Grèce: Merry Crisis and Happy New Fear

Répression et résistance en Grèce, décembre 2019.

Poursuivant notre couverture de la lutte en Grèce entre le nouveau gouvernement répressif de Nouvelle Démocratie et le mouvement anarchiste historique, nous présentons le texte suivant, en nous appuyant sur des témoignages de mobilisations de rue et de défense de plusieurs squats. L’Etat grec continue mettre tout son poids dans un assaut contre les réfugiés, les anarchistes et les mouvements étudiants, encourageant la brutalité policière aveugle contre les êtres humains et leurs compagnons animaux tout en cherchant à disculper les meurtriers de droite, dont les membres du parti néo-nazi Aube Dorée pourtant accusés de conspiration dans le meurtre de Pavlos Fyssas et le policier qui a assassiné, il y a 11 ans ce mois-ci, l’anarchiste Alexis Grigoropoulos, âgé de 15 ans.

Nous espérons inspirer des actions de solidarité internationale avec le mouvement en Grèce et équiper les lecteurs pour l’action et l’analyse dans d’autres contextes, à une époque où la violence d’État et la résistance de masse s’intensifient dans le monde entier. La lutte se poursuit. Read More

Athènes (Grèce): quelques réponses aux expulsions

No pasaran ! Des anarchistes donnent une réponse à l’expulsion du squat Kouvelou

Le gouvernement grec est entré en guerre contre les anarchistes et les anti-autoritaires, après l’expiration de l’ultimatum de 15 jours donné par le Ministère de « l’Ordre public » aux dizaines de squats politiques et d’habitation de réfugié.e.s, dans toute la Grèce (certains d’entre eux ont plus de 30 ans), les menaçant d’expulsion violente par la police anti-émeute et les forces spéciales de la police, s’ils ne quittaient pas le lieu avant la date donnée. Le délai est expiré dans la nuit de jeudi 5 décembre 2019 [la veille de l’anniversaire de l’assassinat d’Alexis Grigoropoulos par un flic, le 6 décembre 2008 ; NdAtt.], une décision politique de l’État grec visant à stresser et à créer une « atmosphère explosive ».

Après la première vague d’attaques et d’expulsions, pendant l’automne, dirigée principalement contre des squats abritant des réfugié.e.s, la deuxième vague d’attaques vient de commencer, cette fois contre les squats politiques et les centres sociaux. En concomitance avec l’arrestation d’antifascistes et la proposition d’acquittement des leaders néo-nazis, dans le procès d’Aube Dorée, mardi 17 décembre le gouvernement de droite et son ministre soi-disant socialiste de l’Ordre public ont procédé à l’expulsion du squat « Kouvelou » à Maroussi, un quartier d’Athènes ; trois autres squats ont été expulsés aujourd’hui, 18 décembre, dans le quartier de Koukaki, à Athènes, avec une opération policière d’envergure : leur brutalité policière a terrorisé tout un quartier, avec des attaques contre des personnes vivant dans des maisons voisines, qui ne sont pas des squats. Dans les médias ont circulé des images horribles : des policiers des forces spéciales avec leurs bottes sur la tête de personnes au sol et une mère menottée au sol sur sa terrasse, avec une capuche sur la tête, rappelant les images des tortures d’Abou Ghraib. Read More

Aubervilliers (93): un squat d’artistes attaqué par des gros bras solidement équipés

Le 14 février 2018, un groupe de gros bras équipés de haches, de masses et d’une pelleteuse ont attaqué un squat d’Aubervilliers, détruisant tout à l’intérieur et frappant les habitants. Ce n’est pas la première fois que cela arrive et, en cette période de défense furieuse de la propriété privée, un tel phénomène ne devrait que s’amplifier en l’absence d’une réaction à la hauteur des mal-logés, squatteurs et autres démunis. Rappelons-nous simplement l’épisode de l’éviction d’une famille rom par des gros bras à Garges-lès-Gonesse, ou l’acharnement judiciaire dont plusieurs squatteurs ont été l’objet récemment en région parisienne (ici ou ). Read More

Gand: Appel à manifester et week-end d’actions contre la loi anti-squat

Le 3 novembre dernier, un squat a été attaqué sur la Stapelplein à Gand. Une famille avec de jeunes enfants habitait la maison, pour se tirer du parc où elle dormait auparavant. Une bande l’a attaqué avec des battes et des feux d’artifice. L’agression était motivée par la haine contre les roms, elle-même attisée par une campagne de dénigrement de plusieurs jours dans les médias fondée sur un mensonge du propriétaire des lieux. Contrairement à ce qu’il avait déclaré, le bâtiment était vide, et entre-temps il est à nouveau inhabité.

Le 26 novembre une manifestation raciste a parcouru les rues de Gand. Selon ses propres dires, la bande a pris la rue « contre l’injustice » et « contre la politique ». Des slogans anti-roms ont été gueulés durant des heures, dans le quartier de la prostitution des travailleuses du sexe ont été insultées et ils ont aussi trouvé nécessaire d’aller intimider les sans-abris au centre d’accueil du Baudelopark. Cette orgie de racisme, de misogynie et de haine envers les pauvres a pu suivre son cours sans rencontrer de résistance. Het Laatste Nieuws avait tout simplement publié un appel à cette « manifestation contre l’injustice » sur son site web. Read More

Garges-lès-Gonesse (95): pauvres vs pauvres, une milice identitaire expulse un squat de Roms

Lundi dernier, on apprenait via un article du Parisien que des Roms occupaient un pavillon abandonné dans le quartier résidentiel de la Lutèce, à Garges-lès-Gonesse. Jusque là, rien d’extraordinaire puisqu’il est à la fois relativement fréquent et entièrement logique que des gens sans logement s’organisent pour en trouver un, y compris bien entendu s’ils n’ont pas suffisamment d’argent pour payer un loyer ou pour devenir propriétaires. Le logement est un besoin vital, faut-il le rappeler ?

Rappelons aussi qu’il y a en France beaucoup plus de logements vides que de personnes sans abri. Il serait donc logique que toutes ces personnes qui survivent dehors, sans toit, puissent toutes trouver refuge dans ces bâtiments vides. Pourtant, on est loin, très loin, d’en arriver là. Ha, la bonne blague du pays des Droits de l’Homme… Read More

Thessalonique: Communiqué du squat Libertatia et appel à manifester suite à l’incendie du squat par les fachos

Aujourd’hui dimanche 21 janvier, vers 13h30 et juste avant le rassemblement nationaliste pour la Macédoine (conflit de longue date qui oppose l’État Grec et l’État Macédonien pour le nom officiel de ce dernier), des groupes fascistes y participant ont commencé à attaquer les espaces occupés. D’abord ils ont attaqué le centre social autonome l’École et après avoir été repoussés, ils se sont alors approchés de notre squat endommageant la façade et la clôture. Les dommages ont été restaurés directement par les membres de notre groupe, qui se sont ensuite rendu à Kamara pour renforcer le rassemblement antinationaliste. Environ deux heures plus tard, un groupe de 60-70 fascistes a attaqué notre squat avec des cocktails Molotov et des fumigènes, provoquant un incendie. A ce moment, il n’y avait personne dans le bâtiment car on était au rassemblement à Kamara. Tout au long de l’attaque, en dehors du squat, il y avait des flics en civil et un camion de CRS garé à côté, qui ont couvert l’attaque sans intervenir. Les voisins ont réagi en sortant aux balcons et criant contre les fascistes, qui à leur tour ont répondu avec des insultes et en lançant des fumigènes contre eux. Quand les fascistes ont tenté de s’approcher à nouveau du centre social « l’École », la police a réagi de la même façon, couvrant le fascistes et isolant les camarades qui se trouvaient à l’intérieur du bâtiment. Read More

Italie: perquises, expulsions et arrestations dans le cadre d’une procédure antiterroriste

Au petit matin, ce jeudi 3 août 2017, les flics ont défoncé les portes de plusieurs maisons (occupées ou louées), à Florence, Rome et Lecce, pour arrêter huit compagnons et compagnonnes anarchistes de Florence.

Selon la presse, il s’agit du résultat de l’enquête menée par la DIGOS et l’antiterro, pour deux épisodes. Le premier, un engin explosif déposé devant une librairie liée à Casapound (groupe d’extrême droite) pendant la nuit du nouvel an dernier, où le flic-artificier a perdu une main et un œil au cours de l’opération de déminage. Le second pour le jet d’un cocktail Molotov contre une caserne des carabinieri (gendarmes) à Rovezzano (Florence) le 21 avril dernier. Read More

Lyon: expulsion du squat du GUD

L’immeuble squatté par les fachos de merde du GUD, situé rue du Port-du-Temple, dans le 2e arrondissement, a été expulsé par la police dans l’après-midi du mardi 13 juin 2017.

Le bâtiment était occupé depuis fin mai avec le prétendu objectif tout à fait charmant d’héberger des «Français de souche» en difficulté, «pour aider les nôtres avant les autres» (on notera le «avant» qui signifie en réalité «plutôt que»), comme si la solidarité pouvait être sélective, précédée d’un contrôle d’identité (nationalité et «race» en plus ?). Read More

Lyon: contre le «Bastion social» des fachos du GUD, non à l’instrumentalisation de la pauvreté à des fins racistes

Nous reproduisons ci-dessous divers textes critiquant le squat ouvert fin mai à Lyon par le GUD, organisation française d’extrême droite:

Comme les néofascistes italiens avant eux, le GUD ouvre un squat à Lyon pour les «Français de souche»

Jean-Yves Camus (L’OEil sur le Front) | 30 mai 2017

Le lieu est inspiré du Casapound romain : des militants du GUD occupent un immeuble vide de Lyon pour le réserver à des personnes en situation de précarité, sur la base du principe de préférence nationale. Une action qui témoigne de l’existence d’une droite radicale mouvementiste.

C’est dans la ville dirigée par le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, que l’extrême droite radicale a choisi pour démarrer, le 27 mai, une expérience inédite en France et conçue sur le modèle de la Casapound romaine : un squat désormais baptisé «Bastion social», occupé par des militants du GUD. Cet immeuble du 2e arrondissement, désormais vide, est destiné par les gudards à héberger des personnes en situation de précarité, sur la base du principe de préférence nationale, formulé ainsi : «les nôtres avant les autres». Read More

Grenoble : Agression au camp Valmy, et pétition de soutien à ses occupants

Mise à jour du 24 mai 2017 à 22 heures 30 : Aujourd’hui, aux alentours de quatorze heures, le camp Valmy a été évacué par la police, sur ordre du préfet pour « risque de trouble à l’ordre public » suite aux agressions subies par les habitants lors des deux jours précédents. Encore un moyen de punir les victimes, en somme.


Ce samedi 20 mai dernier se tenaient simultanément à Grenoble et à Saint-Martin-d’Hères une réunion avec Louis Aliot, vice-président du Front National, et un meeting avec Alexandre Gabriac, qui se présente aux prochaines élections législatives sous l’étendard de Civitas.

Ces rassemblements, accueillis avec la bienveillance des municipalités Vert/Parti de Gauche et communistes, bénéficiaient tous les deux d’une belle protection policière.Lors de la nuit suivante, dans ce climat à mettre en confiance le plus timoré des raciste, une bande de motards est passée au camp installé parc Valmy, et ce pour les terroriser en tournant autour d’eux, en leur proférant des menaces et des insultes racistes, le tout armé de bâtons ou de barres de fers. Read More

Paris XVe: expulsion de l’église Ste-Rita, fin d’un squat de fafs…

Occupée depuis début octobre 2015 par les fachos et conspis du « mouvement du 14 juillet », l’église Sainte-Rita, située au 27 rue François-Bonvin dans le XVe arrondissement, a été expulsée ce matin (mercredi 3 août) par la police, en vue de la démolition de l’édifice religieux.

Pratiquement toute la droite s’offusque de cette expulsion. Les mêmes qui habituellement se réjouissent ou réclament l’expulsions de tous les squats sans exception, ont justement trouvé leur exception. Read More

Dieppe: expulsion d’un camp de réfugiés

A Dieppe (76), une manifestation de PEGIDA a été interdite ce samedi 2 juillet.

Quelques infos sur la situation avant l’expulsion et, plus bas, un article sur l’expulsion et un sur l’interdiction.

Depuis environ un an, un camp de réfugiés albanais existe à Dieppe. Deux associations citoyennes donnent un coup de main mais elles sont récentes et très mal organisées.

Il y a quelques semaines, suite aux forte pluies, la falaise (sous laquelle les réfugiés se sont installés) s’est écroulée. Heureusement, pas de victimes mais les Albanais ont tout perdu (le peu qu’ils avaient). Read More

Grèce: nique les nations, squatte le monde

La façon de comprendre un squat, a été, est et doit rester un outil puissant dans les mains des compagnons(gnes). Cet outil évolue dans l’espace-temps, et donc nous pensons qu’il est nécessaire d’en présenter quelques « points » historiques. Le squat, comme infrastructure stable, fait sa première apparition en Grèce, mais aussi dans de nombreux autres pays d’Europe et au-delà au cours des années 1970.

En Europe en général et en Grèce en particulier, une série d’occupations qui ont eu lieu tout au long des années ont été bien plus que des lieux utilisés pour le logement ou pour accueillir des formes de divertissement alternatif. Ils étaient, au contraire, des cellules politiques vivantes et respirantes prenant parfois des caractéristiques offensives. Read More

Prague (République tchèque): des néonazis attaquent le centre social Klinika

En marge de la manifestation islamophobe de samedi, des néonazis ont attaqué le centre social autonome Klinika, faisant un blessé et mettant plusieurs autres personnes en danger. Le collectif Klinika ne cédera pas à la peur, et poursuit ses activités, tout en attirant l’attention de tous sur le lien évident entre les manifestations racistes de Pegida et l’agression violente dont il a été victime.

Samedi 6 février, à Prague, en République tchèque, comme dans plusieurs autres villes d’Europe, une manifestation islamophobe et anti-réfugiés s’est déroulée à l’appel du bloc contre l’Islam (BPI), de PEGIDA et de nationalistes dirigés par Adam B. Bartoš. Des milliers de personnes se sont rassemblées en face du château de Prague, siège de la présidence, le président tchèque Milos Zeman étant lui-même connu pour ses positions islamophobes. Read More

Paris 15e: un squat d’extrême-droite dans la capitale ? Le «mouvement du 14 juillet» occupe une église vouée à la destruction

Depuis près de deux semaines, des membres du « mouvement du 14 juillet », un groupe de l’extrême-droite conspirationniste [1] (qui rêvait de faire un « coup d’État » le 14 juillet dernier [2]), occupent apparemment une église vouée à la destruction dans les beaux quartiers parisiens. L’église Sainte-Rita (27 rue François Bonvin, 75015 Paris), dont les travaux de démolition devaient démarrer le lundi 5 octobre, attire depuis quelques semaines les soutiens de l’extrême-droite catholique. Read More

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