Un texte en faveur d’une reprise et d’une extension des hostilités en septembre 2016.
Entre le 9 mars et le 5 juillet, quatre mois se sont écoulés, qui ont vu le mouvement social le plus intense de ces dix dernières années. Le projet de réforme du code du travail, si il a été le principal prétexte de cette mobilisation, n’en a été que l’élément déclencheur. Il a été l’une de ces gouttes qui font déborder le vase, ce vase dans lequel nous devrions nager continuellement sans jamais tenter d’en briser les parois. Pourtant le sentiment d’oppression est grandissant et cette étincelle qui a brillé pendant quatre mois était révélatrice d’un malaise largement partagé et d’une rage trop longtemps contenue. Read More


Mardi dernier, le 16 août, une panne de courant généralisée a plongé Hochelaga dans l’obscurité. Plus de lumière dans les rues, plus de caméra qui fonctionne… En réalisant ce qui se passait, on s’est rapidement lancé des regards entendus et on s’est souri à la lueur des chandelles. On a ramassé nos imperméables et quelques outils, puis on est parti.es jouer dans la nuit. La pluie torrentielle avait perturbé la machine étouffante de la ville et son système de surveillance. La tempête nous offrait un répit, un instant de chaos à ne pas manquer.Complètement détrempé.es, le coeur joyeux, on s’est promené.es dans les rues en improvisant nos cibles avec excitation. On a pris quelques précautions : prévoir une voie de sortie pour chaque endroit et désigner des personnes qui faisaient le guet. La noirceur était notre complice. On s’est amusé.es jusqu’au retour de l’électricité, puis on est rentré.es chez nous sans l’ombre d’un problème.












