Grenoble: expulsion du 1-3 rue Aristide Bergès des exilés du Village Olympique

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Ce mardi trois mai se tenait une cantine devant le squat du 1-3 rue Aristide Bergès. Ce bâtiment, vide depuis plusieurs année appartient au CHU de Grenoble, et venait d’être ré-ouvert par des militants du droit au logement pour héberger les exilés du village olympique, qui a brûlé il y a quelques semaines.Une heure après le repas, plusieurs fourgonnette ont débarqué en trombe dans la rue, et plusieurs escouades de policiers, déjà casqué, équipés, et matraque levée en ont surgit.

S’en sont suivis poussage et matraquage des personnes présentes en soutien devant la porte d’entrée. La rue fût bouclée, et pendant deux heures les militants et les soutiens ont bloqué le quai Claude Bernard, tout en chantant des slogans contre les expulsions et pour la régularisation de tous les sans-papiers.

Blocage brutalement brisé par les policiers, à coups de gazeuse et de matraque.

De leur côté, les keufs ont essayé, en vain, de forcer la porte avec un bélier avant, devant leur échec, d’employer une masse et de défoncer des vitres et des barreaux de la porte d’entrée.

Nos camarades à l’intérieur ont été arrêtées et emmené au poste de police, d’où elles sont sorties une heure après.

Les lieux ainsi dégradé par la police ont dû être muré par une société de construction, sous protection de la police, avant que les militants présents ne finissent par se disperser.

« J’appartiens toute entière à la révolution sociale »

Louise Michel

[Publié le 4 mai 2017 sur Indymedia-Grenoble.]