Val de Susa: Prisonniers No Tav sous accusation de terrorisme

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Appels à mobilisation en vue du procès. Samedi 10 Mai Manifestation internationale à Turin, piazza Adriano à 14h. Du 15 au 22 Mai Semaine d’actions. Le 22 Mai début du procès aux assises du tribunal de Turin.

Les No Tav luttent depuis plus de 20 ans contre la construction de la ligne a grande vitesse Lyon Turin et le forage du plus grand tunnel d’Europe dans les montagnes du Val Susa en Italie. Cette ligne TGV s’inscrit dans un schéma européen capitaliste déjà bien avancé qui, selon les logiques d’hypervitesse et d’innovation façonnent et dévastent les espaces de vie.
Ces dernières années, une multitude d’actions portées par nombre d’individus ont créés des moments de lutte intense pour continuer à renforcer le mouvement No Tav malgré la militarisation du chantier à Chiomonte, en Val Susa où ils voudraient forer le tunnel. Barbelés, flics 24H24, vidéosurveillance, grilles en fer et en béton sécurisent cette forteresse mais n’empêchent pas les No Tav de continuer à manifester à des milliers ou à 50, de tenter de bloquer les machines, de pique niquer ou de saboter…

La nuit du 13 au 14 mai 2013, une trentaine de No Tav a réussi à entrer dans l’enceinte du chantier et à incendier du matériel dont un groupe électrogène. Ce sabotage avait été soutenu publiquement par le mouvement. Sept mois plus tard, le 9 décembre le parquet de Turin met en prison 4 compagnon.nes, Chiara, Mattia, Niccolo et Claudio sous accusation d’« attentat à finalité terroriste ». Le pouvoir utilise alors une loi européenne qui définit terroriste « qui, a pour objectif de contraindre des pouvoirs publics à accomplir,ou à s’abstenir d’accomplir un acte quelconque. » Une définition pouvant donc toucher n’importe quelle lutte. De fait, cette répression ne vise pas tant une action spécifique mais les années d’expériences, de force et de solidarité de tout un mouvement. La riposte à cette loi nécessite d’être large et massive.
Les 4 compagnon.nes se trouve dans des sections de Haute Sécurité dans 3 prisons différentes et dans les textes juridiques, risquent 20 ans de prison. La date du procès a été fixé le 22 mai 2014 à la cour d’assise de Turin ; les parties civiles sont, entre autre, la Commission Européenne, le Conseil des ministres italiens, des régiments de policiers et de militaires, la société LTF Lyon Turin Ferroviaire dont fait partie la SNCF et Réseau Ferré de France…

Le 22 mai prochain ce sera l’occasion de montrer notre solidarité et de démontrer que cette loi n’isole ni les individus,ni les luttes. Nous sommes en lutte contre des projets de dévastation et le système qui les produit, contre des dominations et les oppressions qu’elles portent ; s’ils veulent utiliser la catégorie de terroriste,ce sont eux les terroristes, les pouvoirs qui saccagent, affament et assassinent partout.

Depuis les arrestations du 9 Décembre jusqu’à aujourd’hui il ne s’est pas passé 2 jours sans une initiative contre un siège du Parti Démocratique (le PS italien) quelque part en Italie, ou une filiale de la banque intes à SanPaolo (principal financeur du TAV dans le Piémont), ou une des entreprises impliquées dans la réalisation du TAV. Et puis des banderoles, des affiches, des toilettes de tribunaux bouchés, des distributeurs de billets sabotés, des trains bloqués, des protestations… qui en Val Susa et en ville, ont démontré que, sans aucune centralisation, la meilleure défense, c’est l’attaque. De mémoire on ne se souvient pas d’une telle mobilisation suite à l’incarcération de compagnon.nes. Au beau milieu de ce « cheminement », le 22 Février, journée lancée de la Val Susa en solidarité avec Chiara, Nicco, Mattia et Claudio : des milliers de personnes dans 30 villes, villages, et de nouveaux des manifs, des blocages, des banderoles et des coups de masse. Un très beau moyen de retourner à l’envoyeur les accusations de terrorisme, de demander la libération des prisonniers, de revendiquer à voix haute la pratique du sabotage. Renvoyer tout cela à la face des procureurs Padalino et Rinaudo, qui auraient voulu voir les nôtres enfermé.es abandonné.es et les gens dehors avoir peur et être découragés.

Lettre de Niccolo. Prison d’Alessandria, Italie, 2 Avril 2014.

Ce matin, dans le couloir de la section, avant de sortir en promenade, j’ai vu par la fenêtre des détenus qui jouaient sur le terrain de foot, qui se dégourdissaient les jambes caressées d’une petite brise. Et merde comme j’aurais voulu me retrouver avec eux. Depuis la cellule je les entends encore exulter à chaque but et au pire j’aurais été content de voir le match depuis les gradins si je n’avais pas ce foutu plexiglass opaque à la fenêtre…je sais que c’est une de ces particularité autour de cette Haute Sécurité qui fait le plus de bruit.
Même si nous ne pouvons pas nous rencontrer avec les autres détenus, même si beaucoup baisse la tête quand nous nous croisons par erreur lorsqu’on nous amène à la salle des avocats, même si ils nous voient comme des aliens et que les seules choses qu’ils savent de nous sont ce que leurs disent les matons ou les infamités des journaux, je sais que beaucoup d’entre eux partagent ce même fourmillement aux jambes qui nous prend dès qu’on se lève et qui ne nous quitte qu’avec la nuit.

Ici, à l’intérieur, je vis une double tension : d’un côté le calme, l’esprit détendu avec lequel affronter les journées et atténuer les éventuelles mauvaises nouvelles qui me tordent toujours plus (une lettre censurée, des demandes complètements ignorées, etc…), de l’autre, je me sens trépigner, je penses qu’il est possible de prendre des miettes d’espaces en plus pour se décongestionner ou simplement vivre plus humainement.

Un ami à moi incarcéré à Ivrea une fois m’a écrit : « à la fin, il s’agit d’une prison, il n’y en a pas une mieux qu’une autre » et, quand je repenses à mon passage aux Vallette (prison de Turin), il n’a pas tort. Dans un certain sens cela me rend plus vigoureux parce que même si je suis en régime séparé, cela veut dire qu ?à la base on a les mêmes besoins. Par
exemple, ici la socialité (possibilité pour des détenu-es de cellules différentes de se voir 1 ou 2 heures ensemble, ndt) se fait dans un couloir sous les caméras de videosurveillance et avec les cellules fermées, mais il serait très important de manger ensemble, entre les blagues de celui-ci et les rires de celui-là ; dans une autre section ils voudront les cellules ouvertes toutes la journées, un autre voudra la cantine moins cher, un autre voudra utiliser plus souvent la salle de sport (si il y en a une) et quelqu’un voudra simplement tout…et voilà que revient constamment ce fourmillement.

Avant les spécialistes de la politiques nous disaient que les détenus étaient tous égaux et traités comme tels, maintenant ils disent que l’un est différent de l’autre et qu’il peut s’améliorer et obtenir divers bénéfices. Dans ce petit escalier en colimaçon où chaque détenus est vissé sur ses genoux dans la tentative de rejoindre la dernière marche, je penses que les extrêmes se touchent : d’un côté ceux en régime spécial, avec plus de restrictions et une haute surveillance, de l’autre les plus communs des communs, ceux jetés dans le tout judiciaire débordant de personnes dont tout le monde se fout.

Pour nous, c’est la loi elle-même qui dit que nous ne pouvons jouir d’aucuns permis ou privilèges, que n’importe quel changement de condition de vie ici, à l’intérieur, serait trop « dangereux ». Pour les autres, c’est la machine de la prison, incessante et monotone, qui regarde simplement les demandes infinies et passe outre. Beaucoup d’entre eux viennent de contexte de rue et n’ont pas de soutien de l’extérieur, les autres sont même une grosse dépense pour leurs familles déjà en difficulté.

Les tribunaux eux aussi ne font pas une grande différence. C’est sûr, avec nous ils dépensent tellement de paroles et un gros tas d’audiences parce que le délit fait de l’audience avec ce petit mot magique flanqué par dessus : « terrorisme ». Mais que dire de tout ceux qui ne peuvent se permettre qu’un avocat commis d’office, qui parfois ne se présente même pas à l’audience de validation de l’incarcération ou qui propose juste d’avouer, causant ainsi des condamnations très lourdes ?

Nous sommes tous utilisés pour donner l’exemple, pour que ce niveau de suggestion contre la diffusion de la rébellion et d’une illégalité toujours plus liées à la survie quotidienne se diffuse à tous les niveaux et se maintiennent . « Être utilisé », c’est sûrement celle-là la sensation la plus forte que tu respires quand tu entres dans le cercle de la justice, du commissariat (ou plutôt de la voiture de police qui t’emporte menotté) à la prison.

Même quand ils parlent de « vider les prisons », pour les politiques c’est juste une question de calculs et de petits jeux économiques, c’est pourquoi la question n’est pas seulement qui faire sortir et qui garder, mais aussi qui faire entrer de nouveau. Par exemple : ils ont supprimé la loi Fini-Giovanardi sur les drogues, c’est comme dire qu’au-delà de faire sortir des détenus ils devraient regarder d’un autre œil le délit de trafic à la vue de la nouvelle récente de deux maxi rafles comme on n’en voyaient pas depuis longtemps dans un quartier de Turin pour incarcérer petits dealers et clandestins. Ce quartier, San Salvario, était une zone populaire qu’ils veulent maintenant mettre à neuf pour y mettre des gens capables de soutenir une vie de classe moyenne supérieure, pour enrichir les propriétaires, les supermarchés, etc, au détriment des vieux habitants appauvris et à éloigner. Je ne dis pas que le trafic de drogue soit bon ou mauvais, ça ne m’interresse pas, mais ce qui est sûr, c ?est que ces jeunes sont la dernière roue du carrosse, ils travaillent dans la rue, ils ne peuvent même pas s’assurer un loyer, ou comme un ami à moi incarcéré lui aussi avec grand style, sont contraints à décharger sur les marchés 8/10 heures par jour pour 20/30 euros, et même pas tous les jours. Dans ses yeux comme de tant d’autres jeunes que j’ai revu aussi en prison, c’est comme si on lisait une question simple « attendre….quoi ?!…pourquoi ?! ». Alors ils enragent et ils apprennent sur leur corps l’urgence de trouver un peu de complices, de communiquer, de s’unir.

Il faut dire que nous, incarcéré pour la lutte NOTAV, nous sommes un peu gâté du soutien, de l’affection et de la solidarité, pas seulement des amis plus proches, mais d’une marée de personnes différentes et bigarrées qui hurlent pour notre liberté et renvoient à l’envoyeur cette répression en continuant à créer divers problèmes.

Je disais par contre que la chose la plus forte est ce sentiment d’être impliqué : en prison tout se joue sur la répétition, sur la perception que rien ne peut être différent, comme en dehors de l’espace et du temps, mais cela, pour autant d’une maudite efficacité, est une illusion. Ces personnes là dehors m’aident à rompre l’enchantement parce qu’elles me racontent comment change leur monde, surtout comment ce sont elles-mêmes qui le modifient. Les choses vont de l’avant et ce n’est pas pour cela je dois être mal : c’est mieux de jouir et de souffrir ensemble que de chercher à rester dans une bulle et espérer que tout passe de manière indolore. La taule te laisse des traces, te laboure comme un scalpel très fin et imperturbable, surtout quand tu ne t’en rends pas compte et que tu penses être en paix à avoir pris les distances de tout et de tous.

En en parlant avec beaucoup, l’idée et la sensation que la misère ici, à l’intérieur, privé de tout, n’est pas tant différente de celle de dehors, sont de retour ; mais il y a qui réfléchit, jour après jour et avec tous les risques que cela comporte, de comment utiliser au mieux le temps libre qu’il lui reste entre les mains – aussi parce qu’il a perdu son travail et n’entre plus dans les magasins, ne va plus au cinéma, à peine va au bar pour se permettre un café – pour chercher d’autres comme lui et ne plus dépendre des règles du jeu. Moi je penses à eux tous et me dis : Je devrais moi aussi faire ma part, même seulement trouver un mode pour résister et en sortir à tête haute, devant les « frères » d’aujourd’hui et de demain.

Niccolo

30 Avril. Turin. Manifestation en solidarité avec Claudio, Chiara, Mattia et Niccolo dans les quartiers de Porta Palazzo et Barriera di Milano.

Les salves de pluie battantes ont convaincu rapidement les compagnon-nes à transformer le rassemblement du jardin de via Montanaro en une petite manif très bruyante / pas une minute sans chœur ou slogan, la police se tient discrètement à distance, mais après de nombreux tags sur les murs, tramways et poubelles puis le siège du Parti Démocratique de via Montanaro recouvert de peinture, les fourgons plein de flics antiémeute se font plus proches et pressantes, même si au final aucuns contacts n ?a lieu et que les hommes de la police politique s’en tiennent à tourner film sur film.
Petit à petit le ciel s’éclaircit et, en plus de distribuer des centaines de tracts aux passant-es un peu moins rare et de coller des affiches, quelques interventions sont faites au mégaphone. D’un balcon un inconnu hurle « Nicco Libero ! ». A la fin le soleil apparait vraiment quand les manifestants ouvre le pottail d’une friche ex-Gilardi au Pont Mosca pour faire une énorme fresque murale et encore quelques discours.

Lettre de Claudio. 1er Avril 2014.
Aujourd’hui, Claudio avait une audience au tribunal de Turin pour une autre affaire. Sous des prétexte de sécurité, la Justice et l’Administration pénitentiaire l’ont contraints à assister à l’audience via la videoconférence, technique de plus en plus utilisée…Cette lettre a été écrite juste après l’audience. Plus d’informations en italien sur le site autistici.org/macerie

Je suis en rogne pas qu’un peu, beaucoup. Disons énormément. En fait trop énervé. Il y a 1 heure à peine j’ai fait la vidéo-conférence. Une pitrerie. Humiliante en certain aspects. C’est inutile de la cacher, cette date je l’attendais depuis longtemps. La vie ici à l’intérieur est monotone, comme on l’imagine, on se raccroche à ces échéances. Je compte les jours. Je l’admets. Dans un mois j’ai cette audience. Une semaine, 2 jours. 1 jour. Cette nuit je n’ai pas dormi. J’étais agité. A 3 heures je me suis mis à lire « la vrai histoire du capitaine long john Silver ». Résultat ce matin j’avais des cernes de la madonna.

J’ai cherché toutes les techniques pour avoir une tête présentable. Au moins que les compagnon-nes puissent voir que j’allais bien. Sûrement je savais que ça aurait été une désillusion mais j’ai voulu espérer que quelque chose arrive. Puis vers 9h20 l’inspecteur est venu me chercher. Je me suis dit que je ne ferais pas un voyage jusqu’à Turin, mais je verrais une autre partie de la prison. La mini salle de la vidéo-conférence n’est distante pas plus de 20 mètres de la section.

Avant ils m’ont mis dans une cellule de sécurité. Je me suis alors rendu compte que dans la prison il y a même des petits jardins plus ou moins entretenus, et que dehors il y avait des arbres, je ne sais pas lesquels, mais le vent faisait bouger les feuilles. Déjà, il y a déjà des feuilles, le printemps est arrivé tôt cette année. Puis ils m’ont emmené dans la petite salle. Une salle normale avec deux bureaux, un pour l’inspecteur, l’autre où je me suis assis avec un beau téléviseuer lcd et une télécaméra au dessus. Eh à me voir à la télé j ?étais à peu près présentable. A peine je suis en direct un salut fort aux compagnon-nes. J’avais réfléchi sur quoi faire, quoi dire. Un salut avec le poing levé, parce que ça me plait saluer comme ça. Puis je prête attention à la salle d’audience du tribunal, la télé est dirigé seulement vers le juge. Que je me sens crétin, j’ai salué seulement le juge. J ?aurais voulu montrer un salut à 39 ou 41 dents, mais vu que seul le juge peut me voir je resterais sérieux, je ferais le prisonnier sérieux. Sur la télé j ?apparaît moi dans un cadre petit et puis on voit la salle d’audience du tribunal, 10 secondes le juge et 10 secondes les compagnon-nes, les avocats, et la procureure (moche comme une moche). La salle d’audience est grande, pratiquement déserte. J’essaie de reconnaitre les compagnon-nes parce que la qualité est pourrie. Ces caméras quand elles doivent fonctionner font la petite définition.

Putain de merde.
Novaro (son avocat, ndt) n ?est pas là. Les compagnon-nes sont peu nombreux-ses. Illes font l’appel : O, M et C ? Peu nombreux-ses mais bons, euxelles aussi ne blaguent pas. Putain je voudrais bien les voir. Voir combien illes ont vieillis. Ahah. Je ne comprends pas bien la disposition aussi parce qu’ils ne me font voir seulement le juge. Mais qui s’en préoccupe. Alors M je la reconnais parce qu’elle gesticule beaucoup. C a sa posture habituelle à bras croisés. J’ai plus de difficultés à reconnaître O parce qu’il était en bordure d’écran.

(…)

L’audience est renvoyée au 7 avril, c’est pas plus mal parce on avait réclamé du temps pour le procès. L’avocat introduit O qui fera une déclaration. Le garçon de Sardaigne se lève les poings sur la table, parce que lui est épais, et commence à parler fort et décidé. Immédiatement la procureure l’interrompt et perturbe le texte duquel je ne comprends seulement que les premiers mots.

Quelle merde. En tout cas le bon O fait une face brutale, il s’est coupé les cheveux, je penses à lui quand il se levait lors des interrogations à l’école, cette fois ça s’est carrément mieux passé. J’espère que le texte qu’il lisait n’était pas seulement son œuvre. Tou-tes en jambes. Illes se lèvent et s’en vont en me saluant. Je dois admettre qu’illes sont vraiment beaux-belles mes compagnon-nes.

J’éprouve énormément de rage dedans. Je sais de l ?immense force que me voudraient donner tous et toutes et je suis assis ici comme un blaireau dans cette foutue taule. Que l’administration pénitentiaire aille se faire foutre, que la prison, que les juges, que eux tous aillent se faire foutre.

L’inspecteur dit que c’est fini, qu’il faut retourner en section, j’écarte un rideau pour regarder dehors, lui s’en rend compte et me dit que si je veux il me fait regarder même de l’autre côté. Non merci. Nous passons à côté de l’infirmerie, il y a un détenu des parties communes, panique. Je le salue. Et me voilà de nouveaux les mêmes 4 murs. Encore une fouille. C’est bon. Le spectacle pour aujourd’hui est fini.

Claudio, 1er Avril 2014.

LIBERTE POUR CHIARA, NICCOLO, CLAUDIO, MATTIA LIBERTE POUR TOUTES ET TOUS

Pour leur écrire:
– Mattia Zanotti et Niccolo Blasi, Casa di Reclusione, Via Casale San Michele 50, 15100 Alessandria
– Chiara Zenobi, Casa Circondariale Rebibbia, Via Bartolo Longo 92, 00156 Roma
– Claudio Alberto, Casa Circondariale, Via Arginone 327, 44122 Ferrara

Pour s’informer et diffuser :

En français : notavfrance.noblogs.org
feualagrandevitesse.noblogs.org
En italien : autistici.org/macerie
informa-azione.info

Tracts-brochures-lettres diffusés lors de la manifestation de Nantes du 22 Février : http://zad.nadir.org/spip.php?article2262

[publié le 8 mai 2014 sur IAATA, Information Anti Autoritaire Toulouse et Alentours]