Bogotá (Colombie): expulsions à Soacha et près de la prison La Modelo

Tôt dans la matinée du mercredi 6 octobre, à Soacha, banieue sud-ouest de Bogotá, une centaine de familles ont été délogées par la police dans le secteur San Luis.

Ces logements avaient été auto-construits par leurs habitant·e·s.

Interrogée par Canal 1, Geraldine, une jeune expulsée ce matin-là, a déclaré: “ça fait trois ans qu’on vit ici, cette expulsion nous semble injuste, on a nos papiers administratifs à jour, et ils nous mettent à la rue comme si on était des chiens. Il y a des enfants parmi les expulsés, il y a des personnes du troisième âge. Où est-ce qu’ils vont nous mettre ?” Read More

Koungou (Mayotte): retour de flammes pour les expulseurs

L’hôtel de ville de Koungou, deuxième commune la plus peuplée de Mayotte, a été la cible d’un incendie volontaire le soir du lundi 27 septembre 2021, après des manifestations contre la destruction d’un bidonville comprenant environ 350 habitations. Alors que l’atmosphère était plus à l’émeute qu’à a simple manifestation, des barricades (notamment près de la maison d’arrêt de Majicavo) et des affrontements avec la flicaille ayant cours, le feu a démarré dans trois voitures garées sur le parking de la mairie, avant de se propager au bâtiment principal et à une annexe en construction qui devait accueillir une cafétéria. Les pompiers se sont rendu sur place pour éteindre le feu, escortés par les forces de l’ordre. Read More

Lyon: communiqué suite à l’expulsion du 116 rue Dedieu et appel à rassemblement vendredi 1er octobre

Le jeudi 16 septembre dernier, la préfecture a déployé un énorme dispositif policier pour expulser le squat de Feyzin où logeaient près de 250 personnes depuis environ deux ans. La préfecture n’avait « relogé » qu’une trentaine de personnes, dans un centre d’hébergement à Saint-Priest connu pour être l’un des plus vétustes de Lyon. Là-bas, il a été dit aux expulsé·es qu’iels ne pourraient rester que jusqu’au 31 octobre. Des dizaines d’autres habitant·es étaient parti·es la veille de l’expulsion, par peur de l’intervention de la police, et n’ont évidemment pas pu bénéficier d’un quelconque relogement. D’autres encore n’ont eu tout simplement aucune proposition le jour de l’expulsion, alors même que certain·es sont en demande asile, et l’Etat a donc l’obligation légale de les reloger.

Après l’expulsion de Feyzin, les personnes qui se sont retrouvées à la rue ont occupé le gymnase Clémenceau, pour revendiquer un relogement digne, pérenne et sans conditions pour tous·tes ; et trouver un abri pour la nuit. Mais les flics sont arrivés en nombre, repoussant les soutiens. L’expulsion a fini par avoir lieu vers 22h. Read More

Montreuil: expulsion crapuleuse de la Maison de l’Ermitage par la Mairie ?

Nous partageons ici le tract du « Comité de soutien à la Maison de l’Ermitage de Montreuil » du 28 septembre 2021. Retour sur une étrange pratique d’expulsion à la ville de Montreuil, accompagné d’un historique du lieu… RDV Samedi (2 octobre) 14h à la Parole Errante pour organiser la solidarité ! L’Ermitage est un lieu de vie, d’auto-organisation, mais aussi les coulisses de nombreuses initiatives solidaires dans la ville de Montreuil et sur Paris ! Défendons la maison de l’Ermitage !

Depuis 2018, la maison du 18, rue de l’Ermitage était occupée. Propriété de la mairie de Montreuil depuis 1990 et jusque là louée à des proches des maires successifs, elle était restée vacante depuis l’arrivée au pouvoir de Patrick Bessac, mais la situation de détresse de logement de Mme Fahima LAIDOUDI, son fils et d’autres occupantEs sans logement nous avait conduit à la réquisitionner. Depuis cet été, des pourparlers étaient en cours avec le cabinet du maire et la préfecture pour résoudre les problèmes de logement de ses occupantEs et décider d’un avenir collectif pour cette maison qui ne devrait pas être bradée à des promoteurs immobiliers, mais servir au bien commun. Read More

Montreuil: face aux expulseurs, organisons-nous !

Rendez-vous mercredi 6 octobre à 18h au squat Le Marbré à Montreuil pour partager des expériences et créer des alliance face aux expulsions de nos squats.
Depuis janvier 2021, plusieurs squats d’organisation politique se sont fait expulser à Paris après seulement quelques jours d’occupation et en dehors des procédures habituelles. Récemment, c’est un squat anarcha-féministe qui s’est fait expulser à Belleville par les flics en étroite collaboration avec la mairie. En moins de deux heures, près d’une centaine de flics provenant de différentes unités (BRAV, CSI, Gendarmes…) ont étés mobilisés pour cette occupation. Face à ce déploiement de force pour empêcher toute forme d’organisation contestataire et autonome, comment ne pas rester démuni.
Les squats en Ile-de-France recoupent différent milieux qui, en dehors de l’affinitaire, ont du mal à communiquer et à s’organiser. Cette discussion se veut comme un moment pour créer ou renforcer des liens entre les squatteur.euses d’Ile-de-France qui ne veulent pas rester impuissant.e face aux renforcement des moyens policiers et judiciaires déployés pour expulser nos squats. Read More

Villeurbanne: ouverture et expulsion d’un bâtiment de la Métropole pour les expulsé.es de Feyzin

Appel à soutien – Suite à l’expulsion du squat de Feyzin et à celle du gymnase Clémenceau, plusieurs personnes se retrouvent toujours sans solution d’hébergement. C’est pourquoi nous avons décidé de réquisitionner un bâtiment vide de la Métropole situé au 116 rue Dedieu à Villeurbanne.
Depuis le week-end dernier, habitant.es et soutiens occupent un bâtiment vide de la Métropole pour se loger. La revendication est simple : un relogement digne, pérenne et sans conditions pour tous.tes les expulsé.es de Feyzin.
Venez soutenir l’ouverture dès maintenant au 116, rue Dedieu à Villeurbanne. Pour éviter une possible expulsion illégale, nous avons besoin d’être nombreux-ses dès maintenant.
N’hésitez pas à ramener eau, café, thé, nourriture, PQ… Read More

Lyon: pour un relogement immédiat et pérenne des expulsé·es du squat de Feyzin

Communiqué suite à l’occupation du gymnase Clémenceau du jeudi 16 septembre, retours sur le déroulement de l’occupation et les négociations avec la préfécture.

Le jeudi 16 septembre a 7h30, l’expulsion sans préavis du squat de Feyzin est permise par un énorme dispositif policier. Il semblerait que ni la préfecture, ni la DDCS, ni l’Ofii, ni la Métropole, ni l’Armée du Salut, n’aient jugé nécessaire de prévenir les habitant.es d’une opération qui semblait pourtant programmée depuis des semaines. De nombreuses personnes avaient, la veille, quitté le squat après que l’info ait fuité, par peur de l’intervention policière. Ils et elles n’ont donc pas été pris en compte dans le dispositif d’hébergement (malgré des diagnostics sociaux qui induisent normalement une prise en charge même en cas d’absence des habitant.es au moment de l’expulsion). Les chiffres donnés par la préfecture et la presse sont donc largement sous-estimés. Sur 120 à 150 personnes recensées dans le squat, seulement une cinquantaine de personnes ont été emmenées en bus jusqu’à la caserne Chabal, centre d’hébergement à Saint Priest connu pour ses conditions d’accueil indignes. Si 14 personnes ont « refusé » la proposition d’hébergement, c’est parce qu’elle était conditionnée à une aide au retour volontaire, qui consiste tout simplement à accepter de s’auto-expulser. Doit-on a nouveau rappeler à la préfecture que ces personnes sont ici pour rester et que ni leur présence, ni leur droit à l’hébergement inconditionnel ne sont négociables ? A l’issue de cette opération et sans compter les personnes dont on a perdu la trace, c’est au moins une trentaine de personnes, seules ou en famille, qui se sont retrouvées à la rue ce jour-là. Read More

Lyon: occupation du gymnase Clémenceau pour un relogement immédiat et pérenne des expulsé·es du squat de Feyzin

Ce matin jeudi 16 septembre vers 7h30, sans préavis, plus de 20 camions de la police nationale, municipale, des unités de CRS, de la Police Aux Frontières, accompagnés de représentant.es de la préfecture, de la mairie, de la DDETS/DDCS, de l’Ofii et de l’Armée du Salut, ont déployé un immense dispositif pour expulser le squat de Feyzin, ancienne école Georges Brassens. Depuis février 2020, le lieu abritait 100 à 200 personnes, familles et personnes isolées, et subissait les pressions, menaces et procès du propriétaire, la multinationale Total.

Personne, ni habitant.es, ni soutiens, ni associations, n’avait été officiellement prévenu de l’intervention. La plupart des habitant.es n’ont pas pu récupérer l’ensemble de leurs affaires. Serait-il plus important, pour les institutions pourtant en charge de l’hébergement inconditionnel de toutes et tous, de préserver l’image de Total contre un énième scandale, plutôt que de respecter les habitant.es et leur droit à l’hébergement ? Read More

Paris: appel à rassemblement devant le comissariat du 20e après l’expulsion d’un squat

Un bâtiment situé au 124 boulevard de Belleville, appartenant à la mairie du 20e arrondissement et vide depuis plusieurs années, a été occupé pour en faire un espace d’organisation anarcha-féministe ainsi qu’un lieu de logement pour une dizaine de personnes. Le lieu a été éxpulsé ce mercredi et 8 personnes sont en garde-à-vue.

Depuis longtemps tout est fait pour que le quartier de Belleville et ses environs soit réservé aux riches. Les loyers ne cessent d’augmenter, les fast-food bon marché sont remplacés par des bars et restaurants branchés aux consos toujours plus chères, les foyers de travailleurs migrants ont été transformés en résidences sociales contrôlées, les autorités envoient toujours plus de flics dans les rues pour faire la guerre aux pauvres, etc. Read More

Pampelune (Pays Basque): expulsion de la gaztetxea Arrotxapeko

Le matin du jeudi 2 septembre 2021, le squat Arrotxapeko (gaztetxea de Rochapea, au numéro 30 de la calle Artica), à Pampelune, occupé depuis 2016, a été expulsé par la police nationale espagnole et la police municipale de Pampelune. Quelques centaines de personnes ont afflué dès 8h30 du matin pour protester contre cette expulsion et tenter de réoccuper les lieux. Des affrontements ont lieu entre manifestant·e·s et policier·e·s. Des conteneurs de verre ont été renversés pour que les manifestant·e·s puissent se servir en projectiles. La police a chargé à plusieurs reprises. Plusieurs personnes ont été blessées de part et d’autre. Au moins six personnes ont été arrêtées par la police. Et l’expulsion s’est terminée vers 10h. Read More

Aubervilliers (93): expulsion des Jardins à défendre, appel à rassemblement

L’expulsion et la destruction des Jardins d’Aubervilliers est en cours depuis ce matin… pour construire une piscine olympique et un solarium destinés à attirer les acteurs de la gentrification.

Rassemblement à 18h ce jeudi 2 septembre devant la mairie d’Aubervilliers.

Accompagnées de plusieurs camions de flics, ce matin les pelleteuses sont entrées dans les Jardins d’Aubervilliers et se sont mises à tout raser: le potager, les outils, les cabanes, les parterres de fleurs… Read More

Paris: récit policier de Sainte Marthe

Beaucoup de choses se sont passées en 1 an autour de la lutte contre la gentrification dans le quartier de la place Sainte Marthe. A travers les différentes affaires judicières qui s´y sont déroulées, les flics ont produit des centaines de pages de dossier. Nous avons voulu vous partager une partie de leur piètre oeuvre mais qui permet néamoins de se faire une idée des différentes affaires qui se sont déroulées à Sainte Marthe !

Pour commencer et permettre d’avoir une meilleure compréhension chronologique des faits, voici un petit résumé réalisé par nos soins, des différentes affaires autour de la place Sainte Marthe qui viennent s’ajouter à la longue liste de mesures policières et judiciaires que nous avons connu ces derniers mois (amendes, contrôles d’identités, pressions psychologiques, violences physiques, présence policière continue, procès, expulsions, perquisitions, interdiction de se voir, interdiction de se rendre sur la place Sainte Marthe…) : Read More

Bogotá (Colombie): l’expulsion d’une zone du district d’Usaquén se termine en affrontements

Mardi 17 août 2021, dans le quartier Santa Cecilia Baja du district d’Usaquén, au nord de la capitale colombienne, une zone considérée par la Ville comme étant à « risque d’effondrement » (riesgo de colapso), faite de logements auto-construits par les habitant·e·s, a été la cible d’une opération d’expulsion, sans relogement.

Les habitant·e·s visé·e·s ont dû penser qu’il était pire pour eux-elles d’être sans logement que de continuer de vivre dans cette « zone à risque d’effondrement » puisqu’illes ont résisté activement à leur expulsion. Des affrontements ont eu lieu entre des habitant·e·s de la zone et la police. Read More

Benin City (Nigeria): manifestation contre des démolitions de bâtiments par l’armée nigériane

Le 16 août 2021, des centaines d’habitant·e·s de la communauté Oghede, à Benin City, dans l’Etat d’Edo, ont manifesté contre la démolition de bâtiments et de structures construites par les habitant·e·s eux-mêmes, notamment des tombes. Les manifestant·e·s revendiquaient leurs terres, menacées d’expropriation par l’armée nigériane. Des pancartes et banderoles avec des inscriptions contre l’armée ont pu être vues pendant la manif. Read More

Bogotá (Colombie): expulsion d’une ZAD dans le district de Suba

En novembre 2020, une sorte de ZAD s’est mise en place pour protéger les zones humides de Tibabuyes, dans le district de Suba, à Bogotá. Ce territoire, plus grande zone humide de la capitale colombienne,est menacé par des travaux visant à prolonger l’aqueduc de Bogotá.

Ce lundi 9 août 2021, la police est arrivée en nombre pour expulser cette ZAD. Les occupant·e·s de la zone et leurs soutiens ont bloqué l’entrée principale vers la zone humide et l’avenida Ciudad de Cali. Des affrontements ont eu lieu entre les zadistes et la police anti-émeutes de l’ESMAD, qui a noyé la zone sous les lacrymogènes, bien que l’usage d’armes chimiques soit interdit en zones humides… Un chat est d’ailleurs mort asphyxié sous les gaz lacrymogènes. Read More