Athènes (Grèce): Exarchia – it’s all fucked up !

Exarchia, haut-lieu du mouvement anti-autoritaire, de contestations et de luttes politiques, est probablement confronté à la plus grande vague de répression étatique depuis longtemps : l’« Operation Law and Order » et l’abolition de l’asile universitaire. La lutte pour la vie et la survie autodéterminées se poursuit.

Avant même que Kyriakos Mytsotakis et son parti conservateur de droite NeaDemokratia ne remportent les élections législatives en Grèce le 7 juillet, l’opinion publique grecque avait été durement travaillée pour répandre une image ennemie du « milieu anarchiste ». Les journaux disposent d’une longue tradition bourgeoise, pleine d’informations faisant état d’affrontements violents intolérables dans le quartier Exarchia d’Athènes : de terroristes attaquant des innocents avec la mafia et de trafic de drogue contrôlé depuis les universités. Le soir des élections, des personnes masquées auraient volé les bulletins de vote du quartier et les auraient brûlés sur le Platia, la place au milieu de l’Exarchia. Read More

Strasbourg: vive la Maison des Peuples de Strasbourg, vive l’Hôtel de la Rue !

Hello tout le monde,

Vous avez peut-être déjà appris qu’un squat avait ouvert en ce début de semaine [du 22-28 juillet 2019] au parc Gruber de Koenigshoffen à Strasbourg, face à l’urgence climatique et sociale. Grâce au dévouement de dizaines de personnes, environ 35 personnes de la rue s’y sont installées ce jeudi 25 juillet, en pleine canicule. Des familles tchétchennes, des hommes du campement du glacis, un couple d’anciens junkies… bref, ça fait un sacré monde là-dedans, dans ce palace gigantesque avec air climatisé dans certaines chambres, pour les personnes vulnérables. Il y a même un ascenseur pour PMR (personne à mobilité réduite) dans le hall d’entrée, il manque juste une clé (ça peut se régler facilement) ! Read More

Marseille: petite histoire de la Maison du Peuple

La Maison du peuple (MdP) a ouvert le samedi 1er juin 2019, dans la foulée de l’acte 29. Elle est née de la volonté de disposer d’un lieu de convergence, d’organisation, de vie collective, de mobilisation, d’auto-défense, de formation et de diffusion de culture politique dans un espace public et ouvert à tou.tes.

En plein dans la dynamique du mouvement des gilets jaunes, ce n’est pas un hasard si la Maison du peuple a vu le jour sous la forme de l’occupation d’un espace vide. A Marseille, cette démarche d’occupation populaire est un signal fort dans une ville marquée par le logement indigne, les délogements et évacuations, comme le maintien à la rue des personnes les plus précaires. Ce n’est donc pas un hasard non plus si le projet de Maison du peuple a mûri collectivement dans des rencontres au 59 St Just, reine des occupations marseillaises, bateau-phare de la lutte contre les expulsions et pour la réappropriation de la ville contre les profiteurs. Read More

Angers: Rassemblement en soutien aux expulsé-e-s de la Grande Ourse

Suite à l’expulsion du squat de la Grande Ourse, une partie des habitant-e-s seulement a été relogée à l’hotêl, et uniquement pour une durée de cinq jours. Nous appelons à un rassemblement ce lundi pour demander une réelle prise en charge des ancien-enne-s habitant-e-s et la fin de la politique de l’autruche pratiquée par les autorités.

Après le campement rue du Maine, la Grande Ourse a été expulsée mercredi 31 juillet. Seulement 5 nuits ont été proposées à certain-e-s habitant-e-s le temps d’une enquête sociale, qui aurait dû être faite bien avant l’expulsion. Assignations à résidence et obligations de quitter le territoire français sont aujourd’hui les seules réponses apportées par la préfecture. Pendant ce temps, seul le petit déjeuner est assuré et les expulsé-es n’ont toujours pas eu l’occasion de rencontrer de travailleurs-ses sociaux. La préfecture a profité de l’été pour rendre discrète l’expulsion, faisons du bruit pour qu’elle soit au contraire connue de tout-e-s ! Read More

Angers: la Grande Ourse expulsée !

Ce mercredi 31 juillet 2019, les habitant-e-s de la Grande Ourse, une quarantaine de personnes, ont été réveillé-e-s vers six heures du matin par la police pour être expulsé-e-s. L’opération a été bien préparée, aucune information n’a fuité. En plus des policiers, une cinquantaine de gendarmes mobiles ont bloqué le boulevard et une nacelle a été amenée pour contrer l’occupation éventuelle du toit. Globalement 80 à 100 personnes ont donc été mobilisées pour mener à bien l’expulsion de la Grande Ourse. Read More

Villeurbanne: Expulsion au 26 avenue Monin à la Feyssine

Ce mardi 30 juillet, à 6h30 à la demande de la mairie de Villeurbanne et de la préfecture (50 policiers, 6 fourgons 5 voitures banalisées dont la BAC) ont expulsé le squat où vivait des familles albanaises et Roms situé au 26 avenue Monin à Villeurbannne, quartier de la Feyssine.
La maison avait d’abord hébergé des mineurs isolés puis des familles albanaises et Roms avec enfants. La mairie de Villeurbanne a assuré reloger les familles avec enfants mais pas les adultes et autres personnes vulnérables en situation de handicap ou non et sans enfants.
La mairie de Villeurbanne par l’intermédiaire d’une de ses représentantes a dit lorsqu’il lui a été posé la question de savoir où seront logés les adultes « ils sont grands ils n’ont qu’à se démerder. » Elle a assuré que la mairie de Villeurbanne va signer cette après-midi le rachat de la maison à l’ancien propriétaire (un particulier). Elle a commenté le projet de la ville sur cette parcelle encore habitée du quartier de la Feyssine, en expliquant qu’ils souhaitaient construire des stades de foot en compensation du rasement d’autres stades situés dans la ville. La représentante assure d’un projet imminent alors que plusieurs maisons sont encore habités (location, propriétaire, etc.). Read More

Montpellier: sursis pour le squat le Court-Circuit

Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées mardi 23 juillet devant la préfecture de l’Hérault, à Montpellier, pour dénoncer l’expulsion programmée du squat le Court-Circuit, situé boulevard de Strasbourg, qui héberge depuis plus d’un an une soixantaine de personnes, notamment des exilés Albanais, dont de nombreux enfants. Le tribunal administratif de Montpellier avait accordé huit mois de délais au squat, faisant planer la menace d’une expulsion à partir du 24 juillet. À l’issue du rassemblement, appelé par le collectif Bienvenue migrantEs 34 et « Un toit pour tous », un entretien a eu lieu avec un fonctionnaire de la préfecture, qui s’est engagé à ne pas recourir à la force publique d’ici fin août. Les personnes hébergées et leurs soutiens veulent éviter une confrontation avec à la police lors de l’expulsion et trouver des situations de relogement qui ne soient pas individualisées, mais collectives. Read More

Athènes (Grèce): staki de collectifs auto-organisés de migrant·e·s anarchistes

Aujoud’hui, 17 juillet 2019, nous, un collectif auto-organisé de migrant·e·s anarchistes, ensemble avec d’autres collectifs auto-organisés et des individus solidaires, avons occupé un magasin abandonné au coin des rues Tsamadou/Tositsa, dans le quartier d’Exarchia. Read More

Nantes: appel à soutien contre un risque d’expulsion sauvage

Des exilés et soutiens ont ouvert une maison depuis une petite semaine. La procédure est lancée, la police est passée, l’huissier également.
Les personnes présentes pensaient être en sécurité, mais aujourd’hui une équipe de gros bras envoyée par le proprio est venue menacer de les virer par la force cette nuit. Ils ont même jeté une cigarette au visage d’une personne présente. Read More

Nantes: expulsion en cours des 3 rois

Expulsion en cours du squat situé au 7 rue des 3 rois ce matin jeudi 9h50, besoin de soutien sur place, véhicules pour affaires, soutien psychologique, solutions pour l’hébergement. Read More

Athènes (Grèce): l’opération policière « loi et ordre » contre Exarcheia et Rouvikonas serait prête à être lancée

Le compte à rebours approche de la fin, au centre d’Athènes, pour les anarchistes, les autogestionnaires, les migrants et les solidaires.

Selon le nouveau ministre de l’ordre public, Michalis Chrysochoidis, et le sous-ministre en charge de la politique pénale et pénitentiaire, Lefteris Economou, le plan de l’État serait prêt pour attaquer le quartier rebelle d’Athènes.

Un énorme dispositif policier se prépare, avec des MAT (CRS), des voltigeurs DIAS, des agents des services de renseignements, des équipes antiterroristes et d’autres unités.

Le nouveau premier ministre, Kyriakos Mitsotakis, veut absolument que son mandat commence en frappant un grand coup, au plus vite, contre « les « anarchistes et « les cagoulés » qui seraient soi-disant responsables du trafic de drogues et du trafic d’armes dans la capitale. « Les migrants » seraient également responsables de cette chienlit, selon les chaînes de télé, plus précisément « employés par les antiautoritaires » dans une sorte de « mafia libertaire et internationale au centre-ville ».

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Lyon: ouverture d’un nouveau squat en soutien aux migrants à la rue

Communiqué de presse du lundi 1er juillet 2019 suite à l’ouverture d’un nouveau squat en soutien aux migrants à la rue, au 40 quai Arloing.

Depuis près d’un an et demi, trois bâtiments appartenant à la Métropole sont occupés sur une parcelle située entre la rue Baudin et Bourgchanin à Villeurbanne. Ces lieux (l’Amphi Z, la Trappe et la Maison Mandela) sont tous les trois expulsables à très court et moyen terme sans qu’aucune proposition de relogement n’ait été faite, laissant ainsi près de 350 personnes à la rue, dont des familles avec enfants, des malades, des femmes seules, tou-te-s en situation d’extrême précarité. Nous rappelons que l’Etat est dans l’obligation d’héberger les demandeurs et demandeuses d’asile, les mineur-es isolé-es et les personnes en situation de vulnérabilité, quelque soit leur nationalité.

Au climat général de xénophobie et de racisme partout en Europe ; aux politiques anti-migratoires de plus en plus sévères et meurtrières ; à la fermeture des frontières qui entraîne la traite d’êtres humains (esclavage en Libye, réseaux de prostitution, maltraitances, tortures, etc.) ; aux traitements inhumains et dégradants réservés aux exilé-es dans les centres de rétention : nous devons opposer une solidarité sans faille. Read More

Montpellier: appel des résidents du CSA Bonnard après une descente de police

Mercredi 19 juin, dans le cadre d’une gigantesque opération, des dizaines de gendarmes et policiers surarmés sont entrés dans le centre social autogéré du 14 rue Bonnard où vivent 160 personnes dont plus de 40 enfants, tous scolarisés (pour les plus de 3 ans).
Nous, habitantes et habitants de ce lieu, souhaitons réagir à cette opération et au traitement médiatique qui en a été fait, car cela a constitué un véritable traumatisme : nous avons été mis en joue et traités comme de dangereux délinquants. La police est venue en cherchant des criminels, elle a trouvé beaucoup de jeunes enfants paniqués par ce déploiement digne d’une opération de guerre. Les enfants en pleurs ont tenté de se cacher derrière les portes. Après plusieurs jours ils ont toujours des difficultés à dormir, ils vivent dans la crainte d’une nouvelle intervention et certains se précipitent sous les lits lorsqu’ils entendent la sirène des pompiers.
Au terme d’une journée d’angoisse, il s’est avéré qu’un habitant suspecté de participation à des délits a été arrêté. Deux autres personnes, ont été arrêtés (puis relâchées) sans être accusés d’activités délictueuses. Il s’agit de pères de famille, en attente de régularisation.
Nous déclarons que nous sommes évidemment d’accord pour que la police lutte contre les trafics. En revanche nous déplorons ce déploiement de force terrifiant et disproportionné. Nous regrettons également le traitement médiatique associé qui a globalement consisté à pointer indistinctement du doigt la communauté albanaise, de plus en plus souvent présentée comme une immense mafia. Read More

Rennes: mercredi 26 juin, barbecue contre les expulsions

L’AG inter-squats ainsi que l’inter organisation de soutien aux personnes exilées appelle à un rassemblement revendicatif et festif contre les expulsions devant la Préfecture. Le lieu occupé de l’Aubière (Thorigné-Fouillard), ainsi que le squat d’Estrémadure sont menacés d’expulsion dans les prochaines semaines. Les habitant.es de la Tour Europe (Maurepas) vont devoir quitter les lieux le 8 juillet. Ce sont des centaines de personnes sans solution qui vont se retrouver à la rue. L’Etat veut les mettre dehors. Les permanences d’association sont à bout de souffle, les familles à la rue se multiplient depuis le mois d’avril, auxquelles risquent de s’ajouter les personnes qui vivent dans les lieux occupés, menacés d’expulsion.

A Lille, le squat des 5 étoiles a été sauvagement expulsé par la Préfecture, des centaines de personnes ont été mises dehors, des dizaines enfermées en CRA.
A Caen, le plus gros squat de France, Le Marais où vivent 250 personnes est menacé d’expulsion à partir du 28 juin.
A Paris, les Gilets Noirs multiplient les actions. Après avoir occupé Roissy il y a un mois, ils viennent d’obtenir des gages d’une multinationale qui exploite des travailleurs sans papiers à la Défense. Read More

Caen: Communiqué de presse suite à l’expulsion du squat de la Place Blot

Après l’expulsion du squat de la Place Blot à Caen, l’AG de Lutte Contre Toutes les expulsions tient à faire part de sa colère légitime face aux propos indignes tenus par la préfecture. En effet selon Ouest-France du 22 juin 2019:
la préfecture à tenu à rappeler que « les squats maintiennent les personnes dans une situation de grande vulnérabilité, dans des locaux souvent insalubres à la merci des passeurs et de la criminalité organisée ».

Il faut faire preuve d’une certaine dose de cynisme pour tenir de pareils propos. La préfecture n’a vraiment pas honte de jeter l’opprobre sur les squats et de mentir sans vergogne. Mais à chaque expulsion elle répète le même refrain espérant peut-être convaincre celles et ceux qui soutiennent solidairement l’action de l’AG de Lutte contre Toutes les Expulsions de ne plus le faire, mais elle se trompe. La préfecture ferait mieux de balayer devant sa porte et de remplir d’abord ses obligations prescrites par le Code de l’Action Sociale et des Familles dans son Article L345-2-2 : Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence. Read More