Lyon: Bernard et Doucet se félicitent d’être de gauche après l’expulsion du Squat Maurice Scève

Ce mardi 27 octobre, à 3 jours de la trêve hivernale, la préfecture a procédé à l’évacuation du squat « Maurice Sceve » sur le plateau de la Croix-rousse. Quelques instants après, les élus EELV postaient un communiqué de presse pour se féliciter de leurs valeurs humanistes de gauche qui avaient permis cette évacuation dans le calme et un relogement des habitants. Pour autant, ils ne font ici que respecter la loi et en aucun cas preuve de courage politique. En réalité, dans quelques jours, c’est près de 50 personnes qui se retrouveront à la rue en plein couvre-feux et potentiellement reconfinement. C’est donc ça être de gauche en 2020 ?

Une expulsion qui ne dit pas sont nom

Ce matin la préfecture a procédé à l’évacuation du squat « Maurice Sceve » sur le plateau de la Croix-rousse. Ce squat avait été initialement ouvert pour accueillir des mineur.es isolé.es que la Métropole avait abandonné.es à leur sort contrairement à ce que la loi lui imposait. Read More

Caen: manifestation contre les politiques autoritaires et racistes de la préfecture et des mairies

En l’espace de 4 mois, la préfecture de Caen a procédé à pas moins de 11 expulsions de squats. 350 personnes ont été jetées à la rue, majoritairement des familles avec enfants… Ces squats, ce sont des bâtiments vides et à l’abandon, en passe d’être démolis. Sur 8 500 logements vides en agglomération caennaise (selon l’INSEE), combien suffiraient pour loger ces personnes sans solution ? Au contraire, la plupart de ces derniers sont murés pour éviter toute atteinte à la spéculation immobilière. En parallèle de cette précarité qui ne cesse de s’accentuer, on assiste à une pression politique et médiatique qui instrumentalise des faits divers d’occupation pour justifier un acharnement sur l’occupation de logements vides, notamment à travers une loi ASAP, votée récemment, entendant permettre une accélération des procédures d’expulsion. Celle-ci permettrait d’étendre la notion de résidence à tout type de bâtiment, au gré des décisions du Ministère du logement.

Le choix assumé politiquement et judiciairement est de favoriser le droit de propriété privée de biens inutilisés, par rapport au droit au logement. Read More

Lyon: évacuation du Collège Maurice Scève

Communiqué suite à l’évacuation du Collège sans frontières Maurice Scève par le collectif soutien migrants Lyon Croix-Rousse, 28 octobre 2020.

L’évacuation du Collège sans frontières Maurice Scève le 27 octobre 2020 s’est déroulée sans heurts avec la police, ce qui est appréciable après l’intrusion violente du 6 octobre. Nous regrettons que, pour ce qui n’aurait pu être qu’un déménagement, un tel déploiement de police ait été nécessaire (empêchant notamment les soutiens d’être sur les lieux), stigmatisant ces jeunes migrants comme potentiellement dangereux, alors qu’ils sont plutôt mis en danger par la carence de l’État, mais nous notons que tous les intervenants sur place ont fait le maximum pour que l’opération se déroule dans de bonnes conditions.

Le collectif remercie les élu·es municipaux, métropolitains et les médiateurs venu·es sur place malgré l’heure très matinale, témoigner de leur engagement pour que tout se passe au mieux.

Le collectif et les habitants remercient aussi tous les voisin·nes venu·es en nombre manifester leur soutien sans faille et leur vigilance au déroulé de la journée, et qui, depuis l’ouverture du lieu, ont su voir en ces jeunes autre chose que l’image que certains tentent de véhiculer sur eux, et ont su les intégrer avec bienveillance. Read More

Calais: la saga des expulsions continue

Hier matin, le 22 octobre 2020, la préfecture du Pas de Calais a encore procédé à l’expulsion et à la destruction massive d’un campement. Il s’agissait du lieu de vie nommé « Unicorn jungle », où (sur)vivaient près de 300 personnes exilées, d’après la distribution de tentes faite par Utopia 56, une semaine auparavant. Encore une fois, les associations dénoncent la brutalité et l’inefficacité de ces opérations. Ces dernières ne respectent pas les droits fondamentaux des personnes exilées.

Les associations dénoncent la violation du droit d’aller et venir des personnes exilées. Encore une fois, une dizaine de bus avaient été affrétés pour les emmener vers une destination inconnue. Les autorités ont procédé à une opération de « mise à l’abri » d’au moins 190 personnes. Une « mise à l’abri » d’hommes, mais également de femmes et d’enfants. L’inutilité de cette opération de « mise à l’abri » se constate, notamment, par la fréquence de ces opérations. Read More

Madrid: expulsion de l’Ateneo Libertario de Vallekas

Le 23 octobre à 7 heures du matin, de nombreux camions anti-émeute se sont présentés au centre social pour procéder à son expulsion. Le collectif appelle à un rassemblement cet après-midi à 20 heures dans le parc d’Amos Acero.

Ce matin, la menace qui pesait sur l’Ateneo Libertario de Vallekas s’est concrétisée. À 6 heures du matin, une colonne de fourgons anti-émeutes est arrivée à l’entrée de l’Ateneo, au 59 de la rue Párroco Don Emilio Franco. Ce n’est qu’une heure plus tard, à 7 heures, que les agents anti-émeutes ont réussi à enfoncer la porte pour accéder à l’intérieur de l’espace.

Selon les sources du collectif qui a utilisé l’espace consulté par El Salto, « il n’y avait qu’une seule personne à l’intérieur, qui n’a pas été arrêtée, les agents l’ont identifiée pour porter plainte et l’ont laissée partir ». Le bâtiment était une ancienne usine de tissage qui était inutilisée depuis plus de sept ans lorsqu’elle a été squattée en 2014. Jusqu’à six camions anti-émeute ont été placés le long de la rue du curé Don Emilio Franco, bloquant l’avant du bâtiment. Read More

Angers: manif contre l’expulsion de la Grande Ourse

Le tribunal a rendu son verdict : la Grande Ourse ne bénéficiera d’aucun des délais généralement alloués aux squats avant leur expulsion.
La Grande Ourse, c’est une quarantaine de personnes hébergées, un lieu de repos pour les nécessiteux-ses, une épicerie à prix libre, un bar associatif et surtout l’un des symboles angevins de la résistance au système mortifère qui nous domine. Le 1er septembre dernier se tenait l’audience des occupant-e-s du lieu, et le moins que l’on puisse dire c’est que le verdict est sévère. Même la trêve hivernale lui est retirée. La raison invoquée (existence d’une voie de fait alors qu’aucune effraction n’a été démontrée) permet en effet au juge de pouvoir ordonner l’expulsion sans délai des occupant-e-s. Un appel peut être lancé, mais dés que l’huissière sera passée, les habitant-e-s auront quinze jours pour quitter les lieux.
Cette décision suit une véritable politique anti squats au niveau local et national. Une nouvelle loi allant dans ce sens va bientôt voir le jour. A Nantes, la police se montre complice de violences et d’exactions perpétrées sur des squatteureuses. Dans l’ensemble des villes la justice durcit ses verdicts.
A Angers, des dizaines de personnes ont été mises à la rue ces dernières semaines alors que l’hiver approche à grands pas. Read More

Caen: onzième expulsion en 4 mois !

Ce matin, vers 8h, la gendarmerie nationale a procédé à l’expulsion des trois maisons de la Cité de la Sucrerie de Cagny, occupées depuis le 9 septembre dernier par 7 familles d’origine albanaise et kosovare. La procédure intentée par la multinationale Südzucker, propriétaire des lieux, a été expéditive. Le délibéré nous est parvenu très tardivement lundi 5 octobre, jour du passage de l’huissier de justice qui nous remettait un commandement à quitter les lieux de 48h ! Celui-ci, très partial, nous a été totalement défavorable, car il stipulait que le droit au logement est de valeur inférieure au droit à la propriété, et aucun de nos arguments n’a été retenu. Ceux de la partie adverse, absolument pas étayés, ont, quant à eux, été tous retenus : insalubrité des lieux, maisons mises en vente le 10 septembre soit le lendemain de leur occupation comme par hasard, reconnaissance de la voie de fait, non-scolarisation des enfants alors que nous avions produit les certificats de scolarité, non-recherche de logement de la part des familles qui « préfèrent » squatter, sous-entendus de revenus illégaux, etc. Read More

Bordeaux: menace d’expulsion de la Zone Libre

Alerte, vendredi matin 16 octobre des policiers sont venus sur la Zone Libre et ont commencé un recensement des habitant-es, puis l’ont abandonné devant l’absence de beaucoup (travail, école, activités diverses). Interrogés, ils ont laissé entendre que l’expulsion pourrait intervenir lundi matin 19 octobre.
Une réunion de soutien pour proposer la mobilisation et la riposte à cette inacceptable éventualité a eu lieu à la Zone Libre.
Un concert de soutien à la Zone Libre était justement prévue ce dimanche au Rocher de Palmer (salle de spectacles et soutien fidèle à la Zone Libre), à Cenon.
Par ailleurs, un rassemblement aura lieu samedi 17 octobre, à 15 heures, place Pey Berland, en soutien à la Marche des Sans-papiers et contre les expulsions de squats.

Gravelotte le 25 septembre. Lajaunie le 2 octobre, les expulsions massives de squats ont repris à Bordeaux. Chaque fois ce sont des centaines de personnes, des familles, des enfants qui sont jetés à la rue dans une véritable « maltraitance d’Etat » .
La Zone Libre (squat « Ramadier » au Haut Cenon) avec ses 80 familles, ses 300 personnes, ses 100 enfants (dont 80 sont scolarisés), est menacée. Read More

Nantes: Covid et expulsions

Une nouvelle expulsion (faite à l’arrache, avant que la trêve hivernale n’arrive pas) augmente le nombre de citoyen(ne)s nantais(es) qui se trouvent aujourd’hui à la rue.

Ci-dessous, un résumé des politiques libérales et courtermistes des institutions nantaises (spécialement, de la préfecture) depuis le confinement. Sommes-nous gouvernés par des fous? Read More

Donges (44): expulsion du Village du peuple

8h: C’est confirmé, l’expulsion de nos camarades de du Village du peuple (Donges) est en cours. Les gendarmes sont positionnés.

Besoin imminent d’un maximum de personnes pour les soutenir et garder un œil (et un objectif) sur les forces de l’ordre.

L’État expulse partout en France ces jours-ci, à l’aube de la trêve hivernale, mobilisons-nous et soyons solidaires !

Nous rappelons également la proposition faite de se réunir ce soir à 18h au rond-point de Méan pour marcher sur le pont de St-Nazaire ! Read More

Roybon (38): expulsion de la ZAD de Roybon

Isère: la Zad de Roybon est attaquée par les keufs
Indymedia-Nantes | 13 octobre 2020

Ce mardi matin [13 oct. 2020] dès six heures du matin, les keufs (et les pompiers) sont montés à la maison forestière de la Marquise (ZAD de Roybon) pour tenter une expulsion des gens qui vivent, résistent et luttent là !

Des contrôles partout, plein de bleu.e.s par les routes et les chemins… attention à vous ! Read More

Angers: vague d’expulsions en pleine crise sanitaire

En plein cœur de la crise sanitaire, et avec la dégradation des conditions météorologiques, la préfecture s’est livrée cette semaine à une série d’expulsions sordides, avec visiblement aucune réflexion de fond sur le contexte et les situations de précarité des personnes.

Mercredi [7 octobre 2020], c’est le campement de Saint-Barthélémy qui s’est vu obligé de se déplacer. Une expulsion aux allures de coup de « comm’ », puisque les occupant-e-s du terrain, sans réelle solution proposée, n’ont eu d’autre choix que de s’installer à quelques centaines de mètres de l’endroit où les personnes ont été délogées. Pure opération de comm’ sécuritaire, donc, où l’on n’hésite pas à traiter les personnes comme des meubles, pour les déplacer plutôt que d’organiser une réponse sociale construite et à la hauteur de la situation. Read More

Berlin: Liebig34 expulsée, appel à manifester le 9 octobre 2020

C’est incroyable de taper ces mots sur le clavier : La Liebig34 s’est faite virée.
À 7 heures, les robocops ont commencé à scier et couper les grilles, les portes, les fenêtres et les barricades et à 11 heures, les dernièr-es habitant-es de la Liebig34 ont été traîné-es hors des pièces.
Nous sommes tristes. Nous pleurons. Nous sommes épuisé-es. NOUS SOMMES EN COLÈRE.
Ils ne peuvent pas imaginer la détermination qu’ils ont éveillée en nous. Cet acte de violence va exploser en un acte de contre-violence et de légitime défense. Il y a déjà eu tant de solidarité au cours des dernières nuits, des derniers mois, des dernières années et cela a montré ce que nous sommes capables de faire. Cette expulsion est un moment de radicalisation. Nous pouvons l’utiliser et, ensemble, nous pouvons exprimer notre haine pour cette merde. Read More

Nantes: comme un goût de haine dans les rues de la ville. Expulsion violente, guerre de classes, et fascisation affirmée…

Ça commence par l’histoire d’une maison squattée

Nantes, quartier de Procé. Un des quartiers bourgeois les plus chers de la ville, 4636 euros le m², excusez du peu.

Un groupe de personnes en galère de logement décide de squatter une baraque (« pas habitée depuis 2007 » d’après une voisine). Normal… Sauf que, peu après l’emménagement, le proprio menace d’envoyer des gros bras pour tout défoncer, en assumant sans complexe qu’il passera outre les flics et la procédure légale. Est-ce la présence des potes venu·es en soutien qui l’a dissuadé ce jour-là ? Possible… Toujours est-il qu’un maçon venu pour murer la maison, la pensant vide, a confié aux squatters :« à votre place, moi je partirais … » probablement par habitude des méthodes de son employeur.

Effectivement, quelques semaines plus tard, alors que la procédure suit son cours, environ 7 hommes cagoulés et armés de matraques télescopiques entrent dans la maison à coup de bélier [nb: seul·es les flics, les militaires et les pompiers sont autorisé·es à acheter ce genre de matos], en se faisant passer pour la police. Ils sont relativement structurés, obéissent à un chef, emploient un vocabulaire martial et technique, analysent froidement la situation pour en prendre le contrôle. Ils saccagent et cassent des vitres, défoncent la porte d’entrée de l’intérieur afin de la rendre inutilisable, les sanitaires, le four et des ordinateurs, et ordonnent de quitter la maison. Ils ont aussi tenté de s’en prendre à l’élec, mais à la matraque c’était pas terrible… Dans le même temps, ils frappent, menacent de viol, volent deux ordinateurs, un téléphone et un portefeuille. Ils ont aussi méthodiquement détruit les autres téléphones qu’ils ont pu trouver. Read More

Montpellier: la police expulse un squat rue Triolet, huit familles avec enfants en bas âge se retrouvent sans solution

Ce vendredi 25 septembre au matin, la police a expulsé un squat à Montpellier, laissant une trentaine de personnes sans solution, dont une moitié d’enfants.

Huit familles, dont certaines avec des enfants en bas âge, vivaient dans ce squat rue Triolet, ouvert sous tension il y a un an, notamment pour héberger des personnes migrantes. Aucune arrestation n’est à déplorer. Des vigiles resteront nuit et jour pendant deux semaines devant le lieu, et devraient permettre aux expulsés de récupérer leurs affaires – encore faut-il savoir où les mettre. Le tissu de solidarité a permis aux familles de trouver où se loger pour quelques jours, mais rien de stable. Certains enfants partis ce matin à l’école découvriront amèrement cet après-midi qu’ils n’ont plus de chez eux. Une société de bâtiment est présente sur place pour calfeutrer les entrées, les toilettes ont déjà été cassées.

Cette expulsion s’inscrit dans un contexte d’offensive à l’encontre des squats. À la fin du mois d’août, les médias ont ressassé en boucle l’histoire d’un couple lyonnais désemparé par l’occupation de leur résidence secondaire par une famille. Les commentateurs se sont succédé pour s’indigner du sort des propriétaires et pester contre une législation prétendument trop laxiste. Le 16 septembre 2020, les députés ont voté un amendement permettant l’expulsion rapide des squats, laissée à la discrétion du préfet, sans décision de justice, y compris après quarante-huit heures d’occupation. Un appel à la mobilisation circule pour rappeler l’évidence : squatter un bâtiment abandonné pour se loger et échapper à l’enfer de la rue est d’une légitimité absolue. Read More