Grenoble, Fontaine et Roybon: perquisitions en série

Ce matin (mardi 26 novembre), d’après la presse, brèves infos:

Cinq squats situés rues d’Alembert (le 38), des Alliés (Ahwahnee), Marbeuf et Jules-Vallès à Grenoble et rue des Buissonnées à Fontaine ont été perquisitionnés.

Dans le même temps, un important dispositif a également été mis en place pour interpeller, à Roybon, les occupants de la ZAD (Zone à défendre) des Chambaran.

L’opération menée dans l’agglomération grenobloise a mobilisé 350 policiers et gendarmes. Outre les policiers de la direction départementale de la sécurité publique, ceux de la police judiciaire et de la police aux frontières sont intervenus. Tout comme des CRS et des gendarmes mobiles, des flics du PSIG (peloton de surveillance et d’intervention), ainsi qu’un hélicoptère de la section aérienne de la gendarmerie. Selon Le Dauphiné Libéré, «cette opération d’envergure serait en lien avec l’enquête sur une série d’incendies volontaires revendiqués par la mouvance anarcho-libertaire dans l’agglomération grenobloise. Depuis trois ans, des incendies ont en effet détruit ou dégradé les casernes de gendarmerie de Grenoble et de Meylan, la mairie de Grenoble, les locaux de France Bleu Isère à Grenoble, l’église Saint-Jacques de Grenoble, les entrepôts de la société Eiffage à Saint-Martin-d’Hères, la Casemate de Grenoble ainsi que des véhicules du centre communal d’action sociale et d’Enedis à Grenoble. Aucune suspect n’aurait, jusqu’ici, été interpellé.» Read More

Grenoble: 3ème anniversaire de Ahwahnee

Ahwhanee c’est au départ un bâtiment laissé à l’abandon pendant trente ans par les différentes municipalités successives. La maison Kaminski fut occupée par intermitence par différents collectifs et personnes.
En 2016, des personnes à la rue décident de réoccuper le bâtiment pour en faire leur habitation et lancer des activités à vocation politique.
Des déboires avec la justice pour « occupation sans droit ni titre » et GEG pour « vol d’énergie » n’on pas empêchées les habitantes et habitants de continuer à faire leur vie et à organiser moult activités comme des projections, des concerts, des conférences gesticulées, à fabriquer des savons et à réparer des vélos…
Dans le lieu il y a aussi une zone de gratuité, une bibliothèque, une forge, un atelier vélo, un jardin potager et un bus magique…

On trouvait ça important de marquer les trois ans du lieu parce qu’à Grenoble (et ailleurs) la répression que subissent les squats et leurs occupant.e.s est féroce. Pour fêter la résilience du lieu après toutes les périodes troubles qu’il a pu traverser. Read More

Grenoble : Dans les médias, la mairie de Grenoble loge des SDF ! ou, L’histoire d’un enfumage médiatique

« Nous recenserons les mètres carrés de bureaux inutilisés et accompagnerons leur transformation en logements. Nous agirons sur le logement privé dégradé ou de mauvaise qualité. Si nécessaire, nous userons du droit de préemption, notamment pour ceux en mauvais état pour les transformer en logements conventionnés ou sociaux, après rénovation. Nous mobiliserons tous les outils juridiques notamment ceux que nous confère notre responsabilité en matière d’hygiène, pour lutter contre les marchands de sommeil. Nous recourrons à des baux d’occupation précaire pour des bâtiments inoccupés, notamment en contractualisant avec les demandeurs, ou encore pour des activités de courte durée. »
Engagement 74 du projet Grenoble une ville pour tous de la campagne électorale de l’équipe Piolle de 2014.

En l’espace de deux semaines entre les 11 et 22 décembre, de nombreux articles paraissaient dans les médias. France Bleu, Ouest-France, Rue89, Dauphiné Libéré, annoncent que « à Grenoble, la Ville propose gratuitement des logements vides aux SDF ». Tout semble si beau dans la capitale des Alpes… Plus de caméra, plus de publicité, et des logements gratuits pour les sans-abris. Cette fable médiatique tente de cacher la réalité du quotidien des Grenoblois·es : il y a toujours plus de caméras dans la ville, les publicités fleurissent à chaque installation d’un nouvel abribus, et le nombre de sans-logis ne cesse d’augmenter. Read More

Grenoble: « Squats brésiliens exposés à Verdun, squats grenoblois exposés au froid »

Élu slogan de l’hiver grenoblois 2017.

Ce mercredi dernier, le premier novembre, premier jour de la trêve hivernale, dans le cadre du tout nouveau « Mois de la photo », un vernissage était organisé au musée de la peinture de Grenoble, place de Verdun.

De très célèbres artistes photographes y exposent leurs œuvres dans un cadre architectural monumental et mondain. Et de quoi traite le sujet de leurs photos ? De la misère sociale, de la précarité, et de squats… pour l’essentiel dans des pays lointains : le Brésil, l’Arménie, la Mongolie, mais aussi au Royaume-Uni où des milliers de personnes se sont battues pendant des dizaines d’année pour pouvoir continuer à vivre dans leurs bungalows, à vingt minutes de Londres.

Tous les grenoblois étaient invités à ce vernissage par Eric Piolle (maire de Grenoble), et Jean-Pierre Barbier (président du Conseil Général de l’Isère).

Vu le sujet, la saison, et le contexte grenoblois actuel où s’enchaînent expulsions et coupures d’électricité à la veille de l’hiver, nous, squatteurs et personnes solidaires, sensibles au problèmes de mal-logement, nous sommes évidemment sentis intéressés, et concernés en premier lieu par cette exposition. Read More

Grenoble : 6 rue Jay expulsable : infos et dates à retenir

Bonjour a toutes et tous,

La mairie de Grenoble nous a appris lors d’une rencontre express hier matin qu’elle avait demande et obtenu auprès du tribunal d’instance l’expulsion sans délai du 6, rue Jay, lieux d’organisation de luttes sur le logement et de vie d’une dizaine de familles et de personnes mal logées. En utilisant une procédure non contradictoire, elle nous a sciemment empêche de nous défendre en justice, et donc de faire appel. Cette procédure ayant débuté en mars, dans la même foulée que la tentative d’expulsion du camp Valmy, la mairie nous a cache jusqu’au dernier moment − la signification de l’expulsion arrive la semaine prochaine par voie d’huissier, sa volonté de nous expulser. Le motif pour vouloir récupérer ce bâtiment : le projet − inexistant pour l’instant, de construire des logements sociaux, et le besoin de se « couvrir » juridiquement en cas d’accident dans le lieu. Read More

Grenoble : petit déj’ contre les expulsions

Ce Lundi 22 mai au tribunal d’instance de Grenoble, 3 maisons occupées passeront en procès pour « occupations sans droit ni titre ».

Ce mois de mai est une hécatombe pour les groupes et les personnes qui squattent des maisons et des immeubles dans l’agglo : trois expulsions pour le réseau du 22, le procès pour le camp Valmy, le Roxy Cooper expulsé, le camp derrière Cémoi menacé, des actions militantes asphyxiées (CHU, CCAS), GEG qui court derrière rue Jay et bien d’autres expulsions dont nous ne savons rien (expulsions locatives notamment). Read More

Grenoble : La mairie loue les cubes de la biennale… aux SDF !

5 déc. 2008

Les SDF les plus cabossés de Grenoble sont logés dans des cabanes de chantier. C’est le seul accueil réservé aux gens alcoolodépendants et accompagnés de chiens. Ca s’appelle La Place (anciennement Passage) et ça se situe depuis peu 106 rue des Alliés, juste à côté de la grande maison murée squattée il y a quelques années.

Ne posez pas la question de savoir pourquoi ne pas laisser la maison (dans laquelle la Place a son panneau électrique) aux grands exclus qui habitent à côté. Bien que n’ayant aucun projet dessus à part faire croître de la moisissure, la mairie a refusé. Read More

Grenoble : Récit de la seconde expulsion du 106 bis rue des Alliés

Le 21 octobre dernier, un squat tout récemment ouvert se faisait expulser sans aucune procédure judiciaire au 106 bis rue des Alliés, à Grenoble.
[Voir ici et .]

Cette même maison, toujours aussi délaissée par son propriétaire la Mairie de Grenoble, a été réoccupée en ce début de mois de novembre, puis expulsée de nouveau sans procédure judiciaire, sur simple décision de la Mairie de Grenoble (merci Noblecourt), avec l’accord de la Préfecture de l’Isère.

Aux alentours de 9h du matin ce jeudi 10 novembre 2005, des employés de la Mairie ont tenté de pénétrer, en vain, dans le 106 bis rue des Alliés. Des policiers municipaux sont venus en renfort, tandis que d’autres renforts, pour les squatteur-euse-s cette fois-ci, arrivaient également. Quinze à vingt personnes ont ainsi pris un petit déjeuner en bas du squat, avant de rejoindre la manifestation contre toutes les expulsions qui se préparait non loin de là vers 13h30 (au parc Georges Pompidou). Read More

Grenoble : Manifestation contre toutes les expulsions le jeudi 10 novembre 2005

GRENOBLE / APPEL A MANIFESTATION CONTRE TOUTES LES EXPULSIONS (de terrains, du territoire, de bâtiments publics ou privés) LE JEUDI 10 NOVEMBRE, RDV AU PARC GEORGE POMPIDOU A 13H30 (en prenant la piste cyclable, passer le pont qui passe au dessus de l’ancienne voie ferrée, prendre à droite, passer l’hotel Mercure et vous y êtes). L’idée étant d’aller jusque devant la mairie en passant par les différents lieux expulsés ou squattés qui sont sur le chemin.

Des individus en résistance et le collectif Défends toît Read More

Grenoble : La mairie de Grenoble et la préfecture de l’Isère expulsent illégalement

Communiqué de presse de squatteur-euse-s grenoblois-es du 21 octobre 2005.

Cet après-midi, la section d’intervention de la préfecture de l’Isère, des équipes de la BAC, assistées de la police municipale, ont expulsé un squat ouvert en début de semaine situé dans une maison appartenant à la Mairie (socialiste) de Grenoble, au 106 de la rue des alliés. Cette expulsion s’est deroulée sans procédure légale, les policiers ont pénétré dans le jardin en enjambant la palissade, faisant fi du rappel à la loi affiché sur la porte. Ils sont entrés dans la maison par une échelle (empruntée sur un chantier voisin), fusil à pompe et flashball au poing. Leur « superieur » (ne portant aucun signe de reconnaissance) n’a pas daigné répondre aux demandes d’explications des squatteur-euse-s. Ceux-ci sont sortis après un contrôle d’identité, et ont rejoint le petit rassemblement de soutien devant la maison. Read More