Lausanne: occupation d’un bâtiment pour accueillir des personnes sans-abri

Vendredi 29 mai en fin de journée, lors de la Critical Mass, nous avons occupé l’immeuble Place Bel-Air 4 au centre-ville de Lausanne dans le but d’y créer un lieu d’accueil pour les personnes en besoin de logement, mais aussi un lieu de solidarité, de convergence des luttes, de culture et de partage. La Municipalité a donné l’ordre d’évacuation et le bâtiment a été vidé quelques heures plus tard par la police, mais cet événement restera dans les mémoires et rappelle que des lieux autonomes, solidaires et résistants sont plus que jamais nécessaires.

Avec le déconfinement, Lausanne a diminué le nombre de logements pour les sans-abri. L’occupation de vendredi a été faite en réaction à l’Appel 212 de l’Association Sleep-In, qui demandait de tout mettre en oeuvre pour que les 212 lits qui ont été assurés en période de coronavirus soient maintenus toute l’année, pour ainsi répondre aux besoins réels des personnes sans-abri en région lausannoise. La pandémie du COVID19 a montré que de nombreuses mesures d’urgence peuvent être mises en place rapidement et que d’immenses ressources financières peuvent être trouvées pour soutenir l’économie et sauver les multinationales. Pourquoi ne voyons-nous pas une mobilisation similaire pour l’urgence climatique et la justice sociale ? Read More

Berlin: Liebig34 vous invite à son procès. Le chaos au lieu de l’expulsion !

Le 3 juin 2020, l’expulsion de Liebig34 sera probablement annoncée au tribunal ultra sécurisé de Tiergarten. On suppose qu’après deux tentatives infructueuses, le verdict sera finalement prononcé, ce qui rendra plus probable l’expulsion du projet féministe anarcho-queer. Cependant, le collectif ne veut pas l’accepter et continuera à résister. Parce que : Les maisons, celles et ceux qui en ont besoin !
Dans le passé, il y a eu de nombreuses tentatives de condamner et de criminaliser devant les tribunaux notre protestation contre les expulsions des projets menacés. Ils essaient de nous garder en petit nombre par la répression et la surveillance. On le voit, par exemple, dans la nouvelle classification du collectif Liebig34 comme « extrémiste de gauche » par la saleté constitutionnelle et le comportement agressif et provocateur des flics du BPE jour après jour dans les quartiers dangereux de cette ville.
Les tribunaux décident constamment POUR les gagnant-es et CONTRE les marginaux et les opprimé-es dans ce système patriarcal, raciste et capitaliste. Nous n’avons aucune confiance dans cet État injuste, qui protège les auteurs et les actes fascistes et qui décide en fonction des intérêts du capital. Nous nous opposons à ce système et ne céderons jamais.
C’est pourquoi nous créons notre propre version du verdict et de ces farces de procès d’expulsion et n’allons pas à Moabit au tribunal. Nous nous prononçons contre une expulsion et cela seul compte.
Venez devant le numéro 34 de la Liebigstraße le 3 juin à partir de 9 heures. Il y aura d’abord des spectacles, puis un brunch.
Participez également aux actions du 2 juin et montrez votre solidarité avec les projets menacés d’expulsion : décentralisé-es et chaotiques ! Read More

Thessalonique: deux camarades anarchistes arrêtés

Aux premières heures du mercredi 27 mai 2020, à Thessalonique, en Grèce, deux camarades anarchistes ont été arrêtés pour une tentative d’attentat à l’explosif ou à la bombe incendiaire au domicile de Dimitris Stamatis, l’ancien membre de Nouvelle Démocratie (le parti gouvernemental grec) et maintenant président de la Caisse de Dépôts et de Prêts.
Comme le rapportent les médias grecs, le premier camarade a été vu par des policiers civils qui passaient et contrôlaient la maison dans le quartier de Kalamaria ; puis l’autre camarade a été arrêté au moment où il allait poser les engins incendiaires/explosifs. Le premier camarade a été arrêté quelques heures plus tard à Thessalonique, alors qu’il était à vélo.
Il y a eu une grosse descente policière dans la maison du camarade, et aussi dans les maisons d’autres camarades. Plus précisément, 4 maisons squattées dans le quartier d’Ano Poli ont été fouillées de fond en comble et, de plus, 10 camarades ont été poursuivis au total, qui ont été laissés libres quelques heures plus tard, car rien n’a été trouvé contre eux. Read More

Leipzig (Allemagne): émeutes contre la gentrification du quartier de Connewitz

Dans le quartier de Connewitz à Leipzig, un projet immobilier vise à gentrifier une partie du quartier en augmentant les prix des loyers. [L’emplacement du] chantier de construction entre Wiedebachplatz et Ecksteinstraße empêche cependant la police de patrouiller et de contrôler une grande partie de la Bornaische Strasse. Ce chantier de construction est souvent attaqué par des personnes déclenchant des incendies volontaires. Le samedi 9 mai, entre 150 et 200 personnes, réparties en petits groupes (afin d’éviter une propagation du Coronavirus) étaient présentes sur le chantier lorsqu’un important incendie a été déclenché. Read More

Grèce : répression et résistance pendant la pandémie

En coordination avec le collectif de médias anarchistes Radio Fragmata, nous présentons le compte-rendu suivant venu de Grèce. Ce dernier décrit les actions entreprises actuellement par le gouvernement grec, ainsi que par les propriétaires d’entreprises, la police et les fascistes, pour tirer profit de la pandémie de COVID-19 dans le but d’intensifier la répression – mais également celles que les anarchistes, les migrant·e·s, les prisonnier·ère·s, les travailleur·euse·s rebelles et les autres mettent en place pour riposter et ouvrir des espaces de liberté.

Ces mises à jour sont adaptées de la contribution mensuelle de Radio Fragmata au podcast « Bad News Report » sur la situation actuelle en Grèce. Nous espérons sensibiliser les gens à cette situation et amener davantage d’auditeur·rice·s à écouter ce podcast ; nous recommandons d’écouter « Bad News Report » ainsi que le réseau radio anarchiste/antiautoritaire dans son ensemble. Read More

Brême (Allemagne): sabotage de voitures de deux sociétés immobilières

Nous devrions rester à la maison et éviter tout contact avec les autres. Nous devrions être solidaires, car si nous ne le faisons pas, on répand ce virus mortel. On se perd dans les nouvelles des médias. Nous sommes dans un état de sidération.

La pandémie est une réalité et nous en porterions toutes et tous la responsabilité. La responsabilité face au fait d’endiguer la maladie. Mais aussi la responsabilité vis-à-vis de l’évolution de la société. Nous ne sommes pas tou.te.s « dans le même bateau » seulement parce que nous pouvons tou.tes être touché.e.s par la maladie. La pandémie, ou plutôt la manière d’y faire face, empire les conditions de vie déjà précaires de toute manière. Beaucoup de personnes s’endetteront, n’ont aucun revenu ou sinon trop faible et sont encore et toujours contraintes de payer des loyers élevés. Les sociétés immobilières continuent de s’enrichir et celles qui sont de toute façon marginalisées encaisseront le fardeau de la crise. Dans le même temps, les mesures de l’État pour lutter contre le virus accélèrent les évolutions de la société autoritaire. Read More

Berlin: « nous continuerons à occuper…

…jusqu’à ce que nous n’ayons plus à le faire », écrivions-nous toujours. En cas de « catastrophe », cette formulation peut être complétée par un appel : « Vous devez participer !

Covid-19 envahit de plus en plus de régions du monde et il devient évident que la soi-disant catastrophe est la règle. Car là où les gens sont appelés par le soi-disant nécessaire et strict État père à « rester à la maison », tout le monde n’a pas de foyer. Comme si cela ne suffisait pas, l’État lui-même a longtemps fait augmenter le nombre de sans-abri en les expulsant. Dans le même temps, il ferme ses centres d’accueil de jour, dont les sans-abri ont besoin pour le pain de miséricorde, d’un peu d’eau et de savon. Dans son double standard effronté, il nous exhorte ensuite de façon patriarcale : « Attention à l’hygiène! »

« Évitez les contacts sociaux », nous demandent les gouvernements. Mais où les sans-papiers devraient-ils se replier lorsqu’ils sont entassés dans des camps et des prisons de déportation aux frontières extérieures de l’Europe et dans la périphérie allemande ? Avec les droits de l’homme – tels que l’asile, la liberté de mouvement et le logement – ils ont également été privés de la possibilité de se protéger efficacement contre le Covid-19. Read More

Berlin & Leipzig (Allemagne): quelques coups dans les vitrines de la gentrification

Berlin : Déclarons la guerre à Engel&Völkers – 5 mars 2020

Le nombre de sans-abri n’a jamais été aussi élevé que depuis les années 2000. Il augmente de façon constante depuis des années.

Les gens sont de plus en plus contraints à payer des loyers hors-de-prix et dans un premier temps sont poussés dans le rouge financièrement, puis à être sans abri. L’augmentation des loyers, le manque de logements sociaux et les logements vides renforcent ce symptôme de gentrification.

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Athènes (Grèce): minibus de tourisme incendiés en solidarité avec les squats

Dans la nuit du 19 février à Koukaki, près de la colline de Philopappou, quatre vans VIP (mini-bus de tourisme) ont été volontairement incendiés.
Cette attaque a été menée en représailles et en solidarité avec les personnes qui ont été frappées et arrêtées par les forces répressives de l’Etat lors de la réoccupation des squats à Koukaki. Elle a aussi été dédiée aux personnes arrêtées après la reprise des bâtiments. Read More

Marseille: soirée sur la répression et les solidarités en Grèce

Grèce… encore ! Dix ans de « crises », 4 ans de gouvernement Syriza, l’oubli une fois les frontières intérieures de l’Europe fermées en 2016… Et depuis août dernier, la répression tous azimuts : coupes des aides, chasses aux réfugiés, vingtaine de lieux migrants et anar’ expulsés, 1500 flics en plus. Et les résistances : de Koukaki aux réfugié.e.s de Polytechnique… jusqu’aux récentes émeutes sur les îles contre un centre de rétention géant … avant ce grand basculement provoqué par l’annonce d’une réouverture des frontières par la Turquie … On discute de tout ça et du départ fin mars pour un soutien aux inculpé.es et réfugié.es sur place, avec des membres de Koukaki et des ami.es de retour d’Athènes.

Depuis juin 2019, et le retour de Nouvelle Démocratie au pouvoir, la répression en Grèce connaît une vague sans précédent. Dès les premiers mois de juillet, les premières lois donnent le ton : fin de « l’asile universitaire », coupe des aides aux réfugiés (bloqués en masse depuis le printemps 2016, sur les îles et notamment le camp géant de Moria à Lesbos avec près de 35 000 habitants, soit plus que les habitants de l’île), en finir avec les squats anarchistes et réfugiés sur le territoire. Jusqu’à un ultimatum symbolique et guerrier le 5 décembre, à la veille des commémorations de la mort d’Alexis Grigoropoulos (tué par un policier à Exarcheia le 6 décembre 2008). Depuis la fin août, la vague de répression et la surenchère sécuritaire ont conduit : Read More

Athènes: des flics à l’intérieur de l’Université d’économie. Le squat Vancouver symboliquement réoccupé

Tout a commencé le lundi 24 février dans l’enceinte de l’université d’économie d’Athènes, lorsqu’un flic en civil qui n’était pas en service est descendu de sa moto et a commencé à harceler un vendeur de rue sans-papier devant la porte d’entrée. Le policier a été repéré par des étudiants anarchistes à cause de ses bottes et de son casque qui portaient l’insigne de la police et a été immédiatement confronté. Dans sa panique, il a commencé à courir à l’intérieur de l’enceinte de l’université et a réussi à se piéger dans un couloir sans issue, a pointé une arme sur les étudiants et, le doigt sur la gâchette, a menacé de leur tirer dessus tout en pointant l’arme sur eux pendant au moins 5 minutes, tout en appelant désespérément ses collègues au téléphone pour qu’ils viennent le secourir. Les étudiants, ne perdant pas leur sang-froid, mais ne prenant pas de recul, lui ont demandé de poser son arme et de quitter l’enceinte de l’université. Quelques minutes plus tard, des dizaines de policiers anti-émeutes ont pris d’assaut l’université et ont attaqué les étudiants pendant les heures de cours avec des grenades à explosion et du gaz asphyxiant, créant le chaos à cause d’un flic imbécile qui se prenait pour un cow-boy. Read More

Rotterdam (Pays-Bas): nouvelle ouverture expulsée le jour même. Dialogue nocturne avec Vestia

La police et Vestia pensent qu’ils peuvent à nouveau faire n’importe quoi en toute impunité !

La police a expulsé un squat de la Tweebosstraat à Rotterdam mercredi soir. Les squatteur-euses s’étaient retranché-es sur le balcon et le toit. Quatre arrestations ont été effectuées. Un groupe de squatteur-euses est entré dans le bâtiment vide plus tôt dans la journée. La police était présente en nombre pour expulser le groupe. Les maisons de la Tweebosstraat sont nominées pour être démolies. Auparavant, il y eu aussi des ouvertures de courte durée dans le quartier pour protester contre les logements laissés vacants.


La Haye: un dialogue nocturne avec Vestia.

Dans la nuit du 25 février, une visite nocturne a été effectuée au bureau de Vestia, situé sur la Loevesteinlaan, à La Haye. Plusieurs fenêtres ont été brisées et des bombes de peinture ont été lancées sur le bâtiment. Vestia est une mafia protégée par l’État. La société de logement est bien connue pour ses mauvaises pratiques et son mépris total des locataires. Après la crise de 2008, la société a continué à augmenter allègrement les loyers, à vendre des logements sociaux et à reporter l’entretien crucial des logements sociaux. Les gens étaient aux prises avec des problèmes de fuites, d’humidité et de moisissures, et Vestia ne semblait pas s’en soucier.
Aujourd’hui, Vestia démolit à nouveau plus de 500 logements sociaux dans le quartier de Tweebos à Rotterdam. La société ne reconstruira que 130 logements sociaux, le reste étant des locaux commerciaux et des maisons occupées par les propriétaires. Le projet de Vestia dans le Tweebosbuurt est un projet de gentrification brutale. Read More

Athènes (Grèce): Koukaki leur est tombé dessus

Depuis 2017, la communauté d’occupation de Koukaki (Matrozou 45, Panaitoliou 21, Arvali 3) a mis en place un exemple compétitif différent de vie communautaire dans le centre d’Athènes. Grâce à son organisation horizontale, au travail collectif et à la persévérance, elle a mis en place des projets ouverts et sociaux de logement communal, de bains publics et de lavomatic, de partage de vêtements, d’espaces pour des événements publics et une bibliothèque multilingue. Opérant dans une zone qui s’est transformée de quartier résidentiel en station touristique de première classe, la communauté des squats de Koukaki a levé un talus contre les politiques répressives et économiques de l’État et des patrons, contre le fascisme, le racisme et le patriarcat. Foyer vivant de la résistance, elle a également soutenu activement et s’est associée à d’autres luttes, projets politiques et assemblées publiques [1].

Une telle communauté active d’égalité et de solidarité ne pouvait pas passer inaperçue. Comme beaucoup d’autres squats et projets politiques à Athènes, les squats de Koukaki ont été pris pour cible à de multiples reprises par l’Etat, tant par les gouvernements syriza et nea dimokratia que par des attaques fascistes [2]. Face aux expulsions et à la répression, les camarades ont résisté et défendu leur communauté en reprenant les maisons et par des interventions dynamiques. Read More

Grenoble: contre les détournements de procédure et les expulsions immédiates, occupation d’une nouvelle maison et de la mairie !

Le 20 janvier à Grenoble, une nouvelle occupation de maison a été rendue visible. Simultanément, il y a eu un rassemblement devant la maison et une occupation bruyante de la mairie de Grenoble.

L’occupation de la mairie a duré de 10h à 16h30.
La maison a été expulsée vers 16h, le rassemblement devant s’est fait gazer et violemment repousser et matraquer. Les 2 personnes présentes dans la maison ont été emmenées en garde-à-vue et sont sorties le lendemain avec une convocation à un procès pour dégradation, refus d’ADN et refus de signalétique…

Ci-dessous, le texte distribué durant l’occupation de la mairie et devant la maison squattée: Read More

Athènes (Grèce): réoccupation de squats à Koukaki

Le 11 janvier 2020, à Athènes, nous avons réoccupé les bâtiments de Panaitoliou 21 et de Matrozou 45. Expulsés le 18 décembre dernier en même temps que celui d’Arvali 3, les trois bâtiments formaient la communauté de squats de Koukaki, occupés depuis mars 2017.
L’opération de réoccupation a été entreprise par les militant.es de Koukaki, associé.es à plusieurs camarades entré.es avec nous dans les bâtiments, soutenus par 150 camarades à l’extérieur.

A Panaitoliou 21, face aux camarades en soutien posés sur les versants de la colline Filopapou (à cinq minutes de l’Acropole), une bannière a été déployée depuis la terrasse, sur laquelle on pouvait lire : “Réoccupation de nos vies, communautés de lutte dans chaque quartier”. Celle des camarades à l’extérieur affichait sa “ Solidarité avec les squats”.

A Matrozou 45, le rassemblement de soutien se tenait au pied du bâtiment, en pleine rue et au coeur du quartier. Banderole contre les airbnb et les flics, distribution de flyer à l’athénienne (lancée dans les rues), textes lus publiquements et distribués aux passant.es et aux habitant.es, l’événement est accueilli par les voisin.es avec joie et applaudissements. Rappelons que Koukaki est un des quartiers en plus forte gentrification à cause du AirbnB et du tourisme de masse, rien n’était donc pourtant gagné. Depuis la terrasse de Matrozou 45, une grande bannière a là encore été déployée affirmant : “Nous abattons les murs menant vers la liberté”. Read More