Douala (Cameroun): résistance aux expulsions dans le cadre de l’agrandissement de l’aéroport

Samedi 9 janvier 2021, des émeutes ont éclaté du côté de l’aéroport international de Douala. Des milliers de personnes vivent là dans un énorme bidonville, pour certaines depuis les années 1990. Pourtant, l’État a décidé d’y envoyer sa police pour expulser les gens et détruire leurs logements. Comme ailleurs, le profit capitaliste des plus riches passe avant le bien-être des habitant·es les plus pauvres. Read More

Barcelone (Espagne): récit de l’expulsion de la Engorilada

Mercredi [18 novembre ; NdAtt.] un petit groupe de personnes a répondu par de la casse à l’expulsion de la Engorilada, un bâtiment récemment libéré.


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Tozeur (Tunisie): des émeutes pour revendiquer des terres !

À Tozeur, aux confins de l’Atlas et du désert du Sahara, des émeutes ont eu lieu dans la soirée du samedi 19 décembre 2020, jusque tard dans la nuit. Les manifestant·e·s, dont certain·e·s font partie de la Coordination de la « création d’une nouvelle Tozeur », revendiquent des terres domaniales, notamment pour y ériger des maisons ou légaliser leur situation (et donc éviter des menaces d’expulsion). De plus, selon la Coordination de la « création d’une nouvelle Tozeur », un groupe de personnes influentes ont saisi plus de 18 hectares de terres du domaine national, ce qui les a également poussé à protester, afin de mieux répartir ces terres.

D’abord en mode manif/rassemblement au centre-ville vers midi, en face de l’hôtel du gouvernorat de la municipalité de Tozeur, la situation s’est animée dans tout le quartier quand des affrontements avec la police ont éclaté, pierres contre gaz lacrymogènes. Read More

Portland (USA): lors d’une tentative d’expulsion, la police recule face à la foule en colère

Le mardi 8 décembre, sur Mississippi Avenue, dans les quartiers nord de Portland, une maison nommée la Red House, habitée depuis des années par une famille aux origines amérindiennes et noires, vivant là depuis plus de 60 ans, était sérieusement menacée, les adjoints du shérif du comté de Multnomah et la police de Portland étant présents en nombre pour procéder à l’expulsion. Mais les habitant·e·s et leurs soutiens (soit environ une centaine de personnes) ont exprimé leur rage au point de faire reculer les flics. Les flics ont reçu des projectiles, quelques coups et ont même été aspergés de poudre d’extincteur… Certains de leurs véhicules ont eu leurs pneus crevés et leurs vitres brisées. Des barricades avaient été dressées autour de la maison menacée d’expulsion, vue comme partie prenante du mouvement de « zone autonome » né des suites des récents mouvements anti-police / Black Lives Matter, notamment dans le quartier Capitol Hill à Seattle. Read More

Leipzig (Allemagne): revendication de l’incendie d’une bagnole de flics lors du week-end émeutier contre la ville de riches

Bagnole de flics incendiée – Solidarité avec les prisonniers suite aux émeutes post-expulsion

Le 5 septembre, nous avons rendu inutilisable par le feu un véhicule de patrouille de police. Pendant qu’à Connewitz des personnes étaient en train d’attaquer les flics et des immeubles de luxe, nous sommes passés à l’acte à l’ouest de Leipzig sur la zone du centre logistique de la police. Les flics se mettent toujours entre les logements vides et ceux qui en ont besoin et sont donc vraiment une cible légitime pour nos attaques! Read More

Leipzig: la violence fait partie du problème – et le problème est le système

Jeudi dernier, il y a eu des affrontements avec la police autour de la Eisenbahnstraße et les jours suivants à Connewitz. Les événements de jeudi sont directement liés à la manifestation du jour J+1 qui a suivi l’expulsion de la Luwi71. Nous considérons les violences qui ont suivi à Connewitz également comme une réaction de solidarité à cette occupation et à d’autres. Nous aimerions donc contribuer en quelques lignes au débat sur la violence politiquement motivée à Leipzig.
Comme action directe, nous avons occupé pacifiquement la maison de la Ludwigstraße 71 pendant une semaine et demie. En quelques jours, la Luwi71 est devenue un lieu de rencontre dans le quartier. Les discussions sur le logement et les espaces ouverts autogérés sont à nouveau devenues un sujet de conversation dans différents horizons politiques.
Dès le début, nous avons fait part de notre volonté de négocier avec la ville et le propriétaire, nous avons étudié les utilisations possibles et proposé des pourparlers. Nous avons été heureu-ses que des représentants des autorités publiques et des partis politiques soient disposés à dialoguer avec nous, à exprimer leur solidarité avec nos préoccupations ou à formuler de sérieuses critiques. Read More

Berlin: appel international à l’action et journées de discussion

Appel international à l’action et journées de discussion à Berlin 30.10.-01.11.2020
Démonstration internationale à Berlin 31.10.2020

UNI-ES, NOUS NOUS BATTONS !
Relier les Luttes Urbaines – Défendre les espaces autonomes

Au cours des dernières années nous avons vu une résurgence globale de politique raciste réactionaire et patriarchale.

Dans un procesus constant d’intensification de l’exploitation et d’expansion de la répression, l’état et le capital se servent de la crise capitaliste globale, qui s’est déclenchée il y a une decade, pour restructurer encore les relations de pouvoir à leur avantage.

Leur réponse politique se matérialise dans une poussée de la droite, avec une alliance de politiques d’économie néoliberale jointes à un fort narratif nationaliste et une politique répressive contre toute résistance et tous mouvements progressifs. Une nouvelle attaque contre tout individu.e considéré.e dispensable.e et celle.ux qui choisissent de résister et se collectiviser contre le *ruine* de leurs vies est lancée par ce nouveau visage d’autoritarisme. Dans la période courante, des états dans le monde entier utilisent leurs mesures contre le CoVid-19 pour étendre la répression, le contrôle et la surveillance contre la société. Pendant ce temps-là, l’échec des services médicaux néoliberaux a mené à des masses de décès et des inégalités croissantes dûes à l’accès aux services médicaux. Read More

Leipzig: qui sème le vent, récolte la tempête

Nous revenons sur un long week-end rempli d’actions contre les expulsions, contre la gentrification et l’insupportable siège policier de nos quartiers. Après que deux maisons occupées aient été expulsées en très peu de temps, la colère à Leipzig a atteint son paroxysme une fois de plus.

Après l’expulsion du squat Luwi71 le mercredi, une manifestation du jour J+1 a été organisée le jeudi. Plusieurs centaines de personnes se sont jointes à la manifestation et ont exprimé leur colère face à l’expulsion du futur centre social près de la Eisenbahnstraße. Les flics ont été attaqués, des barricades ont été érigées et incendiées. Les affrontements ont duré plusieurs heures, au cours desquelles même une tentative de réouverture de la Luwi71 était engagée. Les flics tentèrent encore et encore de disperser les masses, mais au lieu de cela, de nombreuses petites manifestations se formèrent, qui firent progresser les affrontements. De nombreux personnes se joignirent aux masses qui furent dispersées à plusieurs reprises et pourtant se retrouvèrent. La colère contre le bureau de police et la criminalisation de la Eisenbahnstrasse, y compris la zone sans arme, était clairement palpable. Au cours des affrontements et après plusieurs tentatives infructueuses des policiers, ceux-ci ont commencé à tirer au hasard des gaz lacrymogènes dans la foule. Des munitions interdites par la loi ont été utilisées, également contre des journalistes, cela ne surprendra personne connaissant la police saxonne. Read More

Cape Town (Afrique du Sud): un enfant tué pendant une opération d’expulsion!

Lundi 24 août 2020, la police a envahi le quartier occupé d’Epping Forest, à Cape Town, pour y démolir plusieurs habitations auto-construites illégalement, provoquant des émeutes, les habitant⋅e⋅s refusant de se laisser déloger et de voir leurs domiciles démolis.

Pendant les affrontements qui ont eu lieu pendant les expulsions, un garçon de 8 ans a été tué et une fille de 12 ans a été grièvement blessée. Les deux ont été touché⋅e⋅s par des balles perdues, tirées par des habitant⋅e⋅s selon le maire de Cape Town, Dan Plato, mais plus vraisemblablement tirées par la police (selon des habitant⋅e⋅s et activistes du quartier). Read More

Berlin, Leipzig, Karlsruhe (Allemagne): série d’incendies et d’attaques contre les expulsions

Berlin, 9 août 2020 : incendie d’un bâtisseur de la ville des riches

(Traduit de l’allemand de Chronik, 9 août)

Dans la nuit du 9 août, nous avons foutu le feu à un Pick-Up (1) appartenant au constructeur STRABAG (2) garé dans la Wadowstraße. Après l’expulsion de Syndikat et des attaques des flics contre plusieurs de nos manifs, nous avons tenu notre promesse de rembourser ces attaques en causant des dégâts matériels.
Prolongeons le jour X ! Read More

Corinto (Colombie): la police anti-émeute et l’armée expulsent un terrain occupé et tuent deux indigènes Nasa

Mercredi 12 et jeudi 13 août 2020, à Corinto, dans le nord-est du Cauca, la police anti-émeute et l’armée sont intervenues pour expulser l’occupation d’un terrain privé [1] par des indigènes Nasa. Ces occupations de terrains font partie d’un combat continu de récupération de terres par les Nasa depuis 2014, reprenant une pratique ancestrale de lutte anticoloniale [2]. Read More

Cape Town (Afrique du Sud): la lutte continue à Kraaifontein

Depuis le 20 juillet, comme on l’a déjà écrit dans cet article, le quartier de Kraaifontein est sous occupation policière et en lutte contre les incursions des keufs qui cherchent à expulser des habitant⋅e⋅s et démolir leurs domiciles.

On savait que ça avait duré au moins jusqu’au 26 juillet, hé bien tout continue: démolitions de cabanes et autres habitats auto-construits continuent, arrestations d’habitant⋅e⋅s en lutte et résistance collective pour préserver les lieux de vie attaqués par les flics, comme on peut le voir sur ces deux vidéos, tournées les jeudi 6 et vendredi 7 août 2020: Read More

Cape Town (Afrique du Sud): jours de résistance aux expulsions à Kraaifontein

Depuis le 20 juillet 2020, plusieurs bâtiments d’habitation, pour la plupart auto-construits par leurs habitant⋅e⋅s, ont été démolis par les autorités sud-africaines, à Kraaifontein, en banlieue de Cape Town.

Des manifs, des émeutes et des rassemblements ont lieu régulièrement depuis près de deux semaines pour protester contre ces expulsions. Le dimanche 26 juillet, des affrontements ont eu lieu entre des habitant⋅e⋅s et les forces de l’ordre. Les flics ont été caillassés, des véhicules ont été incendiés (dont au moins un véhicule de la police). Des pneus ont été brûlés en différents endroits de la ville pour bloquer les routes principales R300 et Tygerberg Raceway. Les flics ont fait usage de flashballs et de grenades assourdissantes pour disperser les émeutier⋅e⋅s, au nombre d’au moins un millier selon la presse sud-africaine. Read More

Leipzig (Allemagne): émeutes contre la gentrification du quartier de Connewitz

Dans le quartier de Connewitz à Leipzig, un projet immobilier vise à gentrifier une partie du quartier en augmentant les prix des loyers. [L’emplacement du] chantier de construction entre Wiedebachplatz et Ecksteinstraße empêche cependant la police de patrouiller et de contrôler une grande partie de la Bornaische Strasse. Ce chantier de construction est souvent attaqué par des personnes déclenchant des incendies volontaires. Le samedi 9 mai, entre 150 et 200 personnes, réparties en petits groupes (afin d’éviter une propagation du Coronavirus) étaient présentes sur le chantier lorsqu’un important incendie a été déclenché. Read More

Nairobi (Kenya): expulsion = émeute

Le vendredi 8 mai 2020, à Nairobi, des centaines de manifestant·e·s ont envahi les rues, incendiant des voitures et érigeant des barricades en mettant le feu à des pneus, notamment pour bloquer une des routes principales de la capitale. Pourquoi ? Parce que le gouvernement a commencé depuis lundi à procéder à l’expulsion d’un bidonville gigantesque, dans le quartier de Kariobangi, qui abrite plus de 7 000 personnes, en démolissant un bon nombre d’habitations et de boutiques autoconstruites (la veille, le marché Korogocho avait été fermé par le gouvernement à cause de son aspect « informel » et illégal, mettant dans la merde un paquet de gens, jusqu’à 100 000, qui dépendent de ce marché pour leur vie quotidienne).

La plupart des personnes expulsées depuis lundi, plusieurs milliers, dorment dans la rue, sous la pluie et dans l’isolement dû aux restrictions de mouvements liées à la pandémie de Covid-19.

Le gouvernement affirme que le territoire du bidonville lui appartient, et l’expulsion-démolition a eu lieu malgré une décision du tribunal qui avait statué quelques jours auparavant en faveur des habitant·e·s pour arrêter les démolitions… Et certain·e·s des habitant·e·s expulsé·e·s avaient en leur possession des permis d’habiter sur les lieux depuis 2008. Read More