Berlin: appel de Syndikat. Sortez de la défensive !

Manifestation, 1er août – 20 heures – Herrfurthplatz, Berlin-Neukölln

Les temps sont durs, et pas seulement depuis le coronavirus. La fascisation de la société progresse. Le danger du socialisme et la haine de tout ce qui reste sont évoqués comme un moulin à prière. La théorie du fer à cheval jouit d’une grande popularité. Sous le couvert de théories totalitaires et loin de tout fait, on poursuit une équation constante de deux extrêmes supposés égaux contre un « milieu » bourgeois hystérique. Cette équation libérale-bourgeoise du socialisme et du fascisme a une certaine tradition en Allemagne, tout comme la collaboration de ce « milieu » bourgeois avec le fascisme afin d’agir contre le socialisme, ou contre tout ce qu’ils perçoivent comme un danger socialiste. C’est également le cas de leur anti-féminisme, autre interface entre le « milieu bourgeois-conservateur » et les fascistes, qui vise à maintenir les idées conservatrices de leur système de gouvernement en conservant l’ordre binaire des sexes et, à cette fin, tente de faire reculer les acquis des mouvements féministes.

Les attaques terroristes fascistes à Hanau et Halle, les réseaux de droite qui s’organisent et s’arment, les fascistes armés dans l’appareil d’État qui préparent une guerre civile, les services secrets et l’implication de l’État dans la NSU qui sont gardés sous clé. Cette liste pourrait facilement être étendue. Le danger fasciste est réel. Read More

Berlin: appel à manifester le 1er août à Neukölln

La nouvelle phase des expulsions a commencé. Non pas, comme prévu, avec l’expulsion annoncée du Kiezkneipe (bar de quartier) Syndikat, mais avec une attaque des flics.
Une attaque qui a été masquée comme une descente de police, avec le projet de la transformer en une expulsion de parties de notre maison. Elle a été coordonnée avec des figures dégoûtantes représentant le soi-disant propriétaire, afin de prendre le contrôle d’un espace qui est une épine dans le pied d’une métropole européenne pacifiée. Le 9 juillet et les jours suivants, nous nous sommes défendu-es et avons réduit en cendres leurs plans foireux : reprendre l’appartement expulsé, chasser les flics et les bureaucrates et reprendre le contrôle de notre maison.

Cela n’aurait pas été possible sans la lutte commune et la solidarité qui va bien au-delà de notre petit quartier rebelle. De nombreuses personnes ont participé aux rassemblements spontanés devant la maison et aux manifestations nocturnes dans les quartiers les plus riches de Berlin. Tandis que certain-es cuisinaient pour tout le monde, d’autres participaient aux équipes qui se relayaient 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 autour de la maison. Beaucoup de choses détruites par les flics ont été reconstruites presque immédiatement et différents groupes ont revendiqué des actions de solidarité avec Rigaer94. Montrant une fois de plus que la solidarité sous toutes ses formes est notre arme la plus puissante contre les attaques coordonnées de l’État contre le mouvement et ses prochaines tentatives d’expulsion de nos espaces à Berlin. Read More

Berlin (Allemagne): la solidarité c’est l’attaque – aucune expulsion sans réponse

Aujourd’hui (10 juillet 2020), comme première réponse à la descente policière et aux expulsions qui ont eu lieu dans le bâtiment de devant du squat Rigaer94, nous avons attaqué avec des pierres une succursale de la Berliner Sparkasse, dans le quartier de Lichtenberg, et en avons détruit les vitrines.

La descente policière et l’expulsion sont le début de l’élimination de divers projets d’habitation, prévue pour les mois à venir. En plus de l’attaque d’un de nos espaces, le raid d’hier concernait l’extension du siège policier de la partie nord du quartier de Friedrichshain et la tentative de préparer le cadre de l’expulsion de Liebig34. Cela ne restera pas sans conséquences. Read More

Berlin: Rigaer94, nouvelle tentative d’expulsion

Aujourd’hui à 7 heures du matin, une centaine de flics anti-émeutes sont passés sur les bicyclettes de la cour de la Rigaerstrasse 93 pour franchir la clôture et entrer un par un dans notre cour. En même temps, ils ont occupé les toits de notre bloc. Les flics, ainsi que les LKA 5 et 6, ont ensuite accédé aux appartements du 3ème étage du bâtiment principal sous le prétexte d’une recherche de falsification de documents. Selon la presse, ils ont également fouillé un appartement sur la Karl-Marx-Allee.

Contrairement à leur procédure habituelle, ils se sont abstenus d’utiliser un hélicoptère et n’ont jusqu’à présent pas tenté de pénétrer dans le bâtiment arrière. Entre-temps, ils ont ramené le pire avocat en activité en ville, Markus Bernau, autour du bâtiment principal, probablement dans l’intention de le soutenir dans des actions en justice contre les appartements qui y sont occupés. Torsten Luschnat, qui pense être notre nouveau gestionnaire immobilier, a également eu accès à ces appartements. La soi-disante société propriétaire a déjà prouvé à plusieurs reprises devant les tribunaux qu’elle ne peut rien prouver, pas même sa légalité à nous poursuivre en justice. Les précédents arrêts de la Cour ont rejeté toutes les demandes. Read More

Berlin: réouvrir et se réapproprier l’espace collectif de lutte

Un bref appel à la réouverture de nos structures.

Maintenant que les artères du système capitaliste vibrent à nouveau au rythme de la production et de la consommation, nous trouvons la réouverture de Kadterschmiede et d’autres espaces communs des projets aussi importants que ceux mentionnés dans notre texte précédent. [1]
Pendant la fermeture « officieuse », les gens étaient poussés à continuer à travailler ou les entreprises trouvaient la solution alternative du bureau à domicile pour éviter une panne. Depuis près d’un mois maintenant, le secteur de l’éducation est à nouveau ouvert. Dans le même temps, les espaces publics sont constamment attaqués pour empêcher les interactions politiques et sociales.

À une époque où ce sont surtout les fascistes qui récupèrent les sphères publiques et où les flics essaient de contrôler tous les coins de la ville, nos espaces ne peuvent plus être maintenus fermés. Read More

Berlin: sur la fermeture de la Kadterschmiede et notre approche des espaces ouverts

Mercredi 25 mars

Nous recevons un appel de notre avocat, qui nous transmet une menace téléphonique de la part des flics. Le contenu de la menace était qu’ils entreront dans le Rigaer94 si la Kadterschmiede n’est pas officiellement fermée. Nous avons alors annoncé, après une courte discussion forcée, via Twitter et sur notre site web, que nous n’ouvririons pas ce jour-là.

Déjà à environ 20 heures, il y avait une dizaine de voitures de flics dans les environs et à la Wedekindwache (commissariat dans le district sud de Friedrichshain), l’équipement lourd de l’unité technique était prêt. Pendant la majeure partie de la soirée, la zone située entre la Rigaerstrasse, la Zellestrasse et la place du quartier a été occupée par les flics et sans le moindre mouvement possible. Devant notre porte se trouvait à nouveau l’unité BP (Brennpunkt- und Präsenzeinheit [1] ). Les médias et les principaux magazines à sensation attendaient également dans la rue dès le début de la soirée.

Quelques jours plus tôt, nous avions publié un texte intitulé « L’auto-organisation en cas d’état d’urgence – Pourquoi nous considérons que les espaces sociaux ouverts sont importants » [2] et nous avions posé des affiches dans les rues. Même si nous sommes toujours politiquement d’accord avec cette affiche, c’était un peu vague à deux égards. Nous n’avions pas non plus pris en compte la réaction de notre ennemi sous la forme de l’État, ni levé toutes les incertitudes concernant les mesures d’hygiène. Ainsi, en l’absence d’une discussion et d’une analyse plus approfondies sur l’ouverture de nos espaces, nous n’étions pas préparé.es à la répression qui allait commencer mercredi. Nous sommes donc tombé.es directement dans notre propre piège car nous n’étions pas en mesure de défendre collectivement une décision que nous aurions pu prendre. Read More

Berlin (Allemagne): Liebig34 restera bruyante, sale, résistante… et plus que jamais!

Vous l‘avez probablement déjà entendu: le bail du lieu, projet anarchiste, queer et féministe Liebig34 situé à Berlin-Friedrichshain prend fin le 31/12/18. Dès le 01.01.19, le projet est menacé d‘expulsion. Mais juridiquement, avant que nous puissions être expulsé.es, Gijora Padovicz, spéculateur immobilier et propriétaire de notre maison, doit porter plainte contre l‘association et les habitant.es de la Liebig34. Une perquisition pourrait être le premier pas pour vérifier qui sont les habitant.es. Chez nos ami.es de la Rigaer94, on a pu voir à quoi une telle perquisition pourrait ressembler. Le passé a pu montrer encore et encore, que les keufs n‘agissent pas forcément sur une base juridique solide et qu‘ils peuvent expulser des squats, des projets en toute illégalité. Donc, tout est possible. Read More

Berlin: nos idées ne sont pas négociables

Dans le cadre de la comparution en cour de Justice le 14 mai prochain, en vue de l’expulsion du rez-de-chaussée du R94, et après les journées de discussion et du chaos au sein de R94 et ailleurs, nous entrerons dans un nouvel épisode de procédure.
La demande d’expulsion a été émise par la société écran «Lafone Investment Limite», propriétaire de l’immeuble depuis 2014, au nom de Mark Robert Burton (son 3e directeur depuis l’achat).
La société sera défendue par l’avocat Markus Bernau, spécialisé en affaires routières et circulation. Read More

Berlin: solidarité émeutière avec le squat Gare d’Exarchia (Athènes)

Dans la nuit du vendredi 26 mai, quelques personnes se sont bougé en solidarité avec les occupant.es du squat « Gare » dans le quartier Exarchia, qui la veille ont fait face aux menaces de commerçants et de groupes para-étatiques de mafieux (connus pour faire partie des milieux de proxénètes et de la drogue). Elles ont suspendu une banderole dans la Rigaer Strasse à Friedrichshain. Après quelques minutes seulement, les flics anti-émeute et des flics en civil ont rappliqué sur les lieux et ont volé la banderole. Pendant ce temps, de nombreuses personnes se sont rassemblées dans rues environnantes et ont tendu un guet-apens aux flics en les accueillant par une pluie de pierres. Read More

Berlin (Allemagne): briser la paix sociale, à propos de Juillet noir

Alors que la situation se détend passagèrement dans le quartier nord de Friedrichshain et que nous trouvons le temps de reconstruire le 94 Rigaer, la guerre sociale continue à faire autant rage autour de nous. Les nouvelles des attaques de l’Etat contre des personnes et des squats à Thessalonique nous sont parvenues. Ici comme là-bas, nous luttons contre la social-démocratie et nous opposons aussi le combat protéiforme à la paix sociale. Que ce soit au cours du Juillet noir ou dans les conflits locaux et quotidiens, nous menons une même lutte qui gagne en force dans la réciprocité. Read More

Athènes (Grèce): la solidarité vient frapper aux vitres des partis au pouvoir

Suite de la chronologie des attaques qui ont été revendiquées en réponse à l’opération répressive de l’Etat grec contre les espaces d’auto-organisation et de solidarité dans les premières heures du 27 juillet 2016 à Thessalonique :

– Athènes, 28 juillet : les vitres des locaux de SYRIZA de ‘Ano Petralona’ sont détruites. L’attaque est revendiquée sur Indymedia-Athènes.

– Athènes, 28 juillet : attaque aux cocktails molotov des bâtards en uniforme de l’OPKE (forces spéciales) et des flics anti-émeutes (MAT) qui stationnaient rue ‘Voulgaroktonou’ dans le quartier d’Exarchia. Attaque revendiquée sur Indymedia-Athènes par « Initiative d’anarchistes ». Read More

Allemagne: “Juillet noir n’est pas encore terminé”

Brèves d’attaques à Berlin et à Leipzig dans la deuxième moitié du mois de juillet (noir)…

Berlin, 18 juillet. Plusieurs véhicules de la municipalité garés sur un parking à Köpenick ont été incendiés. D’après les articles de la presse allemande, il y aurait entre 7 et 10 véhicules de la municipalité qui seraient partis en fumée et/ou endommagés. Etant donné que d’autres voitures ont brûlé au cours de cette même nuit (cf. brève ci-dessous), il est difficile de comptabiliser précisément les dégâts: le Tagesspiegel comptabilise au total 17 véhicules incendiés dans Berlin, tandis que le Berliner Zeitung évoque lui 13 véhicules carbonisés. Read More

Allemagne: mise à jour des actions en solidarité avec le squat Rigaer94

Brèves d’attaques en réponse à l’expulsion de l’espace de vie du Rigaer94 et à la surveillance accrue du quartier nord berlinois de Friedrichshain. Les précédentes brèves de juin et juillet se trouvent ici et . Read More

Berlin: nuit enflammée contre la ville de riches

La soirée de ce samedi 9 juillet en solidarité avec les maisons occupées et les squats de la Rigaerstrasse (et notamment avec le squat Rigaer94 expulsé le 22 juin dernier, ce qui avait immédiatement mis le feu à la ville) s’annonçait enflammée. L’État avait bien sûr anticipé les multiples appels au désordre à la suite de l’expulsion et les attaques diverses en solidarité lui ont rappelé ce à quoi il pouvait s’attendre (cette manifestation n’étant qu’une étape dans la lutte polymorphe contre les responsables de la chasse aux pauvres et aux indomptés du capitalisme): plus de 1 800 policiers, dont beaucoup ont été réquisitionnés de plusieurs Länder (Saxe, Basse-Saxe, Saxe-Anhalt, Thüringe, Brandebourg) ont été déployés pour encadrer cette manif. Read More

Allemagne: pour un juillet noir ! Suite des attaques en solidarité avec la Rigaer94

Les attaques se poursuivent à Berlin comme partout en Allemagne en solidarité avec la Rigaer94 qui, le 22 juin dernier, s’est fait expulser et détruire son espace de vie. Une manifestation solidaire avec le lieu autonome est d’ores et déjà prévue dans la soirée de samedi 9 juillet. Elle sera aussi et surtout une manière de marquer son refus de la militarisation et de la surveillance du quartier nord de Friedrichshain que gouvernants et puissants mettent en place pour mater les rebelles à cette société de misère. On pourra aussi se reporter aux précédentes brèves d’actions directes de la fin du mois de juin. Read More