France: Liste des logements vacants chez les bailleurs sociaux (2020)

Beaucoup d’entre nous ont déjà squatté des logements sociaux. Ça parait logique : ces bailleurs — comme la plupart des bailleurs — laissent de très nombreux logements vides. Pour ne pas avoir à mettre le logement aux normes; pour faire de la spéculation immobilière en vidant des tours pour détruire et vendre; ou encore pour faire pression sur les locataires en maintenant les prix hauts avec pour excuse le « manque de places »…

Devant ce foutage de gueule évident, nous prenons un malin plaisir en proposant en accès libre une très grande liste de logements sociaux officiellement vacants. Read More

Montpellier: appel à rejoindre la ZAD du LIEN

Depuis le dimanche 6 juin, nous occupons la ZAD du LIEN. Tou.te.s les copain.e.s révolté.e.s sont appelé.e.s à nous rejoindre le plus vite possible et en nombre.

Nous sommes des militant.e.s libertaires et écologistes, des utopistes, des riverain.e.s, des squatteur.euse.s, et des électrons libres de diverses organisations politiques et environnementales…

On occupera jusqu’à l’abandon du projet, déterminé.e.s à protéger notre terre, nos communs, notre futur. Nous luttons contre le L.I.E.N et son monde. Contre le béton qui stérilise notre avenir à tou.te.s pour le profit de quelques-un.e.s. Read More

Montpellier: violente expulsion illégale d’un squat par le voisinage

En 2021, la police n’a même plus besoin d’intervenir pour expulser des bâtiments occupés, les riverains auto-gèrent la répression.

Plus tôt dans la semaine, nous sortions un article nommé « La France est un pays de flics », et cette affaire ne fait que confirmer les propos de notre tribune. Ce samedi 22 mai, vers 18 h, les occupants d’un squat du quartier de Près d’Arènes reçoivent une étrange visite. Installés depuis le 15 mai, ces derniers sont dans leurs droits et une potentielle expulsion serait illégale. Et pourtant, une équipe de dix à quinze personnes menée par le voisin mitoyen commence à vouloir défoncer la porte et rentrer par le balcon pour chasser les occupants. Read More

Montpellier: quand, qui et comment le B.A.T. des Peuples ?

Texte de présentation de la nouvelle Maison des Peuples à Montpellier.

Quand, qui et comment le B.A.T.? C’est pendant le premier confinement que nous est venue cette idée d’échanger sur l’isolement social qui nous était imposé. C’est pour ça qu’on s’est réuni.e.s pour réfléchir sur ce qui nous arrive d’une manière générale et en particulier depuis le début de cette période de coronavirus. Nous sommes des personnes mal-logé.e.s, précaires, travailleur.euse.s pauvres, étudiant.e.s, femmes opprimé.e.s, chômeur.euse.s, des galérien.ne.s, etc. Quasiment un an après le début du premier confinement, est ce que les personnes qui planifient cette société capitaliste et industrielle ont œuvré à l’amélioration de nos vies ? Non. Elles continuent de s’enrichir sur nous et le vivant en général ; elles nous réduisent à l’état de marchandises pour servir leurs bon fonctionnement. Read More

Montpellier: le Bat du Peuple n’a rien contre le fait qu’on l’aide

L’occupation dans le quartier des Beaux-Arts est en train de se consolider. Il est utile de lui apporter du renfort matériel. Occupé depuis la rentrée au 1, rue Substantion, tout près du Corum, un ancien garage est devenu le BAT du Peuple, qu’animent notamment des personnes de l’ancien Casa del Sol. Sa philosophie en reste proche, avec un clair ancrage dans le mouvement social, par exemple le mouvement contre les lois Séparatisme ou de Sécurité globale. Les références du Bât du Peuple s’enracinent dans le mouvement des Gilets jaunes, et les actions de partage et solidarité alimentaire sont au cœur de ses pratiques, avec récupératon, freepicerie, cantines populaires. Read More

Montpellier: squat des archives Utopia003, transition douce, sans expulsion

C’est la fin d’une époque et le début d’une nouvelle. Alors que ces temps de crise sanitaire et économique voient un accroissement déjà inquiétant de la précarité, le collectif Luttopia, la mairie de Montpellier et la Préfecture de l’Hérault se sont accordés sur le devenir du squat des anciennes archives dans le quartier des Beaux-Arts. Menacé d’expulsion depuis plusieurs années, le bâtiment avait accueilli jusqu’à plus de 200 personnes sans solution de logement et dans une grande précarité, migrant·es, familles, sans-papiers comme sans domiciles fixes, en abandon de droits. Il devra être libéré pour le 31 mars 2020, mais ne subira pas d’expulsion, une transition pourra en effet se produire en lien avec les services sociaux.

C’est à la suite d’une réunion à la préfecture le 11 septembre dernier que nous avions appris la nouvelle d’une possibilité de transition douce pour les résident·es du bâtiment. Depuis, un diagnostic social a pu être effectué en coordination entre le collectif Luttopia et les services de la ville, du département et de l’État. Deux assistantes sociales ont été mises à disposition par le CCAS afin d’affiner les dossiers de retour au droit commun préparés en amont. Deux réquisitions dans le cadre de la loi Élan ont également eu lieu, et le collectif Luttopia, qui s’est monté en association, va pouvoir disposer d’un nouveau bâtiment dans le cadre d’une convention avec la municipalité. Read More

Montpellier: le mouvement contre le LIEN se pérennise malgré le coup de force du Département

Au lendemain de l’expulsion de la Maison de l’Écologie et des Résistances (MÉR), le collectif de la ZAD contre le projet du LIEN au Nord de Montpellier avait prévenu, lors d’une conférence de presse tenue vendredi 23 octobre devant les grilles de la Préfecture de l’Hérault : le combat contre ce projet routier écocide, qui avec son homologue le COM viendra marquer la prochaine étape de l’expansion de Montpellier, est loin de s’arrêter. Et d’en fournir la preuve dès le jour suivant, avec un rassemblement sur le chantier qui aura réuni une cinquantaine de personnes, soucieuses de s’imprégner des somptueuses garrigues et paysages pastoraux qui vont être irrémédiablement balafrés par la 2×2 voies RD68.

La diversité des profils des personnes présentes au rassemblement vient contrebalancer l’image médiatique de zones à défendre irrémédiablement associées aux mouvances autonomes ou contestataires “d’ultra-gauche” : militant·es politiques ou écologistes, jeunes couples, gilets jaunes, étudiant·es, retraité·es, etc. Aujourd’hui, pour sauvegarder ce réservoir de nature et de biodiversité situé à l’orée de Montpellier, et que l’Automne est venu décliner de mille teintes, ce sont monsieur et madame Tout-le-monde qui se sont mobilisé·es. Read More

Montpellier: la ZAD du LIEN expulsée et la MÉR détruite, trois personnes en garde à vue

Les pouvoirs publics ont voulu agir vite. Alors que l’ouverture d’une ZAD et de sa Maison de l’Écologie et des Résistances menaçait d’entraver la reprise des travaux de la Liaison Intercommunale d’Évitement Nord de Montpellier (LIEN), le préfet de l’Hérault a mené vers sept heures du matin ce jeudi 22 octobre, l’expulsion par des forces de gendarmerie d’une dizaine de personnes dormant sur les lieux. Aussitôt, la pelle mécanique s’est mise en branle et s’est méthodiquement appliquée à détruire la petite bâtisse méridionale cachée dans les garrigues et expropriée par le Département.

Une expulsion sur des fondements illégaux ?

“Le matin du 22 octobre vers 6 heures, des forces commando, équipées de béliers et de fusils mitrailleurs, ont encerclé la MÉR et lancé un assaut violent, sans sommations, en défonçant les portes, contre dix militant·es écologistes non-violent·es, encore endormi·es en sous-vêtements dans leurs sacs de couchage. La veille au soir était bon enfant, composée de dîners aux chandelles, de jeux de société, de rires et de débats pour refaire le monde. L’après midi nous préparions un petit jardinet pour planter des fleurs, il y avait un atelier menuiserie pour créer des meubles de récup’ à partir de palettes. En nous couchant, nous étions remplis d’espoir à l’idée que quelque chose de nouveau était en train de se créer. Le lendemain matin, nous nous sommes retrouvé·es par terre, sous la pluie, à peine le temps d’enfiler un t-shirt, certains encore torse nu, menotté·es dans le dos, assis, aligné·es face à une trentaine de gendarmes surentrainés et surarmés. Même des gendarmes sur place étaient outrés par l’intervention.” Read More

Montpellier: le Département socialiste pris de court par la ZAD du LIEN, la gauche soutient

Ce lundi 19 octobre, après la révélation publique la veille de la ZAD du LIEN, au nord de Montpellier, et de sa Maison de l’Écologie et des Résistances (MÉR), bâtisse expropriée vouée à une destruction rapide, les gendarmes venaient reconnaître l’occupation des lieux, initiative de citoyen·nes, riverain·es et de militant·es écologistes (SOS Oulala, Extinction Rebellion, ANV-Cop21 et Greenpeace), et accepter le dossier de preuves transmis par le collectif, attestant de leur présence depuis le 6 octobre, au delà du délai de flagrance de huit jours permettant leur expulsion immédiate.

Au lendemain de cette révélation, les services du Département demandaient à la Coopérative d’électricité locale de venir couper le compteur électrique de la MÉR, laquelle coupure se produisit au moment de la visite des gendarmes, restés professionnels et courtois face aux explications de militant·es. C’est donc sans électricité et sans eau que les lieux subsistent actuellement, les occupant·es s’affairant à rendre ceux-ci plus agréables et à organiser logistique, gestion collective et communication. Des journalistes sont passés, d’autres ont appelé, les papiers et reportages commencent à s’enchaîner et à donner une consistance médiatique locale à cette ZAD implantée au coeur du troisième et dernier tronçon du LIEN RD68, dont les travaux de déforestation ont commencé au début de l’année. Read More

Montpellier: la police expulse un squat rue Triolet, huit familles avec enfants en bas âge se retrouvent sans solution

Ce vendredi 25 septembre au matin, la police a expulsé un squat à Montpellier, laissant une trentaine de personnes sans solution, dont une moitié d’enfants.

Huit familles, dont certaines avec des enfants en bas âge, vivaient dans ce squat rue Triolet, ouvert sous tension il y a un an, notamment pour héberger des personnes migrantes. Aucune arrestation n’est à déplorer. Des vigiles resteront nuit et jour pendant deux semaines devant le lieu, et devraient permettre aux expulsés de récupérer leurs affaires – encore faut-il savoir où les mettre. Le tissu de solidarité a permis aux familles de trouver où se loger pour quelques jours, mais rien de stable. Certains enfants partis ce matin à l’école découvriront amèrement cet après-midi qu’ils n’ont plus de chez eux. Une société de bâtiment est présente sur place pour calfeutrer les entrées, les toilettes ont déjà été cassées.

Cette expulsion s’inscrit dans un contexte d’offensive à l’encontre des squats. À la fin du mois d’août, les médias ont ressassé en boucle l’histoire d’un couple lyonnais désemparé par l’occupation de leur résidence secondaire par une famille. Les commentateurs se sont succédé pour s’indigner du sort des propriétaires et pester contre une législation prétendument trop laxiste. Le 16 septembre 2020, les députés ont voté un amendement permettant l’expulsion rapide des squats, laissée à la discrétion du préfet, sans décision de justice, y compris après quarante-huit heures d’occupation. Un appel à la mobilisation circule pour rappeler l’évidence : squatter un bâtiment abandonné pour se loger et échapper à l’enfer de la rue est d’une légitimité absolue. Read More

Montpellier: La friche de Figuerolles, grosse épine dans le pied du politicien Delafosse

Les opposants au projet immobilier sur la Friche de Mimi reprennent du poil de la bête. Ils rappellent sèchement au nouveau maire de Montpellier ses promesses électorales.

Un petit box de stationnement a son portail ouvert ce mercredi 23 septembre, donnant sur le trottoir de la rue Adam de Craponne. Un écran y a été installé. Il diffuse en boucle une vidéo. Une cruelle et redoutable vidéo. On y voit Michaël Delafosse, nouveau maire socialo-vert de Montpellier. Plein cadre, pleine face, avec son ton inimitable de professeur appliqué, il explique doctement : « Il y a des lieux qu’il faut savoir protéger, et c’est ici nécessaire. Il faut préserver ce lieu de culture, lieu d’hospitalité. Il faut racheter ce lieu, ajourner le permis de construire… » Read More

Montpellier: Squat des Archives, vers une évacuation et une transition légale ?

Le collectif Luttopia, gestionnaire du squat des anciennes archives départementales, a rencontré ce jour le directeur de cabinet de la Préfecture M. Smith, en présence de représentants de la municipalité, de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale (DDCS), du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) et de l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration (OFII), pour évoquer l’avenir du bâtiment, sous le coup d’une décision judiciaire d’expulsion.

Un changement de discours de la Préfecture ?

Lors de cette rencontre, il semblerait que la Préfecture ait relativement changé de discours quant à l’expulsion du squat des archives, que le Préfet Jacques Witkowski avait annoncé en février dernier. Une certaine prise de conscience de la situation catastrophique du logement et de l’accompagnement social dans le département a visiblement permis d’envisager une solution commune à l’avenir du Luttopia 003, en vue de reloger ses occupant·es de manière réellement pérenne. Read More

Montpellier: expulsion du squat Bouisson-Bertrand, expulsion de la honte

La police a procédé lundi 31 août au matin à l’expulsion du squat Bouisson-Bertrand, situé rue de la Croix-Verte dans le quartier d’Euromédecine à Montpellier, et qui accueillait jusqu’à 200 réfugiés et demandeurs d’asile depuis plus d’un an et demi. Des dizaines de migrant·es et de militant·es se sont mobilisé·es en se rassemblant devant la Préfecture pour demander des solutions de relogement d’urgence, en vain. Le fondateur de l’association Solidarité Partagée, qui gérait le squat, a été ce matin arrêté et placé en garde à vue suite à ce sit-in, qui s’est prolongé toute la nuit durant.

L’un des plus gros squats de Montpellier, depuis plusieurs mois sous la menace d’une expulsion

L’association Solidarité Partagée a été créée il y a trois ans par Samuel Forest, président, et Lilian Moutonnet, secrétaire général. Elle a d’abord occupé pendant neuf mois le lieu-dit du Château de Leyris, à proximité de la gare Saint-Roch. Mais face à des conditions sanitaires peu satisfaisantes et la menace d’une expulsion, l’association migre en janvier 2019 dans un bâtiment appartenant à la fondation Bouisson-Bertrand, situé rue de la Croix-Verte. Read More

Montpellier: familles expulsées, bâtiments occupés!

Familles expulsées, bâtiments occupés!

Le 10 juillet, devant associations, collectifs, occupants de squats et syndicats, alors que le préfet se montrait rassurant quand à la situation des squats durant l’été, et ne parlait que de la situation «problématique» de l’ancien Institut Bouisson Bertrand, il préparait en realité des expulsions pour le 23. Expulsions qui ont touché deux bâtiments du centre-ville, mettant ainsi une cinquantaine de personnes et familles vulnérables à la rue, et d’autres en détention en CRA. La généreuse solution fournie : 3 nuits d’hôtel et retour à la violence de la tente dans la rue.

Connaissant le CV de l’actuel préfet de l’Hérault, Jacques Witkowski, nous n’avions pas eu foie en sa promesse du 10, et avons donc décider d’occuper depuis le 15 juillet ce bâtiment communal resté trop longtemps vide et muré, afin de reloger les personnes que Jacques a mis dehors en plein pic de chaleur, et durant la plus grosse crise sanitaire que nous ayons connu depuis le début du siècle, mettant ainsi en danger directement les personnes concernées et la population montpelliéraine. Read More

Montpellier: le préfet de l’Hérault fabrique par dizaines les familles SDF du “monde d’après”

Le Centre social autogéré de la rue Bonnard a été vidé de ses occupants ce mercredi matin. Et le Casa del Sol définitivement fermé

C’était pendant le confinement. On pouvait rencontrer des membres d’associations humanitaires, de défense des droits, qui sentaient comme un frémissement positif dans leurs relations avec les autorités ; la Préfecture de l’Hérault au premier rang. Pour l’encadrement des mineurs non accompagnés, la mise à l’abri des personnes errantes, le suivi sanitaire des plus précaires, le secours alimentaire, le dépistage du COVID, etc, les services d’État, officiellement chargés du traitement de ces questions, étaient trop contents de convoquer les associations en réunion, et miser sur leurs compétences alors que l’incurie des organismes officiels tournait au danger sanitaire public.

Brutalement, toutes illusions dissipées, ces bonnes volontés sont ramenées à la réalité du monde d’après. Semblable à celui d’avant. Peut-être en pire. Soit : soit la fonction essentiellement coercitive de l’appareil d’État, dans son contrôle social et policier des populations, particulièrement les plus démunies. Le pire étant de constater le peu de monde – deux à trois dizaines – de militants réduits à assister, démunis, à l’évacuation du Centre social autogéré de la rue Bonnard ce mercredi matin. Read More