Valencia: un quartier en lutte contre la bétonisation d’une friche agricole

Le Centre Social Autogéré l’Horta ouvert en 2012 dans un quartier populaire de la ville a été victime d’une tentative d’expulsion illégale de la part des forces de l’ordre. Celles-ci ont été mises en échec. L’occasion d’un retour sur l’histoire de cet endroit.

Partons le temps d’un article sur la côte méditerranéenne. A 350km au sud de Barcelone, se trouve Valence, la 3e plus grande ville d’Espagne. Pour comprendre un peu mieux cette ville on peut déjà dire qu’on y parle le valencien, langue co-officielle dans toute la communauté de Valence. On peut aussi évoquer l’important mouvement techno qu’elle a connu dans les années 80 et 90, avec la mythique « Ruta del Bakalao ». Enfin il faut également expliquer que du début des années 90 au milieu des années 2010 sa mairie était du parti PP, le parti politique libéral-conservateur espagnol. Comme dans toutes les grandes villes, les ambitions urbanistiques sont de taille, et de nombreux plans d’urbanisme ont été mis en place, en particulier lors de cette période.

On pourrait parler du quartier populaire le Cabanyal, cet ancien village de pêcheurs situé juste à côté de la mer, et de la lutte victorieuse menée par ses habitants contre la destruction de leur quartier, que la mairie voulait remplacer par plein de bâtiments pensés pour les touristes. Mais on garde ça pour plus tard ! Read More

Valencia: le quartier de Benimaclet paralyse la tentative d’expulsion du CSOA l’Horta

Tôt le matin, la police nationale a changé les serrures et installé des portes anti-occupation au CSOA l’Horta à Benimaclet (Valence), un fait auquel le quartier a répondu en se rassemblant contre l’action dictée par le Sareb, selon le collectif de défense du CSOA, qui a réussi à faire échouer l’opération de police et à réoccuper le centre social.

Les téléphones portables de plusieurs personnes se sont réveillés ce matin avec un message important : « Expulsion illégale au CSOA l’Horta. La police entoure l’espace à l’extérieur et à l’intérieur. Ils ont mis en place trois portes anti-occupation, et ils transportent des meuleuses. » L’opération de police, selon les témoins, consistait en environ huit fourgons de police. Par le biais des mêmes canaux de diffusion, le collectif d’activistes a appelé le quartier à se rendre immédiatement dans les environs du centre. En à peine une heure, des dizaines de personnes de Benimaclet et d’autres quartiers de Valence se sont rassemblées et s’opposent à l’action policière que le collectif prétend illégale. Read More

Dijon: d’un confinement à l’autre, la vie continue aux Lentillères

Rendez-vous avait été donné à 10h au fournil en rénovation (avant une ouverture bientôt) du côté des Petites Lentillères.
Ce samedi matin de fin novembre, sous un soleil radieux, du thé et du café chaud ainsi qu’une pâte à pizza en préparation attendaient une quarantaine de personnes de différents horizons prêtes pour joyeusement mettre en terre une centaine de fruitiers (ou les distribuer).

Comme bien souvent l’histoire avait commencé par un coup de fil d’un ami à un autre. Il s’agit cette fois-ci d’un ami pépiniériste qui en appelait un bâtisseur. « Eh salut, je me retrouve avec sur les bras une bonne centaine de fruitiers invendus que je dois jeter, si jamais ça t’intéresse… je te les laisse, je me doute que tu en feras bonne usage ! » Détail embêtant, on est au mois d’avril, en plein confinement (le premier), et l’ami pépiniériste habite du côté d’Agen. Il faut traverser l’hexagone alors que les routes sont désertes… Est-ce que ça en vaut vraiment la peine ? Le symbole est trop fort pour qu’on y résiste : planter des fruitiers sur les Lentillères pour l’anniversaire des 10 ans et pour les 10 prochaines années qui plus est sur une parcelle redécouverte pour l’occasion. Tout ceci pour lutter contre la bétonisation de nos espérances ! La décision est vite prise. On tente le coup ! Read More

Dijon: un parc protégé de la bétonisation

Ce dimanche matin, 6 décembre, un rassemblement appelait à venir soutenir l’installation d’un groupe d’habitantes occupant depuis quelques jours une maison vide située 7 rue de Mirande au coeur d’un beau parc arboré.

Trop de béton, il y a trop de béton au centre-ville de Dijon. Ce qui reste d’espace naturel urbain et de respiration est menacé de tous côtés. La municipalité laisse bâtir à tout va mais certaines habitantes ne se laissent pas faire. Pour preuve une nouvelle occupation a démarré au 7 rue de Mirande avec l’intention de préserver un beau parc arboré, de le soustraire à l’appétit d’un promoteur et de l’ouvrir aux habitantes.
A l’intersection de la rue de Mirande et de la rue Jean-Baptiste Baudin, derrière de hauts murs d’enceinte, se dissimule une grande maison entourée d’un parc de 4000 m² peuplé de nombreux arbres remarquables sur un sol de pleine terre. Propriété de l’État, elle servait de logement de fonction aux officiers de l’armée de l’air du temps de la BA 102. Depuis au moins deux ans, elle est inoccupée. Read More

Dijon: invitation à venir découvrir le Quartier Libre des Lentillères

En traversant ce deuxième confinement, on pressent qu’il va falloir apprendre à « vivre avec » la pandémie mondiale encore un peu plus longtemps. Depuis quelques temps, on avait compris aussi qu’il allait falloir « faire avec » la crise écologique. Plutôt que d’attendre gentiment le prochain état d’urgence, ce qu’on essaye de construire, ici, au Quartier Libre des Lentillères, c’est une manière possible de continuer à vivre malgré ces crises. En imaginant et en créant un monde qui nous fasse envie, tissé de rapports non-marchands, empreint de solidarité et de sens des communs, connecté à l’environnement dans lequel on se trouve, organisé en autogestion.

D’une petite lutte très localisée contre un projet de bétonisation comme il en existe tant, s’est construit durant 10 ans, sans préméditation, en tâtonnant, en bidouillant, un quartier riche de la diversité de ses activités (de maraichage en auto-construction, de petits jardins en fêtes de quartier), riche aussi des personnes qui le traversent, le font vivre, y jardinent et y habitent. Et riche en imaginaires possibles. Ensemble on se réinvente sans cesse collectivement. Read More

Bobigny: procès de l’occupation EIF, appel à soutien

Appel à soutien devant le TGI de Bobigny pour l’occup’ de l’Usine EIF à Montreuil

Nous sommes assignés au TGI lundi 23 Novembre à 9h. Nous appelons nos camarades à venir nous soutenir devant et dans le tribunal de Bobigny lundi 23 Novembre à 9h au Palais de Justice, 173 avenue Paul Vaillant Couturier, 93000 Bobigny.

Garde la Pêche

Occupation de l’Usine EIF à Montreuil depuis la mi-septembre 2020. Nous reprenons le flambeau de Montreuilloises et Montreuillois d’il y a 20 ans qui se sont érigés contre le dépeçage des Murs à Pêches. Grâce à leur révolte et détermination, les Murs à Pêches existent tels qu’on les connaît et font unanimement la fierté de ce lieu. Il nous est urgent et nécessaire de préserver notre héritage, ce terreau favorable aux initiatives humaines. Nous exigeons que la dépollution de ce site se fasse dans les meilleures conditions possibles et que la décision de la méthode employée soit consensuelle. Nous exigeons que cette parcelle ne soit pas vendue à des promoteurs et reste un lieu ouvert et accessible aux habitants du quartier et au réseau associatif pour qu’ils et elles soient porteurs d’un projet de proximité, éco-responsable et populaire. Read More

Poznań: Les anarchistes réussissent à empêcher l’expulsion de jardins partagés

Les anarchistes du squat Rozbrat à Poznań, en collaboration avec d’autres groupes, ont réussi à empêcher l’expulsion des jardins partagés voisins « ROD Bogdanka ».

Les jardins partagés font partie de la ceinture verte de la ville et sont utilisés par la communauté depuis 1953. Pendant des décennies, les terrains ont appartenu au Trésor public. Au début des années 90, il a été acquis par une société de développement quelque peu obscure, Darex. Celle-ci a contracté un prêt pour acheter le terrain, mais ne l’a jamais remboursé tout en conservant ses droits de propriété. À ce jour, la société est toujours inscrite comme propriétaire officiel dans les registres du cadastre, tant pour les lotissements que pour Rozbrat.

Au fil des ans, la municipalité de Poznań a tenté de récupérer le terrain, mais sans trop de succès jusqu’à présent. Entre-temps, le terrain est devenu un domaine de premier choix pour les promoteurs et sa valeur marchande a considérablement augmenté. Les promoteurs, bien sûr, prévoient d’en faire une sorte de projet de « réhabilitation » huppé et ont harcelé à la fois les propriétaires de lotissements et les squatters de Rozbrat pour les inciter à partir. L’année dernière, des incendies criminels ont été signalés dans les jardins, et Darex a également menacé les propriétaires de parcelles de sanctions financières absolument écrasantes s’iels décidaient de conserver leurs jardins. Par ces méthodes, ils ont réussi à intimider de nombreuses personnes pour qu’elles quittent leurs parcelles ; cependant, il en reste encore quelques-unes. Read More

Dijon: la station de tram « Nation » renommée « Jardins de l’Engrenage »

« Les légumes et les arbres sont enracinés, ils ne partiront pas »

Ce matin, mardi 17 novembre 2020, les usagères et usagers du tram du quartier Nation ont eu la surprise de découvrir le nouveau nom de la station, renommée « Jardins de l’Engrenage ».

Symbolique, cette action s’inscrit dans le cadre de la deuxième journée nationale contre la réintoxication du monde en vue du « monde d’après » la pandémie : appel à des occupations de terres en villes ou dans les zones péri-urbaines pour des projets de cultures vivrières ET appel à réaliser des actions contre les lieux, bâtiments ou infrastructures profondément nuisibles à l’environnement qu’il faut mettre à l’arrêt.

Pour mémoire, la première journée contre la réintoxication du monde avait eu lieu le 17 juin 2020 et avait vu plusieurs centaines de personnes ouvrir les « Jardins de l’Engrenage » sur le terrain en friche situé avenue de Langres à Dijon pour le transformer en un jardin collectif et un lieu de promenade et de rencontres. Read More

Paris & Seine-Saint-Denis: mobilisation contre les dégâts créés par les JO 2024

Saccage2024: les JO pour Paris, les dégâts pour la Seine-Saint-Denis

Paris-Luttes / 14 nov. 2020

Manifestons contre la ré-intoxication du monde.
A l’appel d’une large coalition de collectif locaux, manifestons contre les projets de bétonisation et la spéculation immobilière du projet olympique.
Le mardi 17 novembre 2020, 15h30, RDV à Mairie de Saint-Ouen. Read More

Dijon: les Jardins de l’Engrenage en danger. Les légumes et les arbres sont enracinés, ils ne partiront pas

La décision du tribunal de Dijon a acté l’expulsabilité des terres occupées par les Jardins de l’Engrenage à partir de la date du 20 novembre. La maison n’est pas concernée par cette décision. Malgré les titres réducteurs et racoleurs de la presse locale qui laissent à penser que l’affaire est pliée, les légumes poussent, les jardinier.e.s jardinent et les promeneurs se promènent !

Après l’audience d’octobre, le tribunal rendait son verdict le 4 novembre. Selon la presse locale (le Bien Public): « le tribunal a constaté l’occupation sans droit ni titre des terrains situés entre le 45 et le 65 avenue de Langres et ordonné leur expulsion dans un délai de quinze jours si besoin avec le concours de la force publique… Le tribunal s’est toutefois déclaré incompétent pour ce qui concerne l’occupation de la petite maison. » Read More

Dijon: procès et rassemblement de soutien à l’Engrenage

Mercredi 7 octobre, les jardins de l’Engrenage passaient en procès. Une centaine de personne étaient réunies devant la cité judiciaire. Le rendu aura lieu le 4 novembre.

La ville de Dijon demande l’expulsion des occupant·es et jardinièr·es, pour pouvoir y contruire un énième « éco-quartier ». Interrogé par les journalistes de France Bleu Bourgogne, l’avocat de la ville Maître Brultet explique que « c’est surtout la préservation du droit de propriété qui nous soucie. Nous voulons permettre à la ville de réaliser le projet qui est le sien, c’est à dire la construction de 300 logements. Ces gens là violent le droit de propriété, droit constitutionnellement reconnu, ils entravent la construction de cet éco-quartier ».
Maitre Clémang, avocate de la défense a plaidé le fait que le juge des référés est incompétent à demander l’expulsion des deux personnes qui vivent dans la maison qui se trouve au milieu du terrain
Le rendu aura lieu le 4 novembre Read More

Dijon: le procès des jardins de l’Engrenage reporté

Nous venons d’apprendre que l’audience au tribunal qui décidera du sort de L’Engrenage n’aura pas lieu mercredi 23 septembre comme il était prévu. Le rassemblement de ce mercredi matin est donc annulé. Le procès est reporté – comme ça arrive très souvent avec les instances de justice – et une nouvelle date sera annoncée d’ici une ou deux semaines. Tenons-nous prêt·es pour aller les soutenir !

Après une tentative d’expulsion manu militari courant juillet, la municipalité tente la voie juridique pour expulser les Jardins de l’Engrenage. Appel a la mobilisation:

La plupart d’entre-vous connaissent déjà les Jardins de l’Engrenage. Certain-e-s sont là depuis le début, beaucoup y sont déjà passé, ont déjà prêté main forte, exprimé leur amitié. Ce qui nous touche toujours un peu plus.

Pour celles et ceux qui ne les connaissent pas, ces jardins situés au 57 avenue de Langres sont occupés depuis le 17 juin, pour lutter contre un énième, absurde et très irritant projet de bétonisation d’un espace en friche à Dijon. Aujourd’hui il y a des potagers, des espaces de rencontre, de détente, de jeux et régulièrement s’y déroulent des évènements culturels et/ou festifs. La vie de cette portion de quartier est en train de renaître grâce à cette initiative d’occupation et c’est le voisinage qui en bénéficie. Read More

Dijon: tentative d’expulsion des jardins de l’Engrenage

Tôt ce vendredi matin, les occupant·es des jardins de l’Engrenage ont été réveillés par des policiers municipaux et par trois tractopelles missionnés pour ravager les potagers. L’arrivée rapide de soutiens leur a permi de stopper l’avance des machines. Le récit des événements par des protagonistes.

Réveil ce matin, au son des « bip-bip » des tractopelles. Sidération de découvrir les Jardins de l’Engrenage, encerclés par les barrières et la police. Les haricots, les tomates (déjà rouges !) : écrasés, les branches des arbres : arrachées, les haies : broyées. La brutalité des engins, face aux épines des ronces.

Commandité par qui ? Pourquoi ? La ville ? Le promoteur immobilier ? Personne sur place ne veut répondre à nos questions. Personne pour dialoguer hormis la force de la police et l’acier des machines.

Alors on tient. Ensemble. On s’accroche, on grimpe, on guette. On appelle les ami·es, les voisin·es. Hier ils étaient là pour le marché, et depuis le 17 juin 2020, pour partager autour de ces jardins un instant de musique ou de pétanque… Aujourd’hui ce sont des larmes que l’on a vu dans leurs yeux. Depuis la prise de cette terre combien de conseils de jardinages, de bricolages et de menus services se sont échangés ; combien d’histoires autour de ce quartier et de la vie de ses habitant·es ! Alors on résiste, encore. Read More

Dijon: nouvelles du Jardin l’Engrenage

Depuis le 17 juin, les 61-63-65 avenue de Langres accueillent des jardins collectifs et individuels. Cette prise de terres fait suite à l’appel du 17 juin « à agir contre la réintoxification du monde ». Dijon accueille donc une nouvelle friche sur laquelle tout est à construire… sauf le projet immobilier prévu initialement !

Le 17 juin vers 16h j’ai vu arriver une foule nombreuse armée de fourches et de bêches. Sur le coup je craignais que les travaux commencent. Ça aurait été un sacré chantier car je devais accueillir un projet de 300 logements, cyniquement nommé « Garden States ».
Mais contre toute attente, tous ces gens étaient venu.e.s pour planter des essences que je n’accueillais pas encore. Ils et elles sont venu.e.s retourner, avec courage, mon sol déjà traumatisé par le passage des bulldozers. Au fil du temps, la destruction des maisons et des jardins qui occupaient le terrain ont laissé place à une nature qui tente tant bien que mal de ressusciter cette terre abîmée. Read More

Dijon: jardin partagé et occupé de l’avenue de Langres

Communiqué du collectif du 17 juin – Prise de terre à Dijon dans le cadre de l’appel du 17 juin contre la reintoxication du monde !

Aujourd’hui, mercredi 17 juin 2020, malgré la pluie, nous étions près de quatre cents personnes à manifester depuis la Place de la République jusqu’au terrain à l’abandon situé au 63 avenue de Langres. Armés de bêches et de fourches, les participant-e-s ont pu défricher le terrain pour en faire des jardins, aménager de nouveaux espaces de rencontres et de respiration au cœur du quartier, planter des légumes, débattre de l’avenir commun sur ce terrain et au dela, ou partager un repas.

Ces terres sont menacées par un projet immobilier porté par la mairie qui, à grand renfort de communication « greenwashing », tente d’imposer un énième plan urbanistique inutile. Selon l’INSEE, il y a plus de 6000 logements vacants rien que sur la commune de Dijon. À part pour la municipalité – qui souhaite à tout prix croître pour asseoir son statut de« métropole » – pour qui est-ce une priorité qu’il y ait plus de nouveaux logements ? Read More