Athènes: les sans-papiers rendent les valeurs européennes perdues pour Noël !

Dans l’après-midi du 24 décembre, la communauté du squat de sans-papiers Notara26 s’est déplacée vers l’arbre de Noël sur la place Syntagma afin de ramener les valeurs européennes au peuple européen. 18 grands colis conformes aux 18 articles de la convention européenne des droits de l’homme ont été apportés à l’arbre de Noël pour rappeler ce qui est écrit sur le papier. Par contre, il y avait des images sur la façon dont ces « droits » fonctionnent dans la réalité. Dans leur déclaration, les Etats européens prétendent honorer ces valeurs, mais les gens se demandent où les trouver.

« Nous ne sommes pas trois et nous ne sommes pas des rois et nous ne sommes pas venus pour symboliser un nouveau-né. Nous sommes des milliers, nous refusons les royaumes et les idoles, et nous aspirons à une société où règnent le respect et l’égalité des droits pour tou-te-s. Même si nous venons des mêmes régions que les trois rois mages 2019 années auparavant, les raisons de nos voyages sont totalement différentes. Nous avons échappé aux guerres, aux dictatures autoritaires, à la torture, à la discrimination ethnique ou sexuelle et à la famine. Nous sommes venu-e-s ici pour trouver des conditions de vie qui en valent la peine. Read More

Athènes (Grèce): quelques réponses aux expulsions

No pasaran ! Des anarchistes donnent une réponse à l’expulsion du squat Kouvelou

Le gouvernement grec est entré en guerre contre les anarchistes et les anti-autoritaires, après l’expiration de l’ultimatum de 15 jours donné par le Ministère de « l’Ordre public » aux dizaines de squats politiques et d’habitation de réfugié.e.s, dans toute la Grèce (certains d’entre eux ont plus de 30 ans), les menaçant d’expulsion violente par la police anti-émeute et les forces spéciales de la police, s’ils ne quittaient pas le lieu avant la date donnée. Le délai est expiré dans la nuit de jeudi 5 décembre 2019 [la veille de l’anniversaire de l’assassinat d’Alexis Grigoropoulos par un flic, le 6 décembre 2008 ; NdAtt.], une décision politique de l’État grec visant à stresser et à créer une « atmosphère explosive ».

Après la première vague d’attaques et d’expulsions, pendant l’automne, dirigée principalement contre des squats abritant des réfugié.e.s, la deuxième vague d’attaques vient de commencer, cette fois contre les squats politiques et les centres sociaux. En concomitance avec l’arrestation d’antifascistes et la proposition d’acquittement des leaders néo-nazis, dans le procès d’Aube Dorée, mardi 17 décembre le gouvernement de droite et son ministre soi-disant socialiste de l’Ordre public ont procédé à l’expulsion du squat « Kouvelou » à Maroussi, un quartier d’Athènes ; trois autres squats ont été expulsés aujourd’hui, 18 décembre, dans le quartier de Koukaki, à Athènes, avec une opération policière d’envergure : leur brutalité policière a terrorisé tout un quartier, avec des attaques contre des personnes vivant dans des maisons voisines, qui ne sont pas des squats. Dans les médias ont circulé des images horribles : des policiers des forces spéciales avec leurs bottes sur la tête de personnes au sol et une mère menottée au sol sur sa terrasse, avec une capuche sur la tête, rappelant les images des tortures d’Abou Ghraib. Read More

Athènes (Grèce): expulsions à Marousi et Koukaki

Aujourd’hui aux petites heures du matin, Villa Kouvelou à Marousi (nord d’Athènes) a été expulsée par les unités anti-terroriste de la police.
Le bâtiment vide et délabré avait été squatté par les anarchistes en avril 2010 et s’était rapidement transformé en un centre social de renommée nationale, fournissant au quartier des concerts, des conférences, des discussions, des événements politiques, etc.
La Villa Kouvelou a également été la cible d’attaques de groupes d’extrême droite comme le Golden Dawn. Dans le nord d’Athènes, la Villa Kouvelou était une institution et son expulsion est une catastrophe pour le quartier en termes culturels, laissant derrière elle – comme l’expulsion de la Villa Zografou – un désert socio-culturel. Pour autant que l’on sache, il n’y a pas non plus de raison particulière pour l’expulsion, il n’est pas prévu d’utiliser le bâtiment ou de vendre le terrain. L’expulsion est donc un acte purement populiste. Read More

Athènes: quinze ouvertures de squats le même jour !

En réponse à l’ultimatum du gouvernement Mitsotakis de vider tous les lieux squattés à la date du 5 décembre, une quinzaine de nouveaux lieux ont été ouvert à la même date (jeudi dernier) !

3 bâtiments dans le quartier de Gyzi, 2 à Ilissia, 6 à Exarcheia, 1 à Victoria, 1 à Agios Panteleimonas et 2 à Kipseli. Read More

Grèce: solidarité contre les expulsions de squats et les violences policières

Le 5 décembre, le gouvernement grec a posé un ultimatum aux squatt.eur.euse.s : s’iels ne partent pas, iels devront faire face à une répression violente.

Le parti de droite Nouvelle Démocratie, au pouvoir depuis juillet 2019, affiche son caractère autoritaire en s’attaquant à la gauche radicale et à l’ultra-gauche ainsi qu’aux personnes sans-papiers et aux réfugié.e.s.

L’asile universitaire (l’interdiction pour les forces de l’ordre d’entrer dans un campus), résultat d’une lutte ayant marqué la fin de la dictature des colonels, a été supprimé. Ce fut l’une des premières décisions du nouveau gouvernement. Le 17 novembre 1973, des chars de l’armée avaient en effet tué 23 étudiant.e.s qui protestaient contre le régime dictatorial. Depuis lors, aucun gouvernement n’avait osé l’abroger. Quelques jours avant la marche commémorant ces évènements, la police anti-émeute (MAT) s’est attaquée à la faculté d’économie en blessant de nombreux/ses étudiant.e.s. Le 18 novembre, les MAT ont attaqués les avocat.e.s et copain.e.s venues en soutien au tribunal pour les personnes arrêtées lors de cette marche. Read More

Grèce: Nouvelle Démocratie, le nouveau visage de la violence étatique

Un point de vue d’Exarchia à l’approche de l’épreuve de force. Interview d’un anarchiste d’Athènes sur la situation actuelle.

Le quartier d’Exarcheia à Athènes, en Grèce, est connu dans le monde entier comme un épicentre de l’anarchisme combatif. Pendant de nombreuses années, les anarchistes et les réfugiés ont travaillé ensemble pour occuper des bâtiments, créant des collectifs de logement et des centres sociaux qui fournissent une variété de services hors du contrôle de l’État. Dès le mois d’août, le nouveau gouvernement a mené une série de raids massifs ciblant les immigrants, les anarchistes et autres rebelles, tout en révoquant l’autonomie précédemment accordée aux universités et en introduisant un large éventail de nouvelles mesures et technologies répressives. Aujourd’hui, le gouvernement a donné deux semaines à toutes les occupations restantes en Grèce pour conclure des contrats de bail avec les propriétaires, sous peine de subir le même sort. Cette date limite coïncide avec le 6 décembre, jour que les anarchistes observent depuis dix ans comme l’anniversaire de l’assassinat policier d’Alexis Grigoropoulos, 15 ans, et du soulèvement qui a suivi.

Le nouveau parti au pouvoir en Grèce, appelé à juste titre Nouvelle Démocratie, est décrit par certains médias comme de « centre droit », par opposition aux partis fascistes purs et durs comme Aube Dorée ; en fait, Nouvelle Démocratie a puisé une grande partie de son programme répressif et xénophobe directement de la droite fasciste, tout en poursuivant un programme néolibéral en faveur du capital financier international. Le Premier ministre Kyriakos Mytsotakis, représentant héréditaire de la classe capitaliste dont le père était également Premier ministre, est un exemple de la caste politique qui cherche à détruire les dernières garanties protégeant les travailleurs et les pauvres tout en faisant de ceux qui résistent les boucs émissaires. Read More

Athènes (Grèce): lendemain du 17 novembre, un goût de sang dans la bouche

Très dure nuit pour qui aime Exarcheia et la lutte révolutionnaire en Grèce.

Beaucoup de nos compagnons ont passé la nuit entre quatre murs, après des passages à tabac systématiques. D’autres ont été blessés, dont trois à la tête, transférés en ambulance à l’hôpital. D’autres encore ont dû se terrer durant une bonne partie de la soirée, voire toute la nuit, pour ne pas se faire rafler et tabasser par des policiers qui semblaient très excités, comme en plein jeu vidéo de guerre dans tout le quartier.

Au total, plus de 5000 policiers, un hélicoptère et des drones transmettant en permanence la position des insurgés résistant depuis les toits. Des policiers anti-terroristes, des policiers anti-émeutes, des policiers en civil, des voltigeurs, des blindés munis de canons à eaux… L’armada en uniforme qui a convergé vers Exarcheia, pendant les deux manifs successives (1), était beaucoup trop nombreuse et suréquipée pour les irréductibles du quartier rebelle et solidaire.

Exarcheia n’a pas tenu longtemps. Déjà en partie occupée depuis des semaines, elle a rapidement basculé sous le contrôle de la soldatesque prétendument gardienne de la paix. Rares sont les lieux en son sein qui sont encore à l’abri. Ce matin, alors que le soleil n’est pas encore revenu, Notara 26 est encore debout, de même que le K*Vox ou encore la structure autogérée de santé d’Exarcheia (ADYE). Mais ces lieux et quelques autres font figures de derniers bastions dans un quartier hors norme minutieusement dévasté par l’État grec au fil des semaines, dans le but de faire disparaître l’une des sources d’inspiration du mouvement social dans le monde entier. Read More

Athènes (Grèce): sur la bataille en défense d’Exarcheia, pour la liberté, l’auto-organisation et la solidarité

Ces dernières semaines, le gouvernement de Néa Dimokratía a intensifié ses efforts pour dompter le mouvement anarchiste grec et écraser les initiatives qui offrent des alternatives à la société carcérale. En particulier, le quartier anarchiste d’Exarcheia, à Athènes, a été une des cibles principales de son agression. Ci-dessous est présentée une chronologie approximative de cette répression, ainsi que des actions de solidarité et de résistance menées par les compas d’Athènes.

En ce moment, les rumeurs  disent que l’État veut expulser « tous les squats » d’ici le 17 novembre. Une autre rumeur fixe la date limite au 6 décembre. Toutes deux sont des dates importantes, dans l’histoire du mouvement anarchiste grec, et chaque année est marquée par des émeutes [Note d’Attaque: le 17 novembre 1973 commence, à l’École Polytechnique, la révolte qui mettra un terme à la dictature militaire/fasciste « des colonels » ; le 6 décembre 2008, un flic tue Alexandros Grigoropoulos, à Exarcheia]. Ce n’est pas tout à fait clair ce que signifie « tous les squats ». Ce qui ressort clairement de ces dernières semaines, cependant, c’est que les attaques ont été menées contre des squats tant à l’intérieur qu’à l’extérieur d’Exarcheia, ainsi que dans d’autres villes du pays. Read More

Athènes (Grèce): expulsion du squat Bouboulinas

Annonce des résidents du squat Bouboulinas – soutien urgent requis

Le squat de Bouboulinas a été expulsé mardi 12 novembre 2019 vers 6h du matin, nous avons été transférés à Petrou Ralli et le soir ils nous ont à nouveau séparés entre 4 bus et ont laissé une famille et une femme célibataire « libres’, sans abris à Athènes

Refus de se retrouver en camp de concentration

Les 4 bus allaient au centre de detention d’Amygdaleza. Quand nous avons réalisé où on nous emmenait, nous avons tous refusés de descendre du bus. Nous avons refusé parce que nous connaissons les conditions là bas, personne ne voudrait y rester plus de 24 heures. Nous avons passé la nuit sans nourriture et sans eau, dans le noir. Read More

Paris: solidarité avec Exarcheia, au-delà des frontières

La nuit du 21 octobre, un SUV avec plaque diplomatique a brûlé, rue Dumont d’Urville, derrière l’ambassade de Grèce à Paris.

Avec cette petite action, nous voulons envoyer un signe de solidarité aux anarchistes de Grèce qui luttent contre l’État et le capital (légal ou illégal) et pour défendre des squats. Read More

Athènes (Grèce): reprise des évacuations de squats à Exarcheia

Alerte en ce moment à Athènes :

Après une longue pause, le gouvernement grec a décidé de frapper à nouveau. Ce matin [mercredi 16 oct. 2019], deux squats sont en cours d’évacuation par la police, des agents de renseignement, la police antiterroriste, des MAT (CRS) et des employés de la voirie de la mairie d’Athènes. Read More

Athènes (Grèce): des nouvelles d’Exarcheia

Des actions directes de solidarité, des expulsions, une réoccupation de squat, … La lutte continue au coeur de la capitale grecque !

– Grèce: attaques en série contre les responsables des expulsions à Exarchia – du 12 au 16 septembre 2019

Athènes: attaques simultanées de banques et de bureaux de ‘Nouvelle Démocratie’ – 16 septembre 2019

Des attaques contre les agences bancaires et des bureaux du parti ‘Nouvelle Démocratie’ se sont déroulées simultanément à l’aube du lundi 16 septembre à Glyfada, Alimos, Kypseli et Kesariani, localités d’Athènes. Jusqu’à présent, aucun groupe n’a revendiqué les attaques.

Au total, trois banques et cinq bureaux du parti ‘Nouvelle Démocratie’ au pouvoir ont eu leurs vitres fracassées. Read More

Nantes: actions de solidarité avec Exarcheia

Revendication en soutien à Exarcheia

Quelque part entre le 28 et le 29 août 2019, j’ai brisé la vitrine du consulat honoraire de Grèce, situé Rue Léon Jost, et inscrit au marqueur « STOP LOI ET ORDRE A EXARCHEIA ».

Ceci est un acte non violent.

Ses détracteurs le désigneront comme violent, comme le font toujours les dominants qui aiment à être seuls mètres du degré de violence. Tandis que « Loi et ordre », transférant des exilées vivant libres vers des centres d’enfermement, avec la complicité des fascistes d’Aube Dorée, ne serait qu’une opération de rétablissement de l’ordre, qu’une application des lois démocratiquement promulguées. Violente certes, car un enfant à qui on soustrait le toit au-dessus de sa tête, à qui on éloigne les visages qui faisaient apparaître un gigantesque sourire sur le sien, à qui on sépare des jouets qui l’émerveillaient et dont il se souviendra toute sa vie, ce n’est que violence qui lui est faite. Mais le monopole de la violence légitime étant accordée à l’État, les complices du pouvoir n’utiliseront jamais ce terme pour désigner ce que l’Autorité met en place pour sacrifier la liberté. Read More

Paris: rassemblements en solidarité avec les lieux occupés en Pologne et en Grèce

COMMUNIQUÉ DAL (sec@@@droitaulogement.org)
Paris, le 9 septembre 2019

CE MERCREDI 11 SEPTEMBRE, NOUS MANIFESTONS NOTRE SOLIDARITÉ AVEC LES LIEUX OCCUPÉS EN POLOGNE ET EN GRÈCE, EXPULSÉS OU EN COURS D’EXPULSION

RDV À 14H / AMBASSADE DE POLOGNE
à l’angle de l’esplanade des Invalides et de la rue Talleyrand (M° Invalides ou Varenne)

PUIS, RDV À 16H30 / AMBASSADE DE GRÈCE
à l’angle des rues A. Vacquerie, et J. Giraudoux (M° Kléber)

Dans plusieurs pays d’Europe, des espaces sociaux alternatifs et solidaires occupés et habités sont actuellement attaqués: réquisitions, squats, maisons de projets collectifs, centres sociaux, espaces communautaires de quartier, boutiques et bars coopératifs, ZADs en milieu rural, habitats alternatifs…, en général alternatives à la crise du logement. Read More

Athènes (Grèce): des nouvelles d’Exarchia, en lutte contre la terreur d’Etat

Du 28 août au 1er septembre…

Athènes: attaque incendiaire d’une escouade anti-émeute – Dimanche 1er septembre 2019

Un groupe de 20 anarchistes a attaqué aux cocktails Molotov le chek-point militaire de la MAT (police anti-émeute) situé à l’angle des rues Tositsa et Trikoupi.

L’attaque a eu lieu vers 23h40, le 1er septembre, dans le quartier d’Exarchia qui, depuis le 26 août, fait face à une plus grande militarisation du quartier que par le passé.

Après l’attaque, la MAT a tout de suite afflué sur la place d’Exarchia et s’est mise à lancer des armes chimiques sur la place et les rues environnantes, même dans les rues où il n’y avait pas eu d’émeutes. Read More