Dans le quartier Gries, à Graz, un immeuble presque entièrement vide, avec des appartements Airbnb, a reçu une visite anti-touristique…
À Graz, il y a environ mille appartements Airbnb (des appartements de vacances chers à en crever, qui restent vides la plupart du temps et sont réservés aux touristes aisés). Mille appartements dans lesquels des gens pourraient vivre. Tant de place et pourtant tant d’expulsions locatives.
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Le tourisme pousse comme des fleurs au printemps, les caméras de sécurité apparaissent comme des feuilles pour protéger les paisibles citoyens. Tout doit être clair, beau et en développement. L’apparence de la ville doit s’inscrire dans la liste d’Aegean Airlines. Les touristes n’ont pas besoin de grand-chose, quelques chaînes de magasins et cafés branchés, un bon guide pour expliquer les endroits à éviter, et quelque chose qui s’inscrit dans « l’expérience grecque authentique ». On attend avec hâte le prochain groupe de touristes qui va prendre un selfie autour de l’Acropole, et en même temps, notre quartier se dégrade lentement. Les personnes qui ne peuvent pas répondre à l’augmentation du prix du loyer sont obligées soit de trouver un autre logement pour rester, soit de se conformer aux nouvelles règles. Dans le même temps, les investisseurs aggravent la situation en achetant de vieilles maisons en cours de démolition et en construisant à leur place des lotissements de luxe. 

