Lyon: ouverture du 47 rue Béchevelin, renversons le rapport de force !

Venez nous aider à tenir ce lundi 11 janvier dès 8H le 47 rue Béchevelin à la Guillotière contre le froid et pour participer à la défense du quartier : prenez vos bols, on a de la soupe.

Salut, ça ne t’aura pas échappé : il caille sévère. Dormir dehors c’est l’horreur. S’entasser chez les potes à droite à gauche peut vite toucher ses limites à 4 par chambre. Alors passer la nuit au pied ou à côté d’un bâtiment vide, ça devient insupportable.

Cette fois-ci, le bâtiment est demandé depuis des années par un collectif d’habitant·es du quartier. Au détour d’une phrase anodine dans le Progrès, t’apprends que Grand Lyon Habitat veut y parachuter une « organisation humanitaire internationale ». S’il est vrai que celle-ci comptait destiner ce bâtiment à l’aide au logement d’urgence, comme elle l’a affirmé dans les colonnes du Progrès, cette occupation devrait la réjouir. Read More

Nantes: marche de soutien aux oublié-e-s de l’état d’urgence !

Mardi 12 janvier 2021, rendez-vous :
– à 11h devant l’Orangeraie, au croisement des rue Daubenton et Babonneau
– à 12h devant la Maison du Peuple, 2 rue du Chapeau Rouge
– à 12h30 devant la mairie centrale de Nantes, 29 rue de Strasbourg
– à 13h30 devant la préfecture, place du Port Communeau

Il y a urgence ! Cela fait depuis trop longtemps que les habitant.e.s de « l’Orangeraie » vivent sans électricité et sans chauffage dans leur lieu de vie ! Là où la situation se dégrade de jour en jour, là où les nuits nantaises descendent dans les températures négatives, les pouvoirs publics doivent agir, et vite !

L’inter-collectif « Personne à la rue ! » organise mardi 12 janvier une Marche de soutien aux Oublié.e.s de l’État d’Urgence Sanitaire. Une délégation forte de plusieurs représentant.e.s de l’inter-collectif aura pour mission de porter haut les besoins élémentaires, à savoir de pouvoir dormir au chaud et en sécurité dans cet abri. Read More

Angers: manifestation contre l’expulsion de la Grande Ourse

Manifestation re reportée le 9 Janvier 2021 à 16H pour bien commencer l’année. Promis la date ne bougera plus et nous non plus tant qu’il y aura des personnes à la rue ! La Grande Ourse continue de vivre malgré le froid qui s’installe dans une partie de la maison, rythmée par les maraudes, les permanences freepicerie et bricolage en tout genre (on a toujours besoin de bénévoles n’hésite pas à nous envoyer un message). Read More

L’Île-Saint-Denis: le Pavillon Solidaire, occupation solidaire avec les réfugiés

Le pavillon occupé par des réfugiés

Une dizaine d’Afghans, expulsés du camp de Saint-Denis le 17 novembre dernier, et leurs soutiens occupent le Pavillon, bâtiment situé au sud de l’île.

Il est nécessaire de rappeler le contexte. Ces réfugiés se sont retrouvés sans solution le soir du démantèlement. On se souvient des scènes de chasse à l’homme qui ont eu lieu dans la banlieue nord et qui nous ont glacé le sang. On se souvient de la violence avec laquelle la place de la République a été évacuée.

Depuis ces personnes ont vécu dehors, se cachant pour ne pas être arrêtés, gazés et dépossédés de leurs affaires, évitant tout contact avec ceux-là mêmes qui pouvaient les aider.

Ces dix réfugiés et leurs soutiens ont investi le lieu municipal du Pavillon, voué à des activités associatives. Read More

Dijon: nouvelle occupation par les migrants boulevard Kennedy

Depuis la semaine dernière une quarantaine de personnes migrantes occupent les anciens locaux d’EDF situés au 8 boulevard Kennedy.
Appel à soutien pour l’aménagement. Read More

Nantes: expulsion du squat Moquechien à Talensac

Sans prévenir ni concerter, la mairie, accompagnée de l’association gestionnaire pour l’état Aurore, est arrivée à 8h ce matin, lundi 21 décembre, au squat Moquechien de Talensac où vivent 120 personnes pour expulser ! Comme d’habitude les gens sont traités comme des numéros de dossier qu’on peut se permettre d’expulser et de balloter de lieu en lieu.
Aucun habitant, aucune association n’a été prévenue de cette expulsion.
On oblige les habitants à rejoindre un autre lieu, l’auberge de jeunesse de la manufacture ou la rue. La bas rien ne leur est indiqué sur le nombre de places, les conditions d’accueil, s’il y aura des horaires de sortie et d’entrée, la possibilité d’inviter ses amis, si les militant-es de l’Autre Cantine pourront visiter tous ceux avec qui des liens se sont créer depuis 1 an….
Ce lieu sera-t-il inconditionnel ? Accueillera-t-il aussi bien les demandeurs d’asile, les dublinés que les personnes en situation irrégulière ??
Le squat de Talensac va être muré dans la journée !!!
Alors que le squat l’Orangeraie est toujours sans électricité avec 200 habitants … Read More

Lyon: l’ECG est et restera à la Guillotière !

Aujourd’hui, après toutes les embûches rencontrées, nous sommes heureux.ses de fêter le premier anniversaire de l’ECG, 45 rue Béchevelin, vieux bâtiment des vins Descours, promis à la destruction par une énième offensive de réaméanagement urbain.

Il en faut de l’énergie et de la détermination pour tenir ce pari de création d’un nouveau lieu de vie et d’organisation politique au cœur de la Guillotière, dans un contexte d’offensive sécuritaire et de privatisation de notre quartier. Cette première étape est d’autant plus importante pour nous qu’elle vient concrétiser un travail de fond effectué tout au long de cette année dans le but de créer un espace de rencontre et d’entraide, gratuit et accessible à tout.es, aux côtés d’autres initiatives portées dans notre voisinage. Read More

Montpellier: squat des archives Utopia003, transition douce, sans expulsion

C’est la fin d’une époque et le début d’une nouvelle. Alors que ces temps de crise sanitaire et économique voient un accroissement déjà inquiétant de la précarité, le collectif Luttopia, la mairie de Montpellier et la Préfecture de l’Hérault se sont accordés sur le devenir du squat des anciennes archives dans le quartier des Beaux-Arts. Menacé d’expulsion depuis plusieurs années, le bâtiment avait accueilli jusqu’à plus de 200 personnes sans solution de logement et dans une grande précarité, migrant·es, familles, sans-papiers comme sans domiciles fixes, en abandon de droits. Il devra être libéré pour le 31 mars 2020, mais ne subira pas d’expulsion, une transition pourra en effet se produire en lien avec les services sociaux.

C’est à la suite d’une réunion à la préfecture le 11 septembre dernier que nous avions appris la nouvelle d’une possibilité de transition douce pour les résident·es du bâtiment. Depuis, un diagnostic social a pu être effectué en coordination entre le collectif Luttopia et les services de la ville, du département et de l’État. Deux assistantes sociales ont été mises à disposition par le CCAS afin d’affiner les dossiers de retour au droit commun préparés en amont. Deux réquisitions dans le cadre de la loi Élan ont également eu lieu, et le collectif Luttopia, qui s’est monté en association, va pouvoir disposer d’un nouveau bâtiment dans le cadre d’une convention avec la municipalité. Read More

Paris: occupation de la place de la République, répression et chasse à l’homme

La nuit des tentes : le pire s’est produit. L’horreur et l’indigne, la statue de la République était pétrifiée – Extraits du communiqué commun

Le pire n’est pas les images, c’est la nuit qui a de nouveau avalé les exilés dehors. Le pire est que les 400 exilé.e.s présent-es, à 19h, place de la République, dormiront de nouveau dehors cette nuit, loin à Clichy, loin à Saint-Denis, cachés sous les ponts des canaux ou ailleurs, invisibles. Le pire est que de nouveau, nous ne les verrons pas s’endormir blessés dans le froid.

Non, l’épouvantable n’est pas arrivé lorsque la police a sorti les exilés, à 20h, des tentes que l’association Utopia avait dressé sur la place de la République (20000 euros de budget selon l’association). Les forces de l’ordre ont commencé à jeter plusieurs centaines de tentes achetées ce week-end pour les mettre à l’abri. Les corps délaissés des exilés, sortis de force, les tissus légers volant entre les airs de mains en mains policières, les toiles bientôt déchirées, les visages de toutes et tous fatigués… Nous n’étions là qu’au début. Read More

Saint-Denis: nouvelle évacuation de camp, violences policières contre les personnes migrantes

Nouvelle évacuation d’un camp de migrant.e.s à Saint-Denis. Encore une opération de com’ sur le dos des personnes migrantes !

Ce matin, mardi 17 novembre à l’aube, des centaines de personnes migrantes ont été évacuées du campement près du Stade de France. Le préfet Lallement était présent sur place et répondait volontiers aux micros des médias manifestement prévenus à l’avance de l’évacuation.
Entre 65 et 70 évacuations de ce genre ont eu lieu ces dernières années en Île-de-France. La solution de l’État est de déloger, sans réelles prises en charge des personnes. C’est une politique de « l’autruche ». Quand ça devient trop visible ont évacue. Quelques jours ou semaines plus tard un nouveau camp se forme jusqu’à… la prochaine évacuation et ainsi de suite. Read More

Calais: 8 associations d’aide aux migrants attaquent en justice la préfecture

Par cette procédure, Mohammed2 et les autres requérants demandent que « les personnes décisionnaires, les gouvernants en France et en Europe, nous regardent avec l’œil de la dignité et de la fraternité ». Ils seront représentés par Me Thieffry lors d’une audience fixée au 18 novembre prochain.

A Calais, le 29 septembre 2020, le préfet du Pas-de-Calais a procédé à l’expulsion du terrain dit « Hôpital », où vivaient plus de 800 personnes exilées parmi lesquelles des femmes, des hommes et des enfants, en ayant recours à la force publique.

Mohammed, requérant et témoin de cette expulsion, explique : « Dès le premier jour où nous étions dans le campement à côté de l’hôpital, la police a commencé à nous harceler et à sortir nos tentes. Le 28 septembre, des bénévoles sont venus nous dire que la police avait l’intention de supprimer le camp et d’expulser ceux qui s’y trouvaient. Certaines personnes ont pris la chose au sérieux et ont quitté le camp le soir-même pour dormir sous les ponts, au milieu des forêts ou au bord de la mer. J’ai fait partie de ceux qui sont partis. Read More

Nantes: nouveau squat rue Babonneau. On ne peut pas confiner dehors !

Tous les soirs lors des distributions de repas les bénévoles de l’Autre Cantine rencontrent des hommes seuls, des familles avec bébés et enfants qui n’ont pas d’hébergement. Ils et elles sont dans le froid, souvent sous la pluie avec des vêtements et des matelas mouillés. En septembre ils ont même vues leurs affaires être jetées à la poubelle par la police municipale. Ils et elles nous demandent où dormir et si l’Etat va les mettre à l’abri.
Depuis mars dernier nous sommes en crise sanitaire due à la Covid-19 et à nouveau confinés depuis 4 jours. Mais eux, comment peuvent-ils confiner dehors ? Pourquoi l’Etat et la mairie ne prévoient rien ? Ni masques, ni mise à l’abri, ce sont encore une fois les plus précaires qui sont volontairement oublié
Il est pour nous inconcevable de voir une centaine de personnes à la rue, c’est un crève-coeur auquel personne ne peut rester insensible. C’est pourquoi nous soutenons la nouvelle occupation d’un bâtiment vide au 2 Rue Babonneau !
L’Autre Cantine promet une aide matérielle (vêtement, matelas, couvertures, nourriture) aux occupants du bâtiment jusqu’à une prise en charge de l’Etat. Read More

Lyon: Bernard et Doucet se félicitent d’être de gauche après l’expulsion du Squat Maurice Scève

Ce mardi 27 octobre, à 3 jours de la trêve hivernale, la préfecture a procédé à l’évacuation du squat « Maurice Sceve » sur le plateau de la Croix-rousse. Quelques instants après, les élus EELV postaient un communiqué de presse pour se féliciter de leurs valeurs humanistes de gauche qui avaient permis cette évacuation dans le calme et un relogement des habitants. Pour autant, ils ne font ici que respecter la loi et en aucun cas preuve de courage politique. En réalité, dans quelques jours, c’est près de 50 personnes qui se retrouveront à la rue en plein couvre-feux et potentiellement reconfinement. C’est donc ça être de gauche en 2020 ?

Une expulsion qui ne dit pas sont nom

Ce matin la préfecture a procédé à l’évacuation du squat « Maurice Sceve » sur le plateau de la Croix-rousse. Ce squat avait été initialement ouvert pour accueillir des mineur.es isolé.es que la Métropole avait abandonné.es à leur sort contrairement à ce que la loi lui imposait. Read More

Caen: manifestation contre les politiques autoritaires et racistes de la préfecture et des mairies

En l’espace de 4 mois, la préfecture de Caen a procédé à pas moins de 11 expulsions de squats. 350 personnes ont été jetées à la rue, majoritairement des familles avec enfants… Ces squats, ce sont des bâtiments vides et à l’abandon, en passe d’être démolis. Sur 8 500 logements vides en agglomération caennaise (selon l’INSEE), combien suffiraient pour loger ces personnes sans solution ? Au contraire, la plupart de ces derniers sont murés pour éviter toute atteinte à la spéculation immobilière. En parallèle de cette précarité qui ne cesse de s’accentuer, on assiste à une pression politique et médiatique qui instrumentalise des faits divers d’occupation pour justifier un acharnement sur l’occupation de logements vides, notamment à travers une loi ASAP, votée récemment, entendant permettre une accélération des procédures d’expulsion. Celle-ci permettrait d’étendre la notion de résidence à tout type de bâtiment, au gré des décisions du Ministère du logement.

Le choix assumé politiquement et judiciairement est de favoriser le droit de propriété privée de biens inutilisés, par rapport au droit au logement. Read More

Lyon: évacuation du Collège Maurice Scève

Communiqué suite à l’évacuation du Collège sans frontières Maurice Scève par le collectif soutien migrants Lyon Croix-Rousse, 28 octobre 2020.

L’évacuation du Collège sans frontières Maurice Scève le 27 octobre 2020 s’est déroulée sans heurts avec la police, ce qui est appréciable après l’intrusion violente du 6 octobre. Nous regrettons que, pour ce qui n’aurait pu être qu’un déménagement, un tel déploiement de police ait été nécessaire (empêchant notamment les soutiens d’être sur les lieux), stigmatisant ces jeunes migrants comme potentiellement dangereux, alors qu’ils sont plutôt mis en danger par la carence de l’État, mais nous notons que tous les intervenants sur place ont fait le maximum pour que l’opération se déroule dans de bonnes conditions.

Le collectif remercie les élu·es municipaux, métropolitains et les médiateurs venu·es sur place malgré l’heure très matinale, témoigner de leur engagement pour que tout se passe au mieux.

Le collectif et les habitants remercient aussi tous les voisin·nes venu·es en nombre manifester leur soutien sans faille et leur vigilance au déroulé de la journée, et qui, depuis l’ouverture du lieu, ont su voir en ces jeunes autre chose que l’image que certains tentent de véhiculer sur eux, et ont su les intégrer avec bienveillance. Read More