vague de protestations qui, depuis des semaines, se développe de manière exponentielle dans toute la Catalogne. Read More

Barcelone: solidarité avec les compas anarchistes arrêté.e.s

La nuit du 3 mars 2021, huit de nos compas ont été placé.e.s en détention préventive ! Le juge de permanence du tribunal n°17 de Barcelone les accuse de troubles à l’ordre public, de tentative de meurtre, d’association de malfaiteurs et de manifestation illégale ; au dires de la presse (c’est à dire de la police catalane) elles/ils seraient responsables de toutes les émeutes et les vandalismes qui ont eu lieu depuis le 16 février, y compris l’incendie du fourgon de police sur la Rambla, samedi 27 février. Actuellement les compas sont en quarantaine-isolement dans la prison-entreprise de Brians I, à Martorell.

Le vrai problème est qu’ils/elles sont anarchistes et qu’elles/ils ont fait preuve de solidarité ; elles/ils l’ont démontré en participant à la manifestation de solidarité avec Pablo Hasél, samedi 27, appelée par la CUP [Candidatura d’Unitat Popular, parti indépendentiste catalan, de gauche ; NdAtt.], comme des milliers d’autres personnes. Ce qu’ils/elles ne savaient pas, c’est que certains de leurs ennemis les avaient dans leur ligne de mire, à cause de ce qui s’est passé il y a 4 ans, à Gérone*. Cela est une menace pour beaucoup d’entre nous, qui sommes anti-autoritaires et ne l’avons jamais caché ! Read More

Catalogne: huit personnes arrêtées et des perquisitions de squats

Selon les Mossos, un groupe anarchiste serait le principal responsable des émeutes de Barcelone pour la libération de Pablo Hasel. Compte tenu de la révolte populaire, surtout parmi les jeunes, suite à l’emprisonnement aberrant du rappeur Pablo Hasel, la police catalane a déjà les responsables, les boucs émissaires qu’elle entend criminaliser dans une parodie de justice et cacher, au passage, les abus brutaux commis par la police anti-émeute (une manifestante perdant un œil, passage à tabac massif dans Gràcia…).

Nul doute qu’ils continueront à compter sur le soutien massif d’un appareil politique (gouvernements central et régionaux), judiciaire et médiatique qui, en bons serviteurs des pouvoirs économiques, s’efforce de détourner l’attention des causes profondes des mobilisations, telles que l’autoritarisme croissant et la répression de l’État (l’emprisonnement scandaleux de Hasel est le énième cas), la corruption rampante, avec les Bourbons à la tête, ou l’exclusion sociale et le manque de perspectives face à un capitalisme de plus en plus prédateur. Read More

Barcelone: communiqué pour les 8 compas anarchistes arrêté-es du squat Nabat de Mataró

Hier soir (27 février), vers 21 heures, huit de nos compas ont été arrêté-es, à Barcelone, après la dernière charge policière dans les manifestations contre la détention de Pablo Hasel, la restriction des libertés fondamentales dont nous souffrons toustes, la répression et la privation de nos droits de l’homme.
Nous sommes confronté-es à une forte dérive autoritaire des gouvernements européens qui prennent le coronavirus comme prétexte pour réprimer et ouvrir les portes d’une probable dictature.
La rage contenue dans cette période de lourdes restrictions explose comme telle avec 12 jours consécutifs de mobilisations et de révoltes. Ce sont des événements qui se répètent continuellement dans l’histoire, en ce moment précis, les révoltes n’explosent pas seulement en Europe, mais elles se développent dans tous les pays du monde, du Chili à la Chine, avec beaucoup de force.
A la lumière de ce coup répressif, vous allez avoir des problèmes dans tout les squats du Maresme !
Ce communiqué est un appel à la participation, de la part des compas anarchistes de Nabat, en solidarité avec toustes. Read More

Barcelone (Espagne) : Caillassage de banques, d’Endesa et de Tecnocasa

Mardi [26 janvier 2021] à 19h, un groupe de 20 à 30 personnes a attaqué à coups de pierres six commerces situés dans la rue Gran de Sant Andreu, à Barcelone. Le premier acte de vandalisme a visé une vitrine. «Ils ont jeté des pavés dans les vitres, ont fait un tag avec le A du mouvement anarchiste et sont partis en courant», explique l’un des employés de l’agence immobilière qui, à ce moment-là, se trouvait à l’intérieur de la filiale et a baissé le volet et alerté les Mossos d’Esquadra [la police catalane ; NdAtt.]. L’action a continué dans la même rue commerçante du quartier de Sant Andreu de Palomar. Le groupe a jeté d’autres pierres et fait d’autres tags sur cinq autres établissements. Read More

Barcelone (Espagne): récit de l’expulsion de la Engorilada

Mercredi [18 novembre ; NdAtt.] un petit groupe de personnes a répondu par de la casse à l’expulsion de la Engorilada, un bâtiment récemment libéré.


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Grève des loyers, de la Commune de Paris au Macronavirus

Qu’est ce qu’une grève des loyers ? A quoi ça sert ? Y en a déjà eu ? Comment on fait concrètement ? Voilà les questions auxquelles on tente de répondre dans cette émission [diffusée initialement en avril-mai 2020].

Aux Etats-Unis, une grève des loyers massive a démarré le mois dernier. Un tiers des locataires n’a pas payé le loyer d’avril. En Espagne, des milliers de personnes ont annoncé prendre part à la grève des loyers. Dans ces pays, les locataires s’organisent pour ne pas être seul.e.s face aux proprios, aux flics et à la justice et renverser le rapport de force.

En France aussi, des appels à la grève des loyers fleurissent depuis la fin mars. «Face au dilemme bouffer ou payer ? Une solution: grève des loyers !», propose l’un d’eux. Des collectifs ont émergé à Toulouse, dans le Grand ouest, à Lille, à Marseille, afin que cette fois-ci, ce ne soit pas aux plus précaires de payer pour cette énième crise du capitalisme.

Durant cette émission d’environ 1h30, on vous parle des mobilisations en cours, puis des grèves des loyers qui ont marqué l’histoire. On vous donne ensuite quelques conseils pratiques pour faire cette grève et dans une dernière partie on s’essaie à une analyse économique et politique de la situation. Read More

État espagnol: qu’est-ce qui se cache derrière la campagne anti-occupation ?

Vague de panique. La crise économique qui s’annonce a commencé à avoir des répercussions négatives sur le marché de l’immobilier : les prix des loyers baissent, les loyers diminuent.

Petit déjeuner avec des nouvelles alarmantes : les squats se poursuivent, l’insécurité de tous (car nous sommes tous propriétaires) est à son comble. Annonce radio d’une société de sécurité : « Matériel d’alarme anti-effraction et contre les squats ». Reportage dans un programme de grosse audience aux héros des entreprises pour virer des squatters: cinq hommes dans la quarantaine et gonflés aux hormones expliquent leur travail ; la légalité de leur tache semble douteuse. Déclarations d’un homme politique : « Un jour, vous partez en vacances et quand vous revenez, parce qu’ils pensent que la maison est vide, ils la donnent à leurs amis squatters – en référence à un célèbre parti de gauche ». La campagne d’urgence pour le problème du squat est continue, insistante et écrasante. La peur, qui s’est transformée en une vague de panique, a atteint une grande partie de la population. Les rumeurs d’invasions de domicile ont acquis le rang de « Je connais le cas d’un ami d’un ami dont la maison est squattée, etc, etc, etc ».

Mais de quoi parle-t-on quand on dit « squatter » ? Évidemment, d’entrer pour vivre dans une propriété dont on n’a pas tous les droits légitimes (comprenez, sanctionnés par la propriété). Read More

Barcelone: sur la Cinétika, sur les espaces libres et autogérés

Notre solidarité, notre soutien mutuel et la reconnaissance du travail quotidien humble, cohérent, vivant et généreux que fait la Cinétika depuis une position anticapitaliste, féministe, libertaire et inclusive, ouverte à tous les voisins et à toutes les luttes du quartier et de la ville. Un travail de résistance et de construction d’alternatives à partir de l’action directe et de l’auto-organisation. Aussi de la culture critique, du débat constant. Il n’y a pas de meilleur discours que la pratique et c’est déjà quelques années d’avoir récupéré de l’argent, du marché un espace, en l’occupant, le rendant public sans qu’il soit institutionnel. Cela montre qu’il est possible de faire les choses en ordre sans autorité, que cela peut fonctionner sans subventions. Un espace de création, d’expérimentation libre.

Ils sont de plus en plus nombreux, et on peut les voir dans des expériences comme la Cinétika. Ils nous encouragent à savoir qu’ils existent, que nous pouvons les utiliser, que nous pouvons nous soutenir en créant des réseaux de personnes et de lieux où nous pouvons nous organiser. Ce n’est pas par hasard qu’à Barcelone et dans tant d’autres, tant d’argent gaspillé par les institutions, tant de bureaucratie et de professionnels du spectacle, naissent et se maintiennent face à la médiocrité culturelle et politique. Expériences de libre pensée, de contre-culture, de communautés libres. Essais sur le monde que nous voulons construire. Read More

Barcelone: Nous avons réoccupé Ca La Trava

Nous sommes retourné-e-s à Ca La Trava, maintenant une parcelle vide, et nous n’avons pas l’intention de partir. Cet espace, jusqu’à présent fermé, sera à nouveau ouvert au quartier, et nous le défendrons comme nous avons défendu nos maisons. Nous voulons que ce soit à nouveau une tranchée pour résister à l’assaut des spéculateurs et se battre contre tous ceux qui détruisent notre quartier. Si Ca La Trava deviendra un appartement de luxe, nous perdons tou-te-s, et nous ne pouvons pas le permettre.

Nous vivons des temps de phrases creuses, d’euphémismes, de symbolismes sans contenu et de politiciens qui contredisent chaque nouvelle déclaration. C’est pourquoi nous tenons à préciser que lorsque nous disons « Ca La Trava ne sera jamais un appartement de luxe », nous le disons aussi sérieusement que possible. La lutte de Ca La Trava n’est pas une lutte perdue, et la reconquête n’est pas une décision improvisée ou le fruit du sentimentalisme. Notre objectif est de gagner et nous sommes convaincu-e-s que nous le ferons. Read More