Leipzig (Allemagne): revendication de l’incendie d’une bagnole de flics lors du week-end émeutier contre la ville de riches

Bagnole de flics incendiée – Solidarité avec les prisonniers suite aux émeutes post-expulsion

Le 5 septembre, nous avons rendu inutilisable par le feu un véhicule de patrouille de police. Pendant qu’à Connewitz des personnes étaient en train d’attaquer les flics et des immeubles de luxe, nous sommes passés à l’acte à l’ouest de Leipzig sur la zone du centre logistique de la police. Les flics se mettent toujours entre les logements vides et ceux qui en ont besoin et sont donc vraiment une cible légitime pour nos attaques! Read More

Leipzig: la violence fait partie du problème – et le problème est le système

Jeudi dernier, il y a eu des affrontements avec la police autour de la Eisenbahnstraße et les jours suivants à Connewitz. Les événements de jeudi sont directement liés à la manifestation du jour J+1 qui a suivi l’expulsion de la Luwi71. Nous considérons les violences qui ont suivi à Connewitz également comme une réaction de solidarité à cette occupation et à d’autres. Nous aimerions donc contribuer en quelques lignes au débat sur la violence politiquement motivée à Leipzig.
Comme action directe, nous avons occupé pacifiquement la maison de la Ludwigstraße 71 pendant une semaine et demie. En quelques jours, la Luwi71 est devenue un lieu de rencontre dans le quartier. Les discussions sur le logement et les espaces ouverts autogérés sont à nouveau devenues un sujet de conversation dans différents horizons politiques.
Dès le début, nous avons fait part de notre volonté de négocier avec la ville et le propriétaire, nous avons étudié les utilisations possibles et proposé des pourparlers. Nous avons été heureu-ses que des représentants des autorités publiques et des partis politiques soient disposés à dialoguer avec nous, à exprimer leur solidarité avec nos préoccupations ou à formuler de sérieuses critiques. Read More

Berlin: appel international à l’action et journées de discussion

Appel international à l’action et journées de discussion à Berlin 30.10.-01.11.2020
Démonstration internationale à Berlin 31.10.2020

UNI-ES, NOUS NOUS BATTONS !
Relier les Luttes Urbaines – Défendre les espaces autonomes

Au cours des dernières années nous avons vu une résurgence globale de politique raciste réactionaire et patriarchale.

Dans un procesus constant d’intensification de l’exploitation et d’expansion de la répression, l’état et le capital se servent de la crise capitaliste globale, qui s’est déclenchée il y a une decade, pour restructurer encore les relations de pouvoir à leur avantage.

Leur réponse politique se matérialise dans une poussée de la droite, avec une alliance de politiques d’économie néoliberale jointes à un fort narratif nationaliste et une politique répressive contre toute résistance et tous mouvements progressifs. Une nouvelle attaque contre tout individu.e considéré.e dispensable.e et celle.ux qui choisissent de résister et se collectiviser contre le *ruine* de leurs vies est lancée par ce nouveau visage d’autoritarisme. Dans la période courante, des états dans le monde entier utilisent leurs mesures contre le CoVid-19 pour étendre la répression, le contrôle et la surveillance contre la société. Pendant ce temps-là, l’échec des services médicaux néoliberaux a mené à des masses de décès et des inégalités croissantes dûes à l’accès aux services médicaux. Read More

Leipzig: qui sème le vent, récolte la tempête

Nous revenons sur un long week-end rempli d’actions contre les expulsions, contre la gentrification et l’insupportable siège policier de nos quartiers. Après que deux maisons occupées aient été expulsées en très peu de temps, la colère à Leipzig a atteint son paroxysme une fois de plus.

Après l’expulsion du squat Luwi71 le mercredi, une manifestation du jour J+1 a été organisée le jeudi. Plusieurs centaines de personnes se sont jointes à la manifestation et ont exprimé leur colère face à l’expulsion du futur centre social près de la Eisenbahnstraße. Les flics ont été attaqués, des barricades ont été érigées et incendiées. Les affrontements ont duré plusieurs heures, au cours desquelles même une tentative de réouverture de la Luwi71 était engagée. Les flics tentèrent encore et encore de disperser les masses, mais au lieu de cela, de nombreuses petites manifestations se formèrent, qui firent progresser les affrontements. De nombreux personnes se joignirent aux masses qui furent dispersées à plusieurs reprises et pourtant se retrouvèrent. La colère contre le bureau de police et la criminalisation de la Eisenbahnstrasse, y compris la zone sans arme, était clairement palpable. Au cours des affrontements et après plusieurs tentatives infructueuses des policiers, ceux-ci ont commencé à tirer au hasard des gaz lacrymogènes dans la foule. Des munitions interdites par la loi ont été utilisées, également contre des journalistes, cela ne surprendra personne connaissant la police saxonne. Read More

Cape Town (Afrique du Sud): un enfant tué pendant une opération d’expulsion!

Lundi 24 août 2020, la police a envahi le quartier occupé d’Epping Forest, à Cape Town, pour y démolir plusieurs habitations auto-construites illégalement, provoquant des émeutes, les habitant⋅e⋅s refusant de se laisser déloger et de voir leurs domiciles démolis.

Pendant les affrontements qui ont eu lieu pendant les expulsions, un garçon de 8 ans a été tué et une fille de 12 ans a été grièvement blessée. Les deux ont été touché⋅e⋅s par des balles perdues, tirées par des habitant⋅e⋅s selon le maire de Cape Town, Dan Plato, mais plus vraisemblablement tirées par la police (selon des habitant⋅e⋅s et activistes du quartier). Read More

Berlin, Leipzig, Karlsruhe (Allemagne): série d’incendies et d’attaques contre les expulsions

Berlin, 9 août 2020 : incendie d’un bâtisseur de la ville des riches

(Traduit de l’allemand de Chronik, 9 août)

Dans la nuit du 9 août, nous avons foutu le feu à un Pick-Up (1) appartenant au constructeur STRABAG (2) garé dans la Wadowstraße. Après l’expulsion de Syndikat et des attaques des flics contre plusieurs de nos manifs, nous avons tenu notre promesse de rembourser ces attaques en causant des dégâts matériels.
Prolongeons le jour X ! Read More

Corinto (Colombie): la police anti-émeute et l’armée expulsent un terrain occupé et tuent deux indigènes Nasa

Mercredi 12 et jeudi 13 août 2020, à Corinto, dans le nord-est du Cauca, la police anti-émeute et l’armée sont intervenues pour expulser l’occupation d’un terrain privé [1] par des indigènes Nasa. Ces occupations de terrains font partie d’un combat continu de récupération de terres par les Nasa depuis 2014, reprenant une pratique ancestrale de lutte anticoloniale [2]. Read More

Cape Town (Afrique du Sud): la lutte continue à Kraaifontein

Depuis le 20 juillet, comme on l’a déjà écrit dans cet article, le quartier de Kraaifontein est sous occupation policière et en lutte contre les incursions des keufs qui cherchent à expulser des habitant⋅e⋅s et démolir leurs domiciles.

On savait que ça avait duré au moins jusqu’au 26 juillet, hé bien tout continue: démolitions de cabanes et autres habitats auto-construits continuent, arrestations d’habitant⋅e⋅s en lutte et résistance collective pour préserver les lieux de vie attaqués par les flics, comme on peut le voir sur ces deux vidéos, tournées les jeudi 6 et vendredi 7 août 2020: Read More

Cape Town (Afrique du Sud): jours de résistance aux expulsions à Kraaifontein

Depuis le 20 juillet 2020, plusieurs bâtiments d’habitation, pour la plupart auto-construits par leurs habitant⋅e⋅s, ont été démolis par les autorités sud-africaines, à Kraaifontein, en banlieue de Cape Town.

Des manifs, des émeutes et des rassemblements ont lieu régulièrement depuis près de deux semaines pour protester contre ces expulsions. Le dimanche 26 juillet, des affrontements ont eu lieu entre des habitant⋅e⋅s et les forces de l’ordre. Les flics ont été caillassés, des véhicules ont été incendiés (dont au moins un véhicule de la police). Des pneus ont été brûlés en différents endroits de la ville pour bloquer les routes principales R300 et Tygerberg Raceway. Les flics ont fait usage de flashballs et de grenades assourdissantes pour disperser les émeutier⋅e⋅s, au nombre d’au moins un millier selon la presse sud-africaine. Read More

Leipzig (Allemagne): émeutes contre la gentrification du quartier de Connewitz

Dans le quartier de Connewitz à Leipzig, un projet immobilier vise à gentrifier une partie du quartier en augmentant les prix des loyers. [L’emplacement du] chantier de construction entre Wiedebachplatz et Ecksteinstraße empêche cependant la police de patrouiller et de contrôler une grande partie de la Bornaische Strasse. Ce chantier de construction est souvent attaqué par des personnes déclenchant des incendies volontaires. Le samedi 9 mai, entre 150 et 200 personnes, réparties en petits groupes (afin d’éviter une propagation du Coronavirus) étaient présentes sur le chantier lorsqu’un important incendie a été déclenché. Read More

Nairobi (Kenya): expulsion = émeute

Le vendredi 8 mai 2020, à Nairobi, des centaines de manifestant·e·s ont envahi les rues, incendiant des voitures et érigeant des barricades en mettant le feu à des pneus, notamment pour bloquer une des routes principales de la capitale. Pourquoi ? Parce que le gouvernement a commencé depuis lundi à procéder à l’expulsion d’un bidonville gigantesque, dans le quartier de Kariobangi, qui abrite plus de 7 000 personnes, en démolissant un bon nombre d’habitations et de boutiques autoconstruites (la veille, le marché Korogocho avait été fermé par le gouvernement à cause de son aspect « informel » et illégal, mettant dans la merde un paquet de gens, jusqu’à 100 000, qui dépendent de ce marché pour leur vie quotidienne).

La plupart des personnes expulsées depuis lundi, plusieurs milliers, dorment dans la rue, sous la pluie et dans l’isolement dû aux restrictions de mouvements liées à la pandémie de Covid-19.

Le gouvernement affirme que le territoire du bidonville lui appartient, et l’expulsion-démolition a eu lieu malgré une décision du tribunal qui avait statué quelques jours auparavant en faveur des habitant·e·s pour arrêter les démolitions… Et certain·e·s des habitant·e·s expulsé·e·s avaient en leur possession des permis d’habiter sur les lieux depuis 2008. Read More

Bogotá (Colombie): expulsion de plus de 300 squatteureuses dans le quartier de Ciudad Bolívar

Samedi 2 mai 2020, tôt dans la matinée, alors que tout devait se passer pacifiquement, selon les pouvoirs locaux colombiens, la « dialogue » engagé par les autorités avec environ 300 personnes qui squattaient près du parc Altos de la Estancia, dans le quartier Ciudad Bolivar, au sud de la capitale colombienne, s’est transformé en émeute quand les gens ont compris que la conversation « pacifique » était en réalité un ordre d’expulsion… Read More

Khorramabad (Iran): déploiement de forces et destruction d’habitations dans un quartier pauvre

Le 14 avril 2020, le procureur de Khorramabad, accompagné de nombreux agents répressifs, a lancé un raid sur Falakedine, un quartier pauvre de cette ville pour en détruire des habitations que les habitants miséreux avaient réussi à construire avec des matériaux de base. Les agents se sont mis à frapper les gens qui refusaient la démolition, et dans certains cas ont blessé des personnes âgées alors que des décombres leur tombaient dessus.

Ces habitations détruites appartenaient pour la plupart aux habitants qui lors des inondations de l’an dernier avaient perdu tous leurs biens, maison y compris, et qui s’étaient reconstruit un abri. Ces habitants vivent sous le seuil de pauvreté et ne possèdent pas le minimum de revenus ni de moyens de subsistance. Read More

Athènes: des flics à l’intérieur de l’Université d’économie. Le squat Vancouver symboliquement réoccupé

Tout a commencé le lundi 24 février dans l’enceinte de l’université d’économie d’Athènes, lorsqu’un flic en civil qui n’était pas en service est descendu de sa moto et a commencé à harceler un vendeur de rue sans-papier devant la porte d’entrée. Le policier a été repéré par des étudiants anarchistes à cause de ses bottes et de son casque qui portaient l’insigne de la police et a été immédiatement confronté. Dans sa panique, il a commencé à courir à l’intérieur de l’enceinte de l’université et a réussi à se piéger dans un couloir sans issue, a pointé une arme sur les étudiants et, le doigt sur la gâchette, a menacé de leur tirer dessus tout en pointant l’arme sur eux pendant au moins 5 minutes, tout en appelant désespérément ses collègues au téléphone pour qu’ils viennent le secourir. Les étudiants, ne perdant pas leur sang-froid, mais ne prenant pas de recul, lui ont demandé de poser son arme et de quitter l’enceinte de l’université. Quelques minutes plus tard, des dizaines de policiers anti-émeutes ont pris d’assaut l’université et ont attaqué les étudiants pendant les heures de cours avec des grenades à explosion et du gaz asphyxiant, créant le chaos à cause d’un flic imbécile qui se prenait pour un cow-boy. Read More

Dong Tam (Vietnam): quatre morts dont trois policiers lors d’affrontements contre l’aggrandissement d’un aéroport

Depuis le 31 décembre 2019, des unités du ministère de la Défense et des employés de BTP travaillent à la construction des murs de clôture pour protéger l’aéroport militaire Mieu Mon à Hanoï. Mais ces clôtures empiètent énormément sur des terrains utilisés par des habitant·e·s vivant à côté, notamment dans le village de Dong Tam, déjà connu pour son opposition à l’État dans des affaires de confiscation de terres (cf. cet article de 2017). Ça fait environ trois ans que les villageois·es contestent la confiscation par les militaires de terrains entourant l’aéroport de Mieu Mon (dans le nord du pays, près de la capitale Hanoï).

Des affrontements ont éclaté à l’aube du jeudi 9 janvier 2020 lorsque les autorités ont tenté d’ériger une clôture autour des terres revendiquées par les habitant·e·s. Les forces de l’ordre ont alors rencontré des habitant·e·s muni·e·s «de grenades, de cocktails Molotov et de couteaux», selon un communiqué du ministère de la Sécurité publique. Le «désordre» a conduit à «la mort de trois policiers et un villageois» ajoute le communiqué, précisant que d’autres villageois ont été «arrêtés pour violation grave de la loi».
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