Berlin: manifestation, liberté pour toustes les détenu.e.s touché.e.s par la répression à Barcelone

Lundi 22 mars 2021, 16h
RDV: Delegació del Govern a Alemanya
Regierung von Katalonien – Vertretung in Deutschland, Friedrichstrasse, 185. 10117 Berlin

Le 27 février 2021, huit camarades anarchistes ont été arrêté.e.s lors des émeutes de Barcelone, suite aux manifestations qui durent depuis l’arrestation de Pablo Hasél. Toustes sont actuellement en détention provisoire sans caution. Illes sont accusé.e.s d’organisation criminelle, de tentative de meurtre, de manifestation illégale, d’atteinte à l’autorité, de dommages matériels et de trouble de l‘ ordre public. Tout cela à la suite de l’incendie d’un fourgon de la police anti-émeute de la Guardia Urbana de Barcelone, une organisation policière qui a une longue histoire de torture et de violence. Les médias, en tant qu’outil de propagande de l’État, justifient la répression contre nos camarades et insufflent la peur pour arrêter l’auto-organisation et pour étouffer les révoltes.

Après les montages policiers Pandora et Piñata, il est évident que nous sommes une fois de plus face à une opération de répression d’un courant idéologique contraire aux intérêts capitalistes. Illes sont condamné.e.s parce qu’illes sont anarchistes. Dans ce type de montage, l’accusation d’appartenance à une organisation criminelle ou de terrorisme est quelque chose qui est utilisé pour créer un ennemi interne et justifier la répression. Cela leur permet de judiciariser nos vies à travers le harcèlement policier, les perquisitions, la violation de nos espaces personnels et politiques, les visites dans les centres pénitentiaires, etc. Par ce biais, ils entendent nous épuiser psychologiquement et économiquement, et ainsi désorganiser nos luttes. Read More

France: la fin de la trêve hivernale est repoussée au 1er juin 2021

La trêve hivernale, qui est censée mettre en pause les expulsions de logements chaque année entre début novembre et fin mars (et cela concerne aussi bien les logements loués que les logements squattés, cf. le chapitre sur les délais et l’annexe 1 du Squat de A à Z), vient d’être étendue par Emmanuelle Wargon, la ministre déléguée chargée du Logement, jusqu’au 1er juin prochain, en raison de la crise sanitaire due à la pandémie de covid-19. Read More

Lyon: « Squatter c’est lutter » par Mayday

Cette semaine Mayday et le canut-infos du vendredi tendent leurs micros dans les squats lyonnais pour parler hébergement, activités et réappropriation des lieux vides.

Reportage diffusé sur Radio Canut. « Squatter c’est lutter » par Mayday et les infos du vendredi.
Cette semaine Mayday et le canut infos du vendredi vous présentent un second volet sur le squat. Où vous pourrez entendre des ouvreuses et ouvreurs de lieux vides qui mettent du monde à l’abri, luttent contre la gentrification et organisent parfois aussi des fêtes monstrueuses. C’est ce mercredi à 18h et vendredi à 19h, restez branché.es sur le 102.2, on occupe la bande FM !

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Montpellier: squat des archives Utopia003, transition douce, sans expulsion

C’est la fin d’une époque et le début d’une nouvelle. Alors que ces temps de crise sanitaire et économique voient un accroissement déjà inquiétant de la précarité, le collectif Luttopia, la mairie de Montpellier et la Préfecture de l’Hérault se sont accordés sur le devenir du squat des anciennes archives dans le quartier des Beaux-Arts. Menacé d’expulsion depuis plusieurs années, le bâtiment avait accueilli jusqu’à plus de 200 personnes sans solution de logement et dans une grande précarité, migrant·es, familles, sans-papiers comme sans domiciles fixes, en abandon de droits. Il devra être libéré pour le 31 mars 2020, mais ne subira pas d’expulsion, une transition pourra en effet se produire en lien avec les services sociaux.

C’est à la suite d’une réunion à la préfecture le 11 septembre dernier que nous avions appris la nouvelle d’une possibilité de transition douce pour les résident·es du bâtiment. Depuis, un diagnostic social a pu être effectué en coordination entre le collectif Luttopia et les services de la ville, du département et de l’État. Deux assistantes sociales ont été mises à disposition par le CCAS afin d’affiner les dossiers de retour au droit commun préparés en amont. Deux réquisitions dans le cadre de la loi Élan ont également eu lieu, et le collectif Luttopia, qui s’est monté en association, va pouvoir disposer d’un nouveau bâtiment dans le cadre d’une convention avec la municipalité. Read More

France: « Mauvaise foi », petite histoire d’un article anti-squat, août-octobre 2020

Vidéo réalisée par des squatteureuses amiénois·es, à propos de la loi ASAP:

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France: quelques précisions à propos du projet de loi ASAP

Le DAL (association Droit Au Logement) a publié un communiqué le 4 octobre pour dénoncer le projet de loi ASAP. S’il est toujours utile de contester les volontés anti-squat qui émanent du pouvoir législatif, le problème avec ce communiqué du DAL est qu’en plus d’être très alarmiste, il est imprécis et joue sur une fibre sensationnaliste, au risque de donner de fausses informations.

Quand Cnews, BFM-TV, TF1, M6, Le Figaro et l’ensemble de la presse poubelle font dans le même type de sensationnalisme, pour construire un discours anti-squat, déversant des tonnes de fausses infos, renforçant les préjugés classistes et racistes, et justifiant des projets de loi toujours plus favorables aux riches, on a envie de vomir. Mais est-ce une raison pour tomber dans des discours alarmistes et confus ? Read More

France: loi anti-squat, l’assemblée triple les peines et glisse une mesure de délation

L’assemblée triple les peines des occupant-es sans titre et permet à toute personne de saisir le préfet en vue une expulsion expéditive …

Droit Au Logement dénonce le triplement des peines à l’encontre des occupant-es sans titre, voté vendredi matin à l’Assemblée, à l’initiative du rapporteur Kasbarian, sans autre opposition que celle d’un député FI (E. Coquerel).
Cette mesure punitive vient satisfaire les obsédés du sécuritaire, comme le député E. Cioti qui déclare souhaiter “que les squatters dorment en prison”. Qualifié.e.s donc de criminel.le.s, notamment les sans-abris qui s’installent dans un logement vacant car la rue ne leur réserve que des souffrances et une mort prématurée.
Ces députés, comme tous ceux qui exigent des mesures anti-squat, ne se préoccupent pas des locataires expulsés illégalement, alors qu’aucune poursuite n’est engagée – sauf exception –
Elles sont pourtant bien plus nombreuses que les très rares « occupants du domicile d’autrui » que l’on nous ressert depuis la fin août.

Cette mesure punitive poursuit un autre but : en montant la peine à trois ans, le parquet peut ainsi déférer les occupant-es en comparution immédiate, après les avoir placé en garde à vue. Il procède ainsi à leur expulsion sans exposer le Préfet. Read More

Pays-Bas: 10 ans après ! Actions contre l’interdiction de squatter

Aujourd’hui, 1er octobre 2020, nous fêtons les 10 ans de la criminalisation des squats aux Pays-Bas. Même avec cette loi, des squats existent encore et d’autres s’ouvrent .
La loi a été créée pour mettre fin à la fois aux ouvertures de squats et pour empêcher que des bâtiments soient vides. Elle a échoué des deux côtés. Des bâtiments sont toujours vides et pour beaucoup de gens, squatter reste une nécessité. Après tout, ce n’est pas l’existence de bâtiments vides qui conduit au squat, mais plutôt le manque de logements accessibles.
Que vous squattiez, louiez ou cherchiez à acheter une maison, trouver un logement disponible (et abordable) est une véritable gageure. Read More

État espagnol: le squat, le fantôme de la table

« Je ne sais pas quel est le secret fatal », Mathilde dans Le Château d’Otrante.

La récente campagne médiatique contre l’occupation des maisons n’était pas la première, mais l’une des plus intenses de ces derniers temps. Son lancement, à la veille d’une probable intensification du conflit du logement, ne semble pas être une coïncidence. La crise économique et sanitaire a mis en alerte les secteurs concernés, et cela semble être un premier mouvement d’un côté. Cette campagne commence à avoir des réponses, notamment sous forme d’articles et de réseaux sociaux. Dans ces réponses, il a été rapporté que le phénomène de l’occupation du domicile est moins répandu que ce que les médias laissent entendre avec un ton alarmiste. Les données et les statistiques renforcent ce rapport. En outre, des critiques ont été formulées, à juste titre, selon lesquelles l’occupation est délibérément confondue avec effraction. Enfin, une tentative a été faite pour recentrer le débat sur le problème de l’accès au logement, qui est la cause première de l’occupation de la propriété.

La situation de calme tendue que nous connaissons semble être le prélude à un plus grand conflit social, également autour de la question qui nous occupe. C’est pourquoi les réponses défensives sont essentielles, mais il serait préférable d’essayer d’aller un peu plus loin et de prendre l’initiative dans le conflit, pour cela il peut être utile d’examiner des aspects moins visibles ou moins explorés. En outre, face à des campagnes de ce type, les données et les statistiques ne sont généralement qu’à moitié utiles, car ce qui est en jeu ici, c’est la légitimité ou non de l’occupation des maisons et des locaux. Read More

Paris: contre les amendements anti squat, mobilisation mardi 29 septembre

Communiqué, Paris, le 27 septembre 2020.

Retrait des amendements anti squat et contre les occupants sans titre !!

► Rassemblement mardi 29 septembre à partir de 18h et en soirée, place Édouard Hériot – M° Assemblée Nationale – (point presse à 16h sur place)

Après l’adoption d’un amendement anti squat par la commission des lois de l’Assemblée (article 30ter de la loi ASAP), qui étend démesurément l’expulsion extrajudiciaire à tous les occupants sans titre, y compris aux sous locataires ou victimes de marchands de sommeil, en introduisant la notion floue de “résidences occasionnelles” [1] qui n’a pas de définition juridique, une nuée d’amendements répressifs a été présentée pour les débats en séance qui devraient avoir lieu mercredi ou jeudi prochain.

Nous en avons comptés plus d’une cinquantaine ! En effet, la droite, l’extrême-droite et même quelques députés de LREM se bousculent pour faire la peau aux squatters. C’est la curée, après 2 ou 3 faits divers que les préfets ont tardé à régler. Read More

Amiens: appel à la mobilisation contre l’amendement anti-squat

La petite pépite anti-sociale de la rentrée gouvernementale

Voici le communiqué rédigé avec quelques copaines squatteureuses à Amiens. Nous sommes actuellement en train de diffuser cet appel à mobilisations en cherchant d’autres collectifs qui souhaiteraient en être signataires. Pour le co-signer, envoyer un mail à cozette[at]riseup.net.

Le 28 septembre, sera discutée à l’Assemblée Nationale la loi dite ASAP. Cette loi augmente le pouvoir de décisions des préfets. Dans celle-ci a été glissé un amendement anti-squat, pur produit médiatique qui surfe sur le dernier fait divers qui a concerné des squatteurs. À la fin du mois d’août, un couple de retraités lyonnais apprend que leur résidence secondaire près de Cannes est occupée par une famille. Pourquoi ce fait divers devient-il le feuilleton estival, sur lequel tout le monde est sommé de prendre position ? Toujours est-il que les médias se succèdent en témoignages poignants et compatissants avec cette prétendue « mise-à-la-rue » des propriétaires, victimes non seulement des squatteurs, mais surtout de lois jugées trop laxistes et de procédures trop longues. Le buzz est lancé et d’autres quotidiens régionaux apportent leur lot de faits divers en se lançant dans une course aux clics. Read More

France: les députés votent une nouvelle mesure anti-squat

Le 16 septembre, l’Assemblée a adopté en commission un amendement qui étend la qualification de « domicile » aux résidences secondaires et occasionnelles, ouvrant la possibilité d’expulser tous les squats sans jugement.

L’été, c’est un peu la traversée du désert de la qualité journalistique. Les rédactions sont en vacances, alors on meuble en parlant coups de soleils, bouchons, et on cherche dans les archives le sujet de l’année dernière sur la rentrée des classes. Et puis on se lâche sur le fait divers, parce que le fait divers ça meuble, ça demande pas de travail, et en plus le plus c’est sordide le plus ça ramène de l’audimat. Ça tombe bien, cette année, Darmanin avait lancé la thématique de « l’ensauvagement » pour qu’on arrête de parler de ses mises en cause pour agressions sexuelles… Read More

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Théoule-sur-Mer (06): nouveau fait-divers permettant la confluence des droites

Toujours plus d’ordre, être intraitable avec les « indésirables »… ces mots polis de l’information couvent des représentations souvent racistes, masquées par des débats aseptisés (ici : la violation du droit de propriété et ses conséquences).

On le sait : depuis quelques temps, la thématique sécuritaire est revenue en force dans le débat public. La société serait plus violente, les chiffres seraient sans appel, ce serait même un « ensauvagement » général auquel on ferait face.

Dans un pays à feu et à sang, il faudrait de l’Ordre : il en va de notre cohésion nationale. Cet été encore, l’on a vu des chauffeurs de bus se faire agresser, des interpellations violentes, des policiers conspués : « tout laisse à penser que l’on court à la catastrophe » explique-t-on sur certains plateaux, et dans certaines salles de rédaction. Read More

France: un amendement anti-squat menace les occupant-e-s sans titre

Mise à jour du 17 septembre: L’amendement anti-squat soutenu par le Gouvernement ( ministère du logement) généralisant l’expulsion administrative (sur décision du préfet et sans jugement) des occupants sans titre a été adopté en commissions des lois de l’Assemblée Nationale mercredi 16 septembre. Cette proposition est excessivement dangereuse, et les délais sont courts puisque la loi dans laquelle sera insérée l’amendement sera discutée à l’Assemblée Nationale la semaine du 28 septembre.

Un amendement discuté cet après-midi en commission élargit l’expulsion sans jugement.
A l’ensemble des occupant-e-s sans titre !

La proposition d’amendement n°695 du projet de loi ASAP, inséré après l’article 30 bis, du rapporteur Mr Guillaume Kasbarian, député LREM et soutenu par le Gouvernement, étend l’expulsion administrative (expulsion forcée sur décision du préfet et sans jugement), en quelques jours et rétroactivement à tous les occupants sans titre de logements, bureaux, locaux et terrains vacants. Read More

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Montpellier: Squat des Archives, vers une évacuation et une transition légale ?

Le collectif Luttopia, gestionnaire du squat des anciennes archives départementales, a rencontré ce jour le directeur de cabinet de la Préfecture M. Smith, en présence de représentants de la municipalité, de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale (DDCS), du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) et de l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration (OFII), pour évoquer l’avenir du bâtiment, sous le coup d’une décision judiciaire d’expulsion.

Un changement de discours de la Préfecture ?

Lors de cette rencontre, il semblerait que la Préfecture ait relativement changé de discours quant à l’expulsion du squat des archives, que le Préfet Jacques Witkowski avait annoncé en février dernier. Une certaine prise de conscience de la situation catastrophique du logement et de l’accompagnement social dans le département a visiblement permis d’envisager une solution commune à l’avenir du Luttopia 003, en vue de reloger ses occupant·es de manière réellement pérenne. Read More