Marseille: Expulsion d’un squat rue Mazagran

Un squat a été expulsé sans préavis le mardi 30 janvier. Ses occupantEs sont à la rue en plein hivert sans possibilité de récupérer leurs affaires. Retour sur expulsion qui en dit long sur les intentions de la préfecture de Marseille.

Ces derniers mois la préfecture de Marseille semble avoir décidé de déclaré la guerre au squateurs et squateuses en s’asseillant sur les maigres lois qui encadrent les procedures d’expulsion.

Expulsions anticipées sur les dates fixées par les juges, non respect de la trève hivernale (coutumièrement respectée d’habitude bien que les squats n’en bénéficient pas légalement), expulsions express de logements manifestements occupés depuis plus de 48H, expulsions sans décisions de justice, présence d’agents de renseignement faisant du fichage, le tout accompagné de menaces et d’un discourt puant : « le squat à Marseille c’est fini ! ». Bref, ces derniers temps c’est la violence soit disant légitime de l’Etat qui s’exprime dans ce qu’elle a de plus abject.

Mardi après-midi c’est donc les habitantEs du 7 rue Mazagran qui se sont vu expulséEs sans procedure et sans avoir été prévenuEs, après presque 4 ans d’occupation. Ce lieu habritait des personnes précaires venue d’ici mais surtout d’ailleurs. De nombreux migrants s’y organisaient pour survivre à l’acceuil de la France. Heureusement il semble qu’il n’y ai eu aucune arrestation, mais sitôt vidé de ses habitantEs l’immeuble à été muré ne laissant pas la possibilité aux expulséEs de récuperer leurs affaires.

[Communiqué publié le 31 janvier sur Marseille Infos Autonomes.]