Angers: manif contre l’expulsion de la Grande Ourse

Le tribunal a rendu son verdict : la Grande Ourse ne bénéficiera d’aucun des délais généralement alloués aux squats avant leur expulsion.
La Grande Ourse, c’est une quarantaine de personnes hébergées, un lieu de repos pour les nécessiteux-ses, une épicerie à prix libre, un bar associatif et surtout l’un des symboles angevins de la résistance au système mortifère qui nous domine. Le 1er septembre dernier se tenait l’audience des occupant-e-s du lieu, et le moins que l’on puisse dire c’est que le verdict est sévère. Même la trêve hivernale lui est retirée. La raison invoquée (existence d’une voie de fait alors qu’aucune effraction n’a été démontrée) permet en effet au juge de pouvoir ordonner l’expulsion sans délai des occupant-e-s. Un appel peut être lancé, mais dés que l’huissière sera passée, les habitant-e-s auront quinze jours pour quitter les lieux.
Cette décision suit une véritable politique anti squats au niveau local et national. Une nouvelle loi allant dans ce sens va bientôt voir le jour. A Nantes, la police se montre complice de violences et d’exactions perpétrées sur des squatteureuses. Dans l’ensemble des villes la justice durcit ses verdicts.
A Angers, des dizaines de personnes ont été mises à la rue ces dernières semaines alors que l’hiver approche à grands pas. Read More

Dijon: procès et rassemblement de soutien à l’Engrenage

Mercredi 7 octobre, les jardins de l’Engrenage passaient en procès. Une centaine de personne étaient réunies devant la cité judiciaire. Le rendu aura lieu le 4 novembre.

La ville de Dijon demande l’expulsion des occupant·es et jardinièr·es, pour pouvoir y contruire un énième « éco-quartier ». Interrogé par les journalistes de France Bleu Bourgogne, l’avocat de la ville Maître Brultet explique que « c’est surtout la préservation du droit de propriété qui nous soucie. Nous voulons permettre à la ville de réaliser le projet qui est le sien, c’est à dire la construction de 300 logements. Ces gens là violent le droit de propriété, droit constitutionnellement reconnu, ils entravent la construction de cet éco-quartier ».
Maitre Clémang, avocate de la défense a plaidé le fait que le juge des référés est incompétent à demander l’expulsion des deux personnes qui vivent dans la maison qui se trouve au milieu du terrain
Le rendu aura lieu le 4 novembre Read More

Saint-Nazaire: mercredi 14 octobre, procès de la maison Géronimo

Les occupant.e.s de la maison Géronimo, situé au 33 rue Émile Littre, sont actuellement en procédure. Le propriétaire en droit des logements occupés, Silène, a porté plainte pour récupérer « son » bâtiment en vu de le « restaurer » en installant des ascenseurs neufs et en rénovant les balcons. Sur le papier tout semble positif, mais en pratique cela cache une réduction de la taille des appartements : les T3 et T4 vont laisser place à des T1, T2 et T5. Certes les anciens occupant du 33, 35 et 37 seront prioritaire pour réinvestir les lieux mais avec une augmentation des loyers de 100 à 150€, tous les actuels locataires n’auront pas les moyens de pouvoir réinvestir l’immeuble. Read More

Bobigny (93): mardi 6 octobre, procès de trois camarades tchadiens expulsés du Transfo le 3 juin 2019

Suite à l’expulsion violente de la réoccupation du Transfo le 3 juin 2019, à Bagnolet, trois camarades tchadiens passent en procès demain, le mardi 6 octobre 2020, à 13h, au Tribunal de grande instance de Bobigny, pour « incitation à l’émeute, rébellion et violence » (une première audience avait eu lieu en octobre 2019).

Soyons nombreux-euses pour les soutenir !

Paris (Xe): des nouvelles suite à l’agression policière dans le quartier Ste-Marthe lundi dernier

Lundi 28 septembre, cinq compas ont été interpellé⋅e⋅s par la BAC lors d’une discussion du côté de la place Ste-Marthe, qui venait de connaître un week-end d’occupation et d’ateliers contre la gentrification.

Les principaux acteurs de la gentrification du quartier sont les sociétés immobilières Edmond-Coignet et Nexity, actionnaires majoritaires de la Société Immobilière de Normandie (SIN), qui possède 80 locaux en rez-de-chaussée et 40 appartements dans les alentours de la place Sainte-Marthe. Un local de la SIN est occupé depuis plusieurs jours (et n’a finalement pas été expulsé lundi dernier) et deux prétendus représentants d’Edmond Coignet étaient présents lors des interpellations de lundi. Read More

Wassenaar: Villa Ivicke, des nouvelles des six derniers mois

Plan de zonage, travaux de construction, procédures judiciaires.

Beaucoup de choses se sont passées au cours des six derniers mois. En avril, le propriétaire a entamé un procès pour nous expulser. Et en mai, la municipalité de Wassenaar a imposé une ordonnance administrative au propriétaire, Ronnie van de Putte, et à nous en tant que résidents. Avec cette ordonnance administrative, la municipalité veut faire pression sur le propriétaire pour qu’il effectue des travaux de construction, et sur nous pour que nous quittions les lieux sous prétexte que le plan de zonage de la Villa Ivicke n’est pas un « logement » mais un « bureau ».

En tant qu’habitant-es d’Ivicke, nous avons déposé un recours contre l’application du plan de zonage, l’audience était censée avoir lieu le 16 septembre. Cependant, l’affaire a été renvoyée devant le tribunal, ce qui a entraîné l’annulation de l’audience. Nous attendons maintenant une date pour cette audience. Dans l’ordonnance administrative, la municipalité a marqué le 19 novembre comme date de départ. Quoi qu’il en soit, il est déjà clair qu’il n’y aura pas de décision dans cette affaire avant cette date, mais cela ne signifie pas que la municipalité ne peut pas nous expulser. C’est pourquoi nous avons demandé à la municipalité de suspendre l’exécution de l’ordonnance administrative jusqu’à ce que le tribunal ait statué sur la légalité de cette exécution. Read More

Calais: la pression ne retombe pas

Samedi 26 septembre 2020, plus de 400 personnes marchent sous la pluie pour la liberté et la dignité humaine

Des calaisien.n.es, militants, bénévoles associatifs et personnes exilées se retrouvent sous une pluie battante pour partir en cortège de protestation depuis le campement qui jouxte l’hôpital de Calais. Malgré le vent et la pluie, les exilé.e.s se joignent au défilé en dansant au son des tambours, menant la marche et paradant avec joie et détermination sous la pluie.

A l’arrivée Place de Norvège, quelques prises de paroles de soutiens et d’exilés alternent avec de la musique et des improvisation hip-hop en toutes langues. En dépit du froid, c’est un moment d’euphorie et d’unité entre des personnes qui n’ont pas l’occasion de se côtoyer en ville autrement.
Au micro, des exilés témoignent de leur fatigue et de leur exaspération face au harcèlement quotidien de la police qui expulse, détruit les tentes et confisque leurs matériels, appellent à être traités comme des êtres humains et non comme des animaux. Read More

Saint-Étienne: expulsion imminente du squat de la poste de Solaure

Le mardi 22 septembre un nouveau jugement en référé au Tribunal Administratif de Lyon a eu lieu. Même s’il existe peu d’éléments, la Mairie de Saint-Étienne fait valoir un projet de logement avec commerce en rez-de-chaussée portée par Inovy, une société de portage de projet. Le tribunal a rendu sa décision ce jeudi 24 septembre avec l’ordre de quitter les lieux et possibilité d’expulsion immédiate par la police. Les habitant·es sont, à partir d’aujourd’hui, en risque permanent d’être jeté·es à la rue sans solution d’hébergement.

Une quarantaine de personnes vivent actuellement dans le squat de l’ancienne poste dont des enfants scolarisés, des personnes à la santé fragile et des personnes en cours de formations. Une majorité sont en procédure de demande d’asile. Le Maire de Saint-Étienne et son équipe, en réponse aux questions au conseil municipal du 21/09/2020 , se défaussent encore et toujours de leurs responsabilités sur le dos de l’Etat et assument totalement de jeter à la rue les habitant.es de La Poste de Solaure. Read More

Calais: maintien de l’interdiction de distribuer de la nourriture aux migrants. Mobilisation le 26 septembre

Pour le juge des référés du TA de Lille, 4 kms à pied pour manger, ça n’use pas les souliers.

Par une ordonnance du 22 septembre 2020, le juge des référés du tribunal administratif de Lille a rejeté la requête introduite par 12 associations locales et nationales visant à faire annuler l’arrêté du 10 septembre 2020 par lequel le préfet du Pas-de-Calais a interdit toute distribution gratuite de boissons et denrées alimentaires en certains lieux du centre-ville de la commune de Calais.

Le juge a énoncé que les distributions mises en places par l’Etat suffisaient prétendument à couvrir les besoins de l’ensemble des personnes exilées présentes à Calais, y compris pour celles qui dorment en centre-ville, en considérant que « la circonstance que pour y accéder, les migrants installés en centre-ville depuis début août doivent parcourir trois kilomètres n’est pas de nature à caractériser des conditions de vie indignes.»

Cette appréciation est particulièrement contestable. En effet, les indicateurs humanitaires élaborés soit par le HCR, soit dans le cadre du projet SPHERE, précisent par exemple, au sujet de l’eau potable, que celle-ci doit être accessible à moins de 500m des lieux de vie des personnes – les distances en cause étant en l’espèce situées entre 4 et 5km, ce qui représente une heure de marche aller, et qu’il faut se rendre à deux distributions par jour. Read More

Dijon: le procès des jardins de l’Engrenage reporté

Nous venons d’apprendre que l’audience au tribunal qui décidera du sort de L’Engrenage n’aura pas lieu mercredi 23 septembre comme il était prévu. Le rassemblement de ce mercredi matin est donc annulé. Le procès est reporté – comme ça arrive très souvent avec les instances de justice – et une nouvelle date sera annoncée d’ici une ou deux semaines. Tenons-nous prêt·es pour aller les soutenir !

Après une tentative d’expulsion manu militari courant juillet, la municipalité tente la voie juridique pour expulser les Jardins de l’Engrenage. Appel a la mobilisation:

La plupart d’entre-vous connaissent déjà les Jardins de l’Engrenage. Certain-e-s sont là depuis le début, beaucoup y sont déjà passé, ont déjà prêté main forte, exprimé leur amitié. Ce qui nous touche toujours un peu plus.

Pour celles et ceux qui ne les connaissent pas, ces jardins situés au 57 avenue de Langres sont occupés depuis le 17 juin, pour lutter contre un énième, absurde et très irritant projet de bétonisation d’un espace en friche à Dijon. Aujourd’hui il y a des potagers, des espaces de rencontre, de détente, de jeux et régulièrement s’y déroulent des évènements culturels et/ou festifs. La vie de cette portion de quartier est en train de renaître grâce à cette initiative d’occupation et c’est le voisinage qui en bénéficie. Read More

Calais: « On continuera à distribuer de la nourriture là où il y aura des exilés »

Une semaine après la publication d’un arrêté préfectoral qui interdit aux associations de distribuer de la nourriture aux migrants de Calais, 12 d’entre elles ont saisi le tribunal administratif de Lille pour demander sa « suspension immédiate ». En attendant la décision de justice, les humanitaires se cachent pour nourrir les quelque 1 500 exilés présents dans la ville.

À Calais, les associations d’aide aux migrants ne comptent pas se laisser faire. Près d’une semaine après la publication d’un arrêté interdisant aux associations non mandatées par l’État de distribuer de la nourriture aux migrants de Calais, plusieurs d’entre elles ont saisi le tribunal administratif de Lille mercredi 16 septembre.

Car en raison de cette nouvelle donne, la Vie active est désormais l’unique association autorisée à distribuer de la nourriture à Calais. A elle seule, elle ne peut pas atteindre tous les migrants de la ville – dont le nombre est estimé à environ 1 500, selon les militants. L’association mandatée par l’État apporte environ 1 000 repas le matin et 1 000 le midi, sur deux lieux différents. Cependant, certains migrants ne peuvent pas se rendre aux points de distribution, situés loin de leurs lieux de vie. Par ailleurs, rien n’est prévu pour le soir. Read More

Berlin: ne touchez pas à la Liebig 34 ! Date d’expulsion le 9 octobre 2020

Aujourd’hui, le 15 septembre, nous avons reçu un courrier de l’huissier T. Knop. Ils menacent d’expulser la Liebig34 le vendredi 9 octobre à 7 heures du matin !

Nous ne laisserons pas cela se produire !
Comment est-il possible qu’une expulsion soit annoncée alors qu’une autre association que l’accusé-e soit présente au palais de justice ?
Comment est-il possible qu’au moment où une deuxième vague de Corona est attendue, une maison soit expulsée par autant de personnes ?
Comment est-il possible qu’en particulier maintenant, à l’époque des manifs fascistes et d’un glissement vers la droite, un projet de maison féministe, de gauche et queer soit attaqué aussi massivement ?

Nous sommes en colère mais déterminé-es.
Nous n’abandonnerons pas la Liebig34 aussi facilement.

Soutenez-nous dans notre lutte.
Venez aux assemblées, contrariez les politicien-nes et les propriétaires.
Soyez créati-ves ! Faisons de cette tentative d’expulsion un désastre ! Read More

Berlin: appel international à l’action et journées de discussion

Appel international à l’action et journées de discussion à Berlin 30.10.-01.11.2020
Démonstration internationale à Berlin 31.10.2020

UNI-ES, NOUS NOUS BATTONS !
Relier les Luttes Urbaines – Défendre les espaces autonomes

Au cours des dernières années nous avons vu une résurgence globale de politique raciste réactionaire et patriarchale.

Dans un procesus constant d’intensification de l’exploitation et d’expansion de la répression, l’état et le capital se servent de la crise capitaliste globale, qui s’est déclenchée il y a une decade, pour restructurer encore les relations de pouvoir à leur avantage.

Leur réponse politique se matérialise dans une poussée de la droite, avec une alliance de politiques d’économie néoliberale jointes à un fort narratif nationaliste et une politique répressive contre toute résistance et tous mouvements progressifs. Une nouvelle attaque contre tout individu.e considéré.e dispensable.e et celle.ux qui choisissent de résister et se collectiviser contre le *ruine* de leurs vies est lancée par ce nouveau visage d’autoritarisme. Dans la période courante, des états dans le monde entier utilisent leurs mesures contre le CoVid-19 pour étendre la répression, le contrôle et la surveillance contre la société. Pendant ce temps-là, l’échec des services médicaux néoliberaux a mené à des masses de décès et des inégalités croissantes dûes à l’accès aux services médicaux. Read More

Leipzig: qui sème le vent, récolte la tempête

Nous revenons sur un long week-end rempli d’actions contre les expulsions, contre la gentrification et l’insupportable siège policier de nos quartiers. Après que deux maisons occupées aient été expulsées en très peu de temps, la colère à Leipzig a atteint son paroxysme une fois de plus.

Après l’expulsion du squat Luwi71 le mercredi, une manifestation du jour J+1 a été organisée le jeudi. Plusieurs centaines de personnes se sont jointes à la manifestation et ont exprimé leur colère face à l’expulsion du futur centre social près de la Eisenbahnstraße. Les flics ont été attaqués, des barricades ont été érigées et incendiées. Les affrontements ont duré plusieurs heures, au cours desquelles même une tentative de réouverture de la Luwi71 était engagée. Les flics tentèrent encore et encore de disperser les masses, mais au lieu de cela, de nombreuses petites manifestations se formèrent, qui firent progresser les affrontements. De nombreux personnes se joignirent aux masses qui furent dispersées à plusieurs reprises et pourtant se retrouvèrent. La colère contre le bureau de police et la criminalisation de la Eisenbahnstrasse, y compris la zone sans arme, était clairement palpable. Au cours des affrontements et après plusieurs tentatives infructueuses des policiers, ceux-ci ont commencé à tirer au hasard des gaz lacrymogènes dans la foule. Des munitions interdites par la loi ont été utilisées, également contre des journalistes, cela ne surprendra personne connaissant la police saxonne. Read More

Angers: retour sur la manifestation de soutien à la Grande Ourse et son procès

Mardi 1er septembre, la Grande Ourse et ses habitant·es étaient convoqué·es au tribunal judiciaire par le propriétaire qui réclame leur expulsion immédiate. Le collectif ayant appelé à un rassemblement à 13h devant le bâtiment et à une marche de soutien, l’après midi fut chargée et animée. Retour rapide sur la mobilisation et l’audience elle-même.

Une petite centaine de personnes se sont finalement réunies devant la Grande Ourse. Le temps de boire un café et le départ est lancé par la batukada. Toutes et tous habillé·es de rose, les percussionistes ouvrent gaiement la marche. Dès que le pont est passé, la flicaille encadre le petit cortège. Trois camionettes et une voiture rien que pour nous, la pref nous a gâtés ! Les flics, reconnaissant certaines personnes, se permettent des mises en garde inutiles et certaines remarques stupides sur leur physique. Ils ne changent décidément pas… La manif traverse alors le centre ville animée par des chants, préparés à la hâte le matin même (et ça se voit), des tambours ou des slogans sur le droit au logement. Malgré notre nombre réduit, on fait du bruit et les passants nous regardent avec curiosité. Les nombreuses banderoles attirent alors leurs regards. On peut y lire : “- de bourgeois, + de toits” ; “nik son maire les expulsions” ou encore “c’est pas la trêve hivernale qu’on veut, c’est la trêve tout court”. Read More