Lyon: expulsion du squat du GUD

L’immeuble squatté par les fachos de merde du GUD, situé rue du Port-du-Temple, dans le 2e arrondissement, a été expulsé par la police dans l’après-midi du mardi 13 juin 2017.

Le bâtiment était occupé depuis fin mai avec le prétendu objectif tout à fait charmant d’héberger des «Français de souche» en difficulté, «pour aider les nôtres avant les autres» (on notera le «avant» qui signifie en réalité «plutôt que»), comme si la solidarité pouvait être sélective, précédée d’un contrôle d’identité (nationalité et «race» en plus ?). Read More

Lyon: contre le «Bastion social» des fachos du GUD, non à l’instrumentalisation de la pauvreté à des fins racistes

Nous reproduisons ci-dessous divers textes critiquant le squat ouvert fin mai à Lyon par le GUD, organisation française d’extrême droite:

Comme les néofascistes italiens avant eux, le GUD ouvre un squat à Lyon pour les «Français de souche»

Jean-Yves Camus (L’OEil sur le Front) | 30 mai 2017

Le lieu est inspiré du Casapound romain : des militants du GUD occupent un immeuble vide de Lyon pour le réserver à des personnes en situation de précarité, sur la base du principe de préférence nationale. Une action qui témoigne de l’existence d’une droite radicale mouvementiste.

C’est dans la ville dirigée par le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, que l’extrême droite radicale a choisi pour démarrer, le 27 mai, une expérience inédite en France et conçue sur le modèle de la Casapound romaine : un squat désormais baptisé «Bastion social», occupé par des militants du GUD. Cet immeuble du 2e arrondissement, désormais vide, est destiné par les gudards à héberger des personnes en situation de précarité, sur la base du principe de préférence nationale, formulé ainsi : «les nôtres avant les autres». Read More

Grenoble : Agression au camp Valmy, et pétition de soutien à ses occupants

Mise à jour du 24 mai 2017 à 22 heures 30 : Aujourd’hui, aux alentours de quatorze heures, le camp Valmy a été évacué par la police, sur ordre du préfet pour « risque de trouble à l’ordre public » suite aux agressions subies par les habitants lors des deux jours précédents. Encore un moyen de punir les victimes, en somme.


Ce samedi 20 mai dernier se tenaient simultanément à Grenoble et à Saint-Martin-d’Hères une réunion avec Louis Aliot, vice-président du Front National, et un meeting avec Alexandre Gabriac, qui se présente aux prochaines élections législatives sous l’étendard de Civitas.

Ces rassemblements, accueillis avec la bienveillance des municipalités Vert/Parti de Gauche et communistes, bénéficiaient tous les deux d’une belle protection policière.Lors de la nuit suivante, dans ce climat à mettre en confiance le plus timoré des raciste, une bande de motards est passée au camp installé parc Valmy, et ce pour les terroriser en tournant autour d’eux, en leur proférant des menaces et des insultes racistes, le tout armé de bâtons ou de barres de fers. Read More

Paris XVe: expulsion de l’église Ste-Rita, fin d’un squat de fafs…

Occupée depuis début octobre 2015 par les fachos et conspis du « mouvement du 14 juillet », l’église Sainte-Rita, située au 27 rue François-Bonvin dans le XVe arrondissement, a été expulsée ce matin (mercredi 3 août) par la police, en vue de la démolition de l’édifice religieux.

Pratiquement toute la droite s’offusque de cette expulsion. Les mêmes qui habituellement se réjouissent ou réclament l’expulsions de tous les squats sans exception, ont justement trouvé leur exception. Read More

Dieppe: expulsion d’un camp de réfugiés

A Dieppe (76), une manifestation de PEGIDA a été interdite ce samedi 2 juillet.

Quelques infos sur la situation avant l’expulsion et, plus bas, un article sur l’expulsion et un sur l’interdiction.

Depuis environ un an, un camp de réfugiés albanais existe à Dieppe. Deux associations citoyennes donnent un coup de main mais elles sont récentes et très mal organisées.

Il y a quelques semaines, suite aux forte pluies, la falaise (sous laquelle les réfugiés se sont installés) s’est écroulée. Heureusement, pas de victimes mais les Albanais ont tout perdu (le peu qu’ils avaient). Read More

Grèce: nique les nations, squatte le monde

La façon de comprendre un squat, a été, est et doit rester un outil puissant dans les mains des compagnons(gnes). Cet outil évolue dans l’espace-temps, et donc nous pensons qu’il est nécessaire d’en présenter quelques « points » historiques. Le squat, comme infrastructure stable, fait sa première apparition en Grèce, mais aussi dans de nombreux autres pays d’Europe et au-delà au cours des années 1970.

En Europe en général et en Grèce en particulier, une série d’occupations qui ont eu lieu tout au long des années ont été bien plus que des lieux utilisés pour le logement ou pour accueillir des formes de divertissement alternatif. Ils étaient, au contraire, des cellules politiques vivantes et respirantes prenant parfois des caractéristiques offensives. Read More

Prague (République tchèque): des néonazis attaquent le centre social Klinika

En marge de la manifestation islamophobe de samedi, des néonazis ont attaqué le centre social autonome Klinika, faisant un blessé et mettant plusieurs autres personnes en danger. Le collectif Klinika ne cédera pas à la peur, et poursuit ses activités, tout en attirant l’attention de tous sur le lien évident entre les manifestations racistes de Pegida et l’agression violente dont il a été victime.

Samedi 6 février, à Prague, en République tchèque, comme dans plusieurs autres villes d’Europe, une manifestation islamophobe et anti-réfugiés s’est déroulée à l’appel du bloc contre l’Islam (BPI), de PEGIDA et de nationalistes dirigés par Adam B. Bartoš. Des milliers de personnes se sont rassemblées en face du château de Prague, siège de la présidence, le président tchèque Milos Zeman étant lui-même connu pour ses positions islamophobes. Read More

Paris 15e: un squat d’extrême-droite dans la capitale ? Le «mouvement du 14 juillet» occupe une église vouée à la destruction

Depuis près de deux semaines, des membres du « mouvement du 14 juillet », un groupe de l’extrême-droite conspirationniste [1] (qui rêvait de faire un « coup d’État » le 14 juillet dernier [2]), occupent apparemment une église vouée à la destruction dans les beaux quartiers parisiens. L’église Sainte-Rita (27 rue François Bonvin, 75015 Paris), dont les travaux de démolition devaient démarrer le lundi 5 octobre, attire depuis quelques semaines les soutiens de l’extrême-droite catholique. Read More

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Saint-Martin-d’Hères (38): suite à la « manif de voisins » pour expulser des Roms

Vers la mi-septembre, deux articles publiés dans le Dauphiné Libéré ont attribué (à tort, d’ailleurs) des occupations de maisons à Saint Martin d’Hères à notre collectif. La 1ère maison, rue Romain Rolland, avait été squattée par une famille rom avec enfants à la rue, à laquelle nous avons apporté notre soutien, tout comme d’autres organisations et individus luttant pour le droit au logement. Cette occupation a donné lieu à une manifestation de voisins appelée par les propriétaires qui voulaient ainsi contourner les procédures habituelles d’expulsion pour récupérer au plus vite leur bien. Certains/certaines d’entre nous ayant assisté à cette manifestation, nous n’avons pas hésité à la qualifier de raciste, car les participants criaient de nombreux propos racistes et montraient une rage particulière du fait qu’il s’agissait d’une famille rom. Read More

Saint-Martin-d’Hères (38): manifestation raciste contre l’occupation d’une maison rue Romain Rolland

Vendredi 11 septembre à Saint Martin d’Hères (Isère), une famille qui occupait une maison rue Romain Rolland a dû partir de son domicile en catastrophe, sous la menace de plus de 80 voisins hostiles à leur installation dans le quartier. Cette famille a subi des insultes, des menaces de mort, une haine raciale sans complexe (ils sont Roms) et le mépris honteux des institutions qui leur dénient le droit à un logement digne.

Après s’être fait expulser du bidonville d’Esmonin par la mairie de Grenoble en juillet, comme bon nombre d’autres familles sans solution de relogement, et avec la rentrée des enfants approchant, cette famille n’a pas eu d’autre choix que d’occuper une maison vide. Read More

Amiens: Communiqué du squat d’habitation rue Docteur Roux

Voilà maintenant 9 mois que l’on a ouvert un petit squat d’habitation sur Amiens (Picardie). La maison était vide depuis de nombreuses années, un ami l’avait déjà squattée en 2006. Le proprio était alors venu lui demander de bouger pour pouvoir effectuer des travaux. Huit ans plus tard, les travaux annoncés n’ont évidemment pas été effectués, et la maison pourrit sur pieds, fenêtres cassées, escaliers qui s’effondrent (que nous avons réparés depuis), cave inondée (nous avons également réparé les fuites), plafonds qui tombent en miettes etc.

Au bout de peut-être une semaine ou deux et une ou deux visites de la police le proprio déboule en personne pour nous dire de partir, on avait laissé les noms sur la boite aux lettres, on lui dit de les prendre et de faire une procédure. Il ne veut rien entendre nous insulte et nous dit que si l’on est encore là dans quinze jours il viendra avec une équipe de gros bras pour nous déloger de force. Read More

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Rennes: du fait divers à la proposition de loi contre les occupations

Affaire Maryvonne: du fait divers à la proposition de loi contre les occupations

Communiqué du comité de soutien aux habitants du 94 rue de Châtillon

C’est avec consternation que nous avons appris le dépôt par le député UMP Julien Aubert d’une proposition de loi qui viserait à sanctionner pénalement les occupations sans droit ni titre.

Elle est rendue publique trois semaines après le début du phénomène « Maryvonne », une affaire rennaise qui a directement inspiré le texte de loi du député du Vaucluse, initiateur en 2003 d’un mouvement subtilement intitulé « Rassemblement Bleu Lavande ».

Son texte, déjà signé par quarante de ses confrères, propose que les préfets soient dans l’obligation de recourir à la force publique pour expulser les occupants sans droit ni titre d’un bien immobilier dans les 48 heures après la décision du juge, et propose également de frapper les contrevenants d’une sanction d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende. Read More

Calais-Rennes-Toulouse: défendons nos squats !

Depuis 2013-2014 le groupe fasciste « Sauvons Calais » organise des manifestations anti-squat, tente ou réussit à dégager les habitantEs des maisons occupées et menacent leurs soutiens. Depuis le début de l’année 2015 la défense de la propriété privée et l’expulsion manu militari de squatteurEs ne semblent plus se limiter à Calais.

A Rennes, le 1er mai, c’est le groupe identitaire et nationaliste breton Adsav (« rennaissance ») qui organise une manifestation anti-squat pour déloger les habitantEs d’une maison appartenant à une retraitée du nom de Maryvonne. Au slogan de « Squatteurs hors de nos villes » ils attaquent et stickent la maison. Read More

Rennes : message des occupants du 94 rue de Châtillon

Suite au délire médiatique au sujet de la maison occupée que nous habitons au 94 rue de Châtillon à Rennes, il nous semble nécessaire de clarifier la situation et d’arrêter le flot de mensonges qui sont déversés dans la presse et sur internet.

Tout d’abord, Maryvonne n’a jamais été délogée de cette maison, pour la bonne et simple raison que celle-ci était inoccupée depuis au moins sept ans.

Nous rappelons aussi que lors de notre arrivée il y a 18 mois, la maison était dans un état déplorable : système électrique gravement endommagé, fuite dans la plomberie et dans la toiture ayant entraîné une dégradation de l’isolation du toit et un affaissement du plancher du rez de chaussée, évacuation des sanitaires hors service, rétention d’ordures dans certaines pièces, vitres brisées, jardin en friche, etc. Read More

Calais: le piège

Menacés d’une expulsion violente de la quasi-totalité des squats et campements par la police, quelques exilés sont venus s’installer sur le terrain où les autorités disent qu’elles vont les « tolérer », sur le site d’une ancienne décharge. Certaines personnes des associations les aident à emménager.

Les premières réactions des « riverains » sont violentes, d’abord des menaces, puis avant-hier le gendre d’une voisine qui amène une pelleteuse pour détruire les premières cabanes. Read More