Ngor (Sénégal): la population refuse une caserne de gendarmerie

Un litige oppose les gendarmes et la population de Ngor qui refuse que la Gendarmerie récupère les terres communales pour construire une caserne. Suite à de nombreuses manifestations émaillées d’incidents, la gendarmerie a placé Ngor en état de siège. [Mardi 9 mai] personne ne pouvait y entrer ni en sortir. Cela a suscité une colère générale au sein de la population. De nouveaux affrontements ont éclaté entre force de l’ordre et jeunes. Les gendarmes ont tiré à balles réelles et blessé une jeune fille.

[Publié le 10 mai 2023 sur le site du Secours rouge.]

Mayotte: avec l’opération Wuambushu, Darmanin lance la chasse aux Comorien·nes

Fin février, le Canard Enchaîné nous révélait l’existence de la préparation d’une vaste opération devant se dérouler à Mayotte à compter du 20 avril.

Proposée par le ministre de l’Intérieur lui-même et validée par le Président et son Conseil de Défense, l’objectif de celle-ci est le suivant : l’expulsion massive de toutes les personnes exilées en situation irrégulière, et la destruction totale de l’habitat informel qui s’est établi sur l’île.

Pour ce faire, ce ne sont pas moins de 500 gendarmes mobiles qui vont être envoyés à Mayotte, s’ajoutant aux 1350 déjà sur place et engorgeant les hôtels de l’île. France Info nous apprenait également il y a quelques jours, que la CRS-8 ferait également partie du voyage. Read More

Conakry (Guinée Conakry): la tentative d’expulsion de la cité Solidarité provoque des affrontements

Des affrontements ont eu lieu dans l’après-midi du mercredi 8 février 2023, entre agents des forces de sécurité et de nombreux-euses habitant-es la Cité Solidarité de Taouyah, dans la commune de Ratoma (une des cinq communes constituant la ville de Conakry).

L’État tient, comme souvent, un double-discours cherchant à justifier les expulsions par un projet social. En l’occurrence, l’État voudrait construire un centre de formation pour personnes à mobilité réduite, mais plusieurs personnes handicapées vivent déjà dans la Cité Solidarité, et subiraient de plein fouet l’expulsion de la cité. Read More

Tanzanie: les populations Maasaï sont toujours visées par des opérations d’expulsions massives

Depuis de nombreuses années, les populations Maasaï subissent des tentatives d’expropriation de la part du gouvernement tanzanien, pour des raisons toutes plus dégueulasses les unes que les autres.

Tandis que la colonisation capitaliste et industrielle du monde a envahi pratiquement toute la planète, détruisant une importante diversité de modes de vie, anéantissant des territoires entiers par la déforestation et l’appropriation des terres pour des intérêts financiers, l’Etat tanzanien déclare vouloir expropier les populations Maasaï de leurs propres terres, pour « la protection de la faune sauvage », et pour le tourisme… Ça ressemble à une mauvaise blague, mais on est bien en présence de l’incompatibilité entre le discours et la pratique, caractéristique du monde politique.

Pourquoi expulser les Maasaï de leurs terres, au lieu de cibler l’urbanisation industrielle de l’Afrique, qui comme sur les autres continents, est responsable de la destruction des différents écosystèmes, de la disparition de nombreuses espèces animales et de l’ensemble des modes de vie incompatibles avec les désirs des États et du monde capitaliste ? Read More

Le Caire (Egypte): le pouvoir continue de « nettoyer » l’île al-Warraq au profit des touristes

Lundi 15 août 2022, les forces de l’ordre égyptiennes ont attaqué les résidents de l’île al-Warraq (située sur le Nil, près du Caire) dans le cadre des préparatifs d’un projet de «développement» controversé qui pourrait voir l’île vidée de ses habitant.es actuel.les.

Par le passé, le gouvernement égyptien a déjà démoli des maisons de résident.es de l’île al-Warraq, et la résistance locale date d’il y a plusieurs années.

Les habitant.es ont protesté contre l’arrivée des forces de l’ordre, gaz lacrymogènes d’un côté contre pierres de l’autre. Pendant deux jours, des manifestations ont également eu lieu pour inciter la police a quitter l’île. Read More

Toubacouta/Foundiougne (Sénégal): les habitant.es se révoltent contre le morcellement de leurs terres

Mardi 12 avril 2022, des affrontements ont opposé les forces de l’ordre à la population de Diaglé dans la commune de Toubacouta (département de Foundiougne), les habitant.es du village refusant de laisser morceller leurs terres.
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Abidjan (Côte-d’Ivoire): une opération d’expulsion provoque des affrontements à Yopougon

Mercredi 6 octobre 2021, à Yopougon, en banlieue ouest d’Abidjan, une « opération de déguerpissement » de personnes installées au niveau de la zone industrielle du carrefour Ferraille a provoqué des affrontements entre la population et les forces de l’ordre.

Yopougon est la cible régulière des forces de l’ordre, comme par exemple il y a trois ans quand l’État a entrepris de détruire Adjamé-village.

[Source: AIP.]

Koungou (Mayotte): retour de flammes pour les expulseurs

L’hôtel de ville de Koungou, deuxième commune la plus peuplée de Mayotte, a été la cible d’un incendie volontaire le soir du lundi 27 septembre 2021, après des manifestations contre la destruction d’un bidonville comprenant environ 350 habitations. Alors que l’atmosphère était plus à l’émeute qu’à a simple manifestation, des barricades (notamment près de la maison d’arrêt de Majicavo) et des affrontements avec la flicaille ayant cours, le feu a démarré dans trois voitures garées sur le parking de la mairie, avant de se propager au bâtiment principal et à une annexe en construction qui devait accueillir une cafétéria. Les pompiers se sont rendu sur place pour éteindre le feu, escortés par les forces de l’ordre. Read More

Benin City (Nigeria): manifestation contre des démolitions de bâtiments par l’armée nigériane

Le 16 août 2021, des centaines d’habitant·e·s de la communauté Oghede, à Benin City, dans l’Etat d’Edo, ont manifesté contre la démolition de bâtiments et de structures construites par les habitant·e·s eux-mêmes, notamment des tombes. Les manifestant·e·s revendiquaient leurs terres, menacées d’expropriation par l’armée nigériane. Des pancartes et banderoles avec des inscriptions contre l’armée ont pu être vues pendant la manif. Read More

Dougar & Dakar (Sénégal): résistance contre des opérations foncières

Au Sénégal, les opérations d’expulsion et d’appropriation de terres par l’État aux dépens des populations sont fréquentes ces derniers mois.

Du 28 avril au 1er mai 2021, dans le village de Dougar (à environ 35km à l’est de Dakar), des logements ont été détruits par les forces de l’ordre et la DSCOS (Direction de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation du Sol), provoquant la colère des habitant·e·s et des émeutes. La société « Sen Pick Up Investissement » cherche à s’implanter sur des terrains déjà habités, avec l’aval du gouvernement. Comme le dit une habitante: « Nous sommes prêts à mourir pour notre terre ». Des manifestations ont eu lieu, des blocages de routes ont été mis en place, mais la répression a continué… Read More

Tripoli (Libye): l’ancien QG de Kadhafi est squatté depuis près de dix ans

Note de Squat!net: Une fois n’est pas coutume, du fait du peu d’informations directes que nous avons en provenance de Libye, nous reprenons ici un article issu de la presse francophone mainstream.

L’ancien QG de Kadhafi, squatté par des dizaines de familles


AFP | Dimanche 20 juin 2021

Tombé en ruine après la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, l’ancien quartier général du dictateur libyen est squatté par des dizaines de familles, devenant le symbole de la crise de logement qui affecte Tripoli. Read More

Mogale City (Afrique du Sud): des terres ou des émeutes !

Des habitant·e·s du quartier de Rietvallei, à Mogale City, sont descendu·e·s dans les rues le matin du lundi 24 mai 2021 pour protester contre l’attribution de terres pour construire des maisons qui ne sont jamais pour eux et elles alors qu’iels manquent de logements [1] et sont parfois en attente de logements sociaux depuis une vingtaine d’années ! Iels en ont marre d’être ignoré·e·s par le gouvernement, qui prétend pourtant aider les pauvres…

En cortège dans les rues puis en mode émeutes, les manifestant·e·s ont crié « No land, no vote » [2].

Des affrontements ont eu lieu entre des manifestant·e·s et la police sud-africaine. Au moins six personnes ont été arrêtées pour « violence publique ». Read More

Douala (Cameroun): résistance aux expulsions dans le cadre de l’agrandissement de l’aéroport

Samedi 9 janvier 2021, des émeutes ont éclaté du côté de l’aéroport international de Douala. Des milliers de personnes vivent là dans un énorme bidonville, pour certaines depuis les années 1990. Pourtant, l’État a décidé d’y envoyer sa police pour expulser les gens et détruire leurs logements. Comme ailleurs, le profit capitaliste des plus riches passe avant le bien-être des habitant·es les plus pauvres. Read More

Tozeur (Tunisie): des émeutes pour revendiquer des terres !

À Tozeur, aux confins de l’Atlas et du désert du Sahara, des émeutes ont eu lieu dans la soirée du samedi 19 décembre 2020, jusque tard dans la nuit. Les manifestant·e·s, dont certain·e·s font partie de la Coordination de la « création d’une nouvelle Tozeur », revendiquent des terres domaniales, notamment pour y ériger des maisons ou légaliser leur situation (et donc éviter des menaces d’expulsion). De plus, selon la Coordination de la « création d’une nouvelle Tozeur », un groupe de personnes influentes ont saisi plus de 18 hectares de terres du domaine national, ce qui les a également poussé à protester, afin de mieux répartir ces terres.

D’abord en mode manif/rassemblement au centre-ville vers midi, en face de l’hôtel du gouvernorat de la municipalité de Tozeur, la situation s’est animée dans tout le quartier quand des affrontements avec la police ont éclaté, pierres contre gaz lacrymogènes. Read More

Cape Town (Afrique du Sud): un enfant tué pendant une opération d’expulsion!

Lundi 24 août 2020, la police a envahi le quartier occupé d’Epping Forest, à Cape Town, pour y démolir plusieurs habitations auto-construites illégalement, provoquant des émeutes, les habitant⋅e⋅s refusant de se laisser déloger et de voir leurs domiciles démolis.

Pendant les affrontements qui ont eu lieu pendant les expulsions, un garçon de 8 ans a été tué et une fille de 12 ans a été grièvement blessée. Les deux ont été touché⋅e⋅s par des balles perdues, tirées par des habitant⋅e⋅s selon le maire de Cape Town, Dan Plato, mais plus vraisemblablement tirées par la police (selon des habitant⋅e⋅s et activistes du quartier). Read More