Heraklion (Grèce): les flics attaqués en solidarité avec le squat Rigaer94

Ces derniers temps, sur la place de la Canée, différents types de forces de police (MAT, OPKE, DIAS, etc.) « occupent » l’espace public le soir, avec l’excuse la dissuasion des « fêtes Covid ». Les personnes qui fréquentent cet endroit et y vont pour boire une bière, se relaxer, pour discuter et échanger des points de vue avec d’autres personnes, sont confrontées à ces voyous professionnels, les flics. Il y a quelques jours, les flics ont lancé des grenades assourdissantes contre des personnes qui traînaient sur la place après le couvre-feu, ils les ont poursuivies et frappées, les blessant. Read More

Athènes: le théâtre Embros resquatté

Une assemblée bien remplie et enthousiaste d’Embros le dimanche 23 mai a décidé de poursuivre la défense du théâtre libre autogéré. La tentative de la police et de la Société de la Propriété Publique de resceller Embros le matin du lundi 24 mai a été contrée par les avocats du mouvement, les gens qui luttent, les forces de solidarité unies. Les travaux ont été arrêtés. Nous commençons aujourd’hui lundi 24 mai et tous les jours à partir de 17 heures une semaine d’Art et Liberté devant le bâtiment et des travaux collectifs pour réparer les dégâts causés par l’expulsion.
Le samedi 29 mai, nous appelons à une journée d’action nationale des artistes, des assemblées de quartier et des centres sociaux dans tous les coins du pays pour défendre non seulement Embros mais tous les espaces libérés. Le pouvoir de l’auto-organisation peut arrêter la destruction de nos quartiers et de la nature menacée par la marée de l’exploitation et l’insolence de l’obscénité.
Le programme hebdomadaire des événements commence maintenant ! Il sera enrichi quotidiennement de nouvelles entrées. Nous invitons les groupes artistiques à présenter leurs idées et leurs travaux pendant la journée à l’extérieur du bâtiment. Read More

Athènes: pour l’occupation du théâtre Embros

La chronique d’une répression annoncée depuis 10 ans s’est achevée hier avec l’expulsion du théâtre Embros. Un espace qui a commencé comme une réponse au renversement par la capitale de repères urbains emblématiques est condamné pour être dominé.

L’occupation du théâtre Embros a été l’appropriation d’un outil culturel en déclin et sa véritable utilisation par les gens de l’art, de la politique et du quartier. Toutes ces masses de personnes qui sont passées, les communicateurs et les producteurs d’une autre culture à l’épreuve de ses griffes, peuvent en témoigner mais aussi réfléchir à ce que signifie sa perte.

En pleine pandémie, dans la zone la plus gentrifiée pour le petit et le grand capital touristique de la capitale, Embros était une épine, non seulement pour sa teneur politique mais aussi pour constituer une voix agitée et anarchique au centre du produit touristique. Quelque chose comme une tête de pont qui, à quelques mètres des tables de la ville occupée, organisait des fêtes, des représentations théâtrales, des discours, des événements, des concerts, des séminaires, des cuisines collectives, des festivals… Gratuitement. Organisé horizontalement. Et sans discrimination, ni ethnique, ni raciale, ni malheureusement pour la gentrification. Read More

Athènes (Grèce): expulsion du théâtre Embros

Aujourd’hui, mercredi 19 mai 2021, vers 7h30 du matin, après un ordre du procureur, une opération d’expulsion et de murage du Théâtre libre et autogéré Embros a eu lieu, en présence de la police et des représentants d’ETAD (une agence immobilière d’État), l’entreprise à qui appartient le bâtiment historique d’Embros (première imprimerie en Grèce, qualifiée de monument moderne). L’opération a eu lieu sans la permission du Ministère de la Culture, qui est responsable de ces bâtiments, ou disons, en son absence retentissante et sa complicité silencieuse.
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Athènes: Zizania, nouveau centre social squatté à Victoria

Victoria a un nouveau centre social occupé Zizania, à l’angle des rues Fylis et Feron. Qu’il soit pour le quartier un espace d’autogestion, d’interventions sociales, de résistance collective et de rapprochement communautaire. Rencontrons nous dans cet espace pour partager des idées, de la nourriture, un café, des vêtements et quoi ce que soit d’autre que nous puissions imaginer. Pour des freeshops et coupes de cheveux gratuites, pour des caffeneios et projections de films, pour s’éduquer et lire, pour des ateliers et des assemblées. Célébrons cette étape vers la libération de plus d’espaces publics et tirons le meilleur de cette opportunité, car c’est à nous de définir et d’embrasser nos propres luttes et nous ne pouvons compter sur personnes d’autres, ni sur les institutions en charge, ni sur de meilleurs circonstances pour le faire.

Á Zizania, l’objectif premier est de créer un espace de répit, une bouffée d’oxygène au milieu de la violence raciste, sexiste et capitaliste de l’État et de la société. Nous imaginons un espace d’interaction et d’échange entre des personnes issues de milieux, d’origines, de génération différentes, aux identités diverses, parlant différentes langues et ayant des opinions variées. Ces conditions, nous devons les créer et les concrétiser ensemble, en se rencontrant, en fortifiant les relations à l’intérieur et entre nos communautés et en connectant nos luttes. Depuis trop longtemps nous n’avons fait que rêver de quelque chose comme ça – et certainement nous n’étions pas les seul·e·s – et maintenant nous voulons passer à l’action. Dans cet état d’esprit, nous vous invitons à venir avec vos problèmes, vos idées, vos initiatives et vos luttes pour discuter de comment façonner cet espace ensemble. Read More

Grèce: un compagnon menacé de déportation!

Erol, compagnon de nationalité française, a été arrêté dans le quartier d’Exarcheia à Athènes le 6 décembre 2020 en raison de l’interdiction des rassemblements. D’abord emmené au commissariat central (GADA), il a ensuite été transféré dans l’enfer de Petrou Ralli (centre de détention pour étranger.e.s) où il est actuellement détenu.

Ils qualifient notre compagnon de danger public, s’appuyant sur de précédentes arrestations lors de sa participation à d’autres luttes, notamment le mouvement des squats (Vancouver, Koukaki, Polytechnio, etc.), alors même qu’il n’a encore jamais été condamné. Par le passé, il a également été sérieusement poursuivi pour sa participation à la lutte contre la mine d’or de Skouries. En Grèce, il est inscrit dans la loi qu’une personne peut être expulsée si reconnue comme «danger pour la santé publique». La situation du COVID plaçant la santé publique comme priorité qui vient justifier toute répression étatique, l’État grec y a vu une occasion en or pour se débarrasser de lui. Il est clair que la seule raison pour laquelle ils tentent d’expulser Erol est son engagement politique contre l’État et le capital, et non pas parce qu’il est un danger pour la population. Read More

Chania: Rosa Nera expulsée, la lutte ne fait que commencer

Rosa Nera est un collectif politique autonome et anti-autoritaire qui, depuis 2004, squatte et a donné son nom au bâtiment historique qui était autrefois connu sous le nom de « 5e division de l’armée », le déclarant, pour la première fois de son histoire, un espace libéré.

Le bâtiment squatté de Rosa Nera, a été construit vers 1880 par les Turcs comme un palais pour le pacha local. Il a continué à abriter différents représentants de l’autorité, le dernier en date étant le commandement militaire local, pendant la dictature militaire de Papadopoulos.

En 1985, le bâtiment passe du ministère de la défense au ministère de l’éducation, qui l’offre à l’Université technique de Crète, à condition qu’il soit utilisé uniquement pour des activités éducatives. Néanmoins, de 1985 à 2004, le bâtiment est totalement abandonné.

En juin 2004, le bâtiment a été occupé et remis en état. Il a été transformé d’une ruine qui s’effondrait en un centre d’activités politiques, culturelles et sociales, ainsi qu’en une maison. Tout a été accompli grâce à un travail collectif, une volonté collective et un soutien financier collectif. Cela signifie que les gens ont tout fait, en s’organisant par des procédures horizontales et non hiérarchiques. Read More

Thessalonique: raid de la police au squat Libertatia

Le dimanche 23 août à 10h30 du matin, plusieurs unités de flics ont fait une descente dans le squat Libertatia à Thessalonique. Plus précisément, lors de la réparation du toit du bâtiment qui avait été incendié par les fascistes, les flics ont cassé le cadenas de la porte et ont fait une descente dans le squat où ils ont arrêté 12 personnes qui se trouvaient à l’intérieur. Après cela, ils ont volé une fois de plus plusieurs outils de construction et d’autres matériaux nécessaires à la reconstruction du toit, comme ils l’avaient fait un mois auparavant, lorsqu’ils avaient fait une descente dans le squat avec les assistants de l’Ephorie des monuments modernes et avaient pris une partie de l’équipement du squat pour le projet de reconstruction. Juste après le raid, des camarades qui se rassemblaient à l’extérieur du bâtiment sont entré-es et l’ont réoccupé. Outre les douze personnes arrêtées, les flics ont détenu deux autres camarades qui se trouvaient à l’extérieur du bâtiment et les ont relâchés quelques heures plus tard. Les camarades arrêtés ont passé toute la journée dans le département de police de Toumba et à la police générale de Thessalonique où ils ont été libéré-es tard dans la nuit. Les accusations portées contre les camarades sont les suivantes : travail illégal, endommagement d’un monument d’importance culturelle et désobéissance. Il convient également de mentionner la tentative dégoûtante de la police et de certains médias de relier l’arrestation accidentelle d’une femme pour possession de drogue aux 12 camarades arrêté-es. Read More

Athènes : 10, 100, des milliers de squats. Une année de résistance contre le terrorisme d’État

Aujourd’hui, cela fait un an que les hommes cagoulés et armés de Chrysochoidis ont envahi le squat de réfugiés de Spirou Trikoupi 17 et le squat voisin de Transito. C’est tôt le matin qu’ils ont sorti de force de leur lit des familles avec de jeunes enfants – des gens qui, après bien des épreuves et des souffrances, avaient trouvé un endroit pour s’enraciner à nouveau dans ces bâtiments. Ils les ont pris chez elles et chez eux et les ont dispersé-es dans des camps misérables pour vivre dans la saleté et l’indifférence dans des tentes en toile. Depuis lors, une série d’attaques terroristes d’État sur les squats de réfugié-es et les squats politiques a conduit à des expulsions, des enlèvements de personnes, des passages à tabac et des arrestations. Les squats de réfugié-es ont fonctionné pendant de nombreuses années comme des expériences sans précédent d’antiracisme et d’antifascisme pratique, d’auto-organisation et de solidarité. Ces espaces ont donné à des milliers de personnes la possibilité de retrouver leur autonomie volée et le droit de définir leur propre vie loin des gardes humains et des contractants de la charité. Les familles avec des bébés, les femmes célibataires, les personnes LGBTQI+, les malades et les handicapé-es, les survivant-es de la torture ont tout-es été brutalement détaché-es de leur vie quotidienne et de leurs relations et n’ont été pris-e au piège que de l’impitoyabilité de l’État. Les squats politiques qui formaient des cellules d’action sociale dans les quartiers, défiant les idées dominantes du tourisme, de la propriété privée et de la commercialisation, qui ont transformé les villes en pyramides de classes concrètes de dépravation solitaire et de rivalité sociale, ont également été expulsés. Read More

Thessalonique (Grèce): un véhicule du corps diplomatique incendié, en solidarité avec le squat Terra Incognita

Le 17 août, à l’aube, les ordures en uniforme envahissent et expulsent le squat Terra Incognita. Ils saisissent matériel et installations logistiques, dans une fête effrénée de terrorisme d’État et de couverture médiatique. Mais les compas du squat, la tête haute, ne nous montrent pas la victoire de l’État et de la stratégie répressive néo-libérale, mais le chemin de la lutte : les bâtiments peuvent être occupés à nouveau. Les installations peuvent être reconstruites. Les relations et les processus qui ont lieu dans ces lieux ne pourront jamais être réprimés par les États, les flics ou les autorités… Read More

Thessalonique: déclaration politique du squat Terra Incognita. Appel à la solidarité internationale

Le matin du lundi 17 août 2020 le squat Terra Incognita a été expulsé par les forces répressives du néolibéralisme, mais que TEMPORAIREMENT ! Les forces de l’ordre de la « démocratie » ont envahi le bâtiment et durant plusieurs heures ils ont effectué des enquêtes, en confisquant du matériel. Quelques jours plus tard, le squat reste toujours ouvert et malgré les célébrations des flics, qui pensent qu’ils peuvent encore envahir notre territoire libre.

Depuis plus de 16 ans le squat Terra Incognita constitue le point de lutte et de rencontre de centaines des militants-es de la base sociale. A travers plusieurs actions, interventions, débats, manifestations et affrontements contre les violences d’État, le squat se trouve toujours présent dans les luttes contre les intérêts du capitalisme monopoliste, contre le fascisme et le patriarcat, contre toutes les formes de discriminations et de spécisme. Dans l’espace du squat et dans ces structures autogérées, basées sur la solidarité et l’aide mutuelle, ils se sont rencontrés et ils se rencontrent encore des centaines des manifestants-es et combattants-es de la liberté. Dans l’espace du squat, des rapports et relation libertaires ont été construits. Des plans, des opérations subversives et des rêves trouvent jusqu’a aujourd’hui de support éthique et espace libre du squat pour se réaliser. Le squat pour plus de 16 ans constitue une partie vivante du corps de la lutte contre toutes formes de pouvoir et de répression toujours, sans divisant les moyens qui contribuent à la propagation des idées libertaires et l’organisation de la contre-attaque de notre classe. Parce que pour nous c’est ça la libération par la société capitaliste. Read More

Thessalonique: expulsion du squat Terra Incognita

Ce matin (17 août), vers 5 heures, la racaille en uniforme de la police grecque a envahi Terra Incognita à Thessalonique, un bâtiment occupé depuis 2004 et qui constitue un point de repère de la lutte et du mouvement anarchiste dans la ville.

Les policiers ont procédé à l’expulsion du bâtiment, tandis que les équipements techniques et matériels ont été confisqués et qu’une grande partie des ressources à l’intérieur du bâtiment ont été confisquées.

Plus précisément, les équipements des infrastructures anarchistes suivantes, hébergées dans le squat, ont été confisqués : le matériel médical et de premiers secours, la salle de sport, la bibliothèque et le matériel d’impression, ainsi qu’un grand nombre d’archives d’affiches et d’autres imprimés datant de plusieurs décennies. Read More

Athènes: action de solidarité pour Dervenion 56. Un appel international à la solidarité

Le vendredi 26 juin, à Exarcheia, l’Etat grec a expulsé et scellé le squat Dervenion 56 et le bâtiment de Dervenion 52. Un rassemblement de solidarité s’est immédiatement tenu sur la place Exarcheia pendant plusieurs heures et, dans la soirée du même jour, une manif de solidarité a été organisée avec la participation de 300 personnes. La manif s’est terminée au squat Dervenion, des barricades ont été installées autour du périmètre, puis des camarades ont brisé les blocs de béton de la honte. La police n’est jamais venue et après quelques heures, les manifestant-es sont parti-es. Les flics anti-émeutes ont de nouveau mené une opération le lendemain matin, construisant à nouveau un mur de briques devant la porte du squat. Selon les informations, dans les jours suivants, diverses actions de solidarité ont suivi, une manifestation a eu lieu dans Ermou, la principale rue commerçante d’Athènes, où des slogans ont été criés, et apparemment certaines personnes ont attaqué de grandes marques internationales de vêtements dans le centre ville occupé par la police. Même Costas Bakogiannis, riche neveu du Premier ministre, maire d’Athènes, n’a pas pu échapper à la colère provoquée par les expulsions. Le pionnier de la gentrification et ses gardes du corps ont été attaqués avec des cafés et d’autres objets par des dizaines de personnes lors d’un festival local de renom. Les jours suivants, une nouvelle marche a eu lieu à Exarheia où des camarades ont démoli les entrées des squats expulsés de migrants à Themistokleous 58 et Spirou Trikoupi 15. Tous ces jours, des textes de solidarité ont été rédigés et des banderoles ont été placées en divers endroits de Grèce. Read More

Thessalonique: deux camarades anarchistes arrêtés

Aux premières heures du mercredi 27 mai 2020, à Thessalonique, en Grèce, deux camarades anarchistes ont été arrêtés pour une tentative d’attentat à l’explosif ou à la bombe incendiaire au domicile de Dimitris Stamatis, l’ancien membre de Nouvelle Démocratie (le parti gouvernemental grec) et maintenant président de la Caisse de Dépôts et de Prêts.
Comme le rapportent les médias grecs, le premier camarade a été vu par des policiers civils qui passaient et contrôlaient la maison dans le quartier de Kalamaria ; puis l’autre camarade a été arrêté au moment où il allait poser les engins incendiaires/explosifs. Le premier camarade a été arrêté quelques heures plus tard à Thessalonique, alors qu’il était à vélo.
Il y a eu une grosse descente policière dans la maison du camarade, et aussi dans les maisons d’autres camarades. Plus précisément, 4 maisons squattées dans le quartier d’Ano Poli ont été fouillées de fond en comble et, de plus, 10 camarades ont été poursuivis au total, qui ont été laissés libres quelques heures plus tard, car rien n’a été trouvé contre eux. Read More

Grèce : répression et résistance pendant la pandémie

En coordination avec le collectif de médias anarchistes Radio Fragmata, nous présentons le compte-rendu suivant venu de Grèce. Ce dernier décrit les actions entreprises actuellement par le gouvernement grec, ainsi que par les propriétaires d’entreprises, la police et les fascistes, pour tirer profit de la pandémie de COVID-19 dans le but d’intensifier la répression – mais également celles que les anarchistes, les migrant·e·s, les prisonnier·ère·s, les travailleur·euse·s rebelles et les autres mettent en place pour riposter et ouvrir des espaces de liberté.

Ces mises à jour sont adaptées de la contribution mensuelle de Radio Fragmata au podcast « Bad News Report » sur la situation actuelle en Grèce. Nous espérons sensibiliser les gens à cette situation et amener davantage d’auditeur·rice·s à écouter ce podcast ; nous recommandons d’écouter « Bad News Report » ainsi que le réseau radio anarchiste/antiautoritaire dans son ensemble. Read More