Caen: onzième expulsion en 4 mois !

Ce matin, vers 8h, la gendarmerie nationale a procédé à l’expulsion des trois maisons de la Cité de la Sucrerie de Cagny, occupées depuis le 9 septembre dernier par 7 familles d’origine albanaise et kosovare. La procédure intentée par la multinationale Südzucker, propriétaire des lieux, a été expéditive. Le délibéré nous est parvenu très tardivement lundi 5 octobre, jour du passage de l’huissier de justice qui nous remettait un commandement à quitter les lieux de 48h ! Celui-ci, très partial, nous a été totalement défavorable, car il stipulait que le droit au logement est de valeur inférieure au droit à la propriété, et aucun de nos arguments n’a été retenu. Ceux de la partie adverse, absolument pas étayés, ont, quant à eux, été tous retenus : insalubrité des lieux, maisons mises en vente le 10 septembre soit le lendemain de leur occupation comme par hasard, reconnaissance de la voie de fait, non-scolarisation des enfants alors que nous avions produit les certificats de scolarité, non-recherche de logement de la part des familles qui « préfèrent » squatter, sous-entendus de revenus illégaux, etc. Read More

Caen: tant qu’il y aura des gens à la rue, on squattera !

Manifestation samedi 5 septembre, 14 heures.

Depuis le 24 juin dernier, la préfecture du Calvados a procédé à l’expulsion de neuf squats sur l’agglomération caennaise dans lesquels vivaient environ 360 personnes, dont une majorité de familles avec enfants. Les squats de la rue Bayet à Mondeville et la Varende à Hérouville-Saint-Clair ont été expulsés pendant la trêve hivernale prolongée au 10 juillet avec l’état d’urgence sanitaire. Sept autres squats ont été expulsés depuis : allée du Bosphore à Caen, route de Caen à Ifs, rue Pasteur à Mondeville, rue Desmoueux, Boulevard Guillou, rue Damozanne et celui de la Grace de dieu à Caen.

La volonté de la préfecture est de placer un maximum de personnes en CRA (Centre de Rétention Administrative) ou de les assigner à résidence les mettant ainsi sous la menace permanente d’une expulsion du territoire français. La politique de répression mise en place par l’état s’accentue, deux géorgiens ont été encore expulsés récemment suite à une fermeture de squat.

Actuellement, aux alentours de 200 personnes n’ont pas de solution d’hébergement pérenne, quelques unes bénéficient d’une solidarité provisoire, d’autres vivent sous des tentes ou dans leur voitures dans des conditions indignes. Read More

Caen: expulsion ce matin du squat de la Grace de dieu

Le squat de la Grace de dieu situé au 2, rue cardinal Lavigerie à Caen été expulsé ce matin dès 6h par la police nationale sur ordre de la préfecture du Calvados. Ouvert en juillet 2019, 160 personnes vivaient sur ce lieu, dont 17 familles avec une soixantaine d’enfants, 5 couples et une cinquantaine de célibataires. Nous avions obtenu 4 mois de délais en première instance, mais après avoir fait appel de la décision, nous avions obtenu un délai d’un an, et étions donc expulsables depuis le 4 août dernier. Read More

Caen: expulsion du squat de l’ancien collège Guy Liar à Mondeville

Mercredi 24 juin, dès 6h du matin, la préfecture du Calvados a procédé à l’expulsion d’un squat à Mondeville, l’ancien collège Guy Liard rue Albert Bayet à la demande du propriétaire des lieux, le conseil départemental et avec l’accord de la mairie de Mondeville. Quatre familles étaient hébergées dans quatre anciens logements de fonctions, deux autres familles et des célibataires vivaient dans un ancien bâtiment administratif depuis le 4 janvier dernier. Au total, une quarantaine de personnes, dont une quinzaine d’enfants, a été expulsée ce matin. La préfecture a communiqué dès 6h15 sur les réseaux sociaux, elle propose une solution de relogement d’une semaine à l’hôtel après avoir étudié les situations individuelles, et elle « invitera les ressortissants étrangers en situation irrégulière à quitter le territoire national » ! C’est à dire que les familles seront soit assignées à résidence à l’hôtel (contrôle judiciaire quotidien au commissariat, obligation d’être présent à l’hôtel de 18h à 21h…), soit déportées au CRA (Centre de Rétention Administratif) de Oissel près de Rouen (celui de Rennes est fermé et rouvre le 30 juin prochain) en attente d’une hypothétique expulsion.

Dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, la trêve hivernale a été prolongée jusqu’au 10 juillet prochain, cette mesure s’applique à l’ensemble des squats qui sont de la compétence du Tribunal d’Instance (dix sur douze squats actuellement). Ce squat était expulsable depuis le 21 février dernier sur décision du Tribunal Administratif, par conséquent il ne pouvait pas bénéficier de la trêve hivernale d’un point de vue juridique. Néanmoins, vu les circonstances actuelles, il est parfaitement scandaleux de jeter des dizaines de personnes à la rue après une semaine de relogement à l’hôtel où d’envisager leur expulsion dans certains cas. Read More

Mondeville (14): nouveau squat rue Albert Bayet

Samedi 4 janvier 2020, l’Assemblée générale de lutte contre toutes les expulsions a officialisé l’ouverture d’un squat au 6 rue Albert Bayet à Mondeville. Occupés depuis 48h par des familles sans abri (19 personnes), ces quatre logements de fonction d’un collège désaffecté sont vacants depuis juin 2018 et voués à la démolition !
Environ 300 personnes vivent actuellement dans une dizaine de squats sur l’agglomération caennaise, une quarantaine de personnes est hébergée à l’espace Vannier (foyer d’hébergement d’urgence de nuit ouvert pendant la période hivernale), et chaque jour, de nombreuses personnes restent sans solution.
Une des priorités de l’ancien préfet Fiscus était «la politique de résorption des squats » qualifiés de tous les maux : « insalubrité, prostitution, drogue… », alors qu’il était le principal responsable de cette situation. Sa politique se bornait à jeter des familles à la rue, et à leur refuser systématiquement l’application de la circulaire Valls qui permet la régularisation des personnes après 5 ans de présence sur le territoire français. Le prochain préfet poursuivra-t-il dans cette même voie inhumaine ?
L’ Assemblée générale de lutte contre toutes les expulsions revendique le droit au logement pour tous et toutes et la régularisation de tou-te-s les sans papiers. Read More

Hérouville-Saint-Clair (14): officialisation de l’occupation d’un bâtiment boulevard des Belles Portes

Aujourd’hui, 11 novembre 2019, l’Assemblée Générale de lutte contre toutes les expulsions officialise l’occupation d’une ancienne école laissée à l’abandon et située à Hérouville-Saint-Clair au 201, boulevard des Belles Portes.
Suite à l’expulsion du squat du Marais, une vingtaine de réfugiés avait rejoint leurs amis (une quarantaine) sur un rond point à l’entrée de Ouistreham. Mais, mercredi 6 novembre à 5h du matin, les gendarmes du PSIG sont intervenus violemment en les gazant, en les matraquant et en les privant de feux de bois, leur seul moyen de se réchauffer et de cuisiner. Un rassemblement d’une centaine de personnes a eu lieu le soir même devant la gendarmerie pour signifier notre indignation et exiger l’arrêt de ces pratiques inadmissibles. Un des responsables de la brigade de gendarmerie de Ouistreham a refusé tout dialogue et a simplement rappelé l’interdiction de tous feux et installation de tentes sur le rond point. Vendredi dernier, le PSIG est à nouveau intervenu en nombre, accompagné des services techniques de Caen la Mer, pour évacuer le campement qui s’est réinstallé juste après leur départ. Read More

Caen: officialisation d’un nouveau squat rue des Vaux de la Folie

Aujourd’hui, vendredi 1er novembre 2019, premier jour de la trêve hivernale, l’Assemblée Générale de lutte contre toutes les expulsions officialise un nouveau squat situé au 9, rue des Vaux de la Folie à Caen. 11 personnes, dont 6 enfants de 2 à 15 ans, sans aucune solution occupent ce lieu depuis mercredi 30 octobre. Cette maison, un ancien logement de fonction du gardien du stade de foot, propriété de la Ville de Caen était inoccupée et non entretenue depuis plusieurs années. Suite à l’expulsion du squat du Marais mardi 22 octobre, une centaine de personnes est toujours sans solution. Le 115 est saturé et l’espace Vannier, un accueil de nuit ouvert de 18h à 9h du matin pendant la période hivernale, ne propose à ce jour que 30 places sur les 90 potentielles, ce qui est largement insuffisant.
Le maire de Caen, Joel Bruneau, déclarait récemment dans la presse qu’il n’était pas de son ressort mais de la compétence de l’état d’héberger les personnes à la rue. Or, il a le pouvoir de réquisitionner les logements vides sur sa commune, et ce conjointement avec la préfecture.
L’Assemblée Générale de lutte contre toutes les expulsions revendique un logement décent et pérenne pour toutEs, la réquisition des logements vides et la régularisation de toutEs les sans papiers! Read More

Caen: nouvelle coupure d’électricité au squat de la Grâce de dieu

Ce matin, mercredi 29 octobre, Enedis accompagné de la police nationale (3 véhicules) est intervenu au squat de la Grâce de dieu pour couper l’électricité à 160 personnes, dont une soixantaine d’enfants. Les habitant-e-s et leurs enfants sont allé-e-s rencontrer les policiers et l’agent d’Enedis pour leur demander de ne pas intervenir, la seule réponse obtenue d’un policier a été dixit : » Arrêtez de nous casser les couilles » Cette intervention effectuée à la demande de Caen la Mer Habitat, le propriétaire de l’immeuble, plonge délibérément les habitant-e-s dans le froid et l’obscurité. C’est la deuxième fois qu’ils et elles subissent une coupure depuis le rétablissement de l’électricité effectué le 17 novembre dernier par la CGT Enedis, lors d’une action politique contre la précarité énergétique et en solidarité avec les personnes exilées.

L’Assemblée Générale de Lutte contre toutes les Expulsions condamne avec vigueur ces pratiques scélérates et exige le rétablissement immédiat de l’électricité qui doit être reconnue comme un besoin fondamental. Read More

Caen: appel de l’assemblée de défense du Marais

Le mardi 22 octobre, le Marais, squat d’habitation et de convergence des luttes ouvert depuis un an et demi à Caen, a été pris d’assaut par un important dispositif policier. Plus de 250 membres des forces de répression ont été mobilisés pour expulser ce lieu, symbole de la lutte pour l’accueil solidaire de toutes les personnes en exil. 250 c’est aussi le nombre de personnes qui vivaient au Marais et sont aujourd’hui sans solution de logement pérenne, et ce à une semaine de la trêve hivernale. La préfecture se vante d’assurer la « sécurité » des personnes en évacuant le Marais, mais elle ne dit pas que seule une soixantaine de personnes auront droit à un logement provisoire, pour 3 nuits maximum. Ce sont donc 250 personnes qui ont déjà rejoint ou rejoindront les centaines d’autres dormant déjà à la rue – dont de nombreux enfants – et ce malgré les squats encore ouverts à Caen. Read More

Caen: après l’expulsion du Marais, la lutte continue!

Mardi 22 octobre, la préfecture du Calvados a procédé à l’expulsion du squat du Marais où 250 personnes avaient élu domicile depuis avril 2018. Ce lieu a été ouvert grâce à une convergence de la CGT Enedis, de personnes non encartées et de l’Assemblée Générale de lutte contre toutes les expulsions. De nombreux collectifs s’y étaient investis : l’AG convergences, l’école nomade, les gilets jaunes, le fournil du marais, le café des images, etc et avaient fait vivre ce lieu. Il a été aussi marqué par le passage de no-borders qui ont participé activement à l’impulsion d’une vie collective.
La menace d’expulsion du lieu avait provoqué le départ anticipé d’une majorité des habitantEs. Mardi, dès 6h du matin, un important dispositif policier (police aux frontières, RAID, Gendarmerie mobile, police nationale, BAC) nous a expulsé manu-militari et de manière expéditive. 81 habitantEs ont été parqués dans un hangar du site dans le but de les trier selon les critères subjectifs de la DDCS : 7 personnes ont été enfermées en Centre de Rétention Administrative (CRA) à Oissel (près de Rouen) et à Rennes, une famille de 5 personnes a été assignée à résidence en vue d’une prochaine expulsion, 41 personnes ont été placées à l’hôtel pour 3 nuits, et 28 dans des foyers d’hébergement d’urgence de manière très temporaire (une seule nuit dans certains cas). Et les dizaines de personnes qui avaient quitté le Marais avant l’expulsion, n’ont pour la plupart trouvé des solutions qu’à très court terme. Read More

Caen: Goûter solidaire au squat de la Grace de Dieu

Cher-e-s voisin-e-s,

Nous sommes les nouveaux/elles occupant-e-s de l’immeuble situé au 2 rue cardinal Lavigerie, depuis le samedi 20 juillet dernier. Comme vous le savez peut être, ces 36 appartements font partis des 8500 logements et bâtiments vides que compte l’agglomération de Caen (source INSEE), alors que des centaines de personnes survivent à la rue.

Depuis des années les politiques d’austérité imposées par les gouvernements se traduisent par des coupes budgétaires pour l’hébergement d’urgence (le 115) et pour l’hébergement des demandeur-se-s d’asile (les CADA). Concrètement à Caen, ce sont des centaines voire des milliers de personnes – qu’elles soient célibataires, en couple ou en famille avec enfants – qui ont été expulsées par la Préfecture du Calvados. Pour l’essentiel, il s’agit de demandeurs et demandeuses d’asile, que l’Etat a l’obligation légale de loger. Nous avons commencé par manifester pour demander la réquisition de logements vides. Le Préfet en a le pouvoir, mais il a préféré murer des bâtiments abandonnés.

Face à cette situation, l’Assemblée Générale de lutte contre toutes les expulsions s’est constituée il y a maintenant 6 ans et nous avons décidé de nous organiser collectivement et de manière indépendante entre expulsé-e-s et personnes solidaires afin de lutter par l’action directe, notamment l’ouverture de plusieurs dizaines de squats, contre ces politiques anti-sociales et la spéculation immobilière. Read More

Caen: Dernier requiem pour le squat du Marais

Le squat du Marais est le plus grand de Caen : près de 250 exilé·e·s y vivent et risquent d’être expulsé·e·s dès lundi 2 septembre 2019. Pour leur dernier été, des militant·e·s et habitant·e·s ont organisé une université populaire.

250 exilé·e·s au squat du Marais

Passé le portail de l’entrée, quatre bâtiments se dressent autour d’une grande cour. « Nous détruirons les centres de rétention ». Cette phrase et autres messages politiques s’étalent en toutes lettres sur les murs. Le squat du Marais à Caen accueille plus de 250 personnes, majoritairement des exilé·e·s. Read More

Caen: NON à l’expulsion du squat du Marais

Lettre ouverte à Monsieur le Préfet du Calvados NON à l’expulsion du squat du Marais

À Caen, la 30 août 2019.

Monsieur Le Préfet, nous vous demandons de ne pas expulser le squat du Marais.

Le squat du Marais, officialisé en avril 2018, héberge plus de 250 personnes, dont 60 enfants. Après saisine du tribunal par le propriétaire Engie, un jugement a permis d’obtenir un délai d’un an, contre l’avis du propriétaire qui n’avait aucun projet sur le lieu vacant, ce qui est toujours le cas. Ce délai est terminé et après 16 mois d’occupation, le Marais est « expulsable » dès le 2 septembre 2019.

Lors des 6 dernières années d’activité, l’AG de lutte contre toutes les expulsions a ouvert près d’une trentaine de squats et 10 le sont toujours. Ce sont ainsi près de 500 personnes exilées qui vivent dans les squats à Caen, 500 personnes à qui le Droit au Logement est refusé notamment par vos services. Il y a pourtant plus de 8500 logements vides dans l’agglomération qui pourraient être réquisitionnés. Visiblement, votre politique est de donner priorité au droit de propriété sur le droit au logement. Read More

Caen: Expulsion du squat de la Folie Couvrechef

Jeudi 11 juillet à 8h15, la préfecture du Calvados accompagnée de la BRI de Caen et d’une compagnie de gendarmes mobiles a procédé à l’expulsion du squat de la Folie Couvrechef, un bâtiment inoccupé depuis plus de trois ans. Début septembre 2018, 110 personnes dont 45 enfants ont investi cet immeuble suite à trois expulsions effectuées pendant l’été précédent, une à Venoix (60 personnes), une rue de Falaise à Caen (45 personnes) et rue des Roches à Mondeville (30 personnes). Encore une fois, aucune solution de relogement pérenne n’est proposée aux habitant-e-s, la préfecture daigne seulement leur accorder d’une nuit à une semaine d’hôtel à Bayeux, Lisieux et Caen, contrevenant à ses obligations prescrites par le Code de l’Action Sociale et des Familles dans son Article L345-2-2 : Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence.

Dans quelques jours, des dizaines de personnes se retrouveront à nouveau jetées à la rue sans aucune solution et grossiront encore le nombre de personnes sans abri sur Caen. La préfecture communique beaucoup sur sa politique de « résorption des squats » mais se contrefiche des conséquences humaines qu’elle induit. Read More

Rennes: mercredi 26 juin, barbecue contre les expulsions

L’AG inter-squats ainsi que l’inter organisation de soutien aux personnes exilées appelle à un rassemblement revendicatif et festif contre les expulsions devant la Préfecture. Le lieu occupé de l’Aubière (Thorigné-Fouillard), ainsi que le squat d’Estrémadure sont menacés d’expulsion dans les prochaines semaines. Les habitant.es de la Tour Europe (Maurepas) vont devoir quitter les lieux le 8 juillet. Ce sont des centaines de personnes sans solution qui vont se retrouver à la rue. L’Etat veut les mettre dehors. Les permanences d’association sont à bout de souffle, les familles à la rue se multiplient depuis le mois d’avril, auxquelles risquent de s’ajouter les personnes qui vivent dans les lieux occupés, menacés d’expulsion.

A Lille, le squat des 5 étoiles a été sauvagement expulsé par la Préfecture, des centaines de personnes ont été mises dehors, des dizaines enfermées en CRA.
A Caen, le plus gros squat de France, Le Marais où vivent 250 personnes est menacé d’expulsion à partir du 28 juin.
A Paris, les Gilets Noirs multiplient les actions. Après avoir occupé Roissy il y a un mois, ils viennent d’obtenir des gages d’une multinationale qui exploite des travailleurs sans papiers à la Défense. Read More