Thessalonique: rassemblement en solidarité avec les personnes arrêtées lors de l’expulsion de la nouvelle occupation.

Au petit matin du mercredi 12 janvier à 5h45, une fois de plus, des flics cagoulés s’approchent de l’espace occupé le lundi 10 janvier en solidarité avec l’expulsion du steki dans le bâtiment de Biologie (expulsion qui a eu lieu le jour du nouvel an), alors qu’au même moment des véhicules de police sont garés dans les rues autour du campus universitaire et que les unités de flics anti-émeute envahissent le campus. Le squat était gardé par des camarades, qui l’ont défendu avec dignité. Les ordures connues de la répression, avec leurs intentions meurtrières connues, ont cherché à noyer les occupant-es avec des lacrymos et en utilisant des grenades assourdissantes dans un espace où ils ne savaient même pas quels matériaux restaient de l’ancienne utilisation de l’espace comme laboratoire pharmaceutique. Bien entendu, nous ne doutons pas que des récits ridicules et trompeurs seront diffusés par l’État et les médias au sujet des matériaux qui se trouvaient déjà dans l’espace et de la destruction que les policiers eux-mêmes ont causée dans leur rage lorsqu’ils ont envahi l’espace, brisant fenêtres et murs. D’ailleurs, il semble que les coups de masse des flics aient la propriété magique de rendre les espaces utilisables pour la communauté universitaire et étudiante…. Read More

Thessalonique: l’expulsion du steki Biologica ne restera pas sans réponse

Assemblée ouverte de solidarité pour le Steki Biologica, vendredi 31 décembre 2021 à 15 heures au premier restaurant universitaire.

Aujourd’hui 31 decembre, à la veille du nouvel an, l’État et les flics ont expulsé le steki Biologica, entourant la zone autour du campus, avec une présence accrue à l’intérieur de l’université. L’expulsion du sketi a été planifiée à l’aube car elle ne rencontrerait aucune forme de résistance à cette heure-là. Nous ne considérons pas que l’expulsion du sketi soit une exception, car une partie des méthodes de l’Etat sous forme de contrôle et de répression consiste à faire taire tout mode d’expression et d’action qui s’écarte du discours dominant. Read More

Thessalonique: 34 ans, ce n’est pas assez. Touchez pas à notre squat ! Semaine de solidarité avec le squat Biologica

Chèr.es compas

Nous tendons la main aux autres squats, collectifs, groupes autonomes et compas, pour informer et sensibiliser sur la situation actuelle concernant la récente vague d’expulsions de squats en Grèce, ainsi que sur les nouvelles lois « anti-éducation » qui autorisent le maintien de l’ordre dans les institutions d’éducation publique.

Comme vous le savez peut-être déjà, l' »espace occupé à l’université de biologie de Thessalonique« , l’un des plus anciens squats de Grèce, est menacé d’expulsion. Nous prenons cette menace au sérieux, car elle est basée sur des informations solides, qui ont été publiées par le ministère grec de la gouvernance numérique et qui sont sur le point d’être achevées dans les 16 mois (à partir du 16 septembre 2021), en commençant par la démolition des murs dans les 4 mois (jusqu’en janvier 2022). Comme les vacances de Noël approchent, et compte tenu des récentes déclarations ciblées du vice-ministre de l’éducation, M. Sirigos, nous considérons cette période comme dangereuse pour une éventuelle expulsion et la démolition immédiate des murs intérieurs du squat. Dans le passé, nous avons été témoins d’expulsions ayant lieu pendant les vacances, car c’est une tactique connue du gouvernement d’agir, lorsque de nombreux étudiant.es et compas sont loin des grandes villes, afin d’éviter toute résistance. Read More

Athènes: appel à participation pour la défense de la communauté squattée de Prosfygika

Compagnonnes, compagnons,

Cet appel s’adresse aux collectifs et aux individus du monde entier pour rejoindre la défense combative de Prosfygika contre la répression imminente. La tentative d’évacuation de notre communauté doit être transformée en un événement central de résistance et une victoire contre le pouvoir politique et la gentrification de nos quartiers.

CE QUE NOUS VOUS INVITONS À DÉFENDRE

Le quartier de Prosfygika a été construit en 1933 pour les réfugié.es d’Asie mineure.
C’est dans ces conditions qu’émerge un quartier ouvrier animé, aux caractéristiques communautaires. Aujourd’hui, c’est l’un des plus grands complexes immobiliers du centre d’Athènes qui n’est toujours pas embourgeoisé et exploité par des investisseurs ou par l’État. C’est un lieu qui a une signification stratégique car il est situé entre les deux « piliers » de l’autorité – la Cour suprême d’une part et le quartier général de la police d’autre part.

Dans ce cadre socio-spatial, certain.es militant.es qui vivaient déjà dans le quartier en tant que squatters ont décidé de s’organiser. En 2010, ils et elles ont initié la Communauté Occupée de Prosfygika, ayant comme organe politique central et décisionnel ‘SY.KA.PRO’, l’Assemblée Occupée de Prosfygika. Un organe communautaire pour la vie quotidienne et la lutte politique. Read More

Athènes (Grèce): Solidarité avec les quatre inculpé.e.s dans le procès du squat Gare

Le 29 septembre, au tribunal d’Evelpidon, à Athènes, il [y a eu] le procès contre deux compas originaires de Berlin et deux compas d’Athènes. Le 26 novembre 2017, les quatre ont été arrêté.e.s lors de l’expulsion du Gare Squat, dans le quartier athénien d’Exarchia. Ils/elles sont accusé.e.s, entre autres, d’intrusion dans une propriété privée, de tentative de lésions corporelles graves, de refus de se soumettre à des relevés signalétiques, ainsi que de possession de matériaux explosifs et de bombes. Read More

Heraklion (Grèce): les flics attaqués en solidarité avec le squat Rigaer94

Ces derniers temps, sur la place de la Canée, différents types de forces de police (MAT, OPKE, DIAS, etc.) « occupent » l’espace public le soir, avec l’excuse la dissuasion des « fêtes Covid ». Les personnes qui fréquentent cet endroit et y vont pour boire une bière, se relaxer, pour discuter et échanger des points de vue avec d’autres personnes, sont confrontées à ces voyous professionnels, les flics. Il y a quelques jours, les flics ont lancé des grenades assourdissantes contre des personnes qui traînaient sur la place après le couvre-feu, ils les ont poursuivies et frappées, les blessant. Read More

Athènes: le théâtre Embros resquatté

Une assemblée bien remplie et enthousiaste d’Embros le dimanche 23 mai a décidé de poursuivre la défense du théâtre libre autogéré. La tentative de la police et de la Société de la Propriété Publique de resceller Embros le matin du lundi 24 mai a été contrée par les avocats du mouvement, les gens qui luttent, les forces de solidarité unies. Les travaux ont été arrêtés. Nous commençons aujourd’hui lundi 24 mai et tous les jours à partir de 17 heures une semaine d’Art et Liberté devant le bâtiment et des travaux collectifs pour réparer les dégâts causés par l’expulsion.
Le samedi 29 mai, nous appelons à une journée d’action nationale des artistes, des assemblées de quartier et des centres sociaux dans tous les coins du pays pour défendre non seulement Embros mais tous les espaces libérés. Le pouvoir de l’auto-organisation peut arrêter la destruction de nos quartiers et de la nature menacée par la marée de l’exploitation et l’insolence de l’obscénité.
Le programme hebdomadaire des événements commence maintenant ! Il sera enrichi quotidiennement de nouvelles entrées. Nous invitons les groupes artistiques à présenter leurs idées et leurs travaux pendant la journée à l’extérieur du bâtiment. Read More

Athènes: pour l’occupation du théâtre Embros

La chronique d’une répression annoncée depuis 10 ans s’est achevée hier avec l’expulsion du théâtre Embros. Un espace qui a commencé comme une réponse au renversement par la capitale de repères urbains emblématiques est condamné pour être dominé.

L’occupation du théâtre Embros a été l’appropriation d’un outil culturel en déclin et sa véritable utilisation par les gens de l’art, de la politique et du quartier. Toutes ces masses de personnes qui sont passées, les communicateurs et les producteurs d’une autre culture à l’épreuve de ses griffes, peuvent en témoigner mais aussi réfléchir à ce que signifie sa perte.

En pleine pandémie, dans la zone la plus gentrifiée pour le petit et le grand capital touristique de la capitale, Embros était une épine, non seulement pour sa teneur politique mais aussi pour constituer une voix agitée et anarchique au centre du produit touristique. Quelque chose comme une tête de pont qui, à quelques mètres des tables de la ville occupée, organisait des fêtes, des représentations théâtrales, des discours, des événements, des concerts, des séminaires, des cuisines collectives, des festivals… Gratuitement. Organisé horizontalement. Et sans discrimination, ni ethnique, ni raciale, ni malheureusement pour la gentrification. Read More

Athènes (Grèce): expulsion du théâtre Embros

Aujourd’hui, mercredi 19 mai 2021, vers 7h30 du matin, après un ordre du procureur, une opération d’expulsion et de murage du Théâtre libre et autogéré Embros a eu lieu, en présence de la police et des représentants d’ETAD (une agence immobilière d’État), l’entreprise à qui appartient le bâtiment historique d’Embros (première imprimerie en Grèce, qualifiée de monument moderne). L’opération a eu lieu sans la permission du Ministère de la Culture, qui est responsable de ces bâtiments, ou disons, en son absence retentissante et sa complicité silencieuse.
Read More

Athènes: Zizania, nouveau centre social squatté à Victoria

Victoria a un nouveau centre social occupé Zizania, à l’angle des rues Fylis et Feron. Qu’il soit pour le quartier un espace d’autogestion, d’interventions sociales, de résistance collective et de rapprochement communautaire. Rencontrons nous dans cet espace pour partager des idées, de la nourriture, un café, des vêtements et quoi ce que soit d’autre que nous puissions imaginer. Pour des freeshops et coupes de cheveux gratuites, pour des caffeneios et projections de films, pour s’éduquer et lire, pour des ateliers et des assemblées. Célébrons cette étape vers la libération de plus d’espaces publics et tirons le meilleur de cette opportunité, car c’est à nous de définir et d’embrasser nos propres luttes et nous ne pouvons compter sur personnes d’autres, ni sur les institutions en charge, ni sur de meilleurs circonstances pour le faire.

Á Zizania, l’objectif premier est de créer un espace de répit, une bouffée d’oxygène au milieu de la violence raciste, sexiste et capitaliste de l’État et de la société. Nous imaginons un espace d’interaction et d’échange entre des personnes issues de milieux, d’origines, de génération différentes, aux identités diverses, parlant différentes langues et ayant des opinions variées. Ces conditions, nous devons les créer et les concrétiser ensemble, en se rencontrant, en fortifiant les relations à l’intérieur et entre nos communautés et en connectant nos luttes. Depuis trop longtemps nous n’avons fait que rêver de quelque chose comme ça – et certainement nous n’étions pas les seul·e·s – et maintenant nous voulons passer à l’action. Dans cet état d’esprit, nous vous invitons à venir avec vos problèmes, vos idées, vos initiatives et vos luttes pour discuter de comment façonner cet espace ensemble. Read More

Grèce: un compagnon menacé de déportation!

Erol, compagnon de nationalité française, a été arrêté dans le quartier d’Exarcheia à Athènes le 6 décembre 2020 en raison de l’interdiction des rassemblements. D’abord emmené au commissariat central (GADA), il a ensuite été transféré dans l’enfer de Petrou Ralli (centre de détention pour étranger.e.s) où il est actuellement détenu.

Ils qualifient notre compagnon de danger public, s’appuyant sur de précédentes arrestations lors de sa participation à d’autres luttes, notamment le mouvement des squats (Vancouver, Koukaki, Polytechnio, etc.), alors même qu’il n’a encore jamais été condamné. Par le passé, il a également été sérieusement poursuivi pour sa participation à la lutte contre la mine d’or de Skouries. En Grèce, il est inscrit dans la loi qu’une personne peut être expulsée si reconnue comme «danger pour la santé publique». La situation du COVID plaçant la santé publique comme priorité qui vient justifier toute répression étatique, l’État grec y a vu une occasion en or pour se débarrasser de lui. Il est clair que la seule raison pour laquelle ils tentent d’expulser Erol est son engagement politique contre l’État et le capital, et non pas parce qu’il est un danger pour la population. Read More

Chania: Rosa Nera expulsée, la lutte ne fait que commencer

Rosa Nera est un collectif politique autonome et anti-autoritaire qui, depuis 2004, squatte et a donné son nom au bâtiment historique qui était autrefois connu sous le nom de « 5e division de l’armée », le déclarant, pour la première fois de son histoire, un espace libéré.

Le bâtiment squatté de Rosa Nera, a été construit vers 1880 par les Turcs comme un palais pour le pacha local. Il a continué à abriter différents représentants de l’autorité, le dernier en date étant le commandement militaire local, pendant la dictature militaire de Papadopoulos.

En 1985, le bâtiment passe du ministère de la défense au ministère de l’éducation, qui l’offre à l’Université technique de Crète, à condition qu’il soit utilisé uniquement pour des activités éducatives. Néanmoins, de 1985 à 2004, le bâtiment est totalement abandonné.

En juin 2004, le bâtiment a été occupé et remis en état. Il a été transformé d’une ruine qui s’effondrait en un centre d’activités politiques, culturelles et sociales, ainsi qu’en une maison. Tout a été accompli grâce à un travail collectif, une volonté collective et un soutien financier collectif. Cela signifie que les gens ont tout fait, en s’organisant par des procédures horizontales et non hiérarchiques. Read More

Thessalonique: raid de la police au squat Libertatia

Le dimanche 23 août à 10h30 du matin, plusieurs unités de flics ont fait une descente dans le squat Libertatia à Thessalonique. Plus précisément, lors de la réparation du toit du bâtiment qui avait été incendié par les fascistes, les flics ont cassé le cadenas de la porte et ont fait une descente dans le squat où ils ont arrêté 12 personnes qui se trouvaient à l’intérieur. Après cela, ils ont volé une fois de plus plusieurs outils de construction et d’autres matériaux nécessaires à la reconstruction du toit, comme ils l’avaient fait un mois auparavant, lorsqu’ils avaient fait une descente dans le squat avec les assistants de l’Ephorie des monuments modernes et avaient pris une partie de l’équipement du squat pour le projet de reconstruction. Juste après le raid, des camarades qui se rassemblaient à l’extérieur du bâtiment sont entré-es et l’ont réoccupé. Outre les douze personnes arrêtées, les flics ont détenu deux autres camarades qui se trouvaient à l’extérieur du bâtiment et les ont relâchés quelques heures plus tard. Les camarades arrêtés ont passé toute la journée dans le département de police de Toumba et à la police générale de Thessalonique où ils ont été libéré-es tard dans la nuit. Les accusations portées contre les camarades sont les suivantes : travail illégal, endommagement d’un monument d’importance culturelle et désobéissance. Il convient également de mentionner la tentative dégoûtante de la police et de certains médias de relier l’arrestation accidentelle d’une femme pour possession de drogue aux 12 camarades arrêté-es. Read More

Athènes : 10, 100, des milliers de squats. Une année de résistance contre le terrorisme d’État

Aujourd’hui, cela fait un an que les hommes cagoulés et armés de Chrysochoidis ont envahi le squat de réfugiés de Spirou Trikoupi 17 et le squat voisin de Transito. C’est tôt le matin qu’ils ont sorti de force de leur lit des familles avec de jeunes enfants – des gens qui, après bien des épreuves et des souffrances, avaient trouvé un endroit pour s’enraciner à nouveau dans ces bâtiments. Ils les ont pris chez elles et chez eux et les ont dispersé-es dans des camps misérables pour vivre dans la saleté et l’indifférence dans des tentes en toile. Depuis lors, une série d’attaques terroristes d’État sur les squats de réfugié-es et les squats politiques a conduit à des expulsions, des enlèvements de personnes, des passages à tabac et des arrestations. Les squats de réfugié-es ont fonctionné pendant de nombreuses années comme des expériences sans précédent d’antiracisme et d’antifascisme pratique, d’auto-organisation et de solidarité. Ces espaces ont donné à des milliers de personnes la possibilité de retrouver leur autonomie volée et le droit de définir leur propre vie loin des gardes humains et des contractants de la charité. Les familles avec des bébés, les femmes célibataires, les personnes LGBTQI+, les malades et les handicapé-es, les survivant-es de la torture ont tout-es été brutalement détaché-es de leur vie quotidienne et de leurs relations et n’ont été pris-e au piège que de l’impitoyabilité de l’État. Les squats politiques qui formaient des cellules d’action sociale dans les quartiers, défiant les idées dominantes du tourisme, de la propriété privée et de la commercialisation, qui ont transformé les villes en pyramides de classes concrètes de dépravation solitaire et de rivalité sociale, ont également été expulsés. Read More

Thessalonique (Grèce): un véhicule du corps diplomatique incendié, en solidarité avec le squat Terra Incognita

Le 17 août, à l’aube, les ordures en uniforme envahissent et expulsent le squat Terra Incognita. Ils saisissent matériel et installations logistiques, dans une fête effrénée de terrorisme d’État et de couverture médiatique. Mais les compas du squat, la tête haute, ne nous montrent pas la victoire de l’État et de la stratégie répressive néo-libérale, mais le chemin de la lutte : les bâtiments peuvent être occupés à nouveau. Les installations peuvent être reconstruites. Les relations et les processus qui ont lieu dans ces lieux ne pourront jamais être réprimés par les États, les flics ou les autorités… Read More