Le Caire (Egypte): la répression d’émeutes contre une opération d’expulsion-démolition fait un mort et au moins vingt blessés

Dimanche 16 juillet 2017, sur l’île al-Waraq, située sur le Nil en banlieue du Caire, des affrontements ont opposé les forces de l’ordre à des habitants expulsés ou menacés d’expulsion de logements auto-construits déclarés illégaux par les autorités.

Depuis des semaines, la police et l’armée mènent une campagne nationale pour raser les logements, commerces et terrains occupés illégalement, en particulier ceux situés sur des propriétés de l’État. Mais ces opérations de répression ne se passent pas sans heurts. Read More

Gizeh (Egypte): L’armée, en prenant possession de terrains squattés, tue au moins quatre personnes

Une partie de l’île de Qorsaya, sur le Nil, située en banlieue de Gizeh, en Egypte, est squattée depuis l’année dernière, occupée par de nombreuses personnes lors de la période plus ou moins « libérée » qui a suivi le renversement du président Hosni Moubarak.

Le souci, c’est que le pouvoir qui a été mis en place pour remplacer l’ancien est tout aussi porté qu’avant sur la défense de la propriété privée. Et donc de la propriété d’Etat. Read More

Le Caire: Expulsion de la place Tahrir

[Le texte suivant] concerne l’expulsion de la place Tahrir (qui était toujours occupée depuis fin janvier). Expulsion dont les médias occidentaux ont très peu parlé ; et pour cause, il ne semblait pas y avoir de journalistes sur place.

Sur la place Tahrir, au Caire, le terre-plein central est encore occupé par des dizaines de tentes. Ce village est clôturé et l’entrée est gardée par ses occupants. Quiconque veut rentrer doit pouvoir attester qu’il n’est ni un policier, ni un habitant d’un quartier hostile à l’occupation, et en aucun cas malveillant. Depuis quelques jours, beaucoup de flics en civil, envoyés par le gouvernement, tentent de discréditer les irréductibles occupants de la place Tahrir en propageant rumeurs, confusions et calomnies sur ce qui se passe ici. Le gouvernement envoie ses agents pour se faire interviewer par les journalistes occidentaux et propager leur soupe. « Ceux qui restent ici sont les mauvais manifestants,les bons manifestations sont repartis chez eux et ceux qui restent déstabilisent l’économie et le tourisme ». Depuis plusieurs nuits, le gouvernement envoie des prostituées afin de pouvoir propager la rumeur selon laquelle le camp se livrerait à de la prostitution organisée.
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