Toulouse: Le Maquis, Appel aux réfractaires

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Le Maquis de Brugues a connu plusieurs périodes d’activités, plusieurs collectifs d’habitants et beaucoup de personnes de passage. Le vaste potentiel du lieu a vu naître des activités très différentes, qui trouvent leur unité dans l’élaboration de pratiques collectives de résistance à l’émiettement individualiste de nos sociétés (et tout ce qui va avec). Cette année on a vu passer des zadistes en transit, des militants et des paumés du monde entier, des stages de déso, de clowns activistes, des ateliers d’antipub…(presque) que du beau monde ! Mais malgré le cercle d’étude, le four à pain, les ateliers vélorutionnaires, artisteries en tous genres, permaculture et le partage des terres à cultiver, assez peu, trop peu de voisins participent activement aux ateliers autogérés proposés dans ce quartier dortoir qui a pris ses habitants entre ses filets.

L’urbanisation, on y vient ; voilà ce qu’il se passe : l’accord convenu avec les Châlets il y a près de quatre ans est aujourd’hui soumis à interprétation. Eux : « nous allons construire un (énième) immeuble sur une partie de la parcelle annexe à celle de la maison principale donc nous souhaiterions que vous partiez (comme convenu) ».
Nous : « il n’y a aucun projet sur la parcelle principale, qui va rester vide et inusitée, plus invendable que jamais puisqu’enserrée entre plusieurs immeubles… c’est inacceptable. Nous ne partirons que si un projet sérieux vient prendre place sur les lieux que nous occupons. »
Bon, avec cet immeuble nous perdons l’usage de quelques dépendances, et nous ne nous réjouissons pas des conséquences néfastes d’un quartier urbanisé en cruel manque d’équipements collectifs ; mais nous ne gênons pas les travaux en continuant d’occuper les bâtiments principaux et le parc pour y développer des activités ouvertes sur le quartier, que nous ne désespérons pas de voir s’éveiller toujours plus aux échanges non  monétaires et à l’autogestion.
Le collectif se restructure aujourd’hui et fait face à la menace de l’expulsion. Amis maquisards, avec qui nous avons échangé peu ou beaucoup, nous avons besoin de vous ! Tous les dimanches à partir de 15h, grosse bouffe et échanges sur qu’est-ce qu’on fait, et qu’est-ce qu’on peut faire ensemble.
On est restés centré sur nous, normal, mais tout de même : petite pensée pour vos projets à vous, et tous nos meilleurs vœux.