Lyon: assemblée de lutte et d’action. Appel à mobilisations pour une prolongation de la trêve hivernale!

Dimanche 28 juin 2020, 18 heures à l’Espace Communal de la Guillotière, assemblée de lutte et d’action.

La lutte pour le droit au logement initiée en novembre dernier a une résonance toute particulière dans le contexte actuel. La nouvelle crise économique commence. L’explosion du nombre de chômeur·euses au mois de mars (+7%) et avril 2020 (+20% !) en est la preuve. Après plus de deux mois de confinement, la crise sanitaire est devenue crise économique, alimentaire et du logement. Et ce n’est que le début.

Aujourd’hui, nous, locataires ou petit·es propriétaires étranglé·es par les crédits, sommes coincé·es entre des ressources qui baissent et des dépenses qui montent. Sans emploi isolé·e pendant le confinement, au chômage tant qu’il existe encore, étudiant·e avec un boulot précaire, retraité·e dont le gouvernement grignote les pensions et les APL, nous serons 6 à 7 millions de personnes supplémentaires à ne pouvoir payer ni nos loyers ni nos factures dans les prochains mois. Le nombre de nos expulsions de logement et de coupures de gaz, d’eau ou d’électricité ira d’autant. Read More

Bordeaux: squats, bidonvilles, entre 2 500 et 3 000 mal-logés sur la métropole « et ça continue d’augmenter »

Plusieurs milliers de migrants vivent dans des squats ou des bidonvilles de la métropole bordelaise avec un accès restreint à l’eau malgré la crise sanitaire. Une situation qui inquiète d’autant plus les exilés et militants que de nouvelles arrivées se profilent avec la réouverture des frontières européennes.

La crise sanitaire n’y a rien changé : entre 2 500 et 3 000 personnes, principalement des étrangers, vivent dans des squats ou des bidonvilles de la métropole bordelaise, dans le sud-ouest de la France, selon un décompte effectué par Médecins du Monde. Une première moitié est constituée de Roms sédentarisés dans des bidonvilles. L’autre moitié est disséminée sur au moins une centaine de squats. Il peut s’agir à la fois de migrants, de sans-papiers, de déboutés mais aussi des mineurs non-accompagnés, des demandeurs d’asile et même des réfugiés statutaires sans solution d’hébergement. Tous vivent dans des conditions extrêmement précaires avec, en particulier, un manque d’accès à l’eau et à l’hygiène. Read More

Bordeaux: la Préfète s’apprête-t-elle à mettre à la rue 350 personnes dont 110 enfants ?

Après trois mois de confinement, alors que les services publics étaient fermés empêchant toute avancée de dossiers (régularisation, logement, santé), alors que l’arrêt de l’activité économique a privé de ressources de nombreuses personnes, mardi 10 juin, un huissier de justice est venu remettre aux habitants de l’ancienne RPA Ramadier un commandement de quitter les lieux dans un délai de 48h.

Parmi les personnes menacées d’expulsion se trouvent des hommes, des femmes, des enfants, parfois très jeunes. La majorité de ces personnes a trouvé abri entre ces murs au mois de novembre 2019 après un long parcours d’errance, faute de logement ou de places suffisantes dans les dispositifs d’hébergement.

Envisager une expulsion sans aucune proposition de relogement serait une aberration sanitaire, juridique, sociale, économique et humaine. Read More

Lyon: expulsion du squat rue de Bourgogne à Vaise

Expulsion illégale, le capital au détriment du social

Lundi 8 juin 2020, un bâtiment occupé a été expulsé illégalement. Il était vide depuis plusieurs années et appartenait à la Métropole de Lyon. La police avait constaté la présence des occupant·es depuis plus de 48h, mais sous les ordres des pouvoirs publics locaux, elle a procédé à une expulsion hors-délais, sans respect de la procédure judiciaire. Face à l’abandon des pouvoirs publiques à l’égard des personnes sans-abri, à l’aggravation de la précarité de leur situation pendant le confinement, à la gestion calamiteuse de la situation par les services d’hébergement d’urgence, l’occupation (la réquisition) de ce bâtiment était une alternative urgente et nécessaire.

Un constat : le confinement et le déconfinement ont accentué la gravité de la situation des personnes sans-abri

La crise sanitaire liée au Covid-19 a permis une nouvelle fois de constater le peu de considération apportée par l’État et ses représentant·es aux personnes sans-abri, que cela soit au niveau national ou local. Read More

Lausanne: occupation d’un bâtiment pour accueillir des personnes sans-abri

Vendredi 29 mai en fin de journée, lors de la Critical Mass, nous avons occupé l’immeuble Place Bel-Air 4 au centre-ville de Lausanne dans le but d’y créer un lieu d’accueil pour les personnes en besoin de logement, mais aussi un lieu de solidarité, de convergence des luttes, de culture et de partage. La Municipalité a donné l’ordre d’évacuation et le bâtiment a été vidé quelques heures plus tard par la police, mais cet événement restera dans les mémoires et rappelle que des lieux autonomes, solidaires et résistants sont plus que jamais nécessaires.

Avec le déconfinement, Lausanne a diminué le nombre de logements pour les sans-abri. L’occupation de vendredi a été faite en réaction à l’Appel 212 de l’Association Sleep-In, qui demandait de tout mettre en oeuvre pour que les 212 lits qui ont été assurés en période de coronavirus soient maintenus toute l’année, pour ainsi répondre aux besoins réels des personnes sans-abri en région lausannoise. La pandémie du COVID19 a montré que de nombreuses mesures d’urgence peuvent être mises en place rapidement et que d’immenses ressources financières peuvent être trouvées pour soutenir l’économie et sauver les multinationales. Pourquoi ne voyons-nous pas une mobilisation similaire pour l’urgence climatique et la justice sociale ? Read More

Berlin: réouvrir et se réapproprier l’espace collectif de lutte

Un bref appel à la réouverture de nos structures.

Maintenant que les artères du système capitaliste vibrent à nouveau au rythme de la production et de la consommation, nous trouvons la réouverture de Kadterschmiede et d’autres espaces communs des projets aussi importants que ceux mentionnés dans notre texte précédent. [1]
Pendant la fermeture « officieuse », les gens étaient poussés à continuer à travailler ou les entreprises trouvaient la solution alternative du bureau à domicile pour éviter une panne. Depuis près d’un mois maintenant, le secteur de l’éducation est à nouveau ouvert. Dans le même temps, les espaces publics sont constamment attaqués pour empêcher les interactions politiques et sociales.

À une époque où ce sont surtout les fascistes qui récupèrent les sphères publiques et où les flics essaient de contrôler tous les coins de la ville, nos espaces ne peuvent plus être maintenus fermés. Read More

Bruxelles: l’École 404, nouveau squat à Schaerbeek

L’École 404 est un squat situé au 1 rue Capronnier à Schaerbeek, qui a ouvert peu avant l’annonce du confinement. Dans cette ancienne école vit un collectif mixte d’une vingtaine de personnes venant de différents milieux.
Pendant la période du confinement, nous n’avons pas ouvert le lieu au public. L’école a cependant été aménagée ces deux derniers mois pour créer des espaces de travail et de rencontres destinés avant tout aux habitant.e.s du quartier et aux réseaux militants.
Ici se trouvent : un atelier bois et métal, un labo de développement et de tirage de photo argentique, des jardins de permaculture participatifs, un atelier de couture et de dessin, un atelier de brassage de bière artisanale, une salle de projection, des espaces de réunions et de lecture, un gymnase polyvalent. Tout ces espaces sont destinés à s’ouvrir progressivement au public lors du déconfinement. Nous souhaitons que les rencontres et ateliers qui se tiendront ici ne soient pas seulement menées par notre initiative, mais aussi par celles d’autres collectif, associations et individus. Read More

Grèce : répression et résistance pendant la pandémie

En coordination avec le collectif de médias anarchistes Radio Fragmata, nous présentons le compte-rendu suivant venu de Grèce. Ce dernier décrit les actions entreprises actuellement par le gouvernement grec, ainsi que par les propriétaires d’entreprises, la police et les fascistes, pour tirer profit de la pandémie de COVID-19 dans le but d’intensifier la répression – mais également celles que les anarchistes, les migrant·e·s, les prisonnier·ère·s, les travailleur·euse·s rebelles et les autres mettent en place pour riposter et ouvrir des espaces de liberté.

Ces mises à jour sont adaptées de la contribution mensuelle de Radio Fragmata au podcast « Bad News Report » sur la situation actuelle en Grèce. Nous espérons sensibiliser les gens à cette situation et amener davantage d’auditeur·rice·s à écouter ce podcast ; nous recommandons d’écouter « Bad News Report » ainsi que le réseau radio anarchiste/antiautoritaire dans son ensemble. Read More

Strasbourg: virus global, misère locale

La pandémie et la rue à Strasbourg, par Justine Partout.

« Restez chez vous ! » Deux mois que le mot d’ordre est asséné par les médias à destination des foules prétendument irresponsables. Mais comment faire quand de chez soi, justement, on n’en a pas, ou quand il ne permet pas de mettre en œuvre les gestes barrières les plus élémentaires ? À Strasbourg comme ailleurs, les sans-abri et les habitant·es de squats sont rendu·es encore plus vulnérables par les mesures de confinement, qui les privent d’accès au droit, à l’eau, à l’hygiène la plus élémentaire. Dépassées, incapables de penser des solutions à long terme pour les plus fragiles, les municipalités laissent le virus creuser des inégalités pourtant déjà criantes. Read More

Berlin: sur la fermeture de la Kadterschmiede et notre approche des espaces ouverts

Mercredi 25 mars

Nous recevons un appel de notre avocat, qui nous transmet une menace téléphonique de la part des flics. Le contenu de la menace était qu’ils entreront dans le Rigaer94 si la Kadterschmiede n’est pas officiellement fermée. Nous avons alors annoncé, après une courte discussion forcée, via Twitter et sur notre site web, que nous n’ouvririons pas ce jour-là.

Déjà à environ 20 heures, il y avait une dizaine de voitures de flics dans les environs et à la Wedekindwache (commissariat dans le district sud de Friedrichshain), l’équipement lourd de l’unité technique était prêt. Pendant la majeure partie de la soirée, la zone située entre la Rigaerstrasse, la Zellestrasse et la place du quartier a été occupée par les flics et sans le moindre mouvement possible. Devant notre porte se trouvait à nouveau l’unité BP (Brennpunkt- und Präsenzeinheit [1] ). Les médias et les principaux magazines à sensation attendaient également dans la rue dès le début de la soirée.

Quelques jours plus tôt, nous avions publié un texte intitulé « L’auto-organisation en cas d’état d’urgence – Pourquoi nous considérons que les espaces sociaux ouverts sont importants » [2] et nous avions posé des affiches dans les rues. Même si nous sommes toujours politiquement d’accord avec cette affiche, c’était un peu vague à deux égards. Nous n’avions pas non plus pris en compte la réaction de notre ennemi sous la forme de l’État, ni levé toutes les incertitudes concernant les mesures d’hygiène. Ainsi, en l’absence d’une discussion et d’une analyse plus approfondies sur l’ouverture de nos espaces, nous n’étions pas préparé.es à la répression qui allait commencer mercredi. Nous sommes donc tombé.es directement dans notre propre piège car nous n’étions pas en mesure de défendre collectivement une décision que nous aurions pu prendre. Read More

Madrid: le gouvernement expulse La Ingobernable en profitant de l’état d’urgence

Peu importe à qui nous le disons, la réaction est toujours la même. WTF. Le gouvernement s’autoproclamant « du changement » , celui qui prétend être guidé par les revendications des mouvements sociaux, a procédé à une expulsion en ces temps de Coronavirus. Nous n’avions jamais imaginé cette réalité d’enfermement, d’état policier et de restriction de la plupart des activités. Nous ne pouvions pas non plus imaginer qu’au milieu de cette situation, nous découvririons, en promenant le chien, que nous étions expulsés à la sauvette. Nous ne savons pas s’ils ont été plus lâches, plus maladroits ou plus illusoires. Ils ont eu la lâcheté de profiter du fait que le centre social soit vide, et celles qui ont récupéré l’espace sont responsables en restant chez elles, pour sortir de leur propre confinement, enfoncer la porte, enlever les banderoles et changer les serrures. Ils ont eu la maladresse de le faire en engageant des ressources et des forces de sécurité, à un moment où personne ne croira qu’il s’agit vraiment d’une activité essentielle. Et, surtout, ils ont été tellement trompés qu’ils pensent que cela va nous faire disparaître.

Le ministère de la Justice, dirigé par Juan Carlos Campo Moreno, a voulu nous faire croire que cette procédure faisait partie de celles que le décret royal de l’état d’urgence appelle « essentielles pour la protection de l’intérêt général ». Ils se foutent de nous: alors que nous consacrons nos forces et nos capacités à soutenir les travailleurs de la santé en imprimant des masques en 3D ou en soutenant des réseaux dans nos quartiers, ils démantèlent un centre social sans même proposer une utilisation alternative. Ou c’est peut-être la poursuite de cinq années d’abandon et de négligence d’un bâtiment dans l’un des quartiers les plus exclusifs de la capitale. Et ils appellent cela « intérêt général » et « priorité » en temps de pandémie. Read More

Lyon: communiqué de l’intersquats sur la situation en cette période de crise sanitaire

Point sur la situation des squats en période de crise sanitaire.

Depuis des années des squats sont ouverts pour faire face à des situations inhumaines. Nous, habitant.e.s des squats et militant.e.s-soutiens, revendiquons le fait de mettre actuellement à l’abri plus de 1 000 personnes à Lyon et dans ses environs.

Le gouvernement a annoncé la réquisition de 2 000 chambres d’hôtel pour toute la France alors qu’à Lyon seulement, 9000 places seraient nécessaires pour loger les sans-abri.

Dès les premières alertes gouvernementales concernant l’épidémie, les squats ont réagi : diffusions d’informations, explications et affichage des gestes barrières, diffusion des attestations, achat et installation des produits d’hygiène nécessaires à la lutte contre propagation du virus. Ensemble, nous avons organisé leur approvisionnement en denrées alimentaires. Tout cela grâce à la convergence des solidarités. Encore actuellement, la santé des habitants repose essentiellement sur la veille collective des habitants. Read More

Zürich: une autre maison vide occupée

Aujourd’hui, mercredi 22 avril, une autre maison vide a été occupée à Zurich pour offrir aux personnes précaires un logement sûr et une protection contre le virus corona.

La semaine dernière déjà, des personnes proches de nous étaient occupées à atteindre le même objectif. Toutefois, beaucoup de choses n’ont pas changé depuis lors et nos préoccupations demeurent donc. L’état d’urgence frappe encore plus durement ceux pour qui les circonstances étaient déjà difficiles auparavant. Car beaucoup se réjouissent actuellement de l’assouplissement imminent des mesures, se sont isolés ou lancent des phrases de théorie darwiniste sociale ou de conspiration. Les derniers ragots du personnel infirmier se sont calmés et la barrière des cadeaux est vide. Le mot « solidarité » est laissé comme le mot vide en lequel il a dégénéré. Mais il y a encore des gens parmi nous pour qui le confinement a entraîné un stress constant et qui n’ont pas été en mesure de faire face au virus à notre manière, comme le reste d’entre nous. Aux personnes qui ont échappé aux mesures coercitives jusqu’à présent, mais qui ont plus que jamais des difficultés, notre solidarité vous appartient. Une solidarité concrète. Read More

Madrid: le gouvernement veut expulser La Ingobernable dans les 24 heures malgré l’état d’urgence

Ce mardi 14 avril, nous avons appris par une publication dans le BOE (journal officiel) que le ministère de la justice nous donnait 48 heures pour quitter le nouvel espace occupé par La Ingobernable dans la rue Alberto Bosch nº 4.

La date limite est aujourd’hui. Et nous ne sommes pas seulement confrontés à une nouvelle démonstration du manque absolu d’intérêt pour le dialogue entre ce ministère et le ministre Juan Carlos Campo, mais aussi à un usage particulier du droit d’une administration qui a décidé que sa priorité au milieu du confinement est de reprendre un processus tel que l’expulsion de La Ingobernable, en omettant même le droit d’allégation, tout cela pour priver Madrid d’un espace autogéré. Dans ce cas, il y a plusieurs raisons pour lesquelles il nous semble être un décision particulièrement minable.

Premièrement, nous ne pouvons pas comprendre, même de loin, comment ce gouvernement a fixé comme priorité, dans le contexte actuel, la reprise du processus administratif d’expulsion de ce centre social. Un lieu qui, comme nous l’avons déjà défendu dans notre précédent communiqué, sera essentiel, comme le reste des centres sociaux, pour le scénario post-confinement. Read More

Liège: Food Not Bombs et violences policières

Ce dimanche 12 avril, une intervention policière particulièrement violente a eu lieu lors de la distribution hebdomadaire de nourriture Food Not Bombs, qui est un espace-temps où se réunissent des personnes pour la préparation et la distribution de nourriture gratuite à tout.e.s celleux qui en ont envie/besoin.
Depuis plusieurs années, Food Not Bombs offre un espace de solidarité et de liberté, non seulement pour la distribution de repas végan mais également un moment de partage et d’échange s’opposant aux dogmes capitalistes. Se réappropriant l’espace public comme lieu de vie et d’interaction, la distribution se déroule généralement sur l’esplanade St. Léonard.
Vu les conditions particulières liées aux COVID-19, le CC Kali a mis depuis 4 semaines à disposition ses locaux afin que les règles d’hygiène et de confinement puissent être respectées.
C’est donc en face de ce lieu que s’est déroulé l’altercation dimanche dernier. Read More