Amsterdam: après-midi cinéma sur la lutte pour le logement à Amsterdam-Est

Après-midi cinéma sur la lutte pour le logement à Amsterdam-Est à Joe’s Garage de 16h à 18h le 20 juillet 2022.

À l’aide d’images d’actions menées par le groupe de squatters d’Amsterdam-Est (Kraakgroep Oost) et l’association de locataires de l’Est (Huurdersvereniging Oost), nous discuterons des nombreuses années de résistance à cette attaque toujours en cours contre les logements bon marché.
Le programme comprend également un nouveau film sur Frans Ondunk, président de l’association des locataires d’Amsterdam-Est, mais aussi connu sous le nom du shérif de l’Est, qui tirait quotidiennement sur les propriétaires.
Tout au long de l’histoire d’Amsterdam-Est, le mouvement des squatters et l’association locale des locataires ont sans cesse envoyé le même message. Les propriétaires dont les biens sont squattés sont souvent les mêmes que ceux qui terrorisent les locataires. Read More

Amsterdam: Mokum Kraakt ouvre un squat dans la Kinkerstraat

Communiqué de Mokum Kraakt du 13 mars 2022 lors de l’ouverture du rez-de-chaussée de la Kinkerstraat 304.

Nous sommes le collectif Mokum Kraakt. Nous sommes un regroupement de l’Hôtel Mokum, des Kinderen van Mokum et d’autres squatters : jeunes et moins jeunes, expérimenté.es ou pas, mais toustes en colère, pleins d’amour pour Amsterdam et prêt.es à se battre pour leur ville. Depuis le 10 mars, nous sommes installé.es dans la Kinkerstraat, dans l’un des nombreux locaux commerciaux vides d’Amsterdam. Après tout, Amsterdam appartient à ses habitant.es, pas aux grandes entreprises. Nous exigeons un changement radical. Nous exigeons des logements accessibles, vivables et abordables. Nous exigeons une ville libre et équitable.

Sous les rues lisses et bien rangées, la ville repose sur des échasses qui grincent. Il est presque impossible de voir que sous une couche de monoculture, les fondations d’une ville vivante commencent à se fissurer. Dans les fissures du Mokum Kraakt, des espaces se forment pour la contre-culture. Des espaces pour expérimenter, se rencontrer et vivre. Read More

Wassenaar: la cour de justice se prononce pour une expulsion

Wassenaar (Pays-Bas) – Le lundi 20 décembre, le tribunal de La Haye a décidé que nous devions quitter la villa Ivicke dans les six semaines.

Nous ne sommes pas surpris.es par ce verdict en faveur du propriétaire, et nous n’allons pas l’accepter sans réagir.

L’argumentation du tribunal est que notre résidence ici est en violation du plan d’affectation du bâtiment, qui désigne son utilisation comme un bureau. Le juge a dit qu’il « comprend les difficultés actuelles du marché du logement » – le fait-il, vraiment ! – et pourtant il décide d’expulser pour faire place à du vide.

Expulsion pour faire place à du vide, oui : parce qu’il n’existe aucun plan concret pour l’utilisation future d’Ivicke. Aucun permis, aucun devis, aucun plan, seulement la parole de Ronnie van de Putte qui veut l’utiliser comme bureau pour le seul employé de son entreprise.

Cela suffit au juge pour affirmer « qu’il n’y a aucune raison de conclure que le monument sera à nouveau vacant après le départ de ses occupant.es ». Read More

Berlin: le week-end de manifestations du Køpi

Køpi appelle ses ami-es et allié-es du monde entier à se réunir à Berlin les 15 et 16 mai pour un week-end de manifestations. Alors que le wagenplatz du Køpi est confronté à la plus grave menace d’expulsion à ce jour, Køpi est uni pour lutter pour nos habitations et nos familles. Køpi est un projet DIY au cœur de Berlin qui offre un espace de vie aux personnes vivant dans le bâtiment et le wagenplatz depuis plus de 30 ans. Il continue également d’être le lieu de rencontre pour des collectifs, des événements et l’énergie créative depuis le jour où la première porte a été ouverte. Nous n’abandonnerons pas notre mode de vie pour quelques promoteurs soutenus par l’État ! Quand la loi veut nous enlever nos lieux de vie, il est temps d’enfreindre la loi !
Le propriétaire présumé de Køpi, Startezia GmbH, n’est qu’un exemple de plus de la façon dont nos lieux de vie et nos communautés autonomes sont détruit-es par des sociétés anonymes qui ne se soucient que du profit et non des gens. Le wagenplatz du Køpi n’est pas le seul à être menacé d’expulsion. D’autres projets berlinois, Potse, Rigaer 94, et Queer Wagenplatz Mollies sont également en danger immédiat. Rien que l’année dernière, des lieux importants comme Liebig 34, Syndikat, Meuterei, Diesel A, Sabot Garden et G17a ont déjà été expulsés. Read More

Berlin: Kœpi prend la menace au sérieux

Communiqué – 22.03.2021
Notre situation actuelle :

Le 4 février, nous avons reçu une lettre officielle déposée au tribunal par Startezia GmbH nous enjoignant de quitter la Kœpi Wagenplatz (surnomée Kœpiplatz) avant le 28 février 2021. Après plus de 20 ans, Startezia GmbH pense pouvoir nous forcer à quitter la Kœpiplatz, mais bien sûr, nous ne sommes pas parti.e.s et nous ne voulons pas abandonner nos lieux de vie. Jusqu’à présent, la première date d’audience n’a pas été fixée, mais elle ne saurait tarder. Nous avons déjà été menacé.e.s de vente ou d’expulsion par le passé, mais cette fois-ci, alors que la gentrification et les nouvelles constructions nous entourent, nous pensons que le risque est plus sérieux que jamais. Read More

Bruxelles: la commune choisit la répression et le mensonge plutôt que la solidarité

Communiqué de presse – Campagne de Réquisitions Solidaires

Vendredi 26 février, nous avons voulu réquisitionner l’ancien hospice Pacheco dans le centre-ville. Notre action n’a clairement pas plu aux responsables politiques communaux – Khalid Zian, Président du CPAS (Centres Publics d’Action Sociale) et Philippe Close, Bourgmestre de la ville de Bruxelles – qui ont opté pour une répression violente plutôt qu’une négociation. Nous avons été éjecté∙e∙s sans ménagement par la police dans la soirée. 38 personnes ont été retenues pendant plusieurs heures et recevront des amendes. Des personnes ont reçu des coups de pied dans la tête et ont subi des violences verbales. Nous nous demandons d’où vient une réaction si forte contre une action solidaire qui a été plutôt bien accueillie dans d’autres communes et par la région ces dernières semaines. Pourquoi la ville de Bruxelles ne veut-elle pas permettre l’utilisation d’un bâtiment du CPAS vide depuis 4 ans pour y loger des personnes en difficulté ?

Le CPAS justifie l’expulsion par le fait qu’une occupation temporaire serait actuellement envisagée et qu’un appel public va bientôt être lancé. Khalid Zian, le président du CPAS va jusqu’à affirmer de manière mensongère qu’une occupation pour de l’hébergement aurait été possible « à condition qu’elle soit correctement encadrés et concertée préalablement ». Or, les autorités communales ont été sollicitées à plusieurs reprises par rapport à ce bâtiment (par la Voix des Sans Papiers il y a 2 ans déjà, par la Région cet hiver pour du logement d’urgence) et ont refusé à chaque fois de mettre à disposition le bâtiment. Read More

Valencia: un quartier en lutte contre la bétonisation d’une friche agricole

Le Centre Social Autogéré l’Horta ouvert en 2012 dans un quartier populaire de la ville a été victime d’une tentative d’expulsion illégale de la part des forces de l’ordre. Celles-ci ont été mises en échec. L’occasion d’un retour sur l’histoire de cet endroit.

Partons le temps d’un article sur la côte méditerranéenne. A 350km au sud de Barcelone, se trouve Valence, la 3e plus grande ville d’Espagne. Pour comprendre un peu mieux cette ville on peut déjà dire qu’on y parle le valencien, langue co-officielle dans toute la communauté de Valence. On peut aussi évoquer l’important mouvement techno qu’elle a connu dans les années 80 et 90, avec la mythique « Ruta del Bakalao ». Enfin il faut également expliquer que du début des années 90 au milieu des années 2010 sa mairie était du parti PP, le parti politique libéral-conservateur espagnol. Comme dans toutes les grandes villes, les ambitions urbanistiques sont de taille, et de nombreux plans d’urbanisme ont été mis en place, en particulier lors de cette période.

On pourrait parler du quartier populaire le Cabanyal, cet ancien village de pêcheurs situé juste à côté de la mer, et de la lutte victorieuse menée par ses habitants contre la destruction de leur quartier, que la mairie voulait remplacer par plein de bâtiments pensés pour les touristes. Mais on garde ça pour plus tard ! Read More

Valencia: le quartier de Benimaclet paralyse la tentative d’expulsion du CSOA l’Horta

Tôt le matin, la police nationale a changé les serrures et installé des portes anti-occupation au CSOA l’Horta à Benimaclet (Valence), un fait auquel le quartier a répondu en se rassemblant contre l’action dictée par le Sareb, selon le collectif de défense du CSOA, qui a réussi à faire échouer l’opération de police et à réoccuper le centre social.

Les téléphones portables de plusieurs personnes se sont réveillés ce matin avec un message important : « Expulsion illégale au CSOA l’Horta. La police entoure l’espace à l’extérieur et à l’intérieur. Ils ont mis en place trois portes anti-occupation, et ils transportent des meuleuses. » L’opération de police, selon les témoins, consistait en environ huit fourgons de police. Par le biais des mêmes canaux de diffusion, le collectif d’activistes a appelé le quartier à se rendre immédiatement dans les environs du centre. En à peine une heure, des dizaines de personnes de Benimaclet et d’autres quartiers de Valence se sont rassemblées et s’opposent à l’action policière que le collectif prétend illégale. Read More

Toulouse: le cadeau de Jean-Luc Moudenc à Thierry Oldak

C’est une opération de longue haleine que Thierry Oldak, un des plus gros promoteurs toulousain, est sur le point de réussir, raflant au passage un joli pactole. Sur la revente de l’ancien bâtiment EDF du 10-12 quai Saint-Pierre, le Groupe Thiery Oldak s’apprête à se faire plus de 6 millions d’euros de bénef’ grâce à un joli cadeau de Toulouse Métropole, à tel point que même La Dépeche ne parvient pas à cacher son étonnement devant cet audacieux « tour de passe-passe ».

En 2012, Thierry, dont le groupe est propriétaire d’une quantité impressionnante d’immeubles à Toulouse, Bordeaux ou Nantes, lorgne sur cet immense bâtiment d’EDF. 4500m2 sur les bords de Garonne, en plein centre-ville, c’est le genre d’adresse qui fait saliver plus d’un promoteur. Cette année-là, l’achat du 10-12 quai Saint-Pierre lui passe finalement sous le nez parce que Sciences Po Toulouse, qui se trouve à l’étroit dans ses locaux de la rue des Puits Creusés, cherche à déménager. Toulouse Métropole, sous la forme de son EPFL [Etablissemnt Public Foncier Local] (qu’on connaît mieux pour son rôle de marchand de sommeil vu les taudis qu’il loue aux pauvres dans le quartier Bonnefoy), décide donc de préempter les lieux pour que le vénérable Institut (d’Études Politiques) puisse s’y installer. En France, lorsque des propriétaires veulent vendre leurs biens, certains organismes publics ont le droit de préemption, ce qui leur permet d’acheter en dessous des prix du marché. C’est ainsi que l’EPFL récupère ce bâtiment pour 4,7 millions d’euros, ce qui n’est vraiment « pas cher » dans le monde parallèle de l’immobilier. Read More

Poznań: Les anarchistes réussissent à empêcher l’expulsion de jardins partagés

Les anarchistes du squat Rozbrat à Poznań, en collaboration avec d’autres groupes, ont réussi à empêcher l’expulsion des jardins partagés voisins « ROD Bogdanka ».

Les jardins partagés font partie de la ceinture verte de la ville et sont utilisés par la communauté depuis 1953. Pendant des décennies, les terrains ont appartenu au Trésor public. Au début des années 90, il a été acquis par une société de développement quelque peu obscure, Darex. Celle-ci a contracté un prêt pour acheter le terrain, mais ne l’a jamais remboursé tout en conservant ses droits de propriété. À ce jour, la société est toujours inscrite comme propriétaire officiel dans les registres du cadastre, tant pour les lotissements que pour Rozbrat.

Au fil des ans, la municipalité de Poznań a tenté de récupérer le terrain, mais sans trop de succès jusqu’à présent. Entre-temps, le terrain est devenu un domaine de premier choix pour les promoteurs et sa valeur marchande a considérablement augmenté. Les promoteurs, bien sûr, prévoient d’en faire une sorte de projet de « réhabilitation » huppé et ont harcelé à la fois les propriétaires de lotissements et les squatters de Rozbrat pour les inciter à partir. L’année dernière, des incendies criminels ont été signalés dans les jardins, et Darex a également menacé les propriétaires de parcelles de sanctions financières absolument écrasantes s’iels décidaient de conserver leurs jardins. Par ces méthodes, ils ont réussi à intimider de nombreuses personnes pour qu’elles quittent leurs parcelles ; cependant, il en reste encore quelques-unes. Read More

Dijon: les Jardins de l’Engrenage en danger. Les légumes et les arbres sont enracinés, ils ne partiront pas

La décision du tribunal de Dijon a acté l’expulsabilité des terres occupées par les Jardins de l’Engrenage à partir de la date du 20 novembre. La maison n’est pas concernée par cette décision. Malgré les titres réducteurs et racoleurs de la presse locale qui laissent à penser que l’affaire est pliée, les légumes poussent, les jardinier.e.s jardinent et les promeneurs se promènent !

Après l’audience d’octobre, le tribunal rendait son verdict le 4 novembre. Selon la presse locale (le Bien Public): « le tribunal a constaté l’occupation sans droit ni titre des terrains situés entre le 45 et le 65 avenue de Langres et ordonné leur expulsion dans un délai de quinze jours si besoin avec le concours de la force publique… Le tribunal s’est toutefois déclaré incompétent pour ce qui concerne l’occupation de la petite maison. » Read More

Paris: dans le 10e, habitant·es et collectifs solidaires s’organisent contre la gentrification

Un collectif de militant.es écologistes et anticapitalistes occupe depuis fin septembre un local dans le quartier Sainte-Marthe du 10e arrondissement. Cette initiative vient s’ajouter aux luttes des habitant·es du quartier contre la gentrification, notamment contre les spéculations de la Société Immobilière de Normandie, principal bailleur du quartier détenu en majorité par le fond d’investissement Edmond Coignet.

En se promenant dans le dixième arrondissement, loin des Grands Boulevards, on peut soudainement tomber sur un quartier plus coloré et plus vivant que les autres. Plusieurs des façades de locaux commerciaux sont peintes et taguées, et des slogans collés sur les murs véhiculent le message des habitant·es et des artisans du quartier. Sur sa place centrale, tendue entre deux arbres, une banderole réclame: « Halte aux spéculations immobilières » ! Read More

Dijon: procès et rassemblement de soutien à l’Engrenage

Mercredi 7 octobre, les jardins de l’Engrenage passaient en procès. Une centaine de personne étaient réunies devant la cité judiciaire. Le rendu aura lieu le 4 novembre.

La ville de Dijon demande l’expulsion des occupant·es et jardinièr·es, pour pouvoir y contruire un énième « éco-quartier ». Interrogé par les journalistes de France Bleu Bourgogne, l’avocat de la ville Maître Brultet explique que « c’est surtout la préservation du droit de propriété qui nous soucie. Nous voulons permettre à la ville de réaliser le projet qui est le sien, c’est à dire la construction de 300 logements. Ces gens là violent le droit de propriété, droit constitutionnellement reconnu, ils entravent la construction de cet éco-quartier ».
Maitre Clémang, avocate de la défense a plaidé le fait que le juge des référés est incompétent à demander l’expulsion des deux personnes qui vivent dans la maison qui se trouve au milieu du terrain
Le rendu aura lieu le 4 novembre Read More

Montpellier: La friche de Figuerolles, grosse épine dans le pied du politicien Delafosse

Les opposants au projet immobilier sur la Friche de Mimi reprennent du poil de la bête. Ils rappellent sèchement au nouveau maire de Montpellier ses promesses électorales.

Un petit box de stationnement a son portail ouvert ce mercredi 23 septembre, donnant sur le trottoir de la rue Adam de Craponne. Un écran y a été installé. Il diffuse en boucle une vidéo. Une cruelle et redoutable vidéo. On y voit Michaël Delafosse, nouveau maire socialo-vert de Montpellier. Plein cadre, pleine face, avec son ton inimitable de professeur appliqué, il explique doctement : « Il y a des lieux qu’il faut savoir protéger, et c’est ici nécessaire. Il faut préserver ce lieu de culture, lieu d’hospitalité. Il faut racheter ce lieu, ajourner le permis de construire… » Read More

Berlin: appel international à l’action et journées de discussion

Appel international à l’action et journées de discussion à Berlin 30.10.-01.11.2020
Démonstration internationale à Berlin 31.10.2020

UNI-ES, NOUS NOUS BATTONS !
Relier les Luttes Urbaines – Défendre les espaces autonomes

Au cours des dernières années nous avons vu une résurgence globale de politique raciste réactionaire et patriarchale.

Dans un procesus constant d’intensification de l’exploitation et d’expansion de la répression, l’état et le capital se servent de la crise capitaliste globale, qui s’est déclenchée il y a une decade, pour restructurer encore les relations de pouvoir à leur avantage.

Leur réponse politique se matérialise dans une poussée de la droite, avec une alliance de politiques d’économie néoliberale jointes à un fort narratif nationaliste et une politique répressive contre toute résistance et tous mouvements progressifs. Une nouvelle attaque contre tout individu.e considéré.e dispensable.e et celle.ux qui choisissent de résister et se collectiviser contre le *ruine* de leurs vies est lancée par ce nouveau visage d’autoritarisme. Dans la période courante, des états dans le monde entier utilisent leurs mesures contre le CoVid-19 pour étendre la répression, le contrôle et la surveillance contre la société. Pendant ce temps-là, l’échec des services médicaux néoliberaux a mené à des masses de décès et des inégalités croissantes dûes à l’accès aux services médicaux. Read More