Lyon: Mairie verte ? Maintenant plus d’expulsion !

Récit d’un détournement de la conférence de presse d’EELV au soir du résultat du scrutin des élections municipales et métropolitaines pour exiger le prolongement de la trêve hivernale. Prochain rendez-vous le mercredi 1er juillet à 18h devant Grand Lyon Habitat

Dans le cadre de la campagne « Trêve Générale » lancée le 17 juin Place Guichard dans le but d’exiger au niveau métropolitain le prolongement de la trêve hivernale jusqu’en mars 2021 et au-delà, nous sommes une trentaine à avoir rendu visite, au tout juste élus Maire et Président de la Métropole, Gregory Doucet et Bruno Bernard.

Les revendications de cette campagne sont claires. Au vu de la situation actuelle, nous exigeons à Lyon comme partout en France la prolongation immédiate de la trêve hivernale, l’ouverture de places d’hébergement et l’arrêt des expulsions. Read More

Lyon: assemblée de lutte et d’action. Appel à mobilisations pour une prolongation de la trêve hivernale!

Dimanche 28 juin 2020, 18 heures à l’Espace Communal de la Guillotière, assemblée de lutte et d’action.

La lutte pour le droit au logement initiée en novembre dernier a une résonance toute particulière dans le contexte actuel. La nouvelle crise économique commence. L’explosion du nombre de chômeur·euses au mois de mars (+7%) et avril 2020 (+20% !) en est la preuve. Après plus de deux mois de confinement, la crise sanitaire est devenue crise économique, alimentaire et du logement. Et ce n’est que le début.

Aujourd’hui, nous, locataires ou petit·es propriétaires étranglé·es par les crédits, sommes coincé·es entre des ressources qui baissent et des dépenses qui montent. Sans emploi isolé·e pendant le confinement, au chômage tant qu’il existe encore, étudiant·e avec un boulot précaire, retraité·e dont le gouvernement grignote les pensions et les APL, nous serons 6 à 7 millions de personnes supplémentaires à ne pouvoir payer ni nos loyers ni nos factures dans les prochains mois. Le nombre de nos expulsions de logement et de coupures de gaz, d’eau ou d’électricité ira d’autant. Read More

Madrid: la Haute Cour de justice juge que l’expulsion de l’Ingobernable était illégale

La Haute Cour de justice de Madrid (TSJM) s’est prononcée sur deux recours déposés par le centre social en juin et novembre 2019, confirmant que la mairie de Madrid n’avait pas la légitimité pour procéder à l’expulsion mais affirmant que « les dommages ne sont pas irréparables ».

Une victoire amère pour les voisines de Madrid. La justice est d’accord avec La Ingobernable et montre à quel point les intérêts partisans sont au-dessus de la légalité et du bien commun. La TSJM s’est prononcée en faveur du centre social La Ingobernable, arguant que « la mairie de Madrid manque de légitimité » concernant l’expulsion qui a eu lieu le 13 novembre 2019 dans la Calle Gobernador 39.

La Ingobernable a dénoncé que « le conseil municipal n’avait pas la légitimité pour initier et traiter le processus d’expulsion parce qu’il y avait une affectation en cours à la Fondation Ambasz et qu’en tout cas ils auraient dû initier la procédure par le droit pénal » explique Naomi Abad, avocate de Red Jurídica qui a déposé le recours auprès du TSJM en juin 2019. « L’administration était parfaitement consciente qu’elle n’avait pas la légitimité pour le faire et pourtant elle a ordonné la procédure d’expulsion. Read More

Caen: expulsion du squat de l’ancien collège Guy Liar à Mondeville

Mercredi 24 juin, dès 6h du matin, la préfecture du Calvados a procédé à l’expulsion d’un squat à Mondeville, l’ancien collège Guy Liard rue Albert Bayet à la demande du propriétaire des lieux, le conseil départemental et avec l’accord de la mairie de Mondeville. Quatre familles étaient hébergées dans quatre anciens logements de fonctions, deux autres familles et des célibataires vivaient dans un ancien bâtiment administratif depuis le 4 janvier dernier. Au total, une quarantaine de personnes, dont une quinzaine d’enfants, a été expulsée ce matin. La préfecture a communiqué dès 6h15 sur les réseaux sociaux, elle propose une solution de relogement d’une semaine à l’hôtel après avoir étudié les situations individuelles, et elle « invitera les ressortissants étrangers en situation irrégulière à quitter le territoire national » ! C’est à dire que les familles seront soit assignées à résidence à l’hôtel (contrôle judiciaire quotidien au commissariat, obligation d’être présent à l’hôtel de 18h à 21h…), soit déportées au CRA (Centre de Rétention Administratif) de Oissel près de Rouen (celui de Rennes est fermé et rouvre le 30 juin prochain) en attente d’une hypothétique expulsion.

Dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, la trêve hivernale a été prolongée jusqu’au 10 juillet prochain, cette mesure s’applique à l’ensemble des squats qui sont de la compétence du Tribunal d’Instance (dix sur douze squats actuellement). Ce squat était expulsable depuis le 21 février dernier sur décision du Tribunal Administratif, par conséquent il ne pouvait pas bénéficier de la trêve hivernale d’un point de vue juridique. Néanmoins, vu les circonstances actuelles, il est parfaitement scandaleux de jeter des dizaines de personnes à la rue après une semaine de relogement à l’hôtel où d’envisager leur expulsion dans certains cas. Read More

Notre-Dame-des-Landes: alerte risque d’expulsion sur la ZAD

Alerte risque d’expulsion sur la ZAD NDDL… l’huissier qui était venu (seul) constater l’occupation de La Chèvrerie (depuis 2 ans) il y a une dizaine de jours, est revenu hier vers 8h accompagné de 3 gendarmes en tenues de camouflage pour signifier l’expulsion imminente, sur demande de la commune de Vigneux de Bretagne.

D’autres lieux et cabanes sont expulsables sur zone, nous invitons tou-te-s celleux qui le souhaitent à nous rejoindre dans ces derniers squats. Read More

Bordeaux: « Les familles craignent chaque jour de voir débarquer les forces de l’ordre ». La situation critique des squats

Avec le retour des beaux jours et le déconfinement, la préfecture n’hésite plus à ordonner l’expulsion de certains squats de la métropole. On fait le point avec Morgan Garcia, coordinateur de la mission squats à Médecins du monde Bordeaux.

Au squat de la Zone Libre, à Cenon, les habitants craignent l’expulsion. Un huissier, mandaté par Logévie – le propriétaire des lieux – s’est rendu sur place la semaine dernière pour leur ordonner de quitter les lieux.
« C’est ce que redoutent les familles qui vivent là-bas (..). La plupart d’entre elles ont connu un long parcours d’errance et craignent chaque jour de voir débarquer les forces de l’ordre » explique Morgan Garcia, coordinateur de la mission squats à Médecins du Monde.
Difficile de savoir où ces familles pourraient être relogées car la Zone Libre, qui compte 300 habitants dont 115 enfants, n’est pas le seul squat menacé d’expulsion. Celui de la Maison blanche, cours de la Marne à Bordeaux, se trouve dans la même situation.

A Gradignan, un nouveau lieu d’habitation a ouvert pour sauver ces familles de la rue. Mais, « il est malheureusement déjà plein » indique Brigitte Lopez, du Réseau éducation sans frontière (RESF 33). Read More

Zurich: Juch résiste! De nouvelles ouvertures

Ce soir 20 juin 2020, les bâtiments de la Grimselstrasse 18 et 20, de la Saumackerstrasse 67 et 69 ont été occupés. Les squatters* ont pris ces bâtiments en réponse à l’expulsion de Juch le 23 mai dernier.

Si vous expulsez un squat, nous* en ouvrirons un nouveau !

Il y a exactement un mois aujourd’hui, le département social de la ville de Zurich avait déposé une plainte et avait ensuite fait expulser le squat de Juch par un important contingent de la police municipale de Zurich. La seule raison en est que le chantier de construction du stade voisin de HRS Real Estate semble avoir besoin de plus d’espace pour la circulation de ses camions et ainsi étendre son empire le plus rapidement et le rentablement possible au nom de la ville. Marco Cortesi (porte-parole de la police de la ville de Zurich) a également souligné dans une interview devant le squat de Juch fraîchement expulsé que l’essentiel était maintenant de rendre immédiatement les bâtiments inhabitables et de les garder avec des forces de sécurité privées. Même les partis de gauche de la ville de Zurich se plaignent qu’il est extrêmement discutable et inapproprié de détruire des lieux d’habitations et culturels pour une installation de chantier, et écrivent dans un communiqué de presse publié conjointement : « Pour nous, c’est clair : la démolition des bâtiments pour l’utilisation du terrain comme lieu de stationnement est inacceptable. Bien qu’aucune utilisation significative n’ait été promise et qu’un accord douteux entre la ville de Zurich et HRS ait été conclu sans aucune transparence, les squatters* ont dû quitter le terrain. On ne le dira jamais assez : C’est scandaleux de la part de la ville de Zurich ! Nous avons la rage ! Read More

Saint-Étienne: communiqué de la Maison des Peuples suite à l’expulsion

Vendredi 19 juin, à 10h30, une centaine de policiers sont mobilisés rue Gambetta à Saint-Étienne, ils viennent expulser la Maison des Peuples, le Bourgeon.
À ce moment-là, nous sommes 7 à l’intérieur. Certain.e.s d’entre nous se reposent à l’étage, tandis que d’autres sont sur le toit, en train de coudre une banderole « Stop au Racisme d’État ».
La porte vole en éclats, une cinquantaine de policiers pénètrent les lieux pour nous interpeller. Ils sont si nombreux à l’intérieur qu’ils peinent à nous faire traverser les couloirs vers la sortie, alors que nous n’opposons aucune résistance. Une partie d’entre nous attend un long moment qu’une policière vienne effectuer les palpations, tandis que les autres sont emmenés au commissariat. Arrestation, menottes, placement en garde-à-vue. Certain.e.s d’entre nous ont pu récupérer leur sac à dos, nous perdons un mégaphone, une visseuse, trois duvets, un camping gaz, des tissus et matos de couture, une super salade amenée par une amie en soutien, des cordes, et le merveilleux seau qui nous permettait de partager café, eau, viennoiseries et petits mots doux avec les gens présent.e.s sur la place des Ursules. Read More

Oulx (Italie): quelques notes sur l’opération répressive du 10 juin 2020

Oui, nous avons occupé. Nous avons occupé le sous-sol de l’église de Claviere.
Et quand ils nous ont expulsés, nous sommes entrés dans l’ancienne Casa Cantoniera de Oulx.

Nous avons pris l’espace nécessaire pour nous rencontrer, nous parler, nous organiser. Contre les frontières. Contre les systèmes d’exploitation et de sélection qui les soutiennent. Pour porter une solidarité active à toutes ces personnes qui se trouvent discriminées, différenciées, constamment rackettées pour l’obtention d’un bout de papier, d’un État qui les massacre et du capital qui les exploite.

Nous avons occupé. Nous l’avons fait et nous le revendiquons. Read More

Bordeaux: squats, bidonvilles, entre 2 500 et 3 000 mal-logés sur la métropole « et ça continue d’augmenter »

Plusieurs milliers de migrants vivent dans des squats ou des bidonvilles de la métropole bordelaise avec un accès restreint à l’eau malgré la crise sanitaire. Une situation qui inquiète d’autant plus les exilés et militants que de nouvelles arrivées se profilent avec la réouverture des frontières européennes.

La crise sanitaire n’y a rien changé : entre 2 500 et 3 000 personnes, principalement des étrangers, vivent dans des squats ou des bidonvilles de la métropole bordelaise, dans le sud-ouest de la France, selon un décompte effectué par Médecins du Monde. Une première moitié est constituée de Roms sédentarisés dans des bidonvilles. L’autre moitié est disséminée sur au moins une centaine de squats. Il peut s’agir à la fois de migrants, de sans-papiers, de déboutés mais aussi des mineurs non-accompagnés, des demandeurs d’asile et même des réfugiés statutaires sans solution d’hébergement. Tous vivent dans des conditions extrêmement précaires avec, en particulier, un manque d’accès à l’eau et à l’hygiène. Read More

Rome (Italie): à propos de l’opération Bialystok

On apprend par les journaux italiens que ce 12 juin 2020, une nouvelle opération répressive a frappé les anarchistes, cette fois à Rome. 7 personnes (cinq hommes et deux femmes) âgées de 30 à 40 ans ont été arrêtées à Rome, dans la région de Saint-Étienne (Loire) et en Espagne. Cinq ont été incarcérées et deux assignées à résidence. Les inculpations portent sur plusieurs attaques incendiaires et explosives, dont celle contre la caserne des Carabinieri de San Giovanni à Rome en décembre 2017, ou encore celles contre des véhicules d’autopartage de la multinationale Eni (cf. ici et ) et d’autres non mentionnées en solidarité avec les compagnon.ne.s inculpé.e.s dans le procès « Panico »… Ci-dessous le communiqué des occupant.e.s du squat Bencivenga Occupato perquisitionné à l’aube de ce 12 juin. Read More

Dijon: jardin partagé et occupé de l’avenue de Langres

Communiqué du collectif du 17 juin – Prise de terre à Dijon dans le cadre de l’appel du 17 juin contre la reintoxication du monde !

Aujourd’hui, mercredi 17 juin 2020, malgré la pluie, nous étions près de quatre cents personnes à manifester depuis la Place de la République jusqu’au terrain à l’abandon situé au 63 avenue de Langres. Armés de bêches et de fourches, les participant-e-s ont pu défricher le terrain pour en faire des jardins, aménager de nouveaux espaces de rencontres et de respiration au cœur du quartier, planter des légumes, débattre de l’avenir commun sur ce terrain et au dela, ou partager un repas.

Ces terres sont menacées par un projet immobilier porté par la mairie qui, à grand renfort de communication « greenwashing », tente d’imposer un énième plan urbanistique inutile. Selon l’INSEE, il y a plus de 6000 logements vacants rien que sur la commune de Dijon. À part pour la municipalité – qui souhaite à tout prix croître pour asseoir son statut de« métropole » – pour qui est-ce une priorité qu’il y ait plus de nouveaux logements ? Read More

Bordeaux: l’Éclaircie, squat ouvert par des femmes

Communiqué du 10 juin 2020

Salut à vous qui ne nous connaissez pas encore, et à vous qui nous connaissez déjà ! Nous sommes en partie les anciennes des Mères Veilleuses et du Squid que nous avons décidé de quitter pour fonder notre propre collectif : un collectif 100% féminin de squat’heureuses de tout horizon, bien déterminées à de nouveau venir en aide aux femmes et familles à la
rue ! Histoire de fêter tout ça, nous vous invitons à l’inauguration du nouveau bâtiment destiné à reloger -entre autre- les familles de la Maison Blanche (celles des Capu) !
Rdv samedi prochain (le 13 juin) à 15h30 Gare St Jean (Bordeaux) aux arrêts de bus; pour celles et ceux qui participent à l’événement « Le Jour d’Après », un autre rdv vous y sera communiqué !
Des formulaires de témoignage Cerfa seront disponibles si vous voulez témoigner de l’installation de ces familles, pensez à vous munir d’une copie de votre pièce d’identité ! Produits ménagers, gants, sacs poubelles… sont les bienvenus..! Read More

Bordeaux: la Préfète s’apprête-t-elle à mettre à la rue 350 personnes dont 110 enfants ?

Après trois mois de confinement, alors que les services publics étaient fermés empêchant toute avancée de dossiers (régularisation, logement, santé), alors que l’arrêt de l’activité économique a privé de ressources de nombreuses personnes, mardi 10 juin, un huissier de justice est venu remettre aux habitants de l’ancienne RPA Ramadier un commandement de quitter les lieux dans un délai de 48h.

Parmi les personnes menacées d’expulsion se trouvent des hommes, des femmes, des enfants, parfois très jeunes. La majorité de ces personnes a trouvé abri entre ces murs au mois de novembre 2019 après un long parcours d’errance, faute de logement ou de places suffisantes dans les dispositifs d’hébergement.

Envisager une expulsion sans aucune proposition de relogement serait une aberration sanitaire, juridique, sociale, économique et humaine. Read More

Strasbourg: La Pigeonne, squat féministe et queer

Pourquoi nous squattons ?

Nous, femmes et personnes queers, féministes, précaires, exilées et marginalisées à plusieurs niveaux, occupons à Strasbourg un bâtiment délaissé depuis plusieurs années. Depuis le 27 février 2020 La Pigeonne est devenue un squat d’habitation et d’organisation en mixité choisie (sans hommes cisgenres*).
En tant que femmes et personnes queers, nous sommes cibles de violences à la fois physiques, sexuelles, économiques, sociales et administratives. Nous subissons davantage la pauvreté et la précarité. Nous revendiquons notre droit inconditionnel à avoir un toit. Nous trouvons aberrant d’être à la rue, de manquer de soins ou de nourriture tandis que les possédants gaspillent et continuent de s’enrichir. La précarité n’a jamais été un choix pour personne. Elle est le résultat d’une volonté politique, organisée et réaffirmée des dominants pour entretenir une classe exploitable. Ni les institutions ni les patrons ne veulent notre autonomie. Au contraire ils participent quotidiennement à notre précarisation.
Dès lors, nos priorités sont de nous mettre à l’abri, de construire des solidarités entre nous, de dénoncer ensemble une société patriarcale et un système économique qui sacrifie les plus vulnérables. Pour une transformation sociale et l’émancipation de toutes les femmes et personnes queers, nous privilégions des initiatives faites par nous et pour nous.
Face à l’incompétence de l’État, la violence de ses institutions, et sa répression policière sexiste, queerphobe et raciste de plus en plus violente et systématique, nous nous organisons. Nous occupons l’espace qu’on nous refuse. Read More