Marseille: communiqué de la Maison du Peuple, expulsée ce matin

La Maison du Peuple située au 57 rue Brochier a été expulsée tôt ce matin jeudi 31 octobre, quelques heures seulement avant le début de la trêve hivernale, avec l’appui de sept camions de CRS et deux équipes de la BAC. La plupart étaient cagoulés, équipé d’armes de poing et de fusils d’assauts et accompagnés d’agents des renseignements, eux aussi cagoulés. Des papiers administratifs appartenant à l’un des occupant.es ont été confisqués en même temps que la totalité du mobilier. Malgré les multiples demandes visant à les récupérer, en témoignant de leur importance, n’ont été retournés que mépris et propos racistes (« retourne en (pays d’origine) »).

Véritable lieu de convergence et de partage ouvert le 1er juin dernier, dans la suite de l’acte 29 des gilets jaunes, la Maison du Peuple était aussi la maison d’une demi-douzaine d’habitant.es qui se retrouvent aujourd’hui à la rue. Read More

Zürich (Suisse): ouverture d’un squat à Juchhof

Chers humaines,

Nous avons occupé un espace vide aujourd’hui pour nous libérer.
Pourquoi faisons-nous cela?
D’une part, l’argent superflu crée toujours de nouveaux espaces qui ne sont accessibles qu’à quelques-uns. D’autre part, même les secteurs de la société qui pensent avoir quelque chose à offrir aux investisseurs jouent directement dans leurs mains. Les coopératives de construction ne sont rien d’autre que d’énormes amas de capitaux et ne sont pas un moyen approprié pour lutter contre la spéculation immobilière. Les entreprises d’utilisation intermédiaire telles que Projekt Interim sont instrumentalisées pour prévenir les occupations et en même temps exploiter financièrement les personnes déjà percarées. Ils ne sont rien de plus qu’une nouvelle façon de réguler l’espace qu’ils surveillent et contrôlent.

Cela peut paraître sombre, mais les gens se battent sans cesse pour la vraie liberté. Nous aussi, aujourd’hui. Nous ne laisserons pas Zurich aux riches sans nous battre. Ensemble, nous voulons créer un lieu où chacun se sent le bienvenu, un lieu où il est facile de s’intégrer. Aujourd’hui, cet espace est synonyme de liberté et d’égalité. C’est une zone de rencontre et le fondement d’une autre direction. Cet endroit représente la lutte pour la liberté. Read More

Toulouse: grande kermesse de la trêve hivernale

A l’Atelier on fête le début de la trêve hivernale pour que tout.es celles et ceux qui sont menacé.es par l’expulsion de leur logement puissent passer l’hiver au chaud et l’esprit un peu tranquille.
Le 1er Novembre, dans le parc de Vestrepain et à l’Atelier, des jeux pour les N’enfants l’après midi et une soirée concert pour les bad kidz.
Depuis plus d’un an le collectif ouvre des squats avec des familles et des ami.es en galère, organise des sorties et activités pour les enfants, met à disposition un espace collectif pour des activités et assemblées et fais vivre la solidarité et l’entraide entre les galerien.nes et les squateur.euses.
La période qui va du 1er Novembre au 1er Avril protège chaque année les habitant.es et occupant.es de logements expulsables selon la loi française. Cependant avec la loi Elan ce droit est remis en question. Les ouvertures de squats sont de plus en plus difficiles ces derniers temps à Toulouse, comme si une campagne électorale avait déjà commencé… rappelons que Moudenc en 2014 avait fait de l’expulsion des squats son cheval de bataille. Pour l’heure il y a des logements vides et des gentes à la rue et nous continuerons de nous organiser pour faire vivre une solidarité de faits.
Cette journée du 1er Novembre sera en premier lieu un moment pour s’amuser et rire avec les enfants du quartier et des familles en galère. Toute l’après midi des jeux et des activités auront lieu dans le parc de Vestrepain (derrière la maison de quartier). Read More

Avignon: victoire pour le droit au logement des personnes exilées

A Avignon, une association qui occupe un bâtiment du diocèse pour accueillir des réfugiés a obtenu un délai de trois ans avant de devoir évacuer. Un soulagement pour les 150 bénévoles qui s’activent depuis un an.

« Nous sommes très contents. Les habitants aussi sont soulagés. » Chantal Raffanel et les autres bénévoles de l’association Rosmerta d’Avignon viennent d’obtenir une importante victoire. Lundi 28 octobre, le tribunal d’instance d’Avignon a accordé à l’association et à près de 50 personnes exilées, dont de nombreux enfants, le droit de rester pendant encore plus de trois ans dans un bâtiment qui appartient au diocèse. En mai dernier, l’association diocésaine d’Avignon avait pourtant demandé l’expulsion des lieux.

Le juge a validé l’expulsion, mais tout en donnant ces trois ans (auxquels s’ajoute la trêve hivernale) pour évacuer. Le délai a été accordé au nom des droits au logement, à la vie privée, à la dignité humaine et au nom de l’intérêt supérieur de l’enfant. C’est « le délai le plus long jamais accordé en France dans ce type d’affaire », souligne l’association. Le juge a également rejeté la demande d’indemnité d’occupation mensuelle formulée par le diocèse. Read More

Caen: nouvelle coupure d’électricité au squat de la Grâce de dieu

Ce matin, mercredi 29 octobre, Enedis accompagné de la police nationale (3 véhicules) est intervenu au squat de la Grâce de dieu pour couper l’électricité à 160 personnes, dont une soixantaine d’enfants. Les habitant-e-s et leurs enfants sont allé-e-s rencontrer les policiers et l’agent d’Enedis pour leur demander de ne pas intervenir, la seule réponse obtenue d’un policier a été dixit : » Arrêtez de nous casser les couilles » Cette intervention effectuée à la demande de Caen la Mer Habitat, le propriétaire de l’immeuble, plonge délibérément les habitant-e-s dans le froid et l’obscurité. C’est la deuxième fois qu’ils et elles subissent une coupure depuis le rétablissement de l’électricité effectué le 17 novembre dernier par la CGT Enedis, lors d’une action politique contre la précarité énergétique et en solidarité avec les personnes exilées.

L’Assemblée Générale de Lutte contre toutes les Expulsions condamne avec vigueur ces pratiques scélérates et exige le rétablissement immédiat de l’électricité qui doit être reconnue comme un besoin fondamental. Read More

Athènes (Grèce): manifestation de solidarité avec les migrant·e·s et les squats, le 2 novembre 2019

Solidarité avec les squats et les structures auto-organisées – Détruire tous les centres de détention

L’entassement des milliers de personnes dans des centres de détention à l’écart, dans des conditions de vie horribles, comme à Moria (sur l’île de Lesbos), Skaramanga et Petrou Ralli (à Athènes), et Corinthe (dans le Péloponnèse), représente le sombre destin que les États européens réservent aux opprimé.e.s et aux pauvres.

Cela constitue le prolongement des conflits en Syrie, en Afghanistan, au Yémen, en Libye et dans d’autres endroits du monde où des puissants États capitalistes, avec leurs alliés, mènent des opérations de guerre et des interventions économiques pour piller les ressources naturelles locales, exploiter les sociétés humaines et établir une hégémonie mondiale. Read More

Marseille: on va les chercher chez eux !

Lancement d’un grand jeu automnal contre les acteurs du banditisme immobilier marseillais.

Le 5 novembre 2018, pendant un automne particulièrement pluvieux, après des semaines d’agitation autour du chantier de la Plaine, deux immeubles s’effondraient rue d’Aubagne coûtant la vie à 8 personnes.

Bien sûr ce n’était pas la pluie, mais la mise à nu dans le désastre de la gestion mafieuse de la ville par les élus et les promoteurs propriétaires de taudis.

Très vite, une marche de la colère, puis les Gilets Jaunes, l’assassinat de Zineb Redouane, les expéditions punitives de la police du samedi, l’incendie de Maison Blanche, et puis Francois de Rugy, et puis son homard.

L’indécence des politiques face à nous confine au ridicule. Read More

Toulouse: squat Muret, plus de 500 personnes mises à la rue avant l’hiver ?

Au seuil même de l’hiver, nous sommes plus de 500 personnes à vivre dans le plus grand squat de Toulouse, au 44 avenue de Muret.

Qui sommes- nous ? Des hommes, des femmes, des enfants, de tout âge, de plus de 22 nationalités, dans des situations administratives complexes (demandeur-se-s d’asile, réfugié-e-s…) qui demandent à ce que leur droit élémentaire à être mis à l’abri et en sécurité soit respecté ; à défaut, la majorité d’entre nous vivions déjà dans un squat, place Henry Russell, l’année dernière. La préfecture nous a expulsés en juillet 2019, sans nous proposer de solution pour la suite. Nous avons dû nous-mêmes nous chercher un nouveau toit.

Ici, nous nous organisons par nous-mêmes, avec les moyens du bord, et nous prenons les décisions collectivement. Il n’y a aucune présence de l’Etat à nos côtés. Faut-il rappeler qu’il est du rôle de l’État de donner un toit à chaque personne vulnérable ? Nous ne recevons d’aide que de personnes solidaires, de collectifs et d’associations. Nous avons fait de ce bâtiment un véritable lieu de vie, avec une salle de travail accueillant des cours de français et des permanences juridiques, une salle de réunion, une infirmerie, etc. Read More

Saint-Victor (12): appel des 1,2,3 novembre suite à l’expulsion de l’Amassada

Ils sont la mort : ça va être leur fête…

Lorsqu’ils ont détruit l’Amassada, ils ont commencé par raser le potager. Ils ont passé un très gros gyrobroyeur sur les légumes qui s’envolaient en morceaux. Puis ils se sont attaqué, à coups de pelleteuse à chenilles, à la frêle éolienne artisanale que nous avions construite, l’abattant en quelques secondes. Depuis cinq ans, c’est elle qui alimentait le hameau, résistant vaillamment aux buffades hivernales du causse. Read More

Caen: appel de l’assemblée de défense du Marais

Le mardi 22 octobre, le Marais, squat d’habitation et de convergence des luttes ouvert depuis un an et demi à Caen, a été pris d’assaut par un important dispositif policier. Plus de 250 membres des forces de répression ont été mobilisés pour expulser ce lieu, symbole de la lutte pour l’accueil solidaire de toutes les personnes en exil. 250 c’est aussi le nombre de personnes qui vivaient au Marais et sont aujourd’hui sans solution de logement pérenne, et ce à une semaine de la trêve hivernale. La préfecture se vante d’assurer la « sécurité » des personnes en évacuant le Marais, mais elle ne dit pas que seule une soixantaine de personnes auront droit à un logement provisoire, pour 3 nuits maximum. Ce sont donc 250 personnes qui ont déjà rejoint ou rejoindront les centaines d’autres dormant déjà à la rue – dont de nombreux enfants – et ce malgré les squats encore ouverts à Caen. Read More

Marseille: inauguration du Snack

Nouveau squat, Au Snack est un lieu autogéré, tout frais tout chaud, ouvert à toustes, où on a hâte d’organiser plein d’activités en prenant en compte tous les rapports de domination. Il peut servir à accueillir des réunions,ouvertes ou en non-mixité, quelle qu’elle soit ; des bouffes ou des soirées de soutien, des ateliers, des soirées jeu, des projections de film : tout ça et plus encore pour lutter contre ce monde de merde ! Il y a plusieurs pièces, un espace bar et cuisine, une salle de projection, un baby-foot, une petite cour, une cabane à outils…

Dimamche 27 octobre 2019, inauguration du Snack: viens découvrir le S.N.A.C.K, nouveau lieu autogéré au 1A rue Espérandieu, dimanche 27 octobre de 16h à 21h, pour une présentation du lieu suivie d’un moment convivial : goûter, baby-foot, karaoké, boum, jeux… Read More

Saint-Denis (93): le Landy Sauvage menacé d’expulsion trois jours avant la trêve hivernale !

VENEZ SOUTENIR À PARTIR DU 28 OCTOBRE 2019 AU SOIR

Depuis son installation en mai 2018 le Landy Sauvage est un espace autogéré et non marchand, qui à trouvé sa place à Saint-Denis : espace à disposition de tou·tes les habitant·es, associations et collectifs locaux et d’ailleurs, lieu de création, de pratique et de représentation artistique et sportive, soutien matériel et alimentaire d’urgence aux personnes sans abri et en exil en Île-de-France, jardin recréé sur une friche bétonnée… Il abrite également 60 personnes d’horizons divers, dont des enfants.

Sur cette parcelle, aucun projet n’est programmé avant cinq ans (“horizon 2024”). Néanmoins son propriétaire, l’Établissement Public Foncier d’Ile-de-France, a lancé une procédure judiciaire et ordonné notre expulsion pour le 29 octobre… c’est-à-dire trois jours avant le début de la trêve hivernale, que notre jugement nous accorde pourtant. Pour que ce lieu vibrant de vie, de solidarité et de partage continue à vivre : mobilisons-nous ! Read More

Paris: solidarité avec Exarcheia, au-delà des frontières

La nuit du 21 octobre, un SUV avec plaque diplomatique a brûlé, rue Dumont d’Urville, derrière l’ambassade de Grèce à Paris.

Avec cette petite action, nous voulons envoyer un signe de solidarité aux anarchistes de Grèce qui luttent contre l’État et le capital (légal ou illégal) et pour défendre des squats. Read More

Caen: après l’expulsion du Marais, la lutte continue!

Mardi 22 octobre, la préfecture du Calvados a procédé à l’expulsion du squat du Marais où 250 personnes avaient élu domicile depuis avril 2018. Ce lieu a été ouvert grâce à une convergence de la CGT Enedis, de personnes non encartées et de l’Assemblée Générale de lutte contre toutes les expulsions. De nombreux collectifs s’y étaient investis : l’AG convergences, l’école nomade, les gilets jaunes, le fournil du marais, le café des images, etc et avaient fait vivre ce lieu. Il a été aussi marqué par le passage de no-borders qui ont participé activement à l’impulsion d’une vie collective.
La menace d’expulsion du lieu avait provoqué le départ anticipé d’une majorité des habitantEs. Mardi, dès 6h du matin, un important dispositif policier (police aux frontières, RAID, Gendarmerie mobile, police nationale, BAC) nous a expulsé manu-militari et de manière expéditive. 81 habitantEs ont été parqués dans un hangar du site dans le but de les trier selon les critères subjectifs de la DDCS : 7 personnes ont été enfermées en Centre de Rétention Administrative (CRA) à Oissel (près de Rouen) et à Rennes, une famille de 5 personnes a été assignée à résidence en vue d’une prochaine expulsion, 41 personnes ont été placées à l’hôtel pour 3 nuits, et 28 dans des foyers d’hébergement d’urgence de manière très temporaire (une seule nuit dans certains cas). Et les dizaines de personnes qui avaient quitté le Marais avant l’expulsion, n’ont pour la plupart trouvé des solutions qu’à très court terme. Read More

Montpellier: les policiers forcent l’entrée du centre d’actions sociales autogéré, deux gardes à vue

Ce mercredi 23 octobre vers 9h20, les habitants du centre d’actions sociales autogéré, occupé depuis fin août au 2 rue faubourg Saint Jaumes à Montpellier, ont eu la visite surprise d’une vingtaine de policiers accompagnés d’électriciens et, selon les squatteurs, d’un huissier. Ils ont défoncé la porte et n’ont montré leur sésame juridique qu’après être entrés. Le prétexte affiché était un contrôle de l’installation électrique, mais l’intervention a permis aux autorités d’établir un rapide état des lieux, pendant que les habitants étaient cantonnés à l’extérieur. Une personne présente dans le squat au moment de l’intervention policière a été arrêtée, ainsi qu’une autre venue protester pacifiquement. Selon nos informations, ces deux interpellés auraient été placés en garde à vue. Les journalistes du Poing dépêchés sur place ont été contrôlés arbitrairement.

Il y a un mois, le tribunal administratif de Montpellier avait rejeté la procédure d’expulsion en urgence réclamée par la propriétaire du bâtiment, la rectrice de l’académie de Montpellier, faisant ainsi des squatteurs des occupants sans droit ni titre. Légalement parlant, ils ne sont donc pas expulsables. Read More