Italie: dernières infos à propos de l’opération répressive Bialystok

Le 12 juin 2020 a eu lieu une énième opération répressive anti-anarchiste menée par l’Etat italien, cette fois-ci appelée Opération « Bialystok » et orchestrée par le proc’ Michele Prestipino du Parquet de Rome. Cinq personnes ont été arrêtées et transférées en prison, trois sur le territoire italien et deux à l’étranger (France et Espagne), tandis que deux autres ont été assignées à résidence ; plusieurs habitations ont été perquisitionnées dont un espace anarchiste occupé à Rome, et du papier et du matériel informatique ont été saisis. Lors de l’audience de réexamen pour les personnes se trouvant sur le territoire italien, les inculpations ont été confirmées, sauf pour Paska qui a été libéré de son assignation à résidence. Read More

Berlin: Rigaer94, nouvelle tentative d’expulsion

Aujourd’hui à 7 heures du matin, une centaine de flics anti-émeutes sont passés sur les bicyclettes de la cour de la Rigaerstrasse 93 pour franchir la clôture et entrer un par un dans notre cour. En même temps, ils ont occupé les toits de notre bloc. Les flics, ainsi que les LKA 5 et 6, ont ensuite accédé aux appartements du 3ème étage du bâtiment principal sous le prétexte d’une recherche de falsification de documents. Selon la presse, ils ont également fouillé un appartement sur la Karl-Marx-Allee.

Contrairement à leur procédure habituelle, ils se sont abstenus d’utiliser un hélicoptère et n’ont jusqu’à présent pas tenté de pénétrer dans le bâtiment arrière. Entre-temps, ils ont ramené le pire avocat en activité en ville, Markus Bernau, autour du bâtiment principal, probablement dans l’intention de le soutenir dans des actions en justice contre les appartements qui y sont occupés. Torsten Luschnat, qui pense être notre nouveau gestionnaire immobilier, a également eu accès à ces appartements. La soi-disante société propriétaire a déjà prouvé à plusieurs reprises devant les tribunaux qu’elle ne peut rien prouver, pas même sa légalité à nous poursuivre en justice. Les précédents arrêts de la Cour ont rejeté toutes les demandes. Read More

Rome (Italie): à propos de l’opération Bialystok

On apprend par les journaux italiens que ce 12 juin 2020, une nouvelle opération répressive a frappé les anarchistes, cette fois à Rome. 7 personnes (cinq hommes et deux femmes) âgées de 30 à 40 ans ont été arrêtées à Rome, dans la région de Saint-Étienne (Loire) et en Espagne. Cinq ont été incarcérées et deux assignées à résidence. Les inculpations portent sur plusieurs attaques incendiaires et explosives, dont celle contre la caserne des Carabinieri de San Giovanni à Rome en décembre 2017, ou encore celles contre des véhicules d’autopartage de la multinationale Eni (cf. ici et ) et d’autres non mentionnées en solidarité avec les compagnon.ne.s inculpé.e.s dans le procès « Panico »… Ci-dessous le communiqué des occupant.e.s du squat Bencivenga Occupato perquisitionné à l’aube de ce 12 juin. Read More

Rome: des anarchistes arrêté-es. L’opération Bialystok, partie intégrante d’une stratégie

Un nouveau chapitre répressif des Carabinieri du Ros (police politique) en Italie contre des anarchistes, conduit à l’arrestation de sept anarchistes qui sont lié-es à diverses attaques insurrectionnelles… et en solidarité avec les personnes emprisonnées dans l’opération Panico.
A cette occasion, l’image du « triangle » anarchiste qui s’étend en Grèce, Italie et Espagne, est transformée en un pentagone en y ajoutant le Chili et l’Allemagne.
Les compagnon.ne.s arrêté-e-s sont Claudio Zaccone, 33 ans de Messine, Roberto Cropo, 34 ans de Turin (arrêté en France avec un mandat d’arrêt européen émis par le procureur de Rome), Flavia Di Giannantonio, 39 ans de Rome, Nico Aurigemma, 30 ans de Rome et Francesca Cerrone, 31 ans du Trentin (arrêtée en Espagne avec un mandat d’arrêt européen émis par le procureur de Rome), soupçonnée d’avoir formé une « cellule » anarchique de la FAI-FRI, basée dans le centre social Bencivenga Occupato à Rome. Ielles sont accusé-es d’association à des fins terroristes, de subversion de l’ordre démocratique, d’attaques contre l’État et de tout un répertoire d’actes de sabotage dans le but présumé de réorganiser le mouvement anarchiste insurrectionnel. Les arrestations ont été effectuées avec la collaboration de la police centrale française et de la police nationale espagnole.
L’enquête a été ouverte à la suite de l’attaque à l’explosif de la caserne des Carabinieri de San Giovanni à Rome en 2017, un acte revendiqué par l’FAI-FRI, et auquel un des compagnons arrêtés est soupçonné d’avoir participé. Read More

Grenoble: communiqué d’habitant.e.s de la Malaprise à propos des perquisitions du 26 novembre

Le 26 novembre, six lieux situés à Grenoble ou alentours (ZAD, coloc et squats) ont été perquisitionnés dans le cadre de l’enquête sur des incendies de 2017 à 2019. L’article publié sur cric-grenoble.info fait un bilan de ces opérations.

Ce communiqué exprime la position d’habitant.e.s de la Malaprise et d’anciens habitants ayant participé au processus de conventionnement. Read More

Grenoble: sur quoi exactement la police enquête-t-elle dans le cadre de l’instruction qui a motivé les perquisitions du 26 novembre

La commission rogatoire obtenue lors des perquisitions récentes nous permet d’avoir une idée de quelles affaires pourraient être liées a l’instruction (dans laquelle personne n’est pour l’instant inculpé). L’instruction se base sur une « information suivie contre X » qui couvre les hypothétiques faits de participation à une « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime » sur la période du 21 mars 2017 au 7 novembre 2019 sur Grenoble et son agglomeration, ainsi qu’une liste de crimes et délits qui auraient eu lieu pendant cette période. La quasi-totalité de ces faits sont catégorisés par cette instruction comme des « crimes », ce qui permet de demander des peines de 15 à 20 ans de reclusion criminelle. Devant de tels enjeux, nous pensons important de s’informer au mieux sur les avancées de l’instruction pour se prémunir de ses conséquences possibles. Ces informations sont hypothétiques, elles se basent sur un recoupement des dates figurant sur la CR avec l’actualité locale. Read More

Grèce: Nouvelle Démocratie, le nouveau visage de la violence étatique

Un point de vue d’Exarchia à l’approche de l’épreuve de force. Interview d’un anarchiste d’Athènes sur la situation actuelle.

Le quartier d’Exarcheia à Athènes, en Grèce, est connu dans le monde entier comme un épicentre de l’anarchisme combatif. Pendant de nombreuses années, les anarchistes et les réfugiés ont travaillé ensemble pour occuper des bâtiments, créant des collectifs de logement et des centres sociaux qui fournissent une variété de services hors du contrôle de l’État. Dès le mois d’août, le nouveau gouvernement a mené une série de raids massifs ciblant les immigrants, les anarchistes et autres rebelles, tout en révoquant l’autonomie précédemment accordée aux universités et en introduisant un large éventail de nouvelles mesures et technologies répressives. Aujourd’hui, le gouvernement a donné deux semaines à toutes les occupations restantes en Grèce pour conclure des contrats de bail avec les propriétaires, sous peine de subir le même sort. Cette date limite coïncide avec le 6 décembre, jour que les anarchistes observent depuis dix ans comme l’anniversaire de l’assassinat policier d’Alexis Grigoropoulos, 15 ans, et du soulèvement qui a suivi.

Le nouveau parti au pouvoir en Grèce, appelé à juste titre Nouvelle Démocratie, est décrit par certains médias comme de « centre droit », par opposition aux partis fascistes purs et durs comme Aube Dorée ; en fait, Nouvelle Démocratie a puisé une grande partie de son programme répressif et xénophobe directement de la droite fasciste, tout en poursuivant un programme néolibéral en faveur du capital financier international. Le Premier ministre Kyriakos Mytsotakis, représentant héréditaire de la classe capitaliste dont le père était également Premier ministre, est un exemple de la caste politique qui cherche à détruire les dernières garanties protégeant les travailleurs et les pauvres tout en faisant de ceux qui résistent les boucs émissaires. Read More

Grenoble: retour sur l’opération de fichage et perquisition menée le 26 novembre 2019

Ce texte a pour but d’informer le plus précisément possible sur comment ont été menées les opérations, sur ce que les flics cherchaient, quelles questions ils posaient et les raisons de leur présence. Raisons détaillées dans la commission rogatoire qu’on a réussi à avoir et qui se trouve ici. Pour info, il était quasi impossible de la voir et les flics la récupéraient direct quand elle était montrée.

Les flics ont débarqué à 6h du matin dans cinq lieux d’habitation ou d’activités (quatre squats et une colocation) ainsi que dans différents lieux de la zad de Roybon. Le dispositif était assez impressionnant : 350 flics mobilisés rien que sur Grenoble (PSIG, gendarmes mobiles, BAC, police nationale, police scientifique, PAF, CRS, PJ…). Deux services chapeautaient l’opération : la Direction départementale de la sécurité publique de l’Isère et la Direction interrégionale de la police judiciaire de Lyon. Read More

Grenoble: communiqué du 38 à propos des perquisitions de mardi

Communiqué du 38 – Centre Social Tchoukar

Ce matin du mardi 26 novembre, une nouvelle vague de perquisitions a frappé plusieurs lieux de l’agglomération grenobloise, avec comme prétexte l’enquête concernant des incendies volontaires ayant eu lieu ces 2 dernières années dans la région. Parmi eux, le centre social autonome du 38 rue d’Alembert, à Saint-Bruno. Pendant plusieurs heures, une dizaine de fourgons de CRS a bloqué une partie de la rue, pendant qu’à l’intérieur était saisi tout le matériel informatique, d’impression, et les lettres de soutien de nos voisin-e-s. Nous n’avons eu droit ni d’assister à la perquisition comme témoins, ni d’avoir accès à la commission rogatoire qui la justifie. Read More

Grenoble, Fontaine et Roybon: perquisitions en série

Ce matin (mardi 26 novembre), d’après la presse, brèves infos:

Cinq squats situés rues d’Alembert (le 38), des Alliés (Ahwahnee), Marbeuf et Jules-Vallès à Grenoble et rue des Buissonnées à Fontaine ont été perquisitionnés.

Dans le même temps, un important dispositif a également été mis en place pour interpeller, à Roybon, les occupants de la ZAD (Zone à défendre) des Chambaran.

L’opération menée dans l’agglomération grenobloise a mobilisé 350 policiers et gendarmes. Outre les policiers de la direction départementale de la sécurité publique, ceux de la police judiciaire et de la police aux frontières sont intervenus. Tout comme des CRS et des gendarmes mobiles, des flics du PSIG (peloton de surveillance et d’intervention), ainsi qu’un hélicoptère de la section aérienne de la gendarmerie. Selon Le Dauphiné Libéré, «cette opération d’envergure serait en lien avec l’enquête sur une série d’incendies volontaires revendiqués par la mouvance anarcho-libertaire dans l’agglomération grenobloise. Depuis trois ans, des incendies ont en effet détruit ou dégradé les casernes de gendarmerie de Grenoble et de Meylan, la mairie de Grenoble, les locaux de France Bleu Isère à Grenoble, l’église Saint-Jacques de Grenoble, les entrepôts de la société Eiffage à Saint-Martin-d’Hères, la Casemate de Grenoble ainsi que des véhicules du centre communal d’action sociale et d’Enedis à Grenoble. Aucune suspect n’aurait, jusqu’ici, été interpellé.» Read More

Paris: les flics s’agitent en rapport à l’opération Scintilla de Turin

Depuis février dernier, C. est recherchée par la police italienne dans le cadre de l’opération Scintilla, au cours de laquelle, à Turin, six personnes avaient été arrêtées et incarcérées et l’Asilo occupato avait été expulsé. Cette enquête fait suite à la publication et à la diffusion de la brochure « I cieli bruciano » recensant les collabos de la machine à expulser italienne, cibles de nombreuses attaques au cours des dernières années.

Jeudi 7 novembre, à Paris, six flics de la BEDJ[*] (Brigade d’Exécution des Décisions de Justice) débarquent à 5h du matin avec un mandat d’arrêt européen au domicile d’un parent de C., personne recherchée dans le cadre de l’opération Scintilla à Turin, en Italie. Read More

Athènes (Grèce): sur la bataille en défense d’Exarcheia, pour la liberté, l’auto-organisation et la solidarité

Ces dernières semaines, le gouvernement de Néa Dimokratía a intensifié ses efforts pour dompter le mouvement anarchiste grec et écraser les initiatives qui offrent des alternatives à la société carcérale. En particulier, le quartier anarchiste d’Exarcheia, à Athènes, a été une des cibles principales de son agression. Ci-dessous est présentée une chronologie approximative de cette répression, ainsi que des actions de solidarité et de résistance menées par les compas d’Athènes.

En ce moment, les rumeurs  disent que l’État veut expulser « tous les squats » d’ici le 17 novembre. Une autre rumeur fixe la date limite au 6 décembre. Toutes deux sont des dates importantes, dans l’histoire du mouvement anarchiste grec, et chaque année est marquée par des émeutes [Note d’Attaque: le 17 novembre 1973 commence, à l’École Polytechnique, la révolte qui mettra un terme à la dictature militaire/fasciste « des colonels » ; le 6 décembre 2008, un flic tue Alexandros Grigoropoulos, à Exarcheia]. Ce n’est pas tout à fait clair ce que signifie « tous les squats ». Ce qui ressort clairement de ces dernières semaines, cependant, c’est que les attaques ont été menées contre des squats tant à l’intérieur qu’à l’extérieur d’Exarcheia, ainsi que dans d’autres villes du pays. Read More

Grenoble: retour sur les perquisitions et interrogatoires du 22 janvier 2019 suite aux incendies de gendarmeries de Grenoble et Meylan

Le 22 janvier 2019 au matin, 4 perquisitions ont eu lieu chez des camarades des milieux anarchiste et féministe de Grenoble. Elles ont été menées dans le cadre d’une enquête sur les incendies des gendarmeries de Grenoble et Meylan survenus en septembre et octobre 2017.

Un appartement squatté, un appartement loué et une maison squattée à Grenoble aini qu’un local associatif à Fontaine ont fait l’objet de recherches plus ou moins poussées.
L’effectif présent était d’une vingtaine de gendarmes, de policiers, du PSIG (Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie), d’officiers de police judiciaire et de sections de recherche dans chaque lieu.

Ce texte a pour but de raconter en détail les perquisitions qu’ont subies les camarades et les questions qui leur ont été posées. Read More

Athènes (Grèce): des nouvelles d’Exarchia, en lutte contre la terreur d’Etat

Du 28 août au 1er septembre…

Athènes: attaque incendiaire d’une escouade anti-émeute – Dimanche 1er septembre 2019

Un groupe de 20 anarchistes a attaqué aux cocktails Molotov le chek-point militaire de la MAT (police anti-émeute) situé à l’angle des rues Tositsa et Trikoupi.

L’attaque a eu lieu vers 23h40, le 1er septembre, dans le quartier d’Exarchia qui, depuis le 26 août, fait face à une plus grande militarisation du quartier que par le passé.

Après l’attaque, la MAT a tout de suite afflué sur la place d’Exarchia et s’est mise à lancer des armes chimiques sur la place et les rues environnantes, même dans les rues où il n’y avait pas eu d’émeutes. Read More

Grèce: résistance à l’oppression de l’État

L’État et le capital s’attaquent toujours à la liberté des classes sociales populaires, s’appropriant leur travail et leurs ressources. Au cours des dernières années nous avons subi une attaque des plus violentes, celle de l’appauvrissement massif et de l’aliénation de celles et ceux qui étaient déjà opprimé-e-s et exploité-e-s. En parallèle, un vaste mouvement de résistance sociale et de solidarité a vu le jour. Le peuple a mis en place toute une variété d’espaces autogérés; des infrastructures de logements, des centres médicaux gratuits, des cuisines populaires et des espaces verts et publics, pour ne citer que les exemples les mieux connus. Malgré ses faiblesses et ses échecs, le mouvement a pu créer – au travers des squats, des groupes politiques, des syndicats populaires et assemblées de places et de quartiers – une base sociale solide et fertile qui concentre et accumule un savoir et une expérience considérable, donnant naissance à des communautés de lutte entretenant des liens sociaux étroits, portant un regard critique sur la société. Souvent, il a fallu avoir recours à la contre-violence pour défendre ces espaces de libertés et l’essence même du mouvement contre la répression de l’État et les attaques fascistes. Il n’a fait que grandir en diversité et vitalité malgré la criminalisation incessante de la solidarité et de la mobilité.

Dans le contexte de cette lutte de classe, ce lundi 26 août, l’État et sa police ont pénétré dans Exarcheia et évacué 4 squats ; 2 d’entre eux étaient des logements pour réfugié-e-s/migrant-e-s, Transito 15 et Spirou Trikoupi 17, où ils ont capturé 144 réfugié-e-s/migrant-e-s les arrachant à leur résidence pour une seconde fois et les isolant dans des centres de détention. Des intrusions-évacuations ont aussi eu lieu dans des squats politiques habités et actifs, celui rue Assimaki Fotila et Gare squat où ils ont arrêté 3 personnes. Read More