Rennes: rassemblement de soutien pour le squat des Veyettes

Communiqué du Collectif Action Logement 14 09 suite au procès du 13 mars 2020.

Dans le cadre du « Printemps des expulsions » manifestation annuelle qui réunit : propriétaires, huissiers, avocats, squatters, exilé.e.s, flics et préfet, un tour de manège judiciaire était offert ce vendredi 13 mars au matin aux militant.e.s du Collectif Action Logement 14 09. Tour de manège éventuellement très cher puisqu’il pourrait coûter quelques dizaines de milliers d’euros… Et le retour à la rue de centaines de personnes. Read More

Rennes: d’Athènes à la Bretagne, le printemps des expulsions

Le retour des beaux jours n’est pas pour demain mais celui des flics sûrement si !
En fait de contrer l’extrême-droite la plupart des gouvernements européens lui ouvrent un boulevard vers le pouvoir. Au plan local, les municipalités et les préfectures appliquent la même logique. Le tribunal pour celleux qui défendent les exilé.e.s et les sans-abris. De belles promesses sans lendemain pour celleux qui braveraient le terrible croconavirus et iraient voter.
Voici quelques lignes pour faire un point sur la situation rennaise :

Les Veyettes regardent venir le printemps avec les yeux de celleux qui savent que le fascisme se lève à l’Est et prospère à l’Ouest. Les échos de la frontière greco-turque nous confirment, entre autres, que nous ne pouvons compter que sur nos forces contre les milices d’extrême-droite . Ainsi du quartier anarchiste d’Exarcheia à Athènes qui abrite aussi des exilé.e.s, aux Veyettes à Rennes se construit un réseau autonome et offensif, solidaire et antifasciste.

Ce vendredi 13 mars a lieu une nouvelle audience au tribunal, pour des membres du Collectif Action Logement dans le but d’obtenir l’expulsion du squat. Apparemment il importe peu au service juridique de l’aimable propriétaire de respecter les procédures, cela pourrait laisser un peu de temps aux deux cents et quelques résident.e.s du lieu, si le tribunal lui-même entend faire respecter la loi et les procédures. Read More

Marseille: soirée sur la répression et les solidarités en Grèce

Grèce… encore ! Dix ans de « crises », 4 ans de gouvernement Syriza, l’oubli une fois les frontières intérieures de l’Europe fermées en 2016… Et depuis août dernier, la répression tous azimuts : coupes des aides, chasses aux réfugiés, vingtaine de lieux migrants et anar’ expulsés, 1500 flics en plus. Et les résistances : de Koukaki aux réfugié.e.s de Polytechnique… jusqu’aux récentes émeutes sur les îles contre un centre de rétention géant … avant ce grand basculement provoqué par l’annonce d’une réouverture des frontières par la Turquie … On discute de tout ça et du départ fin mars pour un soutien aux inculpé.es et réfugié.es sur place, avec des membres de Koukaki et des ami.es de retour d’Athènes.

Depuis juin 2019, et le retour de Nouvelle Démocratie au pouvoir, la répression en Grèce connaît une vague sans précédent. Dès les premiers mois de juillet, les premières lois donnent le ton : fin de « l’asile universitaire », coupe des aides aux réfugiés (bloqués en masse depuis le printemps 2016, sur les îles et notamment le camp géant de Moria à Lesbos avec près de 35 000 habitants, soit plus que les habitants de l’île), en finir avec les squats anarchistes et réfugiés sur le territoire. Jusqu’à un ultimatum symbolique et guerrier le 5 décembre, à la veille des commémorations de la mort d’Alexis Grigoropoulos (tué par un policier à Exarcheia le 6 décembre 2008). Depuis la fin août, la vague de répression et la surenchère sécuritaire ont conduit : Read More

Lyon: procès du Duracuire, appel à soutien !

L’hôpital du Vinatier, propriétaire de l’ancien centre médico-psychologique de Caluire, occupé depuis le 9 décembre 2019, demande l’expulsion de ses habitants-demandeurs d’asile !

Rassemblement en soutien au Duracuire : vendredi 6 mars au TGI de Lyon à 9 heures, 67 rue Servient.

Suite aux expulsions répétées (dont celle de l’amphi Z, le 11 septembre 2019) plusieurs personnes se retrouvent à la rue sans solution de logement proposée. En conséquence plusieurs lieux vacants ont été occupés : le quai Arloing, Lafayette, le Duracuire (ancien centre médico-psychologique du Vinatier à Caluire).
Les locaux du Duracuire sont actuellement occupés par une cinquantaine de personnes demandeurs et demandeuses d’asile d’origines diverses. Ces habitants sont de jeunes adultes, des familles avec enfants scolarisés, des femmes enceintes et des mineurs isolés.
Depuis des années dans l’agglomération lyonnaises, des enseignants et des parents sont contraints de faire dormir les enfants à l’école, des collectifs solidaires ouvrent des lieux inutilisés pour mettre à l’abri celles et ceux qui n’ont pas de toit. Read More

Toulouse: procès des squats de Blagnac et du Mirail, appel à soutien !

Le squat de Blagnac, situé au 14 rue des Amandiers, et celui du Mirail, situé au 36 rue Jacques Babinet, ont tous deux été ouverts après l’incendie du squat au 44 avenue de Muret le 5 février dernier.

Le squat de Blagnac passe en procès le vendredi 6 mars. Rendez-vous au tribunal d’instance, 40 avenue Camille Pujol, à 8h30. Les avocat·e·s défendant les habitant·e·s du Mirail ont demandé et obtenu un nouveau report du procès. Le squat du Mirail passe en procès le vendredi 13 mars.

Aussi sur Toulouse, au squat de la rue Émile Brouardel, soirée contre les frontières le 4 mars. Ce lieu collectif autogéré d’activités et d’habitat a été occupé fin 2019. Tous les mercredi à 18 heures, réunion d’organisation. Read More

Lyon: communiqué de l’Espace Communal de la Guillotière suite au rendu du procès

Le 25 novembre dernier, un collectif de demandeurs d’asile et leurs soutien ont occupé un bâtiment appartenant à la famille Descours au 45 rue Béchevelin. Cette occupation a pour objet de mettre à l’abri les demandeurs d’asile laissés à la rue par les services de la Métropole, de la Préfecture et utiliser une partie du bâtiment pour organiser l’entraide et la solidarité sur le quartier de la Guillotière. Ainsi est né l’Espace Communal de la Guillotière !

Ce bâtiment inoccupé depuis 2015, est l’objet d’un compromis de vente avec le promoteur UTEI qui comme tout le monde le sait, a pour projet de démolir une grande partie de l’îlot Mazagran. C’était sans compter sur le collectif Habitons Mazagran et des habitant.es du quartier, qui après plusieurs années de lutte ont réussi à imposer un moratoire sur ce projet immobilier. Après un cycle de concertation mené par la mairie, vaste enfumage destiné à noyer le poisson et épuiser les opposants, l’avenir de l’îlot est plus flou que jamais.

C’est dans ce contexte que la famille Descours, pour préserver ses intérêts et la vente de son bâtiment (1 millions d’euros environs), et alors que les habitants voulaient négocier, a lancé une procédure judiciaire pour l’expulsion immédiate des occupants sans solution de relogement. Read More

Rubí (Catalogne): rassemblement contre le risque d’expulsion du jardin communautaire El Mirlo

Communiqué du jardin communautaire El Mirlo.

Samedi 15 février 2020 à midi, rassemblement devant la gare de Rubí.

Si le spéculateur persiste, El Mirlo résiste !

En mai 2016, nous avons occupé le terrain du 44 rue General Prim, en face de l’Athénée Libertaire la Hidra, appartenant à l’époque à Arrels CT Finsol, une société immobilière de la BBVA, afin de construire un jardin communautaire entre tou-te-s. Depuis lors, nous donnons vie à cet espace, en utilisant une terre abandonnée. El Mirlo (le Merle) et ses plantes n’ont pas cessé de pousser grâce à l’effort des toutes et de tous, jour après jour et à chacune des journées portes ouvertes aux voisin-es qui sont organisées tous les 15 jours. Nous cultivons des légumes, des plantes médicinales, des tubercules et nous le faisons pour apprendre ensemble et ainsi partager les connaissances. Le jardin est aussi un lieu de rencontre pour les personnes et les groupes, un coin protégé de la pollution asphyxiante et de l’asphalte de cette ville. Read More

Lyon: procès contre l’Espace Communal de la Guillotière, rassemblement devant le TGI

Depuis 2 mois, le bâtiment situé au 45 rue Béchevelin a été squatté afin de loger des personnes en demande d’asile délaissées par les services de la Métropole. A travers différentes initiatives portées par ses habitant.es et leurs soutiens, l’Espace Communal de la Guillotière est né, et est devenu un lieu de rencontres pour de nombreux.ses voisin.es.

Jeudi 6 Février, les services de la Ville de Lyon y ont déposé un arrêté interdisant l’accueil du public prétextant que le lieu ne serait pas aux normes ERP. La Mairie ne semble donc pas saisir la différence entre des « services » destinés à un « public » consommateur et passif, et des solidarités concrètes entre voisin.es favorisant l’intégration de ses habitant.es à la vie du quartier. A l’Espace Communal, c’est de la construction collective d’une entraide populaire dont il s’agit. Read More

Athènes (Grèce): réoccupation de squats à Koukaki

Le 11 janvier 2020, à Athènes, nous avons réoccupé les bâtiments de Panaitoliou 21 et de Matrozou 45. Expulsés le 18 décembre dernier en même temps que celui d’Arvali 3, les trois bâtiments formaient la communauté de squats de Koukaki, occupés depuis mars 2017.
L’opération de réoccupation a été entreprise par les militant.es de Koukaki, associé.es à plusieurs camarades entré.es avec nous dans les bâtiments, soutenus par 150 camarades à l’extérieur.

A Panaitoliou 21, face aux camarades en soutien posés sur les versants de la colline Filopapou (à cinq minutes de l’Acropole), une bannière a été déployée depuis la terrasse, sur laquelle on pouvait lire : “Réoccupation de nos vies, communautés de lutte dans chaque quartier”. Celle des camarades à l’extérieur affichait sa “ Solidarité avec les squats”.

A Matrozou 45, le rassemblement de soutien se tenait au pied du bâtiment, en pleine rue et au coeur du quartier. Banderole contre les airbnb et les flics, distribution de flyer à l’athénienne (lancée dans les rues), textes lus publiquements et distribués aux passant.es et aux habitant.es, l’événement est accueilli par les voisin.es avec joie et applaudissements. Rappelons que Koukaki est un des quartiers en plus forte gentrification à cause du AirbnB et du tourisme de masse, rien n’était donc pourtant gagné. Depuis la terrasse de Matrozou 45, une grande bannière a là encore été déployée affirmant : “Nous abattons les murs menant vers la liberté”. Read More

Grenoble: l’EPFL spécialiste des expulsions pour le compte des mairies !

Le 4 novembre 2019, on s’est installé.es dans une maison vide, au 131 bis avenue Léon Blum à Grenoble. Cette maison appartient à l’EPFL*, dont la présidente C. Garnier, est élue à la mairie de Grenoble (Rassemblement citoyen, de la gauche et des écologistes) et à la métropole, 5ème vice-présidente à l’Habitat, au Logement et à la Politique foncière. L’EPFL est propriétaire des logements vides que les communes de l’agglomération lui cèdent en attendant d’avoir des projets à mener sur ces logements. C’est donc sûrement le plus gros propriétaire de logements vides de l’agglomération.

Le 7 novembre on s’est fait expulser par la police sur la demande de l’EPFL et en leur présence.

On a entendu pas mal de chose durant cette expulsion mais surtout beaucoup de conneries… Du genre, « c’est une violation de domicile », ou « y’a pas de délais qui protègent les squatteurs, on peut expulser comme on veut ». Bon, sauf que c’est à un tribunal compétent de statuer sur une expulsion, pas à la préfecture, ni aux propriétaires. Alors ce coup-ci, la police, après avoir défoncé à coups de masse une porte-fenêtre, son volet et son panneau de bois qui le protégeait nous a accusé de « dégradation de bien d’autrui ». Voilà la petite manoeuvre pour nous expulser : inventer un délit de dégradation comme prétexte à nous embarquer au comico ! Read More

Avignon: Rosmerta, un an après

Rosmerta a un an. Des nouvelles de la procédure et un court bilan.

L’an dernier à la même date, le bâtiment sis au 7 bis rue Pasteur était investi par des militants. Suite à cette occupation, l’Association Diocésaine d’Avignon, propriétaire des lieux, portait l’affaire en justice et nous passions donc en référé. Le jugement a été rendu en octobre dernier. Nous sommes expulsables, mais sous des délais de 3 ans. Bien sûr on regrette l’expulsion, mais avec les délais de 3 ans, c’est avec joie et soulagement que nous recevions ce jugement. Read More

Athènes: récit des trois expulsions de squats à Koukaki

18 décembre 2019, 6h30, les trois squats du collectif d’occupation de Koukaki (Matrozou 45, Panaitoliou 21 et Arvali 3) ont été simultanément et violemment expulsés. Les résident.es ont diffusé.es le message qui suit au début d’une résistance à l’expulsion qui a duré plusieurs heures avec un bouclage complet du quartier.

« En ce moment, l’Etat attaque notre communauté, nos maisons, les lieux où nous habitons et nous vivons, des structures collectives de solidarité et d’organisation politique du mouvement anarchiste et des personnes opprimées. Les squats font partie intégrante de notre lutte contre la gentrification et l’invasion touristique du quartier, de la lutte contre l’enfermement et l’aliénation de nos corps, contre le chantage de nos patrons et la répression des flics, les squats sont la mise en pratique de l’autogestion et de la solidarité, des lieux où nous nous libérons de la tyrannie de l’Etat, du capital et de la patriarchie. Nous appelons les personnes à réagir par tous les moyens contre cette vague de répression. Nous appelons les personnes à soutenir notre résistance. » Read More

Bretignolles-sur-Mer (85): communiqué de la ZAD de la Dune suite à l’ordonnance d’expulsion

Suite à la décision du Tribunal des Sables d’Olonne et le communiqué de la mairie de Bretignolles-sur-Mer (disponible ici), nous vous invitons à lire notre réaction dans ce communiqué de presse:

Bretignolles-sur-Mer, le 18 décembre 2019

Communiqué de presse suite à la décision du Tribunal de grande instance des Sables-d’Olonne ayant délivré l’ordonnance d’expulsion.

«Quand l’injustice devient loi,la résistance devient un devoir!»

Nous, Gardiens de la Dune, condamnons avec la plus grande fermeté, la décision du Tribunal des Sables d’Olonne ainsi que la future action des Forces de l’Ordre orchestrée par le porteur de projet. Read More

Avignon: victoire pour le droit au logement des personnes exilées

A Avignon, une association qui occupe un bâtiment du diocèse pour accueillir des réfugiés a obtenu un délai de trois ans avant de devoir évacuer. Un soulagement pour les 150 bénévoles qui s’activent depuis un an.

« Nous sommes très contents. Les habitants aussi sont soulagés. » Chantal Raffanel et les autres bénévoles de l’association Rosmerta d’Avignon viennent d’obtenir une importante victoire. Lundi 28 octobre, le tribunal d’instance d’Avignon a accordé à l’association et à près de 50 personnes exilées, dont de nombreux enfants, le droit de rester pendant encore plus de trois ans dans un bâtiment qui appartient au diocèse. En mai dernier, l’association diocésaine d’Avignon avait pourtant demandé l’expulsion des lieux.

Le juge a validé l’expulsion, mais tout en donnant ces trois ans (auxquels s’ajoute la trêve hivernale) pour évacuer. Le délai a été accordé au nom des droits au logement, à la vie privée, à la dignité humaine et au nom de l’intérêt supérieur de l’enfant. C’est « le délai le plus long jamais accordé en France dans ce type d’affaire », souligne l’association. Le juge a également rejeté la demande d’indemnité d’occupation mensuelle formulée par le diocèse. Read More

Montpellier: les policiers forcent l’entrée du centre d’actions sociales autogéré, deux gardes à vue

Ce mercredi 23 octobre vers 9h20, les habitants du centre d’actions sociales autogéré, occupé depuis fin août au 2 rue faubourg Saint Jaumes à Montpellier, ont eu la visite surprise d’une vingtaine de policiers accompagnés d’électriciens et, selon les squatteurs, d’un huissier. Ils ont défoncé la porte et n’ont montré leur sésame juridique qu’après être entrés. Le prétexte affiché était un contrôle de l’installation électrique, mais l’intervention a permis aux autorités d’établir un rapide état des lieux, pendant que les habitants étaient cantonnés à l’extérieur. Une personne présente dans le squat au moment de l’intervention policière a été arrêtée, ainsi qu’une autre venue protester pacifiquement. Selon nos informations, ces deux interpellés auraient été placés en garde à vue. Les journalistes du Poing dépêchés sur place ont été contrôlés arbitrairement.

Il y a un mois, le tribunal administratif de Montpellier avait rejeté la procédure d’expulsion en urgence réclamée par la propriétaire du bâtiment, la rectrice de l’académie de Montpellier, faisant ainsi des squatteurs des occupants sans droit ni titre. Légalement parlant, ils ne sont donc pas expulsables. Read More