Londres: le collectif Serious Annoyance continue d’occuper le commissariat de Camberwell malgré le verdict

Le journal Freedom a reçu le communiqué suivant de la part des squatters qui occupent l’ancien commissariat de Camberwell, dans le sud de Londres. Le collectif, connu sous le nom de Serious Annoyance, a perdu la bataille juridique pour rester en possession des lieux le mardi 20 juillet, mais continue l’occupation au mépris de l’octroi d’un ordre de possession provisoire (IPO). Ce jugement de la Haute Cour criminalise toute personne restant dans les lieux à partir de 14h30 mercredi, ce qui signifie que les occupant-es risquent d’être arrêté-es et potentiellement emprisonné-es pendant six mois s’iels ne quittent pas les lieux. Iels occupent les lieux depuis le 9 juillet, date à laquelle iels ont publié leur communiqué initial, et appellent les gens à les soutenir en partageant leur histoire et en étant présent-es dans la rue en attendant la menace d’expulsion.

L’occupation du commissariat s’inscrit dans le cadre de la résurgence d’un mouvement militant de squat, issu d’un mélange d’anarchistes, de manifestants écologistes et de travellers, contre les nouvelles lois anti-squat proposées par le gouvernement britannique. Ces nouvelles lois sont considérées comme une attaque en règle contre les personnes issues de cultures nomades, ainsi que contre le mouvement de protestation anti-HS2 en plein essor. Un ancien commissariat a été occupé plus tôt cette année en réponse au meurtre de Sarah Everard, ainsi que l’année dernière à Paddington Green, et précédemment en 2014. Read More

Berlin: rassemblement contre le processus d’expulsion du Køpi Wagenplatz

Un lieu d’habitation n’a pas nécessairement quatre murs de briques, et ils sont parfois sur roues.

Køpi Wagenplatz est synonyme d’un mode de vie qui tente d’exister de manière autonome et autogéré, offrant une réponse claire et visible à une culture dominante de la propriété comme statut qui ferme la porte à la communauté, au voisinage et à la solidarité.

Le 10 juin, le procès contre cette structure aura lieu. L’existence « légale » de ce projet autogéré, comme de plusieurs autres espaces à Berlin, est décidée par des personnes qui n’ont qu’une seule priorité : servir les intérêts du capital, des propriétaires, des sociétés immobilières. Notre position est de faire comprendre que non seulement nous défendrons chaque projet menacé mais que nous défendons l’autodétermination de notre existence et de notre vie. Nous ne reconnaissons pas leurs institutions mais nous voulons être présents à chaque décision qui est prise pour nous, sans nous. Read More

Castille-La-Manche: Fraguas Revive. Le squat rural gagne provisoirement sa première bataille contre la démolition du village

En raison d’une décision officielle du tribunal pénal n° 1 de Guadalajara le 29 avril, les habitant-e-s de Fraguas ont appris que la démolition du village est provisoirement suspendue. C’est un changement de critère judiciaire qui a été obtenu grâce à la bataille humaine et juridique que les habitant-e-s défendent depuis des années et qui paralyse provisoirement l’exécution du verdict de démolition du village.

Un projet de huit ans pour la récupération de l’espace rural

Pour celleux qui ne connaissent pas la situation de ce projet communautaire de Fraguas, cette initiative de squat rural a été lancée en 2013 dans un petit village abandonné de la Sierra Norte de la province de Guadalajara. Ce village, qui date du 12e siècle, a été expulsé pendant la dictature de Franco en 1968 pour la monoculture du pin et sa vente à l’industrie du bois. Un groupe de jeunes a décidé, la décennie dernière, de reconstruire certaines maisons laissées à moitié debout, après que l’armée espagnole eut utilisé la zone comme camp de manœuvre pour le tir et les explosifs dans les années 90. Leur projet est réel et iels ont atteint leurs objectifs initiaux, puisqu’iels ont réussi à reconstruire plusieurs maisons dans le village, iels ont également fait l’expérience d’un grand niveau d’autosuffisance collective en matière de coexistence et d’autogestion des ressources naturelles. Iels ont un potager et une serre construits de leurs propres mains, un petit poulailler extérieur, des abeilles dans une vingtaine de ruches, et comme autonomie énergétique, iels ont une trentaine de panneaux solaires. Read More

Paris: journée sur le mal logement et les expulsions, place Ste-Marthe le dimanche 16 mai 2021

Le H, local squatté depuis septembre 2020, espace d’entraide, de lutte et d’organisation dans le quartier de la place Sainte-Marthe, est menacé d’expulsion. Notre procès aura lieu mardi 18 mai au TGI de Paris. Ce local appartient juridiquement à la SIN (société immobilière de Normandie) qui détient historiquement près de 120 lots dans le quartier et dont l’actionnaire majoritaire est depuis 2019 le géant de l’immobilier, Nexity. Read More

Saint-Étienne: squat Chez Elia, convocation pour une audience en référé

Des nouvelles de Chez Elia, l’ancien centre musical Massenet. Déjà 12 jours depuis l’occupation de l’ancienne école, qui s’appelle désormais Chez Elia, pour faire un doux clin d’oeil à un ami qui nous manque.
Jeudi 29 avril, un huissier est passé nous délivrer une convocation pour une audience en référé mardi prochain, le 4 mai à 13h30, pour statuer sur l’expulsion du lieu sur demande de la mairie de Saint-Étienne.
Chez Elia a donc besoin d’encore plus de soutien, de bras et de cerveaux pour continuer malgré les menaces de la ville à faire vivre ce lieu, à l’organiser et à l’embellir. Read More

Frossay (44): État policier et justice de classe… un zadiste du Carnet emprisonné

Ce texte est un témoignage de quelques zadistes du Carnet après le procès d’un de leur pote. Il est à partager autant que possible !

Depuis maintenant plus d’un mois, notre ami Pty Loup est en prison. Il a pris 18 mois ferme pour avoir brisé la vitre d’une voiture de la gendarmerie. Plus que l’acte, c’est la personne qui a été jugée, parce qu’elle refuse de correspondre aux critères de bienséance de cette société qu’elle vomit et qu’on vomit aussi d’ailleurs. Avec beaucoup de rage et d’amertume, nous voulons revenir sur son procès et témoigner de la violence répressive qui s’est abattue sur lui et sur celles et ceux qui sont venues le soutenir. Read More

Gonesse (95): retour sur la première ZAD d’Ile-de-France

Retour en images sur la première ZAD d’Ile-de-France : la coexistence écologiste des gens du voyage et de leurs voisin.es les zadistes du Triangle avant leur expulsion.


Graffiti sur clôture Sud, Gonesse, « ZAD du Triangle », 14 février 2021
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Barcelone: rassemblement de soutien aux camarades arrêté-e-s le 27 février

Mardi 20 avril 2021, 9 heures
Lieu de rendez-vous: devant l’Audiencia Provincial, Passeig de Lluís Companys 14-16, Barcelone

Depuis plus de 50 jours, 7 des 8 camarades arrêté-e-s le 27 février 2021 dans le centre de Barcelone sont emprisonné-e-s. Iels ont été arrêté-e-s lors de l’une des dernières manifestations qui a débuté au nom de la liberté d’expression et qui s’est poursuivie pendant 15 jours, devenant de plus en plus la voix de la dissidence générale envers la situation que nous vivons. Une réalité étouffante caractérisée par une violence institutionnelle qui ne cesse d’augmenter chaque jour, qui laisse la majorité de la population sans avenir et qui absout et défend les véritables responsables : la police, les institutions, les politiciens et la famille royale. C’est une inquiétante dérive autoritaire qui s’opère aujourd’hui dans le monde entier et qui se dissimule sous une subsistance strictement formelle du cadre institutionnel démocratique qui sert d’alibi à un gouvernement despotique.

Suite aux arrestations, de violentes perquisitions policières ont eu lieu dans 2 maisons squattées du Maresme, dans le but de démontrer une organisation criminelle supposée inexistante. Read More

Turin (Italie): Carla sort de prison mais est assignée à résidence

Carla, la dernière incarcérée spécifiquement pour l’opération « Scintilla » à Turin, est sortie aux arrêts domiciliaires (assignation à résidence) ce vendredi 9 avril dans la soirée. Read More

Lyon: procès du Maria, appel à rassemblement

Vendredi 9 avril 2021, rassemblement à 8h30 devant le Tribunal de Grande instance, 67 rue Servient à Lyon.

Par le biais de son bailleur public Grand Lyon Habitat, la Métropole de Lyon, tenue par « la gauche » et « les écolos » s’apprête à remettre à la rue, le Maria Carré, l’un des squats les plus peuplés de Lyon. Dans l’assignation au procès, iels réclament une expulsion sans délai et une suppression de la trêve hivernale, prévue par la loi pour protéger les plus démuni.e.s.

En plein 3e confinement, dans cette situation sanitaire et sociale catastrophique, alors que les inégalités ne font que s’accroître, et que la précarité flambe, les habitant.e.s sont menacé.e.s, sans aucune solution de relogement en vue.

Les autorités interdisent récemment tout rassemblement contre les expulsions, les rassemblements contre le fascisme, expulsent sans vergogne et illégalement des squats ! Nous ne devons pas laisser les habitant.e.s seul.e.s face aux menaces de la Métropole. Read More

Montreuil (93): retour sur l’arrestation d’un compagnon suite au procès du Marbré

Jeudi matin, 1er avril, à 11h avait lieu au tribunal de proximité de Montreuil le procès du squat le Marbré. Le rendu de ce procès aura lieu le 1er juin.

A 9h, un flic en civil qui tentait d’être discret guettait à l’extérieur du tribunal, et à 11h c’est deux voitures de flics en civil qui se sont postées devant le tribunal, tous flics dehors. A la fin du procès, ils ont été rejoint par la BAC du 10e arrondissement de Paris et d’autres keufs, et ils sont intervenus pour interpeller un compagnon sorti du bâtiment depuis à peine dix minutes.


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Val de Suse: sur l’expulsion de la Casa Cantoniera

Depuis un an, la pandémie a bouleversé la vie de milliards de personnes, et dans ce monde dystopique où l’augmentation considérable des systèmes de surveillance et de contrôle est légitimée par la doctrine de la guerre au virus, où tout est illégal sauf aller au travail, les expulsions et les évictions locative ne cessent pas.
Deux ans et demi après son ouverture, la Casa Cantoniera Occupata, le refuge autogéré d’Oulx, a été expulsée. Il y avait plein de monde ce jour-là à l’intérieur : la pandémie n’a jamais arrêté ceux qui voyagent sans avoir le privilège d’avoir un endroit où s’arrêter.

Occupé en décembre 2018, c’était un lieu créé pour apporter de la solidarité aux personnes qui voulaient traverser la frontière italo-française au col du Montgenèvre. Un lieu de lutte et d’auto-organisation, contre toutes les frontières et les dispositifs militaires et politiques qui cherchent à contrôler et à sélectionner. Read More

Montpellier: le Bat du Peuple n’a rien contre le fait qu’on l’aide

L’occupation dans le quartier des Beaux-Arts est en train de se consolider. Il est utile de lui apporter du renfort matériel. Occupé depuis la rentrée au 1, rue Substantion, tout près du Corum, un ancien garage est devenu le BAT du Peuple, qu’animent notamment des personnes de l’ancien Casa del Sol. Sa philosophie en reste proche, avec un clair ancrage dans le mouvement social, par exemple le mouvement contre les lois Séparatisme ou de Sécurité globale. Les références du Bât du Peuple s’enracinent dans le mouvement des Gilets jaunes, et les actions de partage et solidarité alimentaire sont au cœur de ses pratiques, avec récupératon, freepicerie, cantines populaires. Read More

Barcelone: Sara libérée avec des charges. Liberté pour les prisonnièr-es du 27F. Assez des manipulations policières

Hier, lundi 22 mars, à la dernière minute, nous avons reçu la nouvelle de la libération (avec charges) de Sara, l’une des huit personnes emprisonnées suite à la manifestation du 27 février à Barcelone. L’appel déposé par la défense prouverait, par le biais d’une expertise, qu’elle n’a pas pu être celle qui a aspergé le liquide inflammable, comme le prétend la déclaration de la police.

Une fois encore, cette histoire, avec ses affirmations catégoriques et reproduites à l’identique par tant de médias, commence à s’estomper. Sara a été arrêtée, inculpée et emprisonnée en tant que responsable de l’incendie de la camionnette sans avoir droit à la présomption d’innocence. Tout comme le reste des personnes arrêtées et aujourd’hui emprisonnées.

La photo de Sara, son nom et ses coordonnées sont apparus dans les médias, d’abord dans La Vanguardia, repris par la presse italienne. Quelques jours avant de purger un mois de prison, elle a été libérée avec des charges après que son avocat et un témoin expert de la défense ont prouvé qu’il était impossible qu’elle soit la personne accusée par la police, le procureur et le tribunal. Read More

Val de Suse: expulsion du refuge autogéré ChezJesOulx

Réveil brutal ce matin à l’ancienne maison cantonnière d’Oulx, devenue, après l’occupation de décembre 2018, un abri autogéré pour les personnes sur la route.
À l’aube, la police anti-émeute, les digos, les pompiers et la Croix-Rouge ont encerclé le refuge.
Les barricades ont tenu pendant une heure et demie. Puis, grâce à l’intervention des pompiers, la police a réussi à pénétrer dans la maison, où dormaient une quarantaine d’hommes, de femmes et d’enfants.
Les sympathisant.e.s ont été isolé.e.s à l’extérieur de la maison, les personnes sur la route ont été emmenées à la tente de la Croix-Rouge pour un contrôle sanitaire. Par la suite, les migrant.e.s ont été déplacé.e.s dans des dortoirs à Oulx et dans un institut de religieuses à Suse. Les personnes sans papiers ont été emmenées au poste de police de Bardonecchia. En attendant, les sympathisant.e.s ont été tenu.e.s à l’écart.
Le même jour, le procès pour l’occupation du premier refuge autogéré, sous l’église de Claviere, a commencé. Read More