Bruxelles: communiqué suite à l’occupation du bâtiment rue Godecharle

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE de la manifestation d’un logement pour tous et toutes.

DE L’OCCUPATION DU BÂTIMENT RUE GODECHARLE 21/23

« Nous sommes le Printemps qui toujours revient »

CONSIDÉRANT, les difficultés qu’il y a aujourd’hui a créer et faire vivre un lieu à la fois politique, culturel, artistique, d’échange et d’entraide ; tant à cause du coût qu’entraînerait la location d’un tel lieu que des barrières politiques sciemment dressées face à toute tentative de réappropriation, d’occupation, et d’animation d’un bâtiment propice à accueillir nos légitimes aspirations ;

CONSIDÉRANT, l’estimation du nombre de SDF à 5 000 personnes et l’estimation du nombre de bâtiments vides entre 15 000 et 30 000 ;

CONSIDÉRANT, que 50 000 ménages sont actuellement en attente d’un logement social ;

CONSIDÉRANT, la nette augmentation des loyers cyniquement orchestrée par les spéculateurs de toutes boues, les propriétaires carnassiers sous le regard bienveillant de nos multiples parlements et alcôves de pouvoir ;

CONSIDÉRANT, l’acharnement avec lequel ces dites institutions politiques chassent les classes populaires – travailleuses et travailleurs avec ou sans papiers, SDF et allocataires sociaux – du cœur de la ville, puis criminalisent toutes formes de résistances à travers une répression violente et infondée ;

CONSIDÉRANT, le projet de loi dite « anti squat » qui a mûri dans le cerveau – si conventionnel – de monsieur le ministre de la Justice Koens Geens, visant à accélérer les procédures d’expulsion ainsi qu’à transformer l’occupation d’un bâtiment vide en un délit passible d’être jugé au pénal ;

CONSIDÉRANT, les éternels efforts de négociation, de consultations, de cogestion, de quémande et de compromissions qui n’ont mené qu’à la mort des spontanéités et des créativités, la pacification de nombreux lieux à même visée ;

DÉCLARONS avoir pris possession du lieu rue Godecharle 21/23 dont l’avenir est décidé actuellement en assemblée générale ouverte à toutes celles et ceux prêts à apporter un peu de leur volonté et de leur créativité pour ériger ce lieu politique, culturel, artistique, d’échange et d’entraide qui manque tant à Bruxelles et au creux duquel nous tentons d’inventer de nouvelles formes d’existence, de réjouissance et de résistance ;

« Vivre, c’est squatter poétiquement le monde »

[Publié le 22 mars 2017 sur Piratons BXL.]