Montreuil (93): ouverture de l’Écharde

Lundi 1er octobre 2018, alors que des artistes du Jardin d’Alice allaient sagement rendre les clefs du bâtiment, 19 rue Garibaldi à Montreuil, une trentaine de personnes sont venues perturber leur plan en occupant le lieu. Après 3 ans de gardiennage, cet endroit devait être rendu au géant de l’immobilier Nexity qui gère le bâtiment pour le compte de l’EPFIF (Établissement Public Foncier de la région Ile-de-France). Alors que l’État tente de vider de leur sens les luttes de mal-logé.e.s en faisant signer des conventions d’occupation précaire, des artistes aux zadistes, alors que les maires de gauche font miroiter des réquisitions pour grappiller quelques bulletins de vote, nous, comme d’autres, on squatte. Read More

Aubervilliers (93): un squat d’artistes attaqué par des gros bras solidement équipés

Le 14 février 2018, un groupe de gros bras équipés de haches, de masses et d’une pelleteuse ont attaqué un squat d’Aubervilliers, détruisant tout à l’intérieur et frappant les habitants. Ce n’est pas la première fois que cela arrive et, en cette période de défense furieuse de la propriété privée, un tel phénomène ne devrait que s’amplifier en l’absence d’une réaction à la hauteur des mal-logés, squatteurs et autres démunis. Rappelons-nous simplement l’épisode de l’éviction d’une famille rom par des gros bras à Garges-lès-Gonesse, ou l’acharnement judiciaire dont plusieurs squatteurs ont été l’objet récemment en région parisienne (ici ou ). Read More

Grenoble: « Squats brésiliens exposés à Verdun, squats grenoblois exposés au froid »

Élu slogan de l’hiver grenoblois 2017.

Ce mercredi dernier, le premier novembre, premier jour de la trêve hivernale, dans le cadre du tout nouveau « Mois de la photo », un vernissage était organisé au musée de la peinture de Grenoble, place de Verdun.

De très célèbres artistes photographes y exposent leurs œuvres dans un cadre architectural monumental et mondain. Et de quoi traite le sujet de leurs photos ? De la misère sociale, de la précarité, et de squats… pour l’essentiel dans des pays lointains : le Brésil, l’Arménie, la Mongolie, mais aussi au Royaume-Uni où des milliers de personnes se sont battues pendant des dizaines d’année pour pouvoir continuer à vivre dans leurs bungalows, à vingt minutes de Londres.

Tous les grenoblois étaient invités à ce vernissage par Eric Piolle (maire de Grenoble), et Jean-Pierre Barbier (président du Conseil Général de l’Isère).

Vu le sujet, la saison, et le contexte grenoblois actuel où s’enchaînent expulsions et coupures d’électricité à la veille de l’hiver, nous, squatteurs et personnes solidaires, sensibles au problèmes de mal-logement, nous sommes évidemment sentis intéressés, et concernés en premier lieu par cette exposition. Read More

Paris (XXe): expulsion d’une maison occupée rue Florian

Ce matin (16 août), huissier, flics, déménageurs et serruriers sont venus expulser l’artiste Henri Taïb, occupant d’une maison située au bord de la voie ferrée de la Petite Ceinture, au niveau du 17 rue Florian (Paris XXe). Read More

Vincennes (94): expulsion de la Jarry

Avis de décès.

L’âme de la Cité Industrielle de Vincennes a définitivement quitté son corps ce matin [jeudi 20 juillet 2017]. Sous la contrainte d’un appareil administratif qui n’a pas su voir, reconnaître ni protéger l’expérience alternative de 300 personnes, reflets d’une société mixte avec une forte concentration d’artistes, ce corps gigantesque s’est éteint ce matin dans le silence.

Cette nuit, Imagina a peint ce cri qui devient l’ultime message de la Cité à la face du monde. Read More

Bagnolet (93): le collectif Wonder, ou l’art au service de la gentrification

Gentrification: nom féminin. On expulse des sans-papiers, et on fout des artistes branchés à la place.

«Je ne m’en fais pas trop pour le moment quant à la récupération, nous avons une longueur d’avance sur la liberté.»
Nelson Pernisco, du collectif Wonder (interview sur le site de Manifesto XXI)

Il y a deux ans et demi, un squat situé au 124 avenue Gallieni, à Bagnolet, ouvert dix mois auparavant par le collectif Baras, un collectif de sans-papiers majoritairement maliens, était expulsé par la police. Récemment, des artistes branché-e-s et opportunistes ont récupéré le bâtiment qu’ils occupaient. Ils et elles organisaient lundi dernier une soirée-événement, «Dirty Pepax» d’après leur brochure distribuée à l’entrée. Cet événement, organisé dans le cadre des «lundis du Pavillon Neuflize» du Palais de Tokyo, a réuni des centaines de personnes. Read More

Paris: la Petite Maison a 2 ans… Licorne is not dead!

La Petite Maison fête ses deux ans, avant sa démolition proche. Les « homo economicus » alias la SIEMP soutenue silencieusement par la mairie du 11e, vont construire pour notre bien à tous : UN IMMEUBLE ! Qué projet

Tout doit disparaître. Comme si l’humanité avait 50 ans.
On rase l’histoire, elle n’est pas rentable.

L’économie comme enfant diabolique du « travail, famille, patrie ». « Ça » dirige notre quotidien, notre paysage urbain. Read More

Saint-Maurice (94): le Cinéma Avesso a été expulsé cet été

L’information nous est parvenue tardivement, et pour cause, le squat du cinéma Avesso avait changé d’équipe et d’habitant-e-s après une OPA effectuée par des artistes autoritaires (cf. le texte Le tyran d’Avesso), mais le cinéma Avesso a été expulsé le 26 juillet dernier.

Pour les squatteuses qui avaient ouvert le squat à la fin de l’année 2014 et quitté le cinéma Avesso avant la fin à cause des conflits internes qui sont devenus intenables au printemps dernier, la vie en squat continue, ailleurs. Pour elles: joie, détermination et solidarité !

Saint-Maurice (94): le tyran d’Avesso

Récit d’une ex-habitante du cinéma occupé et de ses soutiens

C’est à la suite de mois et de mois de violences, de pressions psychologiques, de harcèlement et de comportements sexistes envers des copines du ciné Avesso, squat ouvert par elles deux à Saint-Maurice (94) il y a près d’un an et demi, que nous décidons de publier ce texte.

À leur arrivée à Paris, après avoir été accueillies dans divers squats, deux nanas, étudiantes étrangères, décident de sortir de la galère et d’ouvrir un lieu « safe » où elles se sentiraient chez elles de manière un peu plus stable, et où chacune pourrait réaliser ses projets, politiques et artistiques. Fin 2014, elles trouvent, en proche banlieue sud-est, un beau cinéma abandonné de style années 1930. Elles s’y installent. L’esprit joyeux, elles retapent le lieu avec l’aide de copin-e-s enthousiastes et prêt-e-s à donner quelques coups de main. Et le vieux cinéma retrouve petit à petit la vie ! Read More

Paris-banlieue: le Jardin d’Alice parachuté à Montreuil

Lorsque j’ai lu le texte de rendez-vous du 20 novembre sur anticop21.org au collectif artistique le Jardin d’Alice, j’ai failli tomber du fauteuil du taxi-phone ; houla dangereux… Comment la mairie de Paris ou l’État, ou la mairie de Montreuil, ou les trois, ont offert au collectif artistique le Jardin d’Alice un superbe bâtiment au 19, rue Garibaldi à Montreuil ? Read More

Paris: expulsion tranquillou de l’Inconnu, par les proprios…

Le squat « L’Inconnu » était ouvert depuis le 14 septembre 2015 (et non 2014 comme l’indique la vidéo hébergée par Vimeo), malheureusement semble-t-il sans aucun soutien extérieur mais avec un idéalisme citoyen désemparant… Dans la vidéo, au moment où les proprios essayent d’entrer, le 29 septembre, on peut entendre une squatteuse dire que « comme on avait prévu la veille, pour se défendre on appelle la police ».

« Pour se défendre, on appelle la police » !?! Apparemment, pas une seule personne autre qu’une des grandes institutions répressives garantes du droit à la propriété privée n’a été appelée par les squatteur-euse-s… Affligeant. Read More

Paris: le collectif Radical Cinema occupe l’Inconnu

Depuis dimanche 14 septembre, le collectif Radical Cinéma occupe les anciens locaux commerciaux situés à l’angle de la rue de Turenne et de la rue du Parc-Royal, dans le 3e arrondissement de Paris.

Nous avons observé que cet espace était laissé vide, inutilisé, et fenêtre ouverte, depuis plus d’un an (deux, d’après une voisine), et nous avons décidé d’y entrer pour l’enchanter d’une présence et d’un projet artistique. Read More

Paris 20e: expulsion du squat de la Villa de l’Ermitage

L’expulsion du squat des musiciens de la Villa de l’Ermitage a eu lieu vendredi dernier. Aucune solution de relogement n’a été proposée, la plupart des musiciens sont à la rue.

La démolition de la bâtisse est en cours, ce lundi.

Afin de parer au plus urgent, un collectif de voisins organise une collecte et cherche des solutions d’hébergement pour une douzaine de personnes. Read More

Paris: quatre ans après, le bizness du Château Pirate continue…

En novembre 2010, un squat d’artistes a été ouvert à Paris, au 40 rue René Boulanger, dans le Xe arrondissement, près de la place de la République. Nommé Château Pirate ou Château Albat’art, ce squat a été expulsé quelques mois plus tard, le 31 mai 2011. Une expulsion «à la cool», comme le dit un article paru le jour-même sur le site branchouille StreetPress puisque les artistes ont gentiment donné les clés au proprio, à l’époque la mutuelle d’assurance Groupama (une entreprise «à la cool», pas de doute). L’ex-squat a été muré illico-presto, sans aucune contestation, tranquillou.

Entre-temps, il s’est passé des choses assez banales (ateliers, teufs et autres machins d’artistes), et d’autres bien plus môches (bizness artistouille permanent et expo d’artistes conspis et/ou fafs en février 2011, cf. l’article ci-dessous qui avait à l’époque été publié sur Indymedia-Paris)… Read More

Paris: fermeture du Pipi Caca Poney Club

Ouvert il y a moins d’un an, le squat d’artistes Le Pipi Caca Poney Club n’est plus.

C’était juste un lieu d’activités culturello-festives, rien de bien politique hormis l’envie de faire vivre Paris la nuit… On y trouvait un espace de teuf et un espace d’expo.

Le nom de ce squat faisait référence à son emplacement dans des anciennes toilettes publiques situées sous les Grands boulevards, au niveau du 28 boulevard Bonne Nouvelle (Paris Xe), et c’était bien là sa principale originalité.

Le 26 janvier 2015, les deux entrées ont été condamnées.