Athènes: Anti-Covid19, réseau pour l’aide mutuelle et la lutte

Dans les conditions sociales sans précédent dans lesquelles nous vivons, le corona virus se répandant a imposé une dimension critique pour l’assurance maladie et les modes de production capitalistes en même temps que l’organisation sociale en général. Pour que le système survive, l’état et les patrons implémentent des politiques totalitaires accompagnées d’un affaissement supplémentaire de nos vies. Read More

Athènes (Grèce): minibus de tourisme incendiés en solidarité avec les squats

Dans la nuit du 19 février à Koukaki, près de la colline de Philopappou, quatre vans VIP (mini-bus de tourisme) ont été volontairement incendiés.
Cette attaque a été menée en représailles et en solidarité avec les personnes qui ont été frappées et arrêtées par les forces répressives de l’Etat lors de la réoccupation des squats à Koukaki. Elle a aussi été dédiée aux personnes arrêtées après la reprise des bâtiments. Read More

Marseille: soirée sur la répression et les solidarités en Grèce

Grèce… encore ! Dix ans de « crises », 4 ans de gouvernement Syriza, l’oubli une fois les frontières intérieures de l’Europe fermées en 2016… Et depuis août dernier, la répression tous azimuts : coupes des aides, chasses aux réfugiés, vingtaine de lieux migrants et anar’ expulsés, 1500 flics en plus. Et les résistances : de Koukaki aux réfugié.e.s de Polytechnique… jusqu’aux récentes émeutes sur les îles contre un centre de rétention géant … avant ce grand basculement provoqué par l’annonce d’une réouverture des frontières par la Turquie … On discute de tout ça et du départ fin mars pour un soutien aux inculpé.es et réfugié.es sur place, avec des membres de Koukaki et des ami.es de retour d’Athènes.

Depuis juin 2019, et le retour de Nouvelle Démocratie au pouvoir, la répression en Grèce connaît une vague sans précédent. Dès les premiers mois de juillet, les premières lois donnent le ton : fin de « l’asile universitaire », coupe des aides aux réfugiés (bloqués en masse depuis le printemps 2016, sur les îles et notamment le camp géant de Moria à Lesbos avec près de 35 000 habitants, soit plus que les habitants de l’île), en finir avec les squats anarchistes et réfugiés sur le territoire. Jusqu’à un ultimatum symbolique et guerrier le 5 décembre, à la veille des commémorations de la mort d’Alexis Grigoropoulos (tué par un policier à Exarcheia le 6 décembre 2008). Depuis la fin août, la vague de répression et la surenchère sécuritaire ont conduit : Read More

Athènes: des flics à l’intérieur de l’Université d’économie. Le squat Vancouver symboliquement réoccupé

Tout a commencé le lundi 24 février dans l’enceinte de l’université d’économie d’Athènes, lorsqu’un flic en civil qui n’était pas en service est descendu de sa moto et a commencé à harceler un vendeur de rue sans-papier devant la porte d’entrée. Le policier a été repéré par des étudiants anarchistes à cause de ses bottes et de son casque qui portaient l’insigne de la police et a été immédiatement confronté. Dans sa panique, il a commencé à courir à l’intérieur de l’enceinte de l’université et a réussi à se piéger dans un couloir sans issue, a pointé une arme sur les étudiants et, le doigt sur la gâchette, a menacé de leur tirer dessus tout en pointant l’arme sur eux pendant au moins 5 minutes, tout en appelant désespérément ses collègues au téléphone pour qu’ils viennent le secourir. Les étudiants, ne perdant pas leur sang-froid, mais ne prenant pas de recul, lui ont demandé de poser son arme et de quitter l’enceinte de l’université. Quelques minutes plus tard, des dizaines de policiers anti-émeutes ont pris d’assaut l’université et ont attaqué les étudiants pendant les heures de cours avec des grenades à explosion et du gaz asphyxiant, créant le chaos à cause d’un flic imbécile qui se prenait pour un cow-boy. Read More

Athènes (Grèce): Koukaki leur est tombé dessus

Depuis 2017, la communauté d’occupation de Koukaki (Matrozou 45, Panaitoliou 21, Arvali 3) a mis en place un exemple compétitif différent de vie communautaire dans le centre d’Athènes. Grâce à son organisation horizontale, au travail collectif et à la persévérance, elle a mis en place des projets ouverts et sociaux de logement communal, de bains publics et de lavomatic, de partage de vêtements, d’espaces pour des événements publics et une bibliothèque multilingue. Opérant dans une zone qui s’est transformée de quartier résidentiel en station touristique de première classe, la communauté des squats de Koukaki a levé un talus contre les politiques répressives et économiques de l’État et des patrons, contre le fascisme, le racisme et le patriarcat. Foyer vivant de la résistance, elle a également soutenu activement et s’est associée à d’autres luttes, projets politiques et assemblées publiques [1].

Une telle communauté active d’égalité et de solidarité ne pouvait pas passer inaperçue. Comme beaucoup d’autres squats et projets politiques à Athènes, les squats de Koukaki ont été pris pour cible à de multiples reprises par l’Etat, tant par les gouvernements syriza et nea dimokratia que par des attaques fascistes [2]. Face aux expulsions et à la répression, les camarades ont résisté et défendu leur communauté en reprenant les maisons et par des interventions dynamiques. Read More

Athènes (Grèce): réoccupation de squats à Koukaki

Le 11 janvier 2020, à Athènes, nous avons réoccupé les bâtiments de Panaitoliou 21 et de Matrozou 45. Expulsés le 18 décembre dernier en même temps que celui d’Arvali 3, les trois bâtiments formaient la communauté de squats de Koukaki, occupés depuis mars 2017.
L’opération de réoccupation a été entreprise par les militant.es de Koukaki, associé.es à plusieurs camarades entré.es avec nous dans les bâtiments, soutenus par 150 camarades à l’extérieur.

A Panaitoliou 21, face aux camarades en soutien posés sur les versants de la colline Filopapou (à cinq minutes de l’Acropole), une bannière a été déployée depuis la terrasse, sur laquelle on pouvait lire : “Réoccupation de nos vies, communautés de lutte dans chaque quartier”. Celle des camarades à l’extérieur affichait sa “ Solidarité avec les squats”.

A Matrozou 45, le rassemblement de soutien se tenait au pied du bâtiment, en pleine rue et au coeur du quartier. Banderole contre les airbnb et les flics, distribution de flyer à l’athénienne (lancée dans les rues), textes lus publiquements et distribués aux passant.es et aux habitant.es, l’événement est accueilli par les voisin.es avec joie et applaudissements. Rappelons que Koukaki est un des quartiers en plus forte gentrification à cause du AirbnB et du tourisme de masse, rien n’était donc pourtant gagné. Depuis la terrasse de Matrozou 45, une grande bannière a là encore été déployée affirmant : “Nous abattons les murs menant vers la liberté”. Read More

Athènes (Grèce): nouvelle expulsion des squats Matrozou 45 et Panetoliou 21

Communiqué de solidarité de Pola Roupa et Nikos Maziotis avec la communauté squat de Koukaki

SOLIDARITÉ AVEC LES CAMARADES DE LA COMMUNAUTÉ SQUAT DE KOUKAKI

Depuis la fin août 2019, l’État a lancé une opération de répression à grande échelle contre les structures auto-organisées, les espaces antiautoritaires et les squats, notamment ceux qui hébergent des réfugié-e-s et des migrant-e-s, principalement des familles avec enfants. Le gouvernement actuel, ND (Νέα Δημοκρατία / Nouvelle Démocratie) tente de mettre à niveau tout ce qui restait du gouvernement précédent (Syriza), qui avait fait des progrès plus sélectifs, dans le but d’expulser des squats de migrant-e-s ou des espaces de lutte auto-organisés.

La communauté squat de Koukaki est l’une de ces structures auto-organisées de lutte, qui avait été expulsée il y a quelques temps, mais deux squats ont été réoccupés hier [Note de Squat!net: le 11 janvier 2020], ce qui a mené à une seconde intervention de la police, qui a arrêté et tabassé les camarades qui occupaient les lieux ainsi que des personnes venues à l’extérieur en solidarité. Read More

Athènes (Grèce): réoccupation des squats Matrozou 45 et Panetoliou 21

Nous abattons des murs pour la liberté

La réoccupation des bâtiments Matrozou 45 et Panetoliou 21 est une action contre la peur imposée par la répression étatique. C’est un signal de résistance et un cri de ralliement pour intensifier la lutte. Ne laissons pas que le développement pille nos quartiers et la nature. N’acceptons pas le déplacement de nos vies. Gardons les parcs, les places et les collines libres. Opposons-nous aux mercenaires de l’État. Intensifions les luttes contre l’exploitation par le travail. Poursuivons la lutte pour la survie et la liberté. La lutte n’est ni légale ni illégale. Read More

Grèce: Merry Crisis and Happy New Fear

Répression et résistance en Grèce, décembre 2019.

Poursuivant notre couverture de la lutte en Grèce entre le nouveau gouvernement répressif de Nouvelle Démocratie et le mouvement anarchiste historique, nous présentons le texte suivant, en nous appuyant sur des témoignages de mobilisations de rue et de défense de plusieurs squats. L’Etat grec continue mettre tout son poids dans un assaut contre les réfugiés, les anarchistes et les mouvements étudiants, encourageant la brutalité policière aveugle contre les êtres humains et leurs compagnons animaux tout en cherchant à disculper les meurtriers de droite, dont les membres du parti néo-nazi Aube Dorée pourtant accusés de conspiration dans le meurtre de Pavlos Fyssas et le policier qui a assassiné, il y a 11 ans ce mois-ci, l’anarchiste Alexis Grigoropoulos, âgé de 15 ans.

Nous espérons inspirer des actions de solidarité internationale avec le mouvement en Grèce et équiper les lecteurs pour l’action et l’analyse dans d’autres contextes, à une époque où la violence d’État et la résistance de masse s’intensifient dans le monde entier. La lutte se poursuit. Read More

Athènes: les sans-papiers rendent les valeurs européennes perdues pour Noël !

Dans l’après-midi du 24 décembre, la communauté du squat de sans-papiers Notara26 s’est déplacée vers l’arbre de Noël sur la place Syntagma afin de ramener les valeurs européennes au peuple européen. 18 grands colis conformes aux 18 articles de la convention européenne des droits de l’homme ont été apportés à l’arbre de Noël pour rappeler ce qui est écrit sur le papier. Par contre, il y avait des images sur la façon dont ces « droits » fonctionnent dans la réalité. Dans leur déclaration, les Etats européens prétendent honorer ces valeurs, mais les gens se demandent où les trouver.

« Nous ne sommes pas trois et nous ne sommes pas des rois et nous ne sommes pas venus pour symboliser un nouveau-né. Nous sommes des milliers, nous refusons les royaumes et les idoles, et nous aspirons à une société où règnent le respect et l’égalité des droits pour tou-te-s. Même si nous venons des mêmes régions que les trois rois mages 2019 années auparavant, les raisons de nos voyages sont totalement différentes. Nous avons échappé aux guerres, aux dictatures autoritaires, à la torture, à la discrimination ethnique ou sexuelle et à la famine. Nous sommes venu-e-s ici pour trouver des conditions de vie qui en valent la peine. Read More

Athènes: bannière à Patissia, « Bas les pattes des squats et des sans-papiers! »

De Marousi à Koukaki et d’Exarcheia à Kipseli et Patissia, les graines d’un autre monde ont déjà été semées. Un monde contre la misère, l’exploitation, l’esclavage salarié, la propriété et l’égoïsme. Et ces graines poussent avec le sang au lieu de l’eau, et avec la violence au lieu du soleil. Plus le sang est versé, plus les graines sont nourries, et plus la violence est utilisée contre les corps des damnés, plus les fleurs de la résistance poussent. Chaque squat fermé, chaque chasse à l’homme et chaque battement contre nos corps, nous rend têtus et plus puissants.

Le 23 décembre, nous avons accroché une banderole sur les terrains de basket de Fitefti, dans le quartier de Kato Patissia, avec le slogan : « Bas les pattes des squats et des sans-papiers – Communautés antiautoritaires, solidaires et auto-organisées dans chaque quartier ». Read More

Athènes: Villa Kouvelou réoccupée

Aujourd’hui 22 décembre, la Villa Kouvelou a été resquattée avec beaucoup de monde. Nous sommes parti-e-s organisé-e-s, nous avons décidé de faire une manifestation dans les rues et au centre commercial de Marousi. Après la manifestation, les flics de l’OPKE et les flics anti-émeutes du MAT ont attaqué sans raison. Ils ont lancé des gaz lacrymogènes sur les gens qui faisaient leurs courses au centre commercial. La plupart des gens sont partis tous ensemble mais il n’y a pas d’image ni de photo de ce moment.
D’autres nouvelles suivront avec une traduction complète de ce communiqué.

L’incendie que nous avons déclenché ne s’arrêtera jamais
La Villa Kouvelou reste squattée
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Athènes (Grèce): quelques réponses aux expulsions

No pasaran ! Des anarchistes donnent une réponse à l’expulsion du squat Kouvelou

Le gouvernement grec est entré en guerre contre les anarchistes et les anti-autoritaires, après l’expiration de l’ultimatum de 15 jours donné par le Ministère de « l’Ordre public » aux dizaines de squats politiques et d’habitation de réfugié.e.s, dans toute la Grèce (certains d’entre eux ont plus de 30 ans), les menaçant d’expulsion violente par la police anti-émeute et les forces spéciales de la police, s’ils ne quittaient pas le lieu avant la date donnée. Le délai est expiré dans la nuit de jeudi 5 décembre 2019 [la veille de l’anniversaire de l’assassinat d’Alexis Grigoropoulos par un flic, le 6 décembre 2008 ; NdAtt.], une décision politique de l’État grec visant à stresser et à créer une « atmosphère explosive ».

Après la première vague d’attaques et d’expulsions, pendant l’automne, dirigée principalement contre des squats abritant des réfugié.e.s, la deuxième vague d’attaques vient de commencer, cette fois contre les squats politiques et les centres sociaux. En concomitance avec l’arrestation d’antifascistes et la proposition d’acquittement des leaders néo-nazis, dans le procès d’Aube Dorée, mardi 17 décembre le gouvernement de droite et son ministre soi-disant socialiste de l’Ordre public ont procédé à l’expulsion du squat « Kouvelou » à Maroussi, un quartier d’Athènes ; trois autres squats ont été expulsés aujourd’hui, 18 décembre, dans le quartier de Koukaki, à Athènes, avec une opération policière d’envergure : leur brutalité policière a terrorisé tout un quartier, avec des attaques contre des personnes vivant dans des maisons voisines, qui ne sont pas des squats. Dans les médias ont circulé des images horribles : des policiers des forces spéciales avec leurs bottes sur la tête de personnes au sol et une mère menottée au sol sur sa terrasse, avec une capuche sur la tête, rappelant les images des tortures d’Abou Ghraib. Read More

Athènes: récit des trois expulsions de squats à Koukaki

18 décembre 2019, 6h30, les trois squats du collectif d’occupation de Koukaki (Matrozou 45, Panaitoliou 21 et Arvali 3) ont été simultanément et violemment expulsés. Les résident.es ont diffusé.es le message qui suit au début d’une résistance à l’expulsion qui a duré plusieurs heures avec un bouclage complet du quartier.

« En ce moment, l’Etat attaque notre communauté, nos maisons, les lieux où nous habitons et nous vivons, des structures collectives de solidarité et d’organisation politique du mouvement anarchiste et des personnes opprimées. Les squats font partie intégrante de notre lutte contre la gentrification et l’invasion touristique du quartier, de la lutte contre l’enfermement et l’aliénation de nos corps, contre le chantage de nos patrons et la répression des flics, les squats sont la mise en pratique de l’autogestion et de la solidarité, des lieux où nous nous libérons de la tyrannie de l’Etat, du capital et de la patriarchie. Nous appelons les personnes à réagir par tous les moyens contre cette vague de répression. Nous appelons les personnes à soutenir notre résistance. » Read More

Athènes: déclaration du collectif d’occupation de Koukaki

Nous sommes peut-être tombé.es, mais nous sommes tombé.es sur leurs têtes.

Déclaration des squatteur.euses et camarades qui ont défendu Matrouzou 45 et ont échappé à la répression des forces de police de la MAT, de l’OPKE et de l’EKAM. Alors que nous faisions face à un raid de la police, nous avons été informé.es du sort des autres maisons squattées de notre quartier.

Nous avons immédiatement barricadé la maison et sommes entré.es en conflit avec les forces de répression. Les meubles, les appareils électriques, les chaudières, la peinture, les extincteurs, tout et n’importe quoi dans la maison leur est tombé sur la tête. Ils ont répondu en tirant et en nous blessant avec des balles en plastique ainsi qu’avec des grenades paralysantes lancées directement dans notre maison. Nous avons crié « Ici nous vivons, ici c’est notre maison, ici nous allons mourir ! » – « Nique votre développement et Airbnb. » Read More